A mon bébé sumo à la clavicule cassée

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Un doudou oublié, les chaussons rangés, le calme retrouvé, la porte de la chambre refermée, mais pas la sérénité.

Une nouvelle semaine qui commence chez papa, où tu vas cocher les jours sur le calendrier posé au dessus de ton lit, afin de compter les dodos qui te séparent des câlins de maman, de ses fajitas et des meilleures pâtes à la carbonara de l’univers, comme tu le dis.

Pourtant tu te plains souvent que chez maman on se couche trop tôt, on a trop de règles « énervantes ».

Tu m’as dit hier que tu préférerais que je retourne vivre avec ton papa.

Je te réponds que tu étais pourtant trop petit lorsque nous avons décidé de ne plus nous aimer, que tu as connu la valse des sacs à dos très tôt, que tu n’as peut-être pas eu le temps de garder des images de nous dans ta petite tête de bébé joufflu.

Et que c’est peut-être mieux ainsi.

Tu me susurres que tu t’en fiches, même si on se n’aime plus, ce serait le seul moyen de me voir plus souvent, car, après tout, ce n’est pas juste que ce soit ton frère qui profite de moi tous les jours et pas toi.

Toi qui es un petit bonhomme si dur et si fort de caractère, du haut de tes presque huit ans, tu oses enfin me demander pourquoi est-ce que l’on s’est séparé.

Toi, qui sais si bien faire la part des choses et qui semble profiter pleinement de ton papa et de ta maman séparément, tu poses enfin des mots sur ce qui apparaissait si naturel depuis toujours.

Comment mettre à mon tour des mots sur ce qui s’est passé ?

Je ne pourrai jamais te l’expliquer.

Je me dois de te préserver.

Distinguer mon rôle de maman et de femme et faire ainsi la part des choses, n’a pas toujours été facile.

Lors de ce tremblement de terre, j’aurai voulu t’arracher de ton père et faire en sorte qu’il ne te voit plus jamais, pour qu’il mesure les conséquences de ses actes et qu’il souffre, à son tour.

Je mesure la dureté de mes propos.

Cela n’aurait évidemment pas été intelligent, tu aurais probablement été celui qui en aurait finalement pâtit le plus, plus tard.

Mais fait-on preuve d’intelligence quand on est submergé par la peine et terrassé par la douleur ?

Il faut croire que oui, que l’on va puiser quelque part cette lumière de lucidité et c’est ce que j’ai choisi pour toi, alors que d’autres s’évertuent à faire la guerre, moi, j’ai déposé les armes.

Si tu avais vu « Kramer contre Kramer », tu comprendrais…

Pour l’instant nos échanges cinéphiles se limitent aux Disney.

Cela ne signifie pas que je n’ai pas décidé de me battre pour toi, bien au contraire.

Cette peur que tu m’en veuilles un jour me réveille parfois.

Je comprends mieux ton agressivité et ton hostilité à l’égard de l’image de la famille recomposée parfaite que nous véhiculons, tes paroles souvent rudes, tes regards et gestes qui peuvent être blessants.

Peut-être penses-tu au plus profond de toi que je ne t’ai jamais assez aimé pour te garder toujours auprès de moi.

Ta peine fait finalement surface, nous qui pensions avoir réussi à la noyer au milieu de l’océan de nos propres pleurs.

Il faudrait peut être que tu saches pour comprendre, toutes ces choses que je m’interdis de te dire.

La seule réponse que je puisse t’apporter est l’amour, l’amour A2, A3, A4, A5, l’amour sous tous ses formats, de toutes les couleurs, celui qui empêchera nos cœurs de s’assécher, de devenir aigris et vivre dans le passé.

Parce que le présent est aujourd’hui en quadrichromie et que c’est ainsi que nous souhaitons que tu vois l’avenir, la vie, l’amour, le monde.

Je me dois de t’écrire ces mots si un jour tu te mettais en quête de réponses.

Le fait que j’aime un autre que toi, ton frère ou ton papa, n’enlève rien à tout l’amour que mon cœur de maman ressent pour toi, bien au contraire.

Et que même si ce n’est pas le parfum de mon cou que tu respires les soirs où tu es avec papa, lorsque tu vas te coucher, je m’efforce de t’envoyer par bluetooth, toi qui es déjà si familier avec les nouvelles technologies, toutes les notes de senteurs qui sont uniquement les nôtres, à toi et moi, depuis que tu es apparu dans ma vie, cette journée ensoleillée d’avril, avec ta tête de sumo et ta clavicule cassée.

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P-S : Oui, je sais, ce n’est pas avec ce titre que je vais améliorer le référencement de mon blog sur Google…mais est-ce le but?

Le roman qui m’a dévorée : « Danser au bord de l’abîme », de Grégoire DELACOURT

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Il y a quelques jours de cela, sur la ligne 7, station Opéra, je tournais la page 364 qui marquait la fin du dernier roman de Grégoire Delacourt « Danser au bord de l’abîme », yeux de panda et goutte au nez (oui, encore).

J’ai dévoré ce livre ou plutôt devrai-je dire que ce livre m’a dévorée.

Impossible de ne pas établir un lien avec son vécu, ses ressentis, ses douleurs, ses peurs, ses propres abîmes.

On ne ressort pas indemne de ce livre.

Un élément vous surprend d’entrée de jeu, le parallèle avec « La Chèvre de Monsieur Seguin », nouvelle à travers laquelle Alphonse Daudet, tente d’alerter son ami poète Pierre Gringoire sur les dangers d’une trop grande soif de liberté:

 « Tu verras ce que l’on gagne à vouloir être libre ».

Ce parallèle deviendra d’ailleurs le fil conducteur de ce roman « virtuose » dont l’on devine au fil des pages, la part d’autobiographie.

Cette question me taraude encore aujourd’hui : serai-je capable de tout quitter, pour un inconnu, aperçu une fois, en abandonnant tout ce que j’ai aimé, tout ce que j’ai construit, au risque de tout balayer sur mon passage et de créer un véritable tsunami autour de moi?

J’aime à croire que non.

Serai-je capable de lâcher tout et tous pour succomber à mon désir ?

Est-ce que cela pourrait m’arriver, à moi ? Est-ce que cela pourrait vous arriver, à vous ?

C’est très déstabilisant de s’interroger sur la puissance du désir et, par conséquent, de notre fragilité.

Si vous ne le savez pas déjà, Grégoire Delacourt parle très bien des femmes, il semble avoir fouillé le moindre recoin de nos pensées, ce qui est également très troublant.

C’est d’ailleurs la plume d’une femme que l’on lit, sans équivoque.

Emma, protagoniste du roman, nous livre au travers de ses flash-backs, sa quête de liberté, l’écoute de son désir absolu.

Emma vit jusqu’ici une existence paisible, une belle maison, un mari avec une bonne situation, 3 enfants, what else ?

Mais il lui manque le principal, Georges : l’amour brûlant, celui qui met le feu à vos entrailles, celui qui possède votre âme et vos pensées, la folie qui peut tout faire basculer, celle là même qui vous fait sauter sans parachute:

« Je me vidais de moi-même. Je m’essoufflais à ne pas m’envoler. Je pâlissais, et Olivier parfois s’inquiétait – il parlait alors de quelques jours ailleurs, l’Espagne, l’Italie, les lacs, comme si leur profondeur allait engloutir ma mélancolie. Mais nous ne partions pas, parce qu’il y avait les enfants, parce qu’il y avait la concession, et parce que j’avais fini par mettre toutes mes frustrations dans ma poche, un mouchoir par-dessus, comme me l’avait enseigné ma mère. »

Puis, un jour, à la brasserie André, située dans le vieux Lille, Emma va accepter le regard nouveau d’un inconnu sur elle, va se laisser troubler par une serviette blanche qui essuie délicatement une bouche d’homme, celle d’Alexandre.

Alors qu’ils n’ont pas échangé un seul mot, cette femme mariée et mère de 3 enfants, va succomber au séisme provoqué par ce désir brûlant qui l’habitera désormais chaque jour.

Folle amoureuse, Emma se trouve belle, se surprend à danser dans la rue, Emma fond littéralement de passion.
Alors, je ne peux m’empêcher de penser à cette phrase de Paolo COELHO :

« Si vous pensez que l’aventure est dangereuse, essayez la routine, elle est mortelle ».

Est-ce que vous n’avez pas l’impression, vous, parfois que la routine grignote doucement et cruellement votre existence ?

Si ce livre m’a dévorée, je ne saurai vous dire avec certitude si je l’ai aimé.

Le sentiment qui m’a habitée à la fin de la lecture a été indéniablement la tristesse.

Et pourtant, l’écriture du grand maître des mots et des émotions Grégoire DELACOURT est belle, incisive, élégante, délicate, lui qui parle si bien de nous, les femmes.

L’intrigue qui se suit après cette fatale rencontre à la brasserie est des plus inattendues et ne peut en aucun cas être découverte d’un seul centimètre.

Une véritable gifle m’a été infligée à la fin du premier chapitre, de celles qui marquent votre joue d’un rouge écarlate pendant de longues minutes, qui m’a presque laissée fébrile.

Les larmes m’ont sacrément secouée, appelez moi pleurnicheuse si vous le voulez, je vous mets au défi de ne pas être bouleversé si vous entreprenez de danser au bord de l’abîme avec Emma.

C’est un roman sur l’amour, évidemment, mais surtout sur la fragilité de nos existences, les choix de vie que l’on décide de faire ou ne pas faire, leurs conséquences, notre soif de liberté, la puissance du désir, mais aussi sur la maladie et la mort.

La mélodie du sublime opéra « Madame Butterfly » accompagnera avec grande mélancolie certains passages du livre.

Alors, depuis, je ne laisse plus aucun homme croiser mon regard et je ne rentre plus dans les brasseries.

Je vous laisse avec un extrait du roman, qui est le seul message que je souhaite conserver de cette lecture chargée d’émotions :

« Le présent est la seule certitude, la seule île possible dans le vide.
C’est là que nous devons tous vivre. » Signature

P-S : Ne t’inquiète pas. Je déteste les brasseries.

Le voyeurisme contemporain

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« Le voyeurisme est un terme à connotation morale, qui décrit un comportement ou une tendance « voyeuriste », c’est-à-dire basé sur l’attirance à observer l’intimité ou la nudité d’une personne ou d’un groupe de personnes dans des conditions particulières en cherchant à y éprouver une jouissance et/ou une excitation (délectation voyeuriste). Les pratiques voyeuristes peuvent prendre plusieurs formes, mais leur caractéristique principale est que le voyeur n’interagit pas directement avec son sujet, celui-ci ignorant souvent qu’il est observé », voici la définition de voyeurisme selon Wikipédia, ne me remerciez pas.

Ça commence bien me direz-vous.

Vous aurez certainement remarqué, qu’avec l’apparition des réseaux sociaux et de leur présence indéniable dans notre quotidien, une nouvelle forme de voyeurisme est née.

Si ces derniers ont ouvert la porte aux partages et à la diffusion massive d’informations, les dérives se sont empressées de leur emboîter le pas, comme pour nous rappeler les contes de fées de notre enfance, le bien versus le mal.

La dernière dérive en France, impossible d’être passé à côté, est la polémique générée par le malheureux tweet de cette jeune fille qui s’est empressée de partager avec la planète entière le texto reçu de la part d’un technicien Orange ; je ne reviendrai pas dessus car tout le monde l’a fait, il ne manque plus que l’avis de Benoît XVI et d’ Eve Angelie.

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Si nous ne nous dénudons pas tous sur Instagram et Facebook, quoi que je trouve que de plus en plus de personnes le font (WTF), et ne sommes donc pas victimes de « voyeurisme » au sens premier du terme, nous sommes tout de même tous observés mais aussi tous observateurs, n’est-ce pas ?

Et plus que jamais sur la toile, la définition de voyeurisme prend tout son sens : « leur caractéristique principale est que le voyeur n’interagit pas directement avec son sujet, celui-ci ignorant souvent qu’il est observé ».

Vous le savez, vous quand est-ce que quelqu’un est en train de compter vos capitons ou vérifier si vos deux seins sont à la même hauteur sur la dernière photo de vos vacances ?

NON….mais vous savez qu’il y a des gens qui le font.

Et je ne suis pas une victime, vous n’êtes pas des victimes, puisqu’en décidant volontairement de poster des moments, images, pensées de notre vie personnelle et parfois intime, nous savons que nous sommes exposés à un regard, une critique, un jugement mais aussi à un élan de sympathie, de compassion, d’amitié, d’enthousiasme, de partage (c’est plutôt pour cette partie là qu’on est là en général).

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Nous sommes responsables de l’image que nous véhiculons volontairement, quand elle n’est pas détournée à mauvais escient, évidemment.

Je suis moi-même assez présente sur Facebook et Instagram, ayant déserté Twitter car je juge ce réseau complètement inutile et redondant (sans parler du contenu souvent trop trash), et ne comprenant non plus pas le phénomène Snapchat avec lequel j’ai encore plus de mal, mais ça, ça doit être la maturité qui arrive.

Ce que j’ai pu observer dernièrement, c’est ce voyeurisme passif, qui me gêne plus que les personnes qui peuvent laisser des commentaires désagréables, par exemple.

Je veux parler des gens qui sont « amis » avec vous sur les différents sociaux et qui n’interagissent jamais avec qui que ce soit.

Parfois je me dis qu’ils ont créé un compte pour être dans le moove mais n’y passent pas leur vie comme moi et c’est tout à leur honneur (d’avoir une vraie vie).

Cependant, je note qu’ils sont toujours au courant de ce que vous avez fait, dit ou pensé (puisque vous l’avez partagé) et vous feront même allusion à l’air complètement bourré que vous aviez sur la photo prise à l’anniversaire de Peggy (non, pas la cochonne !).

Ce sont ces mêmes personnes qui disent ne jamais être présents sur ces conneries de réseaux sociaux, c’est pas leur genre de raconter leur vie à tout le monde, c’est tellement puéril et inutile.

Je ne condamne en aucun cas cette attitude (l’amoureux en serait d’ailleurs plutôt adepte mais ne me bridant pas du tout dans la mienne, d’attitude puérile) mais je me pose une question.

Si tu ne veux pas être observé, pourquoi observes-tu les autres ?

Pourquoi te connectes-tu à Facebook ou que sais-je, 130 fois par jour, pourquoi cliques-tu sur les photos, les agrandis-tu pour rire de la première ride ici ou du vernis écaillé là-bas, lis-tu les commentaires des autres si cela ne t’intéresse pas ?

Je vous assure, c’est un phénomène que j’observe beaucoup autour de moi, cette pseudo bobo attitude du « moi, j’ai une vie ».

Pas vous?

Moi aussi, j’ai une vie, certains jours j’ai même l’impression d’en avoir trois !

La partager n’est pas ma priorité mais pouvoir le faire avec des personnes que j’apprécie et avec qui je pourrai échanger sur la pose du stérilet, notre dernier coup de cœur voyage, le dernier livre qui m’a fait vibrer,et tiens, en parlant de vibrer…STOP. Envoie-moi un message privé si tu veux que je continue…pseudo bobo nous lit peut-être en cachette.

J’aimerai évidemment pouvoir le faire IRL avec tous ces gens que j’aime mais qui sont aux 4 coins de la France, du monde, de l’univers ou parfois à 10 minutes de chez moi (oui je sais que tu t’es reconnu) mais notre routine infernale complique ces rencontres et ces échanges.

Il est tellement difficile aujourd’hui de faire rentrer toutes les cases dans son emploi du temps.

(boulot- ami – chéri- famille- enfants- collègues-amant).

C’est donc pour moi une façon d’entretenir ce lien qui nous unit en quelque sorte.

Alors, toi et toi, que cela ne captive pas, arrête d’observer sournoisement derrière ton écran, ce qui te semble si inintéressant (la rime c’est cadeau).

Bonne soirée à tous et surtout à mes lecteurs voyeuristes !

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Les grands voyageurs que nous sommes… (!)

Cadix - Septembre 2016
Cadix – Septembre 2016

« Mais vous êtes toujours en vadrouille ! »

« Vous bossez des fois ?»

« Mais comment vous vous débrouillez pour partir toujours en week-end ici et làbas » ?

Voilà le genre de réflexion épicée que nous nous prenons régulièrement en pleine face (parfois de dos), avec l’amoureux.

Amis, famille, collègues de travail ou co-locataires de bureau, tous y vont de leur commentaire quelque peu grinçant.

Au départ, cela me faisait sourire, et je répondais allègrement à chacun de ces commentaires, qui, à mon sens, ne présentaient aucune méchanceté (et je le pense toujours).

Puis en ce début d’année, je discutais avec quelqu’un de mon entourage qui énumérait tous les endroits où nous avions été dernièrement en me faisant remarquer avec une certaine poésie, que nous étions des enfoirés de chanceux.

Oui, je le sais…nous avons beaucoup de chance, évidemment, nous le reconnaissons et essayons de nous le remémorer autant que possible dans les périodes les plus compliquées (en fait, on se le rappelle du lundi au jeudi, à 06 :50, dès que le réveil sonne).

Mais, tout de même, j’aimerai éclaircir un peu la chose.

La chance se cherche, se titille (j’adore ce mot débile), il faut arrêter de croire que tout tombe du ciel, les enfants (l’amoureux ne m’est pas tombé du ciel non plus, je l’ai cherché !).

Tout d’abord, nous travaillons tous les deux, et on ne peut pas dire que ce soit l’amour à la plage (mes yeux dans tes yeux, baisers et coquillages, tchatchatcha) tous les jours !

Sauf que nous refusons catégoriquement de faire partie de ces gens qui se plaignent constamment que leur vie est métro-boulot-dodo depuis des années.

Ça l’est pour nous aussi parfois, je vous rassure, après tout, la frénésie de la vie parisienne nous affecte également, nous ne sommes pas intouchables, si seulement, si.

Mais nous ne laissons jamais ce passage sous le tunnel durer trop longtemps, au risque de mettre en péril tout ce qui fait notre bonheur aujourd’hui !

Alors, oui, nous estimons que nous avons le droit de nous octroyer ces phases spatio-temporelles, qui contribuent à notre équilibre et à la préservation de notre vie de couple et de famille.

Nous nous organisons toujours en conséquence, et prévoyons souvent quelques mois à l’avance…cela nous permet de réaliser de sacrées économies, croyez-moi (l’amoureux est champion du monde de l’organisation).

Et si nous y arrivons, nous mettons peut-être certaines choses en pointillés, voire parfois entre parenthèses.

Par exemple, depuis que nous avons acheté notre appartement en juin 2015, nous n’avons pas réalisé la moitié des travaux planifiés.

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Vous croyez vraiment que je suis faite pour les travaux?
Beaucoup de choses restent à faire pour que cela devienne le petit nid douillet de rêve, néanmoins, nous sommes désormais dans une période de notre vie où nous appliquons une logique non mathématique.

Nos précédentes relations et expériences nous auront appris cela.

Nous écoutons plus notre cœur et notre besoin d’être ensemble et préférons par conséquent, et encore une fois (combien de fois devrai-je le répéter ?), vivre des moments à deux, en famille, des moments qui resteront là pour TOUJOURS.

A quoi me servirait d’avoir la salle de bains de Maisons et Objets, ma cuisine où je pourrai me travestir en Bree Van Der Kamp si pendant tout ce temps, je ne peux m’offrir des moments d’escapade et de liberté pour justement fuir le métro-boulot-dodo ?

Chacun a sa manière de voir les choses, de concevoir sa vie et surtout, chacun ses priorités.

Les travaux se feront petit à petit, ce n’est pas cette demeure qui est en péril.

Notre vie de famille recomposée est de plus déjà assez compliquée pour que nous ne sachions lâcher prise.

Je ferai également remarquer que si nous faisons plusieurs escapades au cours de l’année, nous ne partons pas non plus à l’autre bout de la planète ou dans les endroits les plus exotiques qui existent.

Certains choisissent de faire un très beau voyage, loin, onéreux une fois par an, nous, nous privilégions de courtes escapades, mais plus régulières.

Nous ne passons pas non plus nos soirées au restaurant ou à boire des bières, et à Paris, cela peut rapidement être un sacré budget.

Ce budget que certains allouent à leurs sorties régulières, nous préférons le mettre dans notre cochon (tirelire, les gars) et nous envoyer en l’air !

Mettez l’argent de 2 restaurants en semaine et 2 pubs (qui en plus de vous faire pousser la brioche, vous videront le porte-monnaie) et vous pourrez partir en week-end !

Nous faisons également très attention à nos budgets voyage, en réservant les vols assez tôt (Skyscanner est devenu notre meilleur ami) et prenons la plupart du temps des appartements sur Airbnb.

Je me sens si coupable en écrivant cela, car je dois bien avouer quelque chose les gars, c’est que c’est la plupart du temps l’amoureux qui passe son temps à trouver les meilleures offres…mais il a évidemment tout mon soutien moral, pendant que je fais la vaisselle !

A l’heure qu’il est, par exemple, il a déjà réservé les vacances pour cet été…avec mon accord, of course !

Cyclades -Juillet 2015
Cyclades -Juillet 2015
Organisation, quelques sacrifices, une revue de nos priorités et surtout l’envie, sont nos atouts majeurs pour des fenêtre ouvertes sur le monde, sur la vie…et oui, notre business plan est pourtant simple, non ?

Alors, certes, nous n’avons pas besoin d’un gestionnaire de fortune pour gérer notre argent car nous n’en avons pas plus que ça, mais nous sommes intégralement responsables du portefeuille de notre bonheur et c’est pour nous le plus important !

A bon entendeur, je vous souhaite une belle soirée.

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4ans, Lisbonne et nous

Il y a 1464 jours, je rencontrais ce jeune homme aux cheveux grisonnants et au sourire ravageur que vous avez pu apercevoir sur toutes quelques-unes de mes photos.

Je vous rassure de suite, je ne vais pas réécrire ici « L’éducation sentimentale », Flaubert l’a déjà fait.

Je ne vais pas non plus vous parler de ce sentiment fiévreux qu’est la passion, ni vous peindre la beauté de l’amour, notre amour, Albert Cohen l’a déjà fait pour moi également, en écrivant ce majestueux roman qu’est « La Belle du Seigneur », j’aurai peur de faire mieux que lui (pffffff).

Ne comptez pas non plus sur moi pour vous laisser entrevoir nos 50 Nuances de Grey, vous seriez déçus de voir que nous mettons Anastasia et Christian KO, oui, oui, oui.

Je vous donnerai en revanche un petit tuyau : l’amour s’entretient et se nourrit de petits moments de bonheur, d’évasions, de fenêtres sur la mer, qui permettent la fuite de ce quotidien qui peut se révéler parfois fatal au couple le plus normal et amoureux qui soit.

Et ça, nous savons faire !

Pour célébrer les 4 années de notre rencontre (déjà ?), nous avons mis les voiles sur une ville que j’adore, une de mes préférées, chauvinisme et ultra-nationalisme mis de côtés, bien évidemment : Lisbonne.

Nous nous y étions déjà rendus en Août 2014…mais avec les enfants…donc pas tout à fait le trip souhaité.

J’adore Lisbonne pour une multitude de raisons que je ne pourrai toutes énumérer ici, au risque de faire un article de 10 000 mots.

Je suis amoureuse de ses couleurs pastel, de son architecture, j’affectionne la diversité d’univers que l’on y croise, sa gastronomie, ses rues pavées, ses monuments, ses collines, ses innombrables points de vue panoramiques, ses multiples places et cafés, mais surtout, surtout la mer et son ciel bleu qui se rejoignent pour le plus grand bonheur de nos yeux.

Je n’ai jamais vu un nuage dans le ciel de Lisbonne à chaque fois que j’y suis allée, le soleil restituant dignement à la ville toute sa splendeur.

Donc à chaque fois que quelqu’un me dit qu’il a été à Lisbonne et qu’il a eu mauvais temps, je me demande « comment il a fait » ? !!

Nous voilà donc levés vendredi à 5H00 du matin pour prendre un vol à 7H20 au départ d’Orly avec la compagnie Transavia (vols très bon marché), afin de profiter au maximum de notre première journée sur place.

Sachez qu’il y a une heure de moins au Portugal !

Nous avions loué une voiture sur place au prix de, tenez-vous bien, 16 € pour les 3 jours sur Drive On Holidays si ça vous intéresse), alors pourquoi nous en priver (la location n’est pas à l’aéroport même mais à 5 minutes en voiture, une navette vous y emmène).

L’aéroport est très proche de la ville (20 minutes) et facilement accessible.

Si vous pouvez aisément visiter Lisbonne à pied, en tram (vous êtes obligés de prendre le tram jaune !) ou en métro, il est recommandé d’avoir une voiture si vous avez un peu de temps et souhaitez visiter les environs de Lisbonne qui jouissent également de merveilleux trésors (Cascais, Sintra, Estoril, etc…).

Dès notre arrivée, nous avons pris la route qui longe la côte avec une magnifique vue sur l’océan, pour nous rendre à Cascais, charmant petit village de pêche, situé à l’ouest de Lisbonne, à une vingtaine de minutes si vous ne décidez pas de vous arrêter avant, tellement cette route vous donne envie de vous poser partout et de contempler la vue, tout simplement.

Pour me punir, quelques nuages avaient investi le ciel…

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La première chose que nous avons faite a été bien évidemment d’aller marquer de nos empreintes le sable blanc, nous délecter de cette harmonie de bleu entre le ciel et la mer.

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Et là, juste fermer les yeux, écouter le silence et le bruit des vagues.

L’avantage de voyager hors saison, c’est qu’on se retrouve souvent presque seuls dans des endroits bondés en été.

Nous y avons déjeuné dans un restaurant qui ne payait pas de mine et qui affichait tout de même à son entrée, en toute modestie « Ici, nous faisons le meilleur poulet grillé du Portugal ».

Nous n’avons pas été déçus, avons mangé et bu comme des papes, tout cela pour 21 €…

Je vous donne les prix car c’est vraiment à noter, à Lisbonne, comme dans beaucoup d’endroits au Portugal, vous mangez très très très bien (plus que de raison) pour un très bon prix.

Tout cela, bien sûr, si vous fuyez les restaurants à touristes, qui sont en général ceux qui ont un rabatteur pour vous y faire entrer à tout prix (!)…

Cascais vous enchantera par ses petites rues pavées, son centre historique au charme fou, la proximité de très belles plages, des monuments chargés d’histoire et de culture.

Cette petite ville vaut vraiment le détour et vous aimerez vous y perdre sans destination précise.

Vous pouvez également louer un vélo pour parcourir la piste cyclable de la côte, qui peut par exemple vous conduire, à « Boca do Inferno », qui signifie « la bouche de l’enfer ».

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Boca do Inferno
Son nom vient de la grotte effondrée contre laquelle les vagues de l’Océan Atlantique s’écrasent violemment.

Ce spot est très apprécié des pêcheurs et vous offrira certainement un très beau moment de méditation.

Vous pourriez ensuite vous arrêter sur d’autres magnifiques plages et contempler les prouesses des beaux surfeurs ou manger une glace dans un des nombreux bars/restaurants les pieds dans le sable.

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Ça vous tente ?

Mais la voiture, nous l’avions louée surtout pour nous rendre au sud de Lisbonne, à environ 40 minutes, dans ce qu’on appelle le « Petit Paradis du Portugal », Portinho da Arrabida, situé dans le luxurieux Parc Naturel du même nom.

Après un petit passage par la jolie petite ville de Sesimbra et quelques pas laissés sur la « Praia da California », nous voilà enfouis dans la végétation sur une route improbable (attention aux amortisseurs de la voiture !).

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Quiétude, paisaibilité, vue à couper le souffle, eaux transparentes, sable fin, nous avons débarqué sur ce petit bout de paradis à l’heure du déjeuner, sans savoir que nous n’allions plus vouloir en partir, nous qui avions tant à faire !

Nous avons pu pique-niquer sur le sable, seuls au monde, et cerise sur la gâteau, en t-shirt (je vous rappelle que nous étions le 14 janvier).

Je vous laisse en juger par vous-même.

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(Désolée pour la vidéo de mauvaise qualité (le bruit, la qualité de l’image, vous noterez qu’à un moment j’ai failli tomber…)

Notre retour vers Lisbonne s’est fait sur un fond de mélancolie, à travers les spectaculaires paysages que nous offrait la Serra, avec en musique de fond, du fado, chant traditionnel portugais, chant mélancolique, évoquant généralement ce sentiment de « saudade », mot très difficile à traduire, qui évoque un manque, mais non nécessairement empreint de nostalgie, c’est un mélange de joie et de tristesse, c’est très difficile à exprimer en français.

Le fado, soit vous adorez, soit vous détestez.

En bonne pleurnicheuse que je suis, j’y suis très sensible et m’émeut facilement en écoutant cette musique.

L’amoureux n’étant pas le meilleur pour rien, a trouvé un très bon restaurant pour le soir même où l’on peut y goûter les meilleurs plats traditionnels portugais (une véritable tuerie) tout en écoutant des chanteurs de fado chanter en live.

Pour votre plus grand dégoût (le chéri est outré à chaque fois que j’en mange), j’ai eu un orgasme culinaire en mangeant leur poulpe « à lagareiro » (grillé au feu de bois, huile d’olive et ail- j’ai dû me brosser les dents 17 fois avant de pouvoir rouler de nouveau des pelles).

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Polvo à lagareiro
J’ai également pris un très bon « caldo verde », soupe traditionnelle de chou, pommes de terre et chorizo (quoi j’ai pris 4 kilos ?).

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Caldo Verde
Si vous souhaitez tenter l’expérience, il s’agit du Retiro dos Sentidos, dans le très animé quartier Bairro Alto (attention, il vaut mieux réserver), toujours à un prix très raisonnable.

Découvrir le fado, c’est comprendre un peu mieux l’histoire et la culture du Portugal.

Nous restait la dernière journée pour déambuler dans les rues de Lisbonne la vagabonde, la colorée, la parfumée, Lisbonne la fière, la vieille, la nouvelle, la généreuse, la lumineuse, la bruyante, la silencieuse.

Visiter Lisbonne c’est un voyage de saveurs, de senteurs, pour lesquels il vous faudra…une bonne paire de baskets !

Lisbonne s’est formée sur 7 collines, alors autant vous dire qu’on monte et on descend en permanence, on se muscle le fessier, et après avoir goûté tous les mets qui s’offrent à vous, vous serez ravis de faire appel à vos cuissots !

La générosité des personnes et leur chaleur humaine vous interpelleront certainement, et c’est une caractéristique que l’on retrouve dans tout le pays, les portugais sont très humbles, toujours prêts à rendre service.

Les quartiers de Lisbonne à visiter sont très nombreux, je ne saurai vous en conseiller un en particulier, absolument tous ont leur charme.

Alors autant vous dire que le temps aura été notre pire ennemi…tant de merveilles restaient encore à voir ou à redécouvrir.

Je vais vous faire une petite confession « guimauvesque ».

La personne avec qui vous découvrez ce genre d’endroit est déterminante ; elle peut sublimer votre séjour ou au contraire, le rendre absolument abominable.

Dans une autre vie, j’étais déjà aller à Lisbonne, dans des conditions assez similaires…j’en garde pourtant un très mauvais souvenir…c’était sans doute la mauvaise, de personne.

J’étais cette fois-ci si heureuse de faire découvrir à l’amoureux et de partager avec lui ce petit bout de moi.

Et c’est un pari réussi ! L’amoureux est tombé sous le charme de Lisboa !

Ces 3 jours furent pour nous idylliques. Aucune ombre au tableau, tout était PARFAIT.

Pour l’hébergement, de nombreux Airbnb très sympas sont disponibles en plein centre historique, nous avions séjourné dans l’un d’entre eux en 2014 (mais n’avions pas dormi car il était situé dans le quartier qui ne dort pas la nuit, justement, le Bairro Alto).

Nous avons cette fois-ci opté pour un hôtel très bien placé, le MUNDIAL, à deux pas du quartier du Rossio, qui possède un restaurant gastronomique au 8ème étage, avec une vue panoramique sur la ville, dans lequel nous avons eu la chance de dîner le premier soir.

Je vous laisse avec quelques clichés qui parleront mieux que moi, et qui vous donneront peut-être envie de vous y échapper pour quelques jours (#NOFILTER).

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Enfin, je souligne  juste le fait que s’y rendre hors saison est une expérience absolument différente que par exemple en juillet ou en août où vous vous retrouverez noyés parmi les milliers de touristes 😉 (c’est du vécu)

Nous, nous, pourrions y passer toute une vie je crois…alors, nous y retournerons !

Rendez-vous dans 365 jours pour notre escapade des 5 ans <3.

Belle semaine à tous !

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Que reste-t-il de Noël?

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Voilà, Noël est passé, des semaines de préparation pour certains, et tout s’est envolé en fumée en 2 petites journées pour d’autres.

Que reste-t-il de Noël ?

Plus grand-chose sur le compte en banque, première constatation.

Quelques jours avant les fêtes, j’ai été, comme tous les ans, à nouveau assaillie par ce sentiment de culpabilité, celui qui envahit toutes les consommatrices compulsives à la vue d’objets brillants.

Cela a commencé quand je revenais de ma consultation chez ma gynécologue pour la pose d’un stérilet (on en reparle une prochaine fois si vous voulez bien), et chez laquelle je venais de lâcher 135 €.

Parcourant toute la rue Saint-Lazare avec ce nouvel habitant au creux de mon corps, force était de constater que je n’avais jamais vu autant de sans-abris dans les rues de Paris.

Jeunes, vieux, enfants, français, étrangers, beaux et moins beaux, la précarité n’épargne désormais aucun visage.

Je me demandais alors si ces 135 € n’avaient pas été mal employés, si je ne devais pas aller me faire retirer l’intrus de suite et distribuer ces quelques billets à ceux qui avaient des besoins bien plus vitaux que les miens.

Plus je marchais, plus la douleur éprouvée dans le bas-ventre se répandait dans l’intégralité de mon grand corps tout endolori.

C’était néanmoins mon cœur qui me faisait le plus peiner, alors que je calculais (comptais sur mes doigts en fait), la somme que j’allouais à mes cadeaux de Noël, alors qu’eux, ceux que je m’obligeais presque à ne pas voir, assis sur un vieux carton de déménagement, n’avaient rien.

Je rejoignais mon quartier un peu plus maussade que la veille, lors de ma virée aux Galeries Lafayette où Noël n’est qu’explosion d’étoiles filantes.

La réalité est pourtant toute autre quand on passe la grande porte et on s’engouffre dans le métro.

J’ai honteusement eu envie de cacher mes sacs quand j’ai aperçu de nouveau cette jeune fille, dans les courants d’air de la station Chaussée d’Antin-La Fayette, cette même jeune fille que j’aperçois là depuis des semaines, cette jeune fille qui me ressemble presque.

Puis cet adolescent, guère plus âgé que mon fils, qui affiche un sourire qui me surprend (note à moi-même : faut-il que je mette l’ado à la porte pour qu’il montre ses dents ?).

Deux femmes s’approchent de lui, j’imagine alors qu’elles ont été également touchées par celui qui pourrait être leur fils.

J’apprendrai plus tard sur le quai par une de ces 2 femmes, que Nicolas vit dans la rue depuis 3 semaines, après une énième dispute familiale, cela lui était devenu insupportable.

Je rentre chez moi en me disant que le Père-Noël ne faisait pas bien son job, il distribue toujours aux mêmes, oubliant ceux qui n’ont pas d’adresse postale.

Tout cet étalage de cadeaux sous le sapin m’écœure quelque peu, j’y ai pourtant grandement contribué, cela est bien hypocrite de ma part.

J’essaie de déculpabiliser en me répétant de ma petite voix aiguë, que cela est pour faire plaisir à ceux que j’aime, il n’y a pas de mal à cela.

Pour fuir Paris et cette frénésie contagieuse avant Noël, nous partons 2 jours avec les enfants, sur un coup de tête, vivre quelques moments en famille loin de tout cela.

Nous nous ressourçons, mangeons beaucoup trop, rigolons, avons froid, les enfants se disputent, et surtout, nous sommes ensemble et c’est le plus important.

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A l’ouverture des cadeaux, dimanche matin, la principale préoccupation des petits, avant même de savoir ce qu’il y avait dedans, était celle de savoir qui avait récolté le plus de paquets.

Cela en devient déplaisant.

Mais à qui l(m)a faute ?

Aujourd’hui, les poubelles débordent d’emballages de papier doré déchiré sans aucune considération pour les petites mains qui l’ont plié avec amour, les chambres regorgent de nouveaux jouets, et les enfants ne sont pas là.

Bien sûr, le Père-Noël nous a encore une fois drôlement gâtés, trop, cela en devient gênant quand on regarde les infos, que l’on lit les journaux, que l’on lève un peu le nez de son téléphone dans la rue.

J’apprécie ENORMEMENT chacun des cadeaux qui m’a été fait, bien évidemment (je les kiffe grave).

Mais savez-vous ce que je retiendrais le plus ?

Les moments passés avec la smala, le fait d’avoir pu nous réunir avec les 2 familles.

Je les apprécie d’autant plus que je sais que mes parents ne seront plus en France l’année prochaine et c’est comme si Noël allait perdre tout son sens.

Car sans cette même famille, il y a 7 ans, alors que le monde s’écroulait autour de moi, c’est moi qui aurait pu me retrouver assise sur un bout de carton de déménagement, dans le métro, à regarder les autres courir avec leurs immenses sacs remplis de présents, ceux-là mêmes qui n’auraient pas eu un seul regard pour moi.

Alors, que reste-il de Noël ?

Des sourires, des rires, des pleurs, des moments de colère, des cris, des punitions, de l’énervement, parfois un peu de désespoir mais tous ENSEMBLE.

Et ça, cela ne s’emballe pas.

Distribution d’amour sur tous et bien évidemment, bonnes fêtes !

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L’adolechience (suite)

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Après notre traité de paix à Amsterdam, dont je vous parlais ici , une furtive prise de conscience s’était effectuée, puis, le retour au lycée a vite fait retrouver à l’adolechient ses caractéristiques d’origine : souriant, aimable, toujours content, obéissant, travailleur.

Bien sûr.

Cela fait maintenant 4 ans que cela dure (oui futurs parents, sachez que l’adolechience commence de plus en plus tôt, si vous souhaitez en tenir compte dans votre business plan) et j’estime être en droit de savoir quand est-ce que ça se termine ???!!!

La maison s’est transformée en hôtel all inclusive pour l’adolechient, des invités peuvent même faire leur apparition parfois, sans réservation préalable ou sans que je ne puisse leur facturer 1 centime.

En général, les invités sont de la même espèce, c’est pour cela qu’ils s’entendent bien entre eux et se soutiennent avec le même regard hagard et la même expression niaise (oui, celle qui donne envie de les emplafonner avec une super droite).

Ils réagissent de la même façon quand on leur demande de débarrasser la table, ranger les chaussures qui trainent dans l’entrée ou comble de la mère coincos et has been à souhait, poser le portable dans le salon à 21H30 (tenez-vous prêts à faire un massage cardiaque la première fois que vous lui demanderez…et les 100 suivantes d’ailleurs).

Sachez que l’adolechient ne profite pas des parties communes de l’hôtel, il reste cloîtré dans sa chambre 24/24 et y prendrait même ses repas si on l’y autorisait.

Les repas, on en parle ?

Si vous voulez voir l’adolechient esquisser une grimace qui pourrait s’approcher d’un sourire, servez-lui des frites, des hamburgers et des pizzas.

Toute tentative d’introduire une palette d’aliments s’approchant du vert, vous vaudra des grognements préhistoriques et un lancer de « merde, putain, fais chier ».

Aucune parole ne sera dirigée à votre attention, pendant le repas, le seul son que vous entendrez sortir de sa bouche sera l’éternel soupir, le soupir de celui qui est forcé à manger des carottes, de celui qui se demande bien ce qu’il fait avec 2 vieux qui s’embrassent et minaudent comme des ados (le comble), de celui qui est au bout de sa vie parce que « putain, c’est trop nul ».

Avec l’adolechient, tous les gens sont cons, sans exception, cela me rassure quelque peu car si c’était limité à nous, je commencerai vraiment à me remettre en question.

La seule façon de faire sortir l’ado de sa chambre et l’inviter à profiter des autres installations est ce que j’appelle la méthode radicale : suppression des choses les plus importantes de sa vie, vous l’aurez deviné, l’ordinateur et le portable.

Sans ces deux fondamentaux de son existence, l’ado errera comme un zombie ou une abeille qui n’arrive pas à retrouver sa ruche, au choix.

Il revêtira son plus beau costume de Calimero et vous menacera de se jeter par la fenêtre.

Il se forcera alors à essayer d’être presque gentil pour récupérer son précieux.

Il y a une autre façon de voir l’ado devenir sociable quelques instants éphémères: quand il a envie que vous lui achetiez un vêtement ou une paire de chaussures qui coûtent la moitié de votre salaire et vos 2 jambes, mais ça, il s’en fout.

Pour l’adolechient, l’apparence compte plus que tout, il faut pouvoir s’affirmer et se démarquer des autres par son supposé pouvoir d’achat.

Pour l’adolechient, faire tout le temps la gueule et se montrer toujours insatisfait est un genre qui se cultive.

Pour l’adolechient, la vie est toujours plus belle chez les autres.

Les parents de ses amis sont super cools, ne leur demandent jamais de mettre la table, vont tout le temps au resto et partent tout le temps en vacances dans des hôtels 5*.

Nous, on ne part qu’en Italie, en Grèce, en Sardaigne ou au Portugal, et en plus, parfois, on fait du airbnb, la honte suprême.

A l’heure où je suis en train d’écrire ce billet, je suis rentrée depuis une heure du bureau et je l’ai vu 5 minutes.

Je sais qu’il a contrôle demain et je me suis naïvement imposé de le laisser tranquille afin qu’il puisse réviser. Je passe devant sa chambre et je l’entends rire aux éclats.

Je me demande s’il s’agit bien de ma progéniture car celle là même que j’ai douloureusement mise au monde ne montre jamais ses dents, s’esclaffe encore moins comme une baleine.

Je rentre en furie dans sa chambre et le voit en plein face time, « j’ai besoin de me ressourcer tu comprends ».

« Je comprends surtout que tu vas aller mettre la table ».

Sachez, les amis, qu’hier même, je lui ai acheté le précieux auquel il aspirait depuis des mois (un manteau pour lequel j’ai du hypothéquer l’appartement). J’ai adopté la méthode GIGN : tu me donnes ça (bonne humeur, travail à l’école, participation à la vie de la maison) et je fais des efforts pour contribuer à ce que toi tu considères ton bonheur.

Je ne suis pas certaine que cela marche, voyez-vous, mais j’essaye, par tous les moyens.

Tout cela me rend vraiment triste.

Devoir quémander à son enfant un peu d’empathie, qu’il vous témoigne un peu d’affection et une once de reconnaissance, cela me fatigue, vraiment.

Je me sens désabusée, comme Claude François, « mal-aimée », et je me demande parfois si tout ce que nous faisons en vaut bien la peine.

Bien sûr que l’adolescence est une période difficile, que ce sont nos enfants, que nous les aimons plus que tout et nous devons être là pour eux, mais à quel prix, parfois ?

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Je rêve de retrouver ce petit garçon enjoué et souriant qu’il était quand il ne m’arrivait pas encore à la taille, qui me sautait dans les bras et m’appelait tendrement maman, tout simplement.

Tu me manques.

Quand allons-nous retrouver des rapports affectifs dignes de ce nom, quand va cesser ce conflit?

Vous savez, vous, quand est-ce que ça se termine, l’adolechience ?

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Lectures d’automne

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Quelques longues semaines d’absence de la toile, parsemées d’embûches mais aussi parfumées d’espoir.

D’autres penseront que je fais ma Diva et que je me fais désirer.

Que nenni.

La vie est ainsi parfois, a-t-on-besoin d’en dire plus ?

Je m’évade follement grâce à mes lectures, et étant une fidèle des livres papier (je n’éprouve absolument pas le même plaisir sur une liseuse, c’est comme l’amour avec une capote pour moi, vous voyez ?), mes yeux délaissent non sans une petite pointe de satisfaction, toute forme d’écran.

Mes infidélités au web m’ont donc conduite sur le chemin de nombreux livres, tous très différents, avec des messages et des histoires hétéroclites.

J’ai choisi de partager avec vous 3 de ces lectures, pour des raisons très différentes.

Vous savez que je ne suis pas la spécialiste du pitch que je n’affectionne d’ailleurs pas particulièrement de faire, mais, plutôt du partage d’émotions ressenties, cela me ressemble plus.

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Je commencerai par un livre qu’on destinerait au premier abord plus aux femmes, puisqu’il s’agit de la biographie de la créatrice de mode Diane Von Furstenberg, « The woman I wanted to be ».

Il s’agit en fait du deuxième volet de ses mémoires car elle avait déjà publié 16 années auparavant « Diane : a signature of life ».

J’avais envie d’en connaître en peu plus sur celle dont j’admirais d’abord les robes aux célèbres imprimés, la beauté et l’élégance.

Diane von Furstenberg est considérée comme une des femmes les plus influentes au monde, mais vous seriez surpris par son parcours quelque peu chaotique pour être la femme qu’elle est aujourd’hui, et surtout, la femme qu’elle voulait être : forte, indépendante, aimante et aimée.

Je vous confesse qu’au début du livre, j’ai rapidement pensé que le livre allait être « so cliché » : sa maman avait miraculeusement échappé à la mort dans un camp de concentration nazi, Diane a très tôt baigné dans l’aristocratie et la jet-set qui lui ont permis de côtoyer beaucoup de célébrités, ce qui a priori lui aurait gentiment facilité la vie, blablabalabla.

Puis j’ai rapidement changé mon fusil d’épaule (c’est quand j’utilise ce genre d’expression que je me dis qu’il faut que je songe au lifting).

Diane s’est révélée très tôt une femme d’affaires passionnée, créative, entrepreneuse, déterminée, n’ayant peur de rien.

Elle est en parallèle devenue princesse en épousant le beau Egon von und zu Furstenberg et très jeune maman de deux enfants.

Mais Diane ne voulait pas se contenter d’être femme de.

Elle rêvait d’indépendance, de créer et faire rêver.

La robe portefeuille qu’elle a elle-même dessinée et créée, lui a très vite valu reconnaissance et argent.

La suite ne fut pas toute rose.

Diane est avant tout une créative et pas une financière. Ses sociétés ont connu maintes fois des déboires économiques, qui l’ont contrainte à vendre, puis à tout recommencer de 0, à plusieurs reprises.

Jamais Diane n’a abdiqué ou a pensé que c’était fini pour elle, Diane, c’est un exemple de persévérance et combat.

Elle a affronté de cette même façon un cancer, un divorce, des désamours, son passé, toujours la tête haute, en assumant parfaitement ses actes et leurs conséquences, toujours avec beaucoup de lucidité.

Aujourd’hui adulée et très respectée, très engagée aux côtes des femmes, Diane, est en quelque sorte le symbole d’indépendance féminine et rien que pour cela, son parcours mérite d’être lu et connu.

Mon seul bémol va à la mauvaise traduction du livre en langue française, ce qui entraîne quelques fautes de syntaxe et même d’orthographe.

Source https://www.unidivers.fr
Source https://www.unidivers.fr

Dans un tout autre registre, le deuxième livre dont je souhaitais vous parler est le roman de Baptise BEAULIEU, « La ballade de l’enfant gris », un véritable tourbillon d’émotions intenses, qui vous prennent aux tripes, au cœur et tout autre partie de votre corps qui vibre à la lecture de mots à la fois délicats et percutants.

Vous connaissez peut-être le blog de Baptise Beaulieu Alors Voilà, si ce n’est pas le cas, allez-y jeter un œil avec un mouchoir ou deux (attention je n’ai pas dit que vos larmes ne seraient que de tristesse, au contraire, bande de crocodiles).

Dans ce roman, qui est son 3ème si je ne m’abuse, Baptiste, inspiré de son expérience de médecin généraliste dont il parle avec tant de sensibilité, humour et beauté sur son blog, nous raconte l’histoire d’un jeune interne en pédiatrie, d’un petit garçon à la personnalité si attachante, atteint d’une maladie incurable et de sa maman, si secrète, qui n’est pratiquement jamais au chevet de son fils, sans que l’on comprenne le pourquoi de cette attitude qu’on ne peut qualifier que de cruelle.

Je ne vous en dirai pas plus sur l’histoire, ô combien bouleversante.

On ressent toute l’émotion et la frustration de Baptiste qui planent au-dessus de ce merveilleux roman, clairement inspiré par le choc qu’il a ressenti lors de la disparition d’un de ses jeunes patients.

On ne comprend pas tout de suite, on s’interroge, on est souvent dans le noir, on souffre, on est en colère, on est triste, on a envie de percer les mystères.

Mais on sourit et on rit aussi, beaucoup.

On voyage, on s’illumine, on a peur, on ne veut presque plus savoir puis si, quand même, on veut tout savoir, vite.

Ce roman est un poème lyrique, une quête vers l’humain, une symphonie de couleurs sur un fond de fantaisie.

J’ai été prise à la gorge par des émotions si différentes, la tristesse, la tendresse, l’espoir, la bienveillance, la sensibilité, la douleur, la magie, l’inconnu.

Au travers de ces dualités de sentiments si forts auxquels on ne peut rester insensible à moins de s’appeler J.R Ewing (oui cette référence me dicte une nouvelle fois la nécessité du recours au lifting), les mots de Baptiste Beaulieu m’ont rappelé un peu Agnès Ledig dans sa façon de nous faire entrevoir le beau dans ce qui ne l’est pas forcément.

Alors, si comme moi, vous aimez avoir le rimel qui coule et le nez tout rouge, le cœur qui palpite, partez en ballade avec l’enfant gris.

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Le troisième livre a été acheté sur un coup de tête alors que je flânais à la librairie des Galeries Lafayette, à la recherche de mon amie perdue.

La couverture m’a plu, le titre avait un goût d’espoir et de légèreté, « La tentation d’être heureux ».

Les « happiness books » se multiplient ces dernières années, et je ne suis pas la dernière à m’en nourrir et à m’en délecter, ce type de lecture fait toujours du bien, n’en déplaise à Yann Moix.

L’auteur de ce roman est Lorenzo Marone, un ancien avocat qui a décidé d’embrasser sa première passion, l’écriture.

Vous l’aurez deviné, l’écrivain est italien, tout comme le héros principal de l’histoire, Cesare, vieil homme de 77 ans, vivant seule dans la grouillante ville de Naples.

Ronchon à tout heure, Cesare déteste avant tout être vieux et ne prend de pincettes avec personne, ni même avec ses enfants (coucou papa).

Pourtant, dès les premières lignes, j’ai été conquise et je suis devenue la meilleure amie de Cesare : je le comprenais.

Je ne pourrai pas dire qu’un roman sur la vieillesse puisse être considéré très sexy ; néanmoins, encore une fois, je me suis rapidement attachée à chaque morceau de cette fresque de vie italienne, à chaque personnage, tous touchants à leur manière.

Marié à une femme qu’il n’aimait pas, ayant exercé une profession qu’il a toujours détesté, plus près de sa demeure ultime que de sa jeunesse, c’est en décidant de tendre la main aux autres que Cesare sera à son tour, tenté par le bonheur.

Lorenzo Marone ne tombe pas dans la niaiserie pour nous décrire ces portraits de vie, ces drames familiaux, ces tragédies de l’existence.

Il le fait parfois même avec un certain cynisme, un réalisme décapant, tout en subtilité.

Nous sommes souvent aux portes du drame dans ce roman, nous le touchons même du bout des doigts, c’est parfois d’une grande violence.

C’est avec lucidité, humour et justesse que notre spirituel héros napolitain affronte son quotidien avec un nouvel objectif : essayer d’être heureux le peu de temps que la vie voudra bien lui accorder, et surtout, essayer de rendre ses proches heureux avec les moyens que possède un vieux monsieur.

Cela peut vous paraître complètement bateau dit ainsi, pourtant cela ne l’est pas, croyez-moi.

Ce livre m’aide grandement à me remettre en question en ce moment.

Priorisez ce qui nous rend vraiment heureux au détriment de la superficialité de nos existences, Cesare le comprend peut-être un peu tard mais il le comprend encore à temps.

Certains s’acharneront toute une vie à passer à côté de la leur car ils n’ont jamais fait la différence entre l’essentiel et le futile, l’important et le désuet, le vrai bonheur et le faire semblant.

Pour ces raisons, cette petite pépite feel-good doit se retrouver sous le sapin d’une personne qui vous est chère, elle comprendra forcément le message.

J’ai lu sur ce livre une phrase qui l’illustre parfaitement :

« Un livre à mettre entre toutes les mains de ceux qui souhaitent mourir plus heureux et moins idiots » (Isabelle Falconnier, L’hebdo sélection Payot).

Vous êtes arrivés jusqu’ici? Vous êtes trop forts. Merciiiii!

Et vous, avez-vous des lectures à me conseiller, à partager ?

Bonne semaine à tous !

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Octobre 2016

Source : https://captainphoenix.com

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Cela fait plus d’un mois que je ne suis pas passée par ici.

Les préoccupations et les déboires dont je vous avais parlé dans mon précédent billet occupent trop mon esprit pour que je puisse me concentrer sur autre chose, en tout cas, de la façon dont j’aime à le faire, de manière spontanée et parfois même irréfléchie.

Le mois d’octobre s’est écoulé si lentement les jours de semaine et si vite les week-ends que je ne sais réellement si je l’ai vu passer.

Je me suis beaucoup réfugiée dans la lecture, j’ai acheté des livres par dizaine, à tel point que le libraire m’a demandé mon 06, si si…ne vous emballez pas, c’est le sosie de Mr Bean, beauté à laquelle je ne suis pas particulièrement sensible.

J’ai découvert des petites pépites dont j’espère pouvoir vous parler bientôt, j’ai essayé de m’inventer une autre vie à travers tous ces personnages.

J’ai eu pendant tout ce mois d’octobre une sensation de vertige, de déséquilibre, d’inconnu et de mal-être, comme si je n’habitais pas mon corps et j’observais tout cela de loin.

Et pourtant.

Ces mêmes déboires et toutes ces préoccupations peuvent rapidement devenir si insignifiants et minuscules quand la vie vous montre que d’autres personnes ont un combat bien plus difficile que le vôtre à jouer, et surtout, à gagner.

Oh que oui.

Je me sens tout à coup comme une petite pleurnicheuse, une sale gosse gâtée, une ingrate.

Sans doute avez-vous déjà entendu parler d’octobre rose, n’est-ce pas ?

Je ne fais évidemment pas référence aux jolies couleurs du ciel pendant tout l’été indien que nous avons eu la chance de vivre.

Il y a quelques jours, alors qu’un pressentiment étrange m’habitait, une amie chère m’annonce avec beaucoup de poésie, qu’elle aussi était concernée par « octobre rose ».

Quel difficile paradoxe que celui existant entre la douceur de cette couleur féminine par excellence et la violence d’une annonce pareille.

Je me rappelle être restée sans mots pendant quelques minutes, sur le quai de la gare, avoir raté mon train, avoir balayé mes larmes avec les mèches rebelles de mes cheveux, me demander pourquoi elle.

J’entends alors sa voix douce qui la caractérise tant, sa beauté, ses mots encourageants, son attitude toujours si positive, son écoute, sa classe naturelle, la belle personne qu’elle est.

C’est drôle cette histoire de seins finalement, nous en avons toujours beaucoup parlé ensemble, ils nous ont toujours semblé essentiels à notre féminité, nous les choyons, les mettons en valeur, nous les aimons, n’est-ce pas mon amie ?

Mille questions et pensées m’ont traversé la tête.

Je n’imagine même pas comment sont ses nuits et ses jours depuis la révélation de cette épreuve.

Car oui, il s’agit d’une épreuve qu’elle vaincra, je le sais.

Je l’ai vue, nous avons parlé, nous avons un peu pleuré, mais nous avons ri aussi.

Dans ces moments, on se rend compte comme jamais de l’importance de sa famille et de ses amis, de leur capacité à nous aider à traverser toutes les étapes de ce Koh-Lanta de la vraie vie.

Et de ce côté là, je sais qu’il n’y aura pas de soucis car une personne qui irradie autant d’ondes positives ne peut qu’en recevoir que des montagnes en retour.

Ce n’est pas le billet le plus drôle et plaisant que j’ai écris, je le sais, mais sachant la difficulté que mon amie éprouve à en parler, et je ne peux que le comprendre, je voulais lui dire que putain, elle fait chier parce qu’on avait des trucs prévus, là tout de suite.

Je voulais lui dire aussi que bien que je ne puisse être physiquement à ses côtés, pour les raisons que nous connaissons toutes les deux, les mamies ultra connectées que nous sommes ne nous empêcherons pas de rester proches.

En fait tu vas sûrement me lire, alors autant m’adresser directement à toi, suis-je bête.

Tu peux m’appeler, m’écrire quand tu veux, pour tout, pour rien, pour qu’on blasphème, pour qu’on les traite de gros cons et d’impolis (ces … qui ont investi ta si belle poitrine sans avoir déposé un dossier d’autorisation préalable), qu’on parle mode, fringues, chocolat, de nos enfants, de nos prochaines retrouvailles, de nos bras que l’on trouve trop flanbys.

Tu as le droit de craquer, d’être de mauvaise humeur, d’avoir mal, de pleurer.

Je sais que ta positive attitude finira toujours par prendre le dessus et c’est ce qui va te faire passer la ligne d’arrivée avec les félicitations du jury, si tu ne le sais pas encore, moi je le sais, et je sais de quoi je parle, compris baby ?

Ah j’oubliais…prépare tes fesses aussi car nous allons passer de longues heures assises à papoter la prochaine fois que nous nous verrons, la dernière fois ce n’était que l’apéro.

A toutes les femmes, j’ai envie de leur dire d’aller vite se faire tripoter les seins si vous ne l’avez pas fait depuis un moment.

Ce n’est pas le préliminaire le plus agréable qu’il soit, je vous l’accorde, mais un dépistage précoce peut vous permettre de construire vos projets comme vous l’avez rêvé dans vos douces nuits et de ne pas vivre un cauchemar.

Pour ma part j’y vais jeudi.

Et je relativise, tellement, si tu savais, tellement.

Ce billet est sponsorisé par l’amitié sans limites, la force, le courage et la volonté de vaincre, traits de caractère tous présents chez toi, ma chère amie.

Love, (Je rajoute X Style X Life et je me prends pour Garance Doré),

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