4ans, Lisbonne et nous

Il y a 1464 jours, je rencontrais ce jeune homme aux cheveux grisonnants et au sourire ravageur que vous avez pu apercevoir sur toutes quelques-unes de mes photos.

Je vous rassure de suite, je ne vais pas réécrire ici « L’éducation sentimentale », Flaubert l’a déjà fait.

Je ne vais pas non plus vous parler de ce sentiment fiévreux qu’est la passion, ni vous peindre la beauté de l’amour, notre amour, Albert Cohen l’a déjà fait pour moi également, en écrivant ce majestueux roman qu’est « La Belle du Seigneur », j’aurai peur de faire mieux que lui (pffffff).

Ne comptez pas non plus sur moi pour vous laisser entrevoir nos 50 Nuances de Grey, vous seriez déçus de voir que nous mettons Anastasia et Christian KO, oui, oui, oui.

Je vous donnerai en revanche un petit tuyau : l’amour s’entretient et se nourrit de petits moments de bonheur, d’évasions, de fenêtres sur la mer, qui permettent la fuite de ce quotidien qui peut se révéler parfois fatal au couple le plus normal et amoureux qui soit.

Et ça, nous savons faire !

Pour célébrer les 4 années de notre rencontre (déjà ?), nous avons mis les voiles sur une ville que j’adore, une de mes préférées, chauvinisme et ultra-nationalisme mis de côtés, bien évidemment : Lisbonne.

Nous nous y étions déjà rendus en Août 2014…mais avec les enfants…donc pas tout à fait le trip souhaité.

J’adore Lisbonne pour une multitude de raisons que je ne pourrai toutes énumérer ici, au risque de faire un article de 10 000 mots.

Je suis amoureuse de ses couleurs pastel, de son architecture, j’affectionne la diversité d’univers que l’on y croise, sa gastronomie, ses rues pavées, ses monuments, ses collines, ses innombrables points de vue panoramiques, ses multiples places et cafés, mais surtout, surtout la mer et son ciel bleu qui se rejoignent pour le plus grand bonheur de nos yeux.

Je n’ai jamais vu un nuage dans le ciel de Lisbonne à chaque fois que j’y suis allée, le soleil restituant dignement à la ville toute sa splendeur.

Donc à chaque fois que quelqu’un me dit qu’il a été à Lisbonne et qu’il a eu mauvais temps, je me demande « comment il a fait » ? !!

Nous voilà donc levés vendredi à 5H00 du matin pour prendre un vol à 7H20 au départ d’Orly avec la compagnie Transavia (vols très bon marché), afin de profiter au maximum de notre première journée sur place.

Sachez qu’il y a une heure de moins au Portugal !

Nous avions loué une voiture sur place au prix de, tenez-vous bien, 16 € pour les 3 jours sur Drive On Holidays si ça vous intéresse), alors pourquoi nous en priver (la location n’est pas à l’aéroport même mais à 5 minutes en voiture, une navette vous y emmène).

L’aéroport est très proche de la ville (20 minutes) et facilement accessible.

Si vous pouvez aisément visiter Lisbonne à pied, en tram (vous êtes obligés de prendre le tram jaune !) ou en métro, il est recommandé d’avoir une voiture si vous avez un peu de temps et souhaitez visiter les environs de Lisbonne qui jouissent également de merveilleux trésors (Cascais, Sintra, Estoril, etc…).

Dès notre arrivée, nous avons pris la route qui longe la côte avec une magnifique vue sur l’océan, pour nous rendre à Cascais, charmant petit village de pêche, situé à l’ouest de Lisbonne, à une vingtaine de minutes si vous ne décidez pas de vous arrêter avant, tellement cette route vous donne envie de vous poser partout et de contempler la vue, tout simplement.

Pour me punir, quelques nuages avaient investi le ciel…

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La première chose que nous avons faite a été bien évidemment d’aller marquer de nos empreintes le sable blanc, nous délecter de cette harmonie de bleu entre le ciel et la mer.

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Et là, juste fermer les yeux, écouter le silence et le bruit des vagues.

L’avantage de voyager hors saison, c’est qu’on se retrouve souvent presque seuls dans des endroits bondés en été.

Nous y avons déjeuné dans un restaurant qui ne payait pas de mine et qui affichait tout de même à son entrée, en toute modestie « Ici, nous faisons le meilleur poulet grillé du Portugal ».

Nous n’avons pas été déçus, avons mangé et bu comme des papes, tout cela pour 21 €…

Je vous donne les prix car c’est vraiment à noter, à Lisbonne, comme dans beaucoup d’endroits au Portugal, vous mangez très très très bien (plus que de raison) pour un très bon prix.

Tout cela, bien sûr, si vous fuyez les restaurants à touristes, qui sont en général ceux qui ont un rabatteur pour vous y faire entrer à tout prix (!)…

Cascais vous enchantera par ses petites rues pavées, son centre historique au charme fou, la proximité de très belles plages, des monuments chargés d’histoire et de culture.

Cette petite ville vaut vraiment le détour et vous aimerez vous y perdre sans destination précise.

Vous pouvez également louer un vélo pour parcourir la piste cyclable de la côte, qui peut par exemple vous conduire, à « Boca do Inferno », qui signifie « la bouche de l’enfer ».

Boca do Inferno
Boca do Inferno

Son nom vient de la grotte effondrée contre laquelle les vagues de l’Océan Atlantique s’écrasent violemment.

Ce spot est très apprécié des pêcheurs et vous offrira certainement un très beau moment de méditation.

Vous pourriez ensuite vous arrêter sur d’autres magnifiques plages et contempler les prouesses des beaux surfeurs ou manger une glace dans un des nombreux bars/restaurants les pieds dans le sable.

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Ça vous tente ?

Mais la voiture, nous l’avions louée surtout pour nous rendre au sud de Lisbonne, à environ 40 minutes, dans ce qu’on appelle le « Petit Paradis du Portugal », Portinho da Arrabida, situé dans le luxurieux Parc Naturel du même nom.

Après un petit passage par la jolie petite ville de Sesimbra et quelques pas laissés sur la « Praia da California », nous voilà enfouis dans la végétation sur une route improbable (attention aux amortisseurs de la voiture !).

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Quiétude, paisaibilité, vue à couper le souffle, eaux transparentes, sable fin, nous avons débarqué sur ce petit bout de paradis à l’heure du déjeuner, sans savoir que nous n’allions plus vouloir en partir, nous qui avions tant à faire !

Nous avons pu pique-niquer sur le sable, seuls au monde, et cerise sur la gâteau, en t-shirt (je vous rappelle que nous étions le 14 janvier).

Je vous laisse en juger par vous-même.

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(Désolée pour la vidéo de mauvaise qualité (le bruit, la qualité de l’image, vous noterez qu’à un moment j’ai failli tomber…)

Notre retour vers Lisbonne s’est fait sur un fond de mélancolie, à travers les spectaculaires paysages que nous offrait la Serra, avec en musique de fond, du fado, chant traditionnel portugais, chant mélancolique, évoquant généralement ce sentiment de « saudade », mot très difficile à traduire, qui évoque un manque, mais non nécessairement empreint de nostalgie, c’est un mélange de joie et de tristesse, c’est très difficile à exprimer en français.

Le fado, soit vous adorez, soit vous détestez.

En bonne pleurnicheuse que je suis, j’y suis très sensible et m’émeut facilement en écoutant cette musique.

L’amoureux n’étant pas le meilleur pour rien, a trouvé un très bon restaurant pour le soir même où l’on peut y goûter les meilleurs plats traditionnels portugais (une véritable tuerie) tout en écoutant des chanteurs de fado chanter en live.

Pour votre plus grand dégoût (le chéri est outré à chaque fois que j’en mange), j’ai eu un orgasme culinaire en mangeant leur poulpe « à lagareiro » (grillé au feu de bois, huile d’olive et ail- j’ai dû me brosser les dents 17 fois avant de pouvoir rouler de nouveau des pelles).

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Polvo à lagareiro

J’ai également pris un très bon « caldo verde », soupe traditionnelle de chou, pommes de terre et chorizo (quoi j’ai pris 4 kilos ?).

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Caldo Verde

Si vous souhaitez tenter l’expérience, il s’agit du Retiro dos Sentidos, dans le très animé quartier Bairro Alto (attention, il vaut mieux réserver), toujours à un prix très raisonnable.

Découvrir le fado, c’est comprendre un peu mieux l’histoire et la culture du Portugal.

Nous restait la dernière journée pour déambuler dans les rues de Lisbonne la vagabonde, la colorée, la parfumée, Lisbonne la fière, la vieille, la nouvelle, la généreuse, la lumineuse, la bruyante, la silencieuse.

Visiter Lisbonne c’est un voyage de saveurs, de senteurs, pour lesquels il vous faudra…une bonne paire de baskets !

Lisbonne s’est formée sur 7 collines, alors autant vous dire qu’on monte et on descend en permanence, on se muscle le fessier, et après avoir goûté tous les mets qui s’offrent à vous, vous serez ravis de faire appel à vos cuissots !

La générosité des personnes et leur chaleur humaine vous interpelleront certainement, et c’est une caractéristique que l’on retrouve dans tout le pays, les portugais sont très humbles, toujours prêts à rendre service.

Les quartiers de Lisbonne à visiter sont très nombreux, je ne saurai vous en conseiller un en particulier, absolument tous ont leur charme.

Alors autant vous dire que le temps aura été notre pire ennemi…tant de merveilles restaient encore à voir ou à redécouvrir.

Je vais vous faire une petite confession « guimauvesque ».

La personne avec qui vous découvrez ce genre d’endroit est déterminante ; elle peut sublimer votre séjour ou au contraire, le rendre absolument abominable.

Dans une autre vie, j’étais déjà aller à Lisbonne, dans des conditions assez similaires…j’en garde pourtant un très mauvais souvenir…c’était sans doute la mauvaise personne.

J’étais cette fois-ci si heureuse de faire découvrir à l’amoureux et de partager avec lui ce petit bout de moi.

Et c’est un pari réussi ! L’amoureux est tombé sous le charme de Lisboa !

Ces 3 jours furent pour nous idylliques. Aucune ombre au tableau, tout était PARFAIT.

Pour l’hébergement, de nombreux Airbnb très sympas sont disponibles en plein centre historique, nous avions séjourné dans l’un d’entre eux en 2014 (mais n’avions pas dormi car il était situé dans le quartier qui ne dort pas la nuit, le Bairro Alto).

Nous avons cette fois-ci opté pour un hôtel très bien placé, le MUNDIAL, à deux pas du quartier du quartier du Rossio, qui possède un restaurant gastronomique au 8ème étage, avec une vue panoramique sur la ville, dans lequel nous avons eu la chance de dîner le premier soir.

Je vous laisse avec quelques clichés qui parleront mieux que moi, et qui vous donneront peut-être envie de vous y échapper pour quelques jours (#NOFILTER).

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Enfin, je souligne  juste le fait que s’y rendre hors saison est une expérience absolument différente que par exemple en juillet ou en août où vous vous retrouverez noyés parmi les milliers de touristes 😉 (c’est du vécu)

Nous, nous, pourrions y passer toute une vie je crois…alors, nous y retournerons !

Rendez-vous dans 365 jours pour notre escapade des 5 ans <3.

Belle semaine à tous !

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Que reste-t-il de Noël?

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Voilà, Noël est passé, des semaines de préparation pour certains, et tout s’est envolé en fumée en 2 petites journées pour d’autres.

Que reste-t-il de Noël ?

Plus grand-chose sur le compte en banque, première constatation.

Quelques jours avant les fêtes, j’ai été, comme tous les ans, à nouveau assaillie par ce sentiment de culpabilité, celui qui envahit toutes les consommatrices compulsives à la vue d’objets brillants.

Cela a commencé quand je revenais de ma consultation chez ma gynécologue pour la pose d’un stérilet (on en reparle une prochaine fois si vous voulez bien), et chez laquelle je venais de lâcher 135 €.

Parcourant toute la rue Saint-Lazare avec ce nouvel habitant au creux de mon corps, force était de constater que je n’avais jamais vu autant de sans-abris dans les rues de Paris.

Jeunes, vieux, enfants, français, étrangers, beaux et moins beaux, la précarité n’épargne désormais aucun visage.

Je me demandais alors si ces 135 € n’avaient pas été mal employés, si je ne devais pas aller me faire retirer l’intrus de suite et distribuer ces quelques billets à ceux qui avaient des besoins bien plus vitaux que les miens.

Plus je marchais, plus la douleur éprouvée dans le bas-ventre se répandait dans l’intégralité de mon grand corps tout endolori.

C’était néanmoins mon cœur qui me faisait le plus peiner, alors que je calculais (comptais sur mes doigts en fait), la somme que j’allouais à mes cadeaux de Noël, alors qu’eux, ceux que je m’obligeais presque à ne pas voir, assis sur un vieux carton de déménagement, n’avaient rien.

Je rejoignais mon quartier un peu plus maussade que la veille, lors de ma virée aux Galeries Lafayette où Noël n’est qu’explosion d’étoiles filantes.

La réalité est pourtant toute autre quand on passe la grande porte et on s’engouffre dans le métro.

J’ai honteusement eu envie de cacher mes sacs quand j’ai aperçu de nouveau cette jeune fille, dans les courants d’air de la station Chaussée d’Antin-La Fayette, cette même jeune fille que j’aperçois là depuis des semaines, cette jeune fille qui me ressemble presque.

Puis cet adolescent, guère plus âgé que mon fils, qui affiche un sourire qui me surprend (note à moi-même : faut-il que je mette l’ado à la porte pour qu’il montre ses dents ?).

Deux femmes s’approchent de lui, j’imagine alors qu’elles ont été également touchées par celui qui pourrait être leur fils.

J’apprendrai plus tard sur le quai par une de ces 2 femmes, que Nicolas vit dans la rue depuis 3 semaines, après une énième dispute familiale, cela lui était devenu insupportable.

Je rentre chez moi en me disant que le Père-Noël ne faisait pas bien son job, il distribue toujours aux mêmes, oubliant ceux qui n’ont pas d’adresse postale.

Tout cet étalage de cadeaux sous le sapin m’écœure quelque peu, j’y ai pourtant grandement contribué, cela est bien hypocrite de ma part.

J’essaie de déculpabiliser en me répétant de ma petite voix aiguë, que cela est pour faire plaisir à ceux que j’aime, il n’y a pas de mal à cela.

Pour fuir Paris et cette frénésie contagieuse avant Noël, nous partons 2 jours avec les enfants, sur un coup de tête, vivre quelques moments en famille loin de tout cela.

Nous nous ressourçons, mangeons beaucoup trop, rigolons, avons froid, les enfants se disputent, et surtout, nous sommes ensemble et c’est le plus important.

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A l’ouverture des cadeaux, dimanche matin, la principale préoccupation des petits, avant même de savoir ce qu’il y avait dedans, était celle de savoir qui avait récolté le plus de paquets.

Cela en devient déplaisant.

Mais à qui l(m)a faute ?

Aujourd’hui, les poubelles débordent d’emballages de papier doré déchiré sans aucune considération pour les petites mains qui l’ont plié avec amour, les chambres regorgent de nouveaux jouets, et les enfants ne sont pas là.

Bien sûr, le Père-Noël nous a encore une fois drôlement gâtés, trop, cela en devient gênant quand on regarde les infos, que l’on lit les journaux, que l’on lève un peu le nez de son téléphone dans la rue.

J’apprécie ENORMEMENT chacun des cadeaux qui m’a été fait, bien évidemment (je les kiffe grave).

Mais savez-vous ce que je retiendrais le plus ?

Les moments passés avec la smala, le fait d’avoir pu nous réunir avec les 2 familles.

Je les apprécie d’autant plus que je sais que mes parents ne seront plus en France l’année prochaine et c’est comme si Noël allait perdre tout son sens.

Car sans cette même famille, il y a 7 ans, alors que le monde s’écroulait autour de moi, c’est moi qui aurait pu me retrouver assise sur un bout de carton de déménagement, dans le métro, à regarder les autres courir avec leurs immenses sacs remplis de présents, ceux-là mêmes qui n’auraient pas eu un seul regard pour moi.

Alors, que reste-il de Noël ?

Des sourires, des rires, des pleurs, des moments de colère, des cris, des punitions, de l’énervement, parfois un peu de désespoir mais tous ENSEMBLE.

Et ça, cela ne s’emballe pas.

Distribution d’amour sur tous et bien évidemment, bonnes fêtes !

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L’adolechience (suite)

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Après notre traité de paix à Amsterdam, dont je vous parlais ici , une furtive prise de conscience s’était effectuée, puis, le retour au lycée a vite fait retrouver à l’adolechient ses caractéristiques d’origine : souriant, aimable, toujours content, obéissant, travailleur.

Bien sûr.

Cela fait maintenant 4 ans que cela dure (oui futurs parents, sachez que l’adolechience commence de plus en plus tôt, si vous souhaitez en tenir compte dans votre business plan) et j’estime être en droit de savoir quand est-ce que ça se termine ???!!!

La maison s’est transformée en hôtel all inclusive pour l’adolechient, des invités peuvent même faire leur apparition parfois, sans réservation préalable ou sans que je ne puisse leur facturer 1 centime.

En général, les invités sont de la même espèce, c’est pour cela qu’ils s’entendent bien entre eux et se soutiennent avec le même regard hagard et la même expression niaise (oui, celle qui donne envie de les emplafonner avec une super droite).

Ils réagissent de la même façon quand on leur demande de débarrasser la table, ranger les chaussures qui trainent dans l’entrée ou comble de la mère coincos et has been à souhait, poser le portable dans le salon à 21H30 (tenez-vous prêts à faire un massage cardiaque la première fois que vous lui demanderez…et les 100 suivantes d’ailleurs).

Sachez que l’adolechient ne profite pas des parties communes de l’hôtel, il reste cloîtré dans sa chambre 24/24 et y prendrait même ses repas si on l’y autorisait.

Les repas, on en parle ?

Si vous voulez voir l’adolechient esquisser une grimace qui pourrait s’approcher d’un sourire, servez-lui des frites, des hamburgers et des pizzas.

Toute tentative d’introduire une palette d’aliments s’approchant du vert, vous vaudra des grognements préhistoriques et un lancer de « merde, putain, fais chier ».

Aucune parole ne sera dirigée à votre attention, pendant le repas, le seul son que vous entendrez sortir de sa bouche sera l’éternel soupir, le soupir de celui qui est forcé à manger des carottes, de celui qui se demande bien ce qu’il fait avec 2 vieux qui s’embrassent et minaudent comme des ados (le comble), de celui qui est au bout de sa vie parce que « putain, c’est trop nul ».

Avec l’adolechient, tous les gens sont cons, sans exception, cela me rassure quelque peu car si c’était limité à nous, je commencerai vraiment à me remettre en question.

La seule façon de faire sortir l’ado de sa chambre et l’inviter à profiter des autres installations est ce que j’appelle la méthode radicale : suppression des choses les plus importantes de sa vie, vous l’aurez deviné, l’ordinateur et le portable.

Sans ces deux fondamentaux de son existence, l’ado errera comme un zombie ou une abeille qui n’arrive pas à retrouver sa ruche, au choix.

Il revêtira son plus beau costume de Calimero et vous menacera de se jeter par la fenêtre.

Il se forcera alors à essayer d’être presque gentil pour récupérer son précieux.

Il y a une autre façon de voir l’ado devenir sociable quelques instants éphémères: quand il a envie que vous lui achetiez un vêtement ou une paire de chaussures qui coûtent la moitié de votre salaire et vos 2 jambes, mais ça, il s’en fout.

Pour l’adolechient, l’apparence compte plus que tout, il faut pouvoir s’affirmer et se démarquer des autres par son supposé pouvoir d’achat.

Pour l’adolechient, faire tout le temps la gueule et se montrer toujours insatisfait est un genre qui se cultive.

Pour l’adolechient, la vie est toujours plus belle chez les autres.

Les parents de ses amis sont super cools, ne leur demandent jamais de mettre la table, vont tout le temps au resto et partent tout le temps en vacances dans des hôtels 5*.

Nous, on ne part qu’en Italie, en Grèce, en Sardaigne ou au Portugal, et en plus, parfois, on fait du airbnb, la honte suprême.

A l’heure où je suis en train d’écrire ce billet, je suis rentrée depuis une heure du bureau et je l’ai vu 5 minutes.

Je sais qu’il a contrôle demain et je me suis naïvement imposé de le laisser tranquille afin qu’il puisse réviser. Je passe devant sa chambre et je l’entends rire aux éclats.

Je me demande s’il s’agit bien de ma progéniture car celle là même que j’ai douloureusement mise au monde ne montre jamais ses dents, s’esclaffe encore moins comme une baleine.

Je rentre en furie dans sa chambre et le voit en plein face time, « j’ai besoin de me ressourcer tu comprends ».

« Je comprends surtout que tu vas aller mettre la table ».

Sachez, les amis, qu’hier même, je lui ai acheté le précieux auquel il aspirait depuis des mois (un manteau pour lequel j’ai du hypothéquer l’appartement). J’ai adopté la méthode GIGN : tu me donnes ça (bonne humeur, travail à l’école, participation à la vie de la maison) et je fais des efforts pour contribuer à ce que toi tu considères ton bonheur.

Je ne suis pas certaine que cela marche, voyez-vous, mais j’essaye, par tous les moyens.

Tout cela me rend vraiment triste.

Devoir quémander à son enfant un peu d’empathie, qu’il vous témoigne un peu d’affection et une once de reconnaissance, cela me fatigue, vraiment.

Je me sens désabusée, comme Claude François, « mal-aimée », et je me demande parfois si tout ce que nous faisons en vaut bien la peine.

Bien sûr que l’adolescence est une période difficile, que ce sont nos enfants, que nous les aimons plus que tout et nous devons être là pour eux, mais à quel prix, parfois ?

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Je rêve de retrouver ce petit garçon enjoué et souriant qu’il était quand il ne m’arrivait pas encore à la taille, qui me sautait dans les bras et m’appelait tendrement maman, tout simplement.

Tu me manques.

Quand allons-nous retrouver des rapports affectifs dignes de ce nom, quand va cesser ce conflit?

Vous savez, vous, quand est-ce que ça se termine, l’adolechience ?

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Lectures d’automne

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Quelques longues semaines d’absence de la toile, parsemées d’embûches mais aussi parfumées d’espoir.

D’autres penseront que je fais ma Diva et que je me fais désirer.

Que nenni.

La vie est ainsi parfois, a-t-on-besoin d’en dire plus ?

Je m’évade follement grâce à mes lectures, et étant une fidèle des livres papier (je n’éprouve absolument pas le même plaisir sur une liseuse, c’est comme l’amour avec une capote pour moi, vous voyez ?), mes yeux délaissent non sans une petite pointe de satisfaction, toute forme d’écran.

Mes infidélités au web m’ont donc conduite sur le chemin de nombreux livres, tous très différents, avec des messages et des histoires hétéroclites.

J’ai choisi de partager avec vous 3 de ces lectures, pour des raisons très différentes.

Vous savez que je ne suis pas la spécialiste du pitch que je n’affectionne d’ailleurs pas particulièrement de faire, mais, plutôt du partage d’émotions ressenties, cela me ressemble plus.

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Je commencerai par un livre qu’on destinerait au premier abord plus aux femmes, puisqu’il s’agit de la biographie de la créatrice de mode Diane Von Furstenberg, « The woman I wanted to be ».

Il s’agit en fait du deuxième volet de ses mémoires car elle avait déjà publié 16 années auparavant « Diane : a signature of life ».

J’avais envie d’en connaître en peu plus sur celle dont j’admirais d’abord les robes aux célèbres imprimés, la beauté et l’élégance.

Diane von Furstenberg est considérée comme une des femmes les plus influentes au monde, mais vous seriez surpris par son parcours quelque peu chaotique pour être la femme qu’elle est aujourd’hui, et surtout, la femme qu’elle voulait être : forte, indépendante, aimante et aimée.

Je vous confesse qu’au début du livre, j’ai rapidement pensé que le livre allait être « so cliché » : sa maman avait miraculeusement échappé à la mort dans un camp de concentration nazi, Diane a très tôt baigné dans l’aristocratie et la jet-set qui lui ont permis de côtoyer beaucoup de célébrités, ce qui a priori lui aurait gentiment facilité la vie, blablabalabla.

Puis j’ai rapidement changé mon fusil d’épaule (c’est quand j’utilise ce genre d’expression que je me dis qu’il faut que je songe au lifting).

Diane s’est révélée très tôt une femme d’affaires passionnée, créative, entrepreneuse, déterminée, n’ayant peur de rien.

Elle est en parallèle devenue princesse en épousant le beau Egon von und zu Furstenberg et très jeune maman de deux enfants.

Mais Diane ne voulait pas se contenter d’être femme de.

Elle rêvait d’indépendance, de créer et faire rêver.

La robe portefeuille qu’elle a elle-même dessinée et créée, lui a très vite valu reconnaissance et argent.

La suite ne fut pas toute rose.

Diane est avant tout une créative et pas une financière. Ses sociétés ont connu maintes fois des déboires économiques, qui l’ont contrainte à vendre, puis à tout recommencer de 0, à plusieurs reprises.

Jamais Diane n’a abdiqué ou a pensé que c’était fini pour elle, Diane, c’est un exemple de persévérance et combat.

Elle a affronté de cette même façon un cancer, un divorce, des désamours, son passé, toujours la tête haute, en assumant parfaitement ses actes et leurs conséquences, toujours avec beaucoup de lucidité.

Aujourd’hui adulée et très respectée, très engagée aux côtes des femmes, Diane, est en quelque sorte le symbole d’indépendance féminine et rien que pour cela, son parcours mérite d’être lu et connu.

Mon seul bémol va à la mauvaise traduction du livre en langue française, ce qui entraîne quelques fautes de syntaxe et même d’orthographe.

Source https://www.unidivers.fr
Source https://www.unidivers.fr

Dans un tout autre registre, le deuxième livre dont je souhaitais vous parler est le roman de Baptise BEAULIEU, « La ballade de l’enfant gris », un véritable tourbillon d’émotions intenses, qui vous prennent aux tripes, au cœur et tout autre partie de votre corps qui vibre à la lecture de mots à la fois délicats et percutants.

Vous connaissez peut-être le blog de Baptise Beaulieu Alors Voilà, si ce n’est pas le cas, allez-y jeter un œil avec un mouchoir ou deux (attention je n’ai pas dit que vos larmes ne seraient que de tristesse, au contraire, bande de crocodiles).

Dans ce roman, qui est son 3ème si je ne m’abuse, Baptiste, inspiré de son expérience de médecin généraliste dont il parle avec tant de sensibilité, humour et beauté sur son blog, nous raconte l’histoire d’un jeune interne en pédiatrie, d’un petit garçon à la personnalité si attachante, atteint d’une maladie incurable et de sa maman, si secrète, qui n’est pratiquement jamais au chevet de son fils, sans que l’on comprenne le pourquoi de cette attitude qu’on ne peut qualifier que de cruelle.

Je ne vous en dirai pas plus sur l’histoire, ô combien bouleversante.

On ressent toute l’émotion et la frustration de Baptiste qui planent au-dessus de ce merveilleux roman, clairement inspiré par le choc qu’il a ressenti lors de la disparition d’un de ses jeunes patients.

On ne comprend pas tout de suite, on s’interroge, on est souvent dans le noir, on souffre, on est en colère, on est triste, on a envie de percer les mystères.

Mais on sourit et on rit aussi, beaucoup.

On voyage, on s’illumine, on a peur, on ne veut presque plus savoir puis si, quand même, on veut tout savoir, vite.

Ce roman est un poème lyrique, une quête vers l’humain, une symphonie de couleurs sur un fond de fantaisie.

J’ai été prise à la gorge par des émotions si différentes, la tristesse, la tendresse, l’espoir, la bienveillance, la sensibilité, la douleur, la magie, l’inconnu.

Au travers de ces dualités de sentiments si forts auxquels on ne peut rester insensible à moins de s’appeler J.R Ewing (oui cette référence me dicte une nouvelle fois la nécessité du recours au lifting), les mots de Baptiste Beaulieu m’ont rappelé un peu Agnès Ledig dans sa façon de nous faire entrevoir le beau dans ce qui ne l’est pas forcément.

Alors, si comme moi, vous aimez avoir le rimel qui coule et le nez tout rouge, le cœur qui palpite, partez en ballade avec l’enfant gris.

9782714470980

Le troisième livre a été acheté sur un coup de tête alors que je flânais à la librairie des Galeries Lafayette, à la recherche de mon amie perdue.

La couverture m’a plu, le titre avait un goût d’espoir et de légèreté, « La tentation d’être heureux ».

Les « happiness books » se multiplient ces dernières années, et je ne suis pas la dernière à m’en nourrir et à m’en délecter, ce type de lecture fait toujours du bien, n’en déplaise à Yann Moix.

L’auteur de ce roman est Lorenzo Marone, un ancien avocat qui a décidé d’embrasser sa première passion, l’écriture.

Vous l’aurez deviné, l’écrivain est italien, tout comme le héros principal de l’histoire, Cesare, vieil homme de 77 ans, vivant seule dans la grouillante ville de Naples.

Ronchon à tout heure, Cesare déteste avant tout être vieux et ne prend de pincettes avec personne, ni même avec ses enfants (coucou papa).

Pourtant, dès les premières lignes, j’ai été conquise et je suis devenue la meilleure amie de Cesare : je le comprenais.

Je ne pourrai pas dire qu’un roman sur la vieillesse puisse être considéré très sexy ; néanmoins, encore une fois, je me suis rapidement attachée à chaque morceau de cette fresque de vie italienne, à chaque personnage, tous touchants à leur manière.

Marié à une femme qu’il n’aimait pas, ayant exercé une profession qu’il a toujours détesté, plus près de sa demeure ultime que de sa jeunesse, c’est en décidant de tendre la main aux autres que Cesare sera à son tour, tenté par le bonheur.

Lorenzo Marone ne tombe pas dans la niaiserie pour nous décrire ces portraits de vie, ces drames familiaux, ces tragédies de l’existence.

Il le fait parfois même avec un certain cynisme, un réalisme décapant, tout en subtilité.

Nous sommes souvent aux portes du drame dans ce roman, nous le touchons même du bout des doigts, c’est parfois d’une grande violence.

C’est avec lucidité, humour et justesse que notre spirituel héros napolitain affronte son quotidien avec un nouvel objectif : essayer d’être heureux le peu de temps que la vie voudra bien lui accorder, et surtout, essayer de rendre ses proches heureux avec les moyens que possède un vieux monsieur.

Cela peut vous paraître complètement bateau dit ainsi, pourtant cela ne l’est pas, croyez-moi.

Ce livre m’aide grandement à me remettre en question en ce moment.

Priorisez ce qui nous rend vraiment heureux au détriment de la superficialité de nos existences, Cesare le comprend peut-être un peu tard mais il le comprend encore à temps.

Certains s’acharneront toute une vie à passer à côté de la leur car ils n’ont jamais fait la différence entre l’essentiel et le futile, l’important et le désuet, le vrai bonheur et le faire semblant.

Pour ces raisons, cette petite pépite feel-good doit se retrouver sous le sapin d’une personne qui vous est chère, elle comprendra forcément le message.

J’ai lu sur ce livre une phrase qui l’illustre parfaitement :

« Un livre à mettre entre toutes les mains de ceux qui souhaitent mourir plus heureux et moins idiots » (Isabelle Falconnier, L’hebdo sélection Payot).

Vous êtes arrivés jusqu’ici? Vous êtes trop forts. Merciiiii!

Et vous, avez-vous des lectures à me conseiller, à partager ?

Bonne semaine à tous !

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Octobre 2016

Source : https://captainphoenix.com

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Cela fait plus d’un mois que je ne suis pas passée par ici.

Les préoccupations et les déboires dont je vous avais parlé dans mon précédent billet occupent trop mon esprit pour que je puisse me concentrer sur autre chose, en tout cas, de la façon dont j’aime à le faire, de manière spontanée et parfois même irréfléchie.

Le mois d’octobre s’est écoulé si lentement les jours de semaine et si vite les week-ends que je ne sais réellement si je l’ai vu passer.

Je me suis beaucoup réfugiée dans la lecture, j’ai acheté des livres par dizaine, à tel point que le libraire m’a demandé mon 06, si si…ne vous emballez pas, c’est le sosie de Mr Bean, beauté à laquelle je ne suis pas particulièrement sensible.

J’ai découvert des petites pépites dont j’espère pouvoir vous parler bientôt, j’ai essayé de m’inventer une autre vie à travers tous ces personnages.

J’ai eu pendant tout ce mois d’octobre une sensation de vertige, de déséquilibre, d’inconnu et de mal-être, comme si je n’habitais pas mon corps et j’observais tout cela de loin.

Et pourtant.

Ces mêmes déboires et toutes ces préoccupations peuvent rapidement devenir si insignifiants et minuscules quand la vie vous montre que d’autres personnes ont un combat bien plus difficile que le vôtre à jouer, et surtout, à gagner.

Oh que oui.

Je me sens tout à coup comme une petite pleurnicheuse, une sale gosse gâtée, une ingrate.

Sans doute avez-vous déjà entendu parler d’octobre rose, n’est-ce pas ?

Je ne fais évidemment pas référence aux jolies couleurs du ciel pendant tout l’été indien que nous avons eu la chance de vivre.

Il y a quelques jours, alors qu’un pressentiment étrange m’habitait, une amie chère m’annonce avec beaucoup de poésie, qu’elle aussi était concernée par « octobre rose ».

Quel difficile paradoxe que celui existant entre la douceur de cette couleur féminine par excellence et la violence d’une annonce pareille.

Je me rappelle être restée sans mots pendant quelques minutes, sur le quai de la gare, avoir raté mon train, avoir balayé mes larmes avec les mèches rebelles de mes cheveux, me demander pourquoi elle.

J’entends alors sa voix douce qui la caractérise tant, sa beauté, ses mots encourageants, son attitude toujours si positive, son écoute, sa classe naturelle, la belle personne qu’elle est.

C’est drôle cette histoire de seins finalement, nous en avons toujours beaucoup parlé ensemble, ils nous ont toujours semblé essentiels à notre féminité, nous les choyons, les mettons en valeur, nous les aimons, n’est-ce pas mon amie ?

Mille questions et pensées m’ont traversé la tête.

Je n’imagine même pas comment sont ses nuits et ses jours depuis la révélation de cette épreuve.

Car oui, il s’agit d’une épreuve qu’elle vaincra, je le sais.

Je l’ai vue, nous avons parlé, nous avons un peu pleuré, mais nous avons ri aussi.

Dans ces moments, on se rend compte comme jamais de l’importance de sa famille et de ses amis, de leur capacité à nous aider à traverser toutes les étapes de ce Koh-Lanta de la vraie vie.

Et de ce côté là, je sais qu’il n’y aura pas de soucis car une personne qui irradie autant d’ondes positives ne peut qu’en recevoir que des montagnes en retour.

Ce n’est pas le billet le plus drôle et plaisant que j’ai écris, je le sais, mais sachant la difficulté que mon amie éprouve à en parler, et je ne peux que le comprendre, je voulais lui dire que putain, elle fait chier parce qu’on avait des trucs prévus, là tout de suite.

Je voulais lui dire aussi que bien que je ne puisse être physiquement à ses côtés, pour les raisons que nous connaissons toutes les deux, les mamies ultra connectées que nous sommes ne nous empêcherons pas de rester proches.

En fait tu vas sûrement me lire, alors autant m’adresser directement à toi, suis-je bête.

Tu peux m’appeler, m’écrire quand tu veux, pour tout, pour rien, pour qu’on blasphème, pour qu’on les traite de gros cons et d’impolis (ces … qui ont investi ta si belle poitrine sans avoir déposé un dossier d’autorisation préalable), qu’on parle mode, fringues, chocolat, de nos enfants, de nos prochaines retrouvailles, de nos bras que l’on trouve trop flanbys.

Tu as le droit de craquer, d’être de mauvaise humeur, d’avoir mal, de pleurer.

Je sais que ta positive attitude finira toujours par prendre le dessus et c’est ce qui va te faire passer la ligne d’arrivée avec les félicitations du jury, si tu ne le sais pas encore, moi je le sais, et je sais de quoi je parle, compris baby ?

Ah j’oubliais…prépare tes fesses aussi car nous allons passer de longues heures assises à papoter la prochaine fois que nous nous verrons, la dernière fois ce n’était que l’apéro.

A toutes les femmes, j’ai envie de leur dire d’aller vite se faire tripoter les seins si vous ne l’avez pas fait depuis un moment.

Ce n’est pas le préliminaire le plus agréable qu’il soit, je vous l’accorde, mais un dépistage précoce peut vous permettre de construire vos projets comme vous l’avez rêvé dans vos douces nuits et de ne pas vivre un cauchemar.

Pour ma part j’y vais jeudi.

Et je relativise, tellement, si tu savais, tellement.

Ce billet est sponsorisé par l’amitié sans limites, la force, le courage et la volonté de vaincre, traits de caractère tous présents chez toi, ma chère amie.

Love, (Je rajoute X Style X Life et je me prends pour Garance Doré),

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Trouver l’équilibre entre sa vie perso et sa vie pro

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Ce week-end était un week-end sans hommes.

Sans le petit, sans le moyen, sans le grand.

Je ne vais pas cacher que j’apprécie ces moments où je me retrouve seule avec moi même.

Mes poils aux pattes, mon duvet, mon haleine douteuse et mon pyjama, nous nous retrouvons en toute intimité, sans contrainte de temps ou de savoir-vivre.

Naturellement, quand tu as du temps avec toi même, ton cerveau, aussi petit soit-il, ne peut s’empêcher de retourner ta vie à l’envers, la refaire dans tous les sens, il se permet parfois même de te donner des leçons.

Telle une protagoniste de l’amour est dans le pré, j’ai passé mes dernières nuits et bribes de journées à ruminer les dernières décisions que j’ai pu prendre ainsi que leurs conséquences directes dans ma/notre vie.

La dernière en date est celle du changement de boulot, qui s’avérait certes nécessaire.

Seulement, ai-je fait le bon choix ?

Mon cerveau a plutôt tendance à inscrire un grand NON sur mon front en caractère 72, au marqueur indélébile noir, et le dicter clairement à mon corps qui m’envoie des signaux de détresse.

Le pire que c’est mon cœur a l’air de dire la même chose, ce qui est finalement bien plus grave.

Ma raison me dit de patienter, mon cœur me dit de fuir.

Evidemment, ce n’est pas sans conséquence sur notre quotidien, sur l’humeur ou sur la manière de regarder la vie et de la ressentir.

Sommes-nous des éternels insatisfaits ?

Avons-nous besoin de cocher absolument toutes les cases pour être pleinement épanouis ?

Confucius disait déjà il y a bien longtemps que nous avons tous deux vies et que la deuxième commence quand on comprend qu’on en a qu’une.

On a tous envie de suivre à la lettre cette célèbre et si intemporelle citation du philosophe et envoyer péter nos angoisses et nos doutes parce que le plus important est de vivre pleinement chaque instant sans se laisse polluer par les imperfections de nos existences.

Ah si seulement c’était aussi facile que de manger une plaquette de chocolat comme je peux le faire dernièrement sans une once de culpabilité, si, seulement si.

Dans ces moments là, je me dis qu’il faut que je remette sur la table la liste de mes priorités.

L’équilibre entre la vie personnelle et la vie professionnelle est souvent très compliqué à atteindre.

Plus que jamais aujourd’hui, je dois me raccrocher à ce qui à mes yeux est le plus important : c’est complètement bateau, bien sûr, mais c’est d’avoir trouvé celui qui me complète, celui avec qui je peux tout partager et qui me rend heureuse comme jamais je ne l’ai été.

A choisir, sans réfléchir une seconde, je préfère vivre ce que je vis avec l’amoureux plutôt que d’être épanouie dans mon boulot.

Je ne suis pas à plaindre sur de nombreuses autres facettes de cette boule colorée qu’est la vie.

Nous avons par exemple la chance de nous offrir assez souvent (beaucoup de proches nous le font remarquer), des escapades ici et là-bas, qui nous permettent de nous retrouver loin de cette routine qui peut vite grignoter votre couple et prendre un abonnement longue durée chez vous.

De quoi je me plains alors ?

Avoir un job génial ne me servirait de rien, si, le soir, quand je rentrerai à la maison j’étais malheureuse avec un Super Connard.

Je le sais bien, puisque je l’ai déjà vécu.

Le malaise est pourtant inévitable en ce moment car le fait de me lever tous les matins à reculons, nous pourrit sérieusement les journées, soyons honnêtes.

Ceux qui me connaissent savent que je suis une bosseuse, fonceuse, de nature plutôt enjouée que pleurnicheuse.

J’essaie de relativiser, écrire ce billet est d’ailleurs une sorte de méthode Coué, mini-thérapie éclair, je vous remercie par avance de votre écoute, sincères salutations.

Comment prendre assez de recul pour accepter qu’une mauvaise décision professionnelle ne doive pas devenir une véritable plaie qui entame les autres sphères de mon existence ?

J’ai donc pris mon stylo et mon bloc-notes chipé dans un hôtel parisien après une nuit torride (il faisait très chaud hein), et y ai inscrit de mon écriture enfantine, tous les côtés positifs et négatifs de ma vie, de notre vie, qui me passaient par la tête.

Force est de constater que le + l’emporte sur le – (je suis pourtant nulle en maths).

Seulement, certains facteurs ont une valeur exponentielle, n’est-ce pas ?

A moi donc de rééquilibrer les choses et de donner à chaque vecteur, la puissance que je décide vraiment de lui donner…rolala on dirait que j’ai fait un BAC S.

Mon travail des prochains jours est donc d’arrêter de placer la barre trop haut et assumer que je ne peux pas être à 200% sur tous les terrains en ce moment, bien que je ne vous cache pas que cela reste pour moi un objectif.

M’extraire de cette angoisse de l’échec est fondamental pour retrouver l’équilibre.

Je serai alors prête pour rebondir à nouveau et retrouver cette harmonie entre la vie perso et la vie pro, essentielle pour moi, pour le couple, il ne faut pas le nier.

D’ailleurs, j’ai déjà un plan d’attaque, je ne suis pas du genre à me laisser abattre.

En attendant, je R-E-L-A-T-I-V-I-S-E et me nourris de bonheurs instantanés en poudre (et de chocolat, en tablette).

Je vous quitte pour faire mon gâteau invisible aux pommes, vernir mes ongles avec l’incontournable rouge Chanel Pirate et m’épiler la moustache.

Le plaisir de manger et l’art de se faire belle sont aussi une excellente thérapie !

Si j’ai le temps, je regarderai même pour la 259 ème fois, Love Actually, meilleur anti-déprime de la planète, (qui est maintenant sur Netflix les gars !!), enfin, si l’amoureux est d’accord.

Et vous, qu’est-ce qui est le plus important? Etre épanoui en amour ou au travail?

Bonne fin de week-end à tous et bon courage pour la semaine !

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Un rêve andalou

06:55, Ben Harper entonne les premières notes de la musique qui me sert de réveil.
Je l’assomme de mes doigts lourds et engourdis.
Encore 5 minutes.
J’étais en train de rêver.
Je rêvais d’Andalousie, je rêvais de Cadix et je faisais la belle.
La luminosité qui ne se dégage pas au travers des stores laisse deviner une autre journée grise.
Dans mon rêve, il y avait du soleil, pas le même que chez nous, un soleil  enivrant.
Je me rappelle également ce bleu, ce bleu du ciel qui invite à aimer la vie, plus fort qu’ailleurs.
Je revois cette lumière capable d’illuminer la plus grande ombre, cette lumière qui fait briller différemment les âmes, les rues, les journées mais aussi les nuits.
Je peux à nouveau humer cette douceur de vivre à l’espagnole, respirer le parfum de l’huile d’olive, je suis ivre, faute à la sangria.
Je revois ces enfants courir partout, heureux, sur les plages, sur les places immaculées des villages, dans les patios de leurs maisons aux tons chauds.
Je ne veux pas me réveiller.
Je plongeais mes doigts dans le sable chaud et je me souviens de ne plus vouloir bouger.
J’avais des bouclettes dessinées par l’eau salée de l’océan, dans lequel j’avais plongé sans aucune déconvenue.
Je me rappelle l’amour et les jolis mots, les promesses et les caresses.
Je me promenais sur de belles plages, là où les reflets magiques de l’eau se laissaient admirer sans rien demander en retour.

Je n’avais pas le souvenir d’avoir vu un si joli coucher de soleil, le voir se baigner à son tour dans le bleu de l’océan, et parsemer l’horizon de ses magnifiques couleurs orangées, là-bas, à Conil.

Que c’est bon de rêver.

Encore 5 minutes.

Je prenais le temps, comme s’il n’existait pas vraiment, à la manière des habitants de cette si jolie région.

Je visitais de bucoliques villages blancs, écoutais leur apaisant silence, marchais dans leurs rues sous une chaleur écrasante, et j’aimais ça, oh oui que j’aimais ça.

Je tire la couette un peu plus sur moi.

Je voyais l’Afrique, tout là bas, au large, et m’imprégnais des parfums aux saveurs d’Orient, depuis Medina Sidonia.

Je ne savais pas où commençait le ciel, où s’arrêtait la mer.

Je croisais des familles entières aux terrasses de Jerez de la Frontera, une bière dans la main, un pincho dans la bouche.

J’écoutais la mélodie joyeuse de la vie, du flamenco, des rires et des cris, tout est permis.

Je respectais la foi que je touchais de prêt, j’essayais de me réfugier dans ses bras.

Et je me voyais bien vivre là-bas aussi.

Et si ce n’était pas un rêve ?

Venez, je vous emmène dans mes souvenirs, vous me direz si vous avez envie d’y retourner avec moi ?

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Il est où le bonheur?

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A l’heure où se publiera ce mini –billet sponsorisé par la Compagnie Internationale de la Minauderie, nous serons dans l’avion pour une destination ensoleillée comme nous les affectionnons tant.

Tu ne prendras donc pas connaissance de ce billet avant lundi.

Peut-être que j’aurai réussi à te dire tout ça, après 3 pichets de sangria.

Peut-être que j’aurai encore aussi un peu mal au ventre, toujours mes poches sous les yeux, cette petite boule dans la poitrine qui fait presque exploser mon soutien-gorge déjà trop petit, ma peau toute rouge à force de me gratter à cause de ce stress auquel je n’arrive pas à faire face.

La rentrée n’a pas été facile pour moi, changement de boulot, de travail, d’univers.

Comme dirait mon poto Christophe Mae, on s’attache.

Et oui, je m’étais attachée à certaines personnes que je voyais au quotidien et me voilà redevenue une lycéenne boutonneuse, dans un établissement que je ne connais pas, avec des personnes qui me toisent et se demandent ce que je fais là, moi, la merdeuse.

C’est ça d’être trop belle.

Tu connais donc la cause de ce grand stress qui te désespère aussi car tu n’aimes pas me voir ainsi, je ne le sais que trop, surtout parce que ça affecte durement ma libido (on se calme, c’était pour la rime).

A l’heure où se publiera ce billet, ce sera également ton anniversaire, beau gosse !

En route pour l’Andalousie pour jouir de mon propre cadeau (d’anniversaire), nous allons fêter également le tien au son du flamenco, plutôt chouette, c’est sûr, pepito mi corazon.

Tant de choses que je ne te dis pas dernièrement alors que tu fais tant pour moi, sans jamais rien me demander en échange, à part peut-être quelques fois, de manger mon carré de chocolat ou que je défile dans la maison en culotte petit bateau.

Je suis venue te dire que je m’en vais j’apprécie tellement toutes tes petites attentions au quotidien pour me rendre la vie plus agréable, me rendre ma peine plus supportable.

Je sais que je ne te le dis pas assez.

Etre en couple, c’est être à deux, bien que j’aie toujours détesté les mathématiques, jusque là tout va bien.

Sauf que, souvent, lorsque les difficultés surgissent, chacun regarde son nombril ou sa quéquette, au choix, et chacun sa merde.

Avec toi, être à deux n’a jamais été si authentique, je comprends ce que vivre à deux veut dire.

Très tôt d’ailleurs tu m’avais révélé ton adage « Seul, on va plus vite, à deux, on va plus loin ».

Je sais exactement ce que ces mots signifient aujourd’hui.

Ta compréhension, ta bienveillance, ton temps, ces déjeuners où je ne fais que me plaindre, ton sourire, ton regard, ton optimisme, toutes ces choses que je ne saurai toutes nommées, toutes ces choses que tu m’offres si généreusement.

Les morceaux de comté et de marmelade que tu me glisses amoureusement dans la bouche, le petit coca zero toujours prêt dans le frigo, mes olives préférées, ta bonne humeur que l’on peut tous t’envier, tout ça, je prends.

Je peux le prendre parce que tu donnes, sans compter.

Merci de rire à mes blagues pourries, à mes imitations foireuses, de regarder l’Amour est dans le Pré avec moi, de m’aimer, tout simplement.

Merci de rendre tous les tracas du quotidien moins lourds et jetables.

Merci de me trouver belle, même au petit matin, alors que je ressemble à un Yorkshire délavé.

Merci de me faire sentir unique, de me regarder amoureusement TOUJOURS (comment tu fais?).

Merci de m’avoir fabriqué un dressing pendant que j’étais partie en vadrouille à Amsterdam.

Merci d’être en train de préparer le dîner pendant que j’écris ces quelques lignes, sans me poser une seule question.

Merci de m'offrir des moments comme celui-ci
Merci de m’offrir des moments comme celui-ci
Je pourrai remplir mille pages de MERCI que cela ne saurait nullement représenter tout ce que tu m’as apporté depuis que tu es entré dans ma vie avec ta chemise rose à fleurs par cette journée glaciale d’hiver.

Comme dirait mon autre poto Joe Cocker « You are so beautiful ».

Et pour répondre à Christophe qui demande à tout le monde « Il est où le bonheur ? », j’ai envie de lui dire « Call me baby ».

Happy Birthday (my) young baby.

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Traité de paix à Amsterdam

Quelques jours avant la fin de mon préavis qui ne passait décidément pas assez vite (3 mois cela semble une vie entière quand tu arrives au bureau à reculons tous les jours) et surtout avant la rentrée, je pris une bien inconsciente décision, certains la qualifieraient même de masochiste.

Les relations avec l’ado ne faisaient en effet qu’empirer, malgré les vacances, la Sardaigne et tout le bien être qu’un humain normalement constitué devrait ressentir après cette parenthèse bleutée.

Nous courions droit au mur et je ne souhaitais absolument pas que l’ado rentre au lycée avec cette colère inexplicable, de même que je ne voulais vraiment pas commencer mon nouveau job avec le sentiment d’avoir échoué, une nouvelle fois.

C’était ça ou la noyade accidentelle dans la Marne. Si, si.

Il avait été très dur pour lui de se faire une place entre les deux petits pendant les vacances, qui monopolisaient sans cesse l’attention de tous, et, l’amoureux qui, remplissant parfaitement sa mission, restait très proche de moi.

J’ai donc été, il faut le dire, très peu disponible pour lui, encore moins quand je le voyais tous les matins (vers midi en fait) avec son attitude blasée et qu’il se montrait heureux et enthousiaste comme si nous nous trouvions en Syrie.

Je recentrais donc tous mes chakras (mais vraiment tous), cassais ma tirelire et oubliais au passage les nouvelles chaussures que je voulais m’acheter pour la rentrée pour lui proposer quelques jours en amoureux, dans une destination qui pouvait lui plaire assez pour qu’il sourisse naturellement 5 fois pendant le séjour (les fois où il s’aperçoit qu’il y a du Wi-Fi ne comptent pas).

Vous aussi vous trouvez que je suis suicidaire, n’est-ce pas ?

Nous voilà partis pour Amsterdam, avec pour objectif principal la signature d’un traité de paix.

Je comptais sur la déconnexion de la réalité quotidienne et de la routine pour pouvoir réussir à communiquer de nouveau avec lui.

Pendant 4 jours je n’aurai pas à lui rappeler de mettre la table, de prendre sa douche, de descendre les poubelles, d’arrêter de faire la tête.

Pendant 4 jours, j’allais devoir le supporter 24/24H, mais que m’était-il donc passer par la tête????

OMG

C’était juste lui et moi, hors de notre périmètre, sans avoir à courir après le temps, sans avoir à faire semblant.

Comme pour dans un couple, je suis convaincue qu’un break peut être salutaire pour redonner un nouveau souffle à la relation parents-enfants.

Il s’est montré très content et surpris à la fois, quand je lui ai annoncé que nous ne partions que tous les deux.

Puis il s’est inquiété de savoir si tout allait bien entre l’amoureux et moi, trouvant totalement anormal que nous ne voyagions pas ensemble (bah oui alors !).

Rassuré sur ce point, son inquiétude se déporta vite sur la présence du Wi-Fi dans notre hôtel.

Pendant 4 jours, j’ai donc partagé mon intimité et la même chambre d’hôtel que mon fils, il a pu admirer ma scoliose et mes fesses parfaites de très près, j’ai fait pipi la porte ouverte, communion totale je vous dis.

Il m’a demandé pourquoi je ne faisais jamais la grosse commission, l’heure était venue de lui expliquer mes problèmes de transit ( il ne croit plus à l’histoire des paillettes, l’amoureux si).

Si je dois faire un bilan aujourd’hui, je peux dire qu’il est positif.

Nous ne nous sommes presque pas disputés, il s’est montré plutôt de bonne composition malgré les heures de marche indispensables pour explorer la ville, il n’a presque pas râlé.

Je dis presque car un ado qui ne râle pas et avec lequel vous ne vous disputez pas, n’est pas un ado, vous le savez bien.

Je pense avoir lâché du lest et toléré certaines ado-attitudes qui m’horripilent au quotidien.

J’ai laissé couler.

Parfois, cela est nécéssaire.

J’ai essayé de lui faire plaisir au maximum et il ne s’en est pas privé.

Un ado ne perd jamais le nord, sachez le, quand cela concerne son intérêt personnel.

Je lui ai donc accordé quelques bons restaurants et quelques séances shopping.

Peut-être devrai-je, dire « NOUS nous sommes accordés ».

Ce serait définitivement plus juste.

J’ai pris conscience qu’il fallait que j’arrête de penser que je fais quelque chose pour lui, je dois me convaincre que je le fais pour « NOUS ».

J’ai essayé de lui parler, de lui expliquer à nouveau certaines choses, plus calmement, la douceur de nos journées permettait de rendre certains sujets moins lourds et pénibles.

Nous les avons rendus plus légers et comestibles, assis sur un ponton au bord de l’Amstel, contemplant la façon de vivre de ces jeunes amstellodamois, insouciants.

Il ne manquait plus que vivre ensemble notre première expérience dans un des nombreux coffee shops de la ville (nous ne l’avons pas fait, hein).

La ville, l’a t-il aimée ?

Il a ADORE !

Il a été séduit par son charme incroyable, par ses maisons aux façades colorées et dingues, son ambiance folle, son originalité, la vie de ses habitants qui se compose allègrement autour de l’eau.

Amsterdam, c’est une ville qui vit en orgie permanente : le nombre de restaurants et de bars est juste surréaliste, tout semble se tourner vers la fête et la joie de vivre, vous tournez la tête et vous avez toujours quelque chose à faire, à admirer, à boire ou à manger, cela grouille de gens partout, it’s AMAZING !!!

A Amsterdam, toutes les folies sont autorisées !

L’ado a évidemment émis le souhait de faire une virée dans le Quartier Rouge, sans savoir vraiment ce qu’il allait y trouver et surtout ce qu’il allait ressentir, poussé par la curiosité et le sentiment d’interdit.

Passée l’excitation et après avoir vu quelques jolies (et d’autres moins jolies, beaucoup moins jolies) créatures de très près, derrière leurs vitrines, il a affirmé se sentir dégoûté de ce commerce de la femme et de ses attributs, qu’il ressentait même de la peine…

« Pourquoi les hommes viennent si nombreux ici pour ça, maman? ».

Une bière s’imposait…

Mon fils avait donc un cœur…

Je ne suis pas convaincue que l’ado ai changé pour autant et que demain matin, quand il se réveillera, il me fera le baise main et m’appellera « Mère », que je ne sois pas obligée de lui rappeler de mettre son linge sale dans le panier ou de déposer son portable dans le salon à 21:30.

Je sais néanmoins qu’il a été ravi de partager un moment en tête à tête avec sa daronne, entre parenthèses, avant la frénésie et l’angoisse de la rentrée.

Nous avons virtuellement signé un traité de paix, à Amsterdam.

Je vous laisse ici avec quelques clichés pris à Amsterdam et Haarlem (magnifique ville située à 15 minutes en train d’Amsterdam que je crois même avoir préférée, c’est so charmant).

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Devant chaque petite maison…un banc, invitant à la paresse
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Nous ne nous lassions pas de ses jolies façades

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Des bières, un paquet de chips, des amis, un bateau…c’est parti!
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Vélos, trams, bus, métros, tout est fait pour bien se déplacer dans Amsterdam
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Dans une petite rue de Haarlem
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Gold Bike…la classe !
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Tombée de la nuit sur Amsterdam

 

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A l’entrée du Quartier Rouge

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UN SOURIRE !!!!! (ça n’a pas de prix)

Si vous aviez encore un doute, Amsterdam est une destination idéale pour tous, tous y trouvent leur compte, fêtards, célibataires, romantiques, ados, enfants, amoureux, férus de culture, homos, hétéros…c’est une des villes les plus démentes que j’ai pu voir.

Bon courage à tous ceux qui sont en train de préparer leur cartable !
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