Parce que je t’aime tout là-haut jusqu’au ciel #2

Ce billet, je n’avais pas idée que j’allais l’écrire il y a 20 minutes.

En ce moment aucune envie d’écrire ni de m’adonner à aucune de mes passions, le médecin ma dit « REPOS ABSOLU MA PETITE DAME ».

Milles excuses de ces mille pièces jetées ainsi sur la toile de façon désordonnée.

Pourtant j’ai eu le temps cet après-midi de réfléchir, entre la préparation de mon moelleux au chocolat pour mon ado et le guacamole pour l’amoureux.

Attendez, j’ai d’ailleurs encore un peu d’avocat sous les ongles.

Voilà, c’est mieux, je me disais aussi que je sentais la mexicaine un peu périmée.

Puis pour me détendre, je lis un peu ce qui se passe sur la blogosphère.

Je tombe sur la dernière perle de Ginie, oui parce qu’on ne parle plus de billet avec Ginie, à chaque fois tu sais que c’est un bijou, tu n’en connais juste pas la couleur et c’est ça qui est génial.

Je vous écris encore avec des sanglots dans la voix, désolée si vous y voyez la morve qui en découle.

Je lis dans ce billet tout l’amour pour son bébé qui a fait sa première rentrée aujourd’hui.

Vous l’avez certainement lu, ri, souri et même pleuré si vous avez un petit cœur, que vous soyez parent ou pas; si ce n’est pas le cas, vous êtes un peu con, pardonnez-moi la franchise.

Tiens, tu peux te rattraper , espèce d’inculte : http://www.femmesweetfemme.fr/cetait-le-3-septembre-2015/

Je me suis mise à pleurer parce qu’indirectement j’ai fait le parallèle avec mon ado.

Il a 13 ans, et non, évidemment, ce n’est pas sa première rentrée.

La nature de nos rapports est plutôt houleuse, le commun des mortels me dit que c’est la puberté qui la dicte, la maman que je suis, trouve que je suis juste mauvaise.

Il me trouve trop cool quand je lui achète des T-Shirts Eleven Paris et lui prête mes Stan Smith, mais me fait sentir Maman Yeta quand je refuse qu’il sorte avec un copain que je ne connais pas.

Il revient de 3 semaines de vacances avec mes parents et j’ai su qu’il a glissé à ma maman avant de rentrer dimanche dernier « J’espère que maman va être contente de me retrouver ».

Oui parce qu’à cause de cette foutue phase de la vie qu’on appelle l’adolescence (mais Dieu, pourquoi nous as-tu imposé ça, on pouvait pas éviter les boutons, problèmes de code, besoin d’un développeur ?), nos rapports sont biaisés.

Attention cher lecteur, j’ai dit biaisés et non pas baisés, tu es fatigué si c’est ce que tu as lu.

Mais ce n’est pas faux non plus, j’aurai pu dire baisés.

Et donc, tu penses que je ne t’aime pas.

Ce que tu ne sais pas, parce que j’essaie de ne pas te le montrer, c’est que je ne dors plus depuis 2 mois.

Depuis exactement 63 jours où j’ai entamé une guerre contre les services de l’Education Nationale.

Parce que je veux le meilleur pour toi.

Même si tu es souvent insolent, dédaigneux, à la limite de 10 coups de ceinture (et je ne parle pas de sadomasochisme, maintenant que tu connais 50 nuances de Grey), je parle de réelle sanction face à ton comportement, à la limite du supportable.

Pourtant, pour toi, je me bats.

J’ai épuisé mon énergie à écrire des centaines de mails, des dizaines de courriers, passé des dizaines de coup de fils pour que tu sois dans l’école que j’avais choisie pour toi.

L’éducation Nationale en a décidé autrement jeudi dernier et nous déclare ainsi la guerre.

Elle ne sait pas que j’étais super forte à Street Fighter sur ma Nintendo.

Tu m’as surprise et tu t’es armé de courage,tu as ravalé ta bile cent fois sur le chemin de ce collège où tu as fait ta rentrée hier, cet établissement dont nous ne voulons pas tous les deux.

J’ai senti ton désarroi et lu dans tes yeux toute ta peur et ta tristesse quand je t’ai laissé seul et désemparé face à cette bande de gros cons et de petites connes.

Je sais ce que tu as ressenti aujourd’hui et je souligne ta noblesse de caractère, tu as fini par t’effondrer dans mes bras, une fois arrivé à la maison.

Je ne te croyais pas si fort, pardonne moi si je me suis trompée.

Ce que je veux te dire, mon fils, c’est que malgré les problèmes de santé auxquels je dois faire face en ce moment, une vie professionnelle aussi rose que la nuit, je n’arrêterai pas de me battre.

Pour toi.

Et tant que je n’aurai pas obtenu satisfaction, je n’arrêterai pas.

Parce que même si je suis parfois en overdose de tes demandes aussi martiennes les unes que les autres, tu es mon fils.

Tu es celui qui m’a laissé de grosses vergetures sur le ventre , alors crois-moi, je ne t’oublierai jamais.

Tu es celui qui m’a fait perdre une taille de bonnet de soutien-gorge tellement tu étais gourmand (bon, je ne vais pas me plaindre).

Tu es celui qui t’es perdu dans le métro à 8 ans alors que j’étais sur un salon professionnel et j’ai cru en mourir.

Tu es celui qui a pleuré des nuits entières en me voyant malheureuse quand les évènements de la vie ont fait que nous nous retrouvions seuls.

Tu as peur pour moi, je sais que tu as eu peur de me perdre.

Alors, écoute moi bien mon petit lascar, ma petite centrale électrique (mince le rendez-vous chez l’orthodontiste, je l’ai oublié avec cette affaire), mon petit gars aux pieds de hobbits : je ne te lâcherai pas.

Fais moi confiance.

La raison est simple, elle existe depuis la création du monde : l’amour.

Parce que je t’aime.

Et comme dirait ton petit frère, que je soupçonne d’être un petit philosophe en herbe, « Parce que je t’aime tout là-haut jusqu’au ciel ».

photo

J’ai trouvé qu’il était important de te le dire aujourd’hui, plus que les autres jours.

Ta maman qui s’habille encore comme une ado mais qui agira pour ton bien comme une adulte.

 

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