De la bienfaisance envers sa famille

A l’approche des fêtes de Noël, nous avons tous pour habitude de nous demander ce que nous faisons, chez qui nous passons le réveillon, ce que nous avons de prévu, si nous avons fait tous nos cadeaux…

Une sorte d’excitation collective qui vient se mélanger aux paillettes, aux lumières scintillantes et à la rassurante odeur de sapin qui parfume nos maisons.

Une chose est sûre de mon côté, c’est que quoi qu’il arrive, je n’envisagerai jamais de passer un seul Noël sans mes proches, c’est à dire mes parents et mon frère (en dehors de l’amoureux et de mes enfants, cela va de soi).

Au delà des différends qui nous ont opposés, des conflits qui nous ont parfois séparés, de ces épreuves nous sommes ressortis renforcés.

C’est pourquoi j’ai du mal à comprendre que l’on puisse passer cette fête (indépendamment de la religion embrassée), loin de ses parents, loin de ses enfants.

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Pour moi, Noël c’est avant tout les retrouvailles familiales.

Oui, sans aucune équivoque, Noël représente à mes yeux les fous rires entre frères, faire tourner ses parents en bourrique, revoir ces Polaroïds usés par nos regards sur le canapé, un plaid recouvrant les genoux de parfois 4 générations.

Manger à n’en plus pouvoir, jouer à ce jeu de société juste pour faire plaisir, regarder ce vieux film déjà visionné tant de fois.

Oui, regarder pour la 1001 ème fois Love Actually, Sissi, Maman j’ai raté l’avion, les bêtisiers de fin d’année et partager nos éclats de rire et nos émotions.

J’ai cette petite boule au ventre qui me chuchote de ne pas m’en mêler, parce que voilà, cela ne me regarde pas ou peu finalement.

Mais cette petite voix dans ma tête me chantonne également d’essayer de faire quelque chose et je ne peux m’empêcher d’y penser.

C’est mon point de vue très personnel et chaque famille a ses blessures, son histoire, un parcours plus ou moins difficile.

Je trouve que comme pour beaucoup de choses de nos jours, nous avons tendance à faire de moins en moins d’efforts.

La distance, certaines difficultés et autres excuses parfois bancales remplacent trop facilement à mon goût les valeurs familiales.

On ne se déplace plus, on est fatigué, on est débordé, c’est trop compliqué.

J’ai du mal avec tout cela.

Peut être mon raisonnement est-il stupide, ringard ou déplacé.

Mais souvent je pense à moi dans 20 ans et je me dis que je serai profondément blessée de ne pas être assise à table avec mes enfants le soir de Noël.

Pourquoi les aurai-je eus, ces divines créatures, si je ne peux partager avec eux ces moments de magie ?

Voir les yeux qui pétillent, lever ma coupe de champagne, entendre le crépitement du feu dans la cheminée, voir les cadeaux se dénuder de leurs robes dorées.

Nonobstant les difficultés, les divergences ou querelles qui pourront nous habiter,  j’espère bien que nous réussirons toujours à nous réunir pour ces occasions spéciales, bien qu’il ne faille pas, bien entendu, attendre ces moments pour se retrouver.

J’espère bien que les enfants feront l’effort de venir à moi, malgré toutes les barrières que la vie aura peut-être dressées entre nous.

Et si ce n’est pas eux qui le font car parfois les choses ne sont pas si simples d’explications, c’est moi qui irai à eux.

Car je trouve qu’il y a des rendez-vous qu’on se doit de ne pas manquer.

Parce que la vie est bien trop courte pour ne pas bien l’honorer.

Certainement aussi parce qu’un jour nous pourrons le regretter.

Il faut parfois essayer d’oublier, quelques instants.

Pardonner aussi il est important.

Personne n’est parfait, le sommes-nous vraiment ?

Laissons-nous entraîner par cette féerie de Noël et imprégnons-nous de cette légèreté et gaieté qui s’en dégagent.

Ouvrons nos cœurs et ayons un peu de bienfaisance envers notre famille.

A Noël, tout est possible…

9 réflexions sur “De la bienfaisance envers sa famille

  1. Je suis comme toi Cristina. Ces choses sont importantes pour moi. J’ai passé quelques Noel loin des miens, ce furent les plus douloureux. Tout n’est pas parfait dans nos familles respectives mais comme tu le dis un jour il est trop tard. Et les regrets c’est moche, vivre avec c’est terrible. Aimons nous aujourd’hui. Demain n’attend pas toujours.
    Je t’embrasse bien fort.

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  2. Aimons nous,oui ,mais comment face à des parents qui ne vous aiment pas et
    refusent de se remettre en question?
    Comment pardonner lorsque le parent maltraitant ne manifeste aucun remord et continue
    de faire souffrir délibérément?
    Désolée mais ce sujet me touche particulièrement et je suis fatiguée d’entendre dire que les victimes de maltraitance psychologique ou physique doivent nécessairement pardonner alors qu’on ne leur a pas présenté d’excuses.
    Je ne verrai pas mes parents â Noel parce que c’est ce qu’il y a de mieux pour moi. Parce que à un moment donné il est vital de se libérer des contraintes et de la culpabilité, et de couper les ponts avec ceux qui nous veulent tout, sauf du bien.

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    1. Tu n’as pas à être désolée Mariella. Tu fais partie effectivement des personnes qui ont souffert et qui en souffrent encore. Je parle plutôt des parents/ enfants qui ne se voient pas à cause de chamailleries stupides ou juste parce qu’ils habitent trop loin ou ils les trouvent juste cons. En aucun cas je ne me permettrai de juger des personnes ( et il y en a beaucoup) qui ont été victimes de maltraitance de la part de leurs parents. Tu dois encore moins te sentir coupable. Bon courage. Merci pour ton message.

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  3. J’ai passé grand nombre de Noël très douloureux et il m’aura fallu 30 ans pour pouvoir enfin connaître en partie ce genre de Noël. Parfois les blessures sont trop profondes pour les mettre de côté. Et puis parfois les gens ne font pas d’effort pour des broutilles sans conséquences. Et je suis d’accord avec toi c’est bien dommage.

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    1. Bonjour Celine, oui j’en suis consciente que les choses ne sont pas si simples, surtout lorsque l’on parle de ces blessures si profondes. Je faisais surtout référence en fait à des complications et malentendus moindres qui s’enveniment par manque d’effort, volonté ou communication… J’espère que cette année tu as pu passer de bonnes fêtes. Bonne journée et à bientôt !

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  4. Je viens de parcourir un peu ton blog et j’apprecie ta franchise 🙂 Pour ma part, la distance est vraiment un facteur (j’habite au Canada) mais quand je rentre ne France j’aime les repas en famille avec tout le monde, malgré les embrouilles. D’ailleurs, a chaque retour je recolle les morceaux et réconcilie tout le monde.
    Et tien a voir, mais je te trouve tres belle sur toutes tes photos

    Aimé par 1 personne

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