Octobre 2016

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Cela fait plus d’un mois que je ne suis pas passée par ici.

Les préoccupations et les déboires dont je vous avais parlé dans mon précédent billet occupent trop mon esprit pour que je puisse me concentrer sur autre chose, en tout cas, de la façon dont j’aime à le faire, de manière spontanée et parfois même irréfléchie.

Le mois d’octobre s’est écoulé si lentement les jours de semaine et si vite les week-ends que je ne sais réellement si je l’ai vu passer.

Je me suis beaucoup réfugiée dans la lecture, j’ai acheté des livres par dizaine, à tel point que le libraire m’a demandé mon 06, si si…ne vous emballez pas, c’est le sosie de Mr Bean, beauté à laquelle je ne suis pas particulièrement sensible.

J’ai découvert des petites pépites dont j’espère pouvoir vous parler bientôt, j’ai essayé de m’inventer une autre vie à travers tous ces personnages.

J’ai eu pendant tout ce mois d’octobre une sensation de vertige, de déséquilibre, d’inconnu et de mal-être, comme si je n’habitais pas mon corps et j’observais tout cela de loin.

Et pourtant.

Ces mêmes déboires et toutes ces préoccupations peuvent rapidement devenir si insignifiants et minuscules quand la vie vous montre que d’autres personnes ont un combat bien plus difficile que le vôtre à jouer, et surtout, à gagner.

Oh que oui.

Je me sens tout à coup comme une petite pleurnicheuse, une sale gosse gâtée, une ingrate.

Sans doute avez-vous déjà entendu parler d’octobre rose, n’est-ce pas ?

Je ne fais évidemment pas référence aux jolies couleurs du ciel pendant tout l’été indien que nous avons eu la chance de vivre.

Il y a quelques jours, alors qu’un pressentiment étrange m’habitait, une amie chère m’annonce avec beaucoup de poésie, qu’elle aussi était concernée par « octobre rose ».

Quel difficile paradoxe que celui existant entre la douceur de cette couleur féminine par excellence et la violence d’une annonce pareille.

Je me rappelle être restée sans mots pendant quelques minutes, sur le quai de la gare, avoir raté mon train, avoir balayé mes larmes avec les mèches rebelles de mes cheveux, me demander pourquoi elle.

J’entends alors sa voix douce qui la caractérise tant, sa beauté, ses mots encourageants, son attitude toujours si positive, son écoute, sa classe naturelle, la belle personne qu’elle est.

C’est drôle cette histoire de seins finalement, nous en avons toujours beaucoup parlé ensemble, ils nous ont toujours semblé essentiels à notre féminité, nous les choyons, les mettons en valeur, nous les aimons, n’est-ce pas mon amie ?

Mille questions et pensées m’ont traversé la tête.

Je n’imagine même pas comment sont ses nuits et ses jours depuis la révélation de cette épreuve.

Car oui, il s’agit d’une épreuve qu’elle vaincra, je le sais.

Je l’ai vue, nous avons parlé, nous avons un peu pleuré, mais nous avons ri aussi.

Dans ces moments, on se rend compte comme jamais de l’importance de sa famille et de ses amis, de leur capacité à nous aider à traverser toutes les étapes de ce Koh-Lanta de la vraie vie.

Et de ce côté là, je sais qu’il n’y aura pas de soucis car une personne qui irradie autant d’ondes positives ne peut qu’en recevoir que des montagnes en retour.

Ce n’est pas le billet le plus drôle et plaisant que j’ai écris, je le sais, mais sachant la difficulté que mon amie éprouve à en parler, et je ne peux que le comprendre, je voulais lui dire que putain, elle fait chier parce qu’on avait des trucs prévus, là tout de suite.

Je voulais lui dire aussi que bien que je ne puisse être physiquement à ses côtés, pour les raisons que nous connaissons toutes les deux, les mamies ultra connectées que nous sommes ne nous empêcherons pas de rester proches.

En fait tu vas sûrement me lire, alors autant m’adresser directement à toi, suis-je bête.

Tu peux m’appeler, m’écrire quand tu veux, pour tout, pour rien, pour qu’on blasphème, pour qu’on les traite de gros cons et d’impolis (ces … qui ont investi ta si belle poitrine sans avoir déposé un dossier d’autorisation préalable), qu’on parle mode, fringues, chocolat, de nos enfants, de nos prochaines retrouvailles, de nos bras que l’on trouve trop flanbys.

Tu as le droit de craquer, d’être de mauvaise humeur, d’avoir mal, de pleurer.

Je sais que ta positive attitude finira toujours par prendre le dessus et c’est ce qui va te faire passer la ligne d’arrivée avec les félicitations du jury, si tu ne le sais pas encore, moi je le sais, et je sais de quoi je parle, compris baby ?

Ah j’oubliais…prépare tes fesses aussi car nous allons passer de longues heures assises à papoter la prochaine fois que nous nous verrons, la dernière fois ce n’était que l’apéro.

A toutes les femmes, j’ai envie de leur dire d’aller vite se faire tripoter les seins si vous ne l’avez pas fait depuis un moment.

Ce n’est pas le préliminaire le plus agréable qu’il soit, je vous l’accorde, mais un dépistage précoce peut vous permettre de construire vos projets comme vous l’avez rêvé dans vos douces nuits et de ne pas vivre un cauchemar.

Pour ma part j’y vais jeudi.

Et je relativise, tellement, si tu savais, tellement.

Ce billet est sponsorisé par l’amitié sans limites, la force, le courage et la volonté de vaincre, traits de caractère tous présents chez toi, ma chère amie.

Love, (Je rajoute X Style X Life et je me prends pour Garance Doré),

Signature

18 réflexions sur “Octobre 2016

  1. C est un billet magnifique pour une terrible maladie si injuste. Toutes mes pensées pour ton amie. L entourage est important dans des épreuves aussi difficiles. Je lui souhaite beaucoup de courage beaucoup d amour beaucoup de rire et qu elle puisse se débarrasser de cette merde rapidement.

    Aimé par 1 personne

  2. Depuis qu’on en a parlé, je pense à elle. Beaucoup. Parce que ce genre d’annonce est dégueulasse. Ca fait mal. A soi et aux autres. Tu as foi en elle et je crois que ça vaut tout l’or du monde d’être épaulé de cette façon là.
    Grosses bises et plein de courage à vous deux.

    Aimé par 1 personne

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