La quête du bonheur absolu

C’est avec un air certain de vacances, le soleil caressant la peau enfin dénudée après de trop longs mois d’hibernation, les verres de mojitos qui s’entrechoquent et les joies de passer ses journées dehors, que ce week-end s’est écoulé.

Certes, l’épilation n’est peut-être pas encore au point, le vernis imparfait, le cheveu rebel, mais j’étais bien.

Et si j’ai commencé le dernier opus de Virginie Grimaldi, « Il est grand temps de rallumer les étoiles », je me suis dit que le sentiment qui a embrassé ces deux jours a été le bonheur absolu.

Oui, on l’a frôlé, on l’a tenu et on essaie de le maintenir avec nous le plus longtemps possible.

Car on doit se le dire, le bonheur n’est pas linéaire ni égal, ce serait bien trop facile.

Cela s’entretient, je ne vous apprendrai rien.

Depuis la sortie de mon livre, je reçois tous les jours de nombreux messages très touchants de personnes qui partagent avec moi leur propre histoire, me font part de leurs peurs, me demandent conseil ou me félicitent d’avoir surmonté les vagues de la vie.

Ces messages me sont très précieux.

Oui, j’ai surfé, j’ai bu la tasse, je suis remontée sur ma planche, je suis retombée, j’arpente parfois de nouveau la houle mais je parviens toujours à me remettre debout et regarder vers le large.

On me demande souvent comment j’ai fait pour revenir de si loin, moi qui ai l’air si heureuse aujourd’hui et dont la vie semble si parfaite.

Je me dois en premier lieu de m’arrêter sur cette phrase.

Que signifie avoir une vie parfaite ?

Je trouve justement que l’on passe beaucoup trop de temps à la recherche de la perfection, du bonheur absolu, sans failles.

Cette quête incessante d’un idéal qui n’existe peut-être pas transforme beaucoup d’entre nous en d’éternels insatisfaits, qui partent avec un sérieux handicap sur le chemin du succès.

Depuis les épreuves qui se sont présentées à moi, et qui ne me sont pas arrivées par le plus grand des hasards, j’ai appris à distinguer le grave du moins grave, j’ai revu mon échelle des priorités mais j’ai surtout compris que l’on doit se satisfaire de ce que l’on a, parfois.

Et j’estime que je possède beaucoup, aujourd’hui.

J’ai un amoureux aimant, attentionné, et très performant au lit (même pas en rêves, je te donne son 06).

Bien que l’ado me fasse pousser la moustache au quart de tour, que son petit frère ne vive pas à temps plein avec moi, mes enfants sont en bonne santé et ne présentent pas de problèmes insurmontables ou qui nécessitent une mise en quarantaine.

Ma famille demeure mon pilier, les tensions se sont apaisées, je serai incomplète sans eux.

J’ai un job qui me plait, très prenant et consommateur d’énergie mais je suis entourée de personnes très humaines et je sais apprécier ma chance.

Je profite, dans ce contexte, de la vie autant que je le peux.

Je savoure les nouvelles rencontres, je suis heureuse d’aller vers les gens, j’accepte avec le sourire les compliments d’un chauffeur de taxi italien qui veut m’épouser, les mots adorables de mes lecteurs, un RER qui arrive à l’heure, mon physique avantageux du haut de mes 40 ans.

Mais non, je n’ai pas une vie parfaite.

Je passe tous les jours 2 heures dans les transports, je rembourse mon crédit tous les mois et rêve parfois de participer à un braquage type « Casa de Papel » (Vous ne connaissez pas ? Une fois que vous l’aurez commencé, vous ne pourrez plus vous arrêter), l’organisation de notre vie de famille recomposée est souvent titanesque et extrêmement contraignante, je m’arrache toujours les cheveux blancs à la pince à épiler, je m’endors parfois comme un cachalot ivre alors que je rêvais de me glisser dans la peau d’Eva Mendes et de sortir le grand jeu à l’amoureux (oui, je sais, c’est beau de rêver, mais si le rêve n’est plus permis, que nous reste-t-il ?).

J’ai eu la chance de publier mon premier livre, et avec lui, à l’instar des joies procurées, des déceptions se sont dessinées : l’absence de personnes sur lesquelles je pensais compter, les mots durs de certaines, les difficultés, les silences inexpliqués.

Certaines journées sont belles, d’autres moins.

Mais je n’autorise plus le négativisme à s’installer, je le transforme en positif, je pratique l’effet placebo, je m’entoure de gens bienveillants et apprécie réellement à sa juste valeur chaque moment de vie chouette qui s’offre à moi.

Si des gens m’ont déçue, d’autres m’ont comblée, si la pluie n’a cessé de ternir nos journées, le soleil retrouvé l’a vite balayée, si la connerie perce souvent, je la combats avec mon humour à deux balles.

Et si le secret ne serait pas le lâcher prise ?

Et si nous arrêtions de courir après un bonheur utopique, et si nous nous fixions des objectifs moins ambitieux, et si nous nous délections des moments simples de la vie ?

Arrêtez de vous mettre la pression, de comparer votre vie avec celle des autres (on ne sait jamais ce qui se passe chez les gens), de vous sentir inférieurs, de penser que vous n’y parviendrez jamais, de croire que les méchants triomphent toujours, que l’herbe est toujours plus verte ailleurs (parfois, elle l’est mais PAS toujours).

Voilà, aujourd’hui, j’avais envie de partager avec vous cette notion de bonheur que l’on touche souvent du bout des doigts mais dont on ne se contente pas.

Il ne tient qu’à vous de changer votre vision d’appréhender la vie.

I dit it !

Bonne fin de week-end à tous 🙂

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4 commentaires sur “La quête du bonheur absolu

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  1. Mais oui le bonheur n’est pas linéaire. Il est comme tu le dis dans l’appréciation quotidienne de ce qui fait la vie. La perfection n’existe pas, même si nous le croyons – en regardant les autres vivre, nous ne voyons que la partie émergée de l’iceberg. Le tout est d’être en accord avec soi même et de saisir ce qui se présente.
    Je t’envoie plein de douces pensées ma belle. Il faut ABSOLUMENT qu’on trouve du temps pour partager un déjeuner!!

    Aimé par 1 personne

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