Moi, les réseaux, la société.

Un petit crochet par ici pour donner des nouvelles, entre mon poke bowl végétarien (ils se sont trompés), mon clavier et mon coca zéro. J’ai reçu pas mal d’adorables messages s’inquiétant de ma disparition du blog et des réseaux sociaux.

Hey, comment on faisait avant ?

Bientôt trois mois que je n’étais pas passée vous voir.

Tout d’abord, si je ne poste plus de billets sur mon blog, c’est que je suis en phase d’écriture. Alors, entre boire et conduire, tu choisis quoi ? Je bois ! Non pas que je n’ai plus rien à dire – au contraire, je suis toujours aussi bavarde –  mais il est très compliqué d’être sur tous les fronts. Je me consacre pleinement à l’écriture de mon roman.

En ce qui concerne ma désertion des réseaux sociaux, il est vrai qu’au-delà du facteur temps, primordial quand tu as pour objectif d’écrire un livre et que tu travailles à temps complet (hors enfants, devoir conjugal, séances de psy, après-midi Ikea ou défrichage corporel), je ne m’y retrouve plus vraiment.

Je vais sans doute paraître odieuse, sans cœur et un brin égocentrique mais je ne supporte plus les gens qui se plaignent à longueur de journée. Je suis devenue totalement associable et imperméable aux plaintes redondantes que je se survole en 30 secondes sur mon fil d’actualité. Et je me pose une question. Est-ce que tous mes contacts seraient des gilets jaunes ?

Parce que se plaindre en continu, quoi qu’il arrive, ne jamais être satisfait, ne connaître que le mot non, être dans un négativisme permanent, ne voir que du noir partout, vraiment tout le temps, c’est franchement une attitude qui a une fâcheuse tendance à m’exaspérer. Logiquement, pour ne plus m’exaspérer, je ne lis plus RIEN sauf une poignée de gens dont les messages font du bien, et qui ont connaissance de l’existence des couleurs de l’arc-en-ciel, et dans les plus optimistes, certains voient même des licornes. Ça me va !

Tout le monde a son lot de problèmes et je comprends parfaitement le besoin que beaucoup ont d’échanger, de partager, de trouver de l’aide ( je l’ai moi même fait) MAIS quand tu te rends compte que ce sont toujours les mêmes, toujours les vieilles doléances stockées dans la même armoire poussiéreuse, qu’il y a toujours et encore une nouvelle raison de ne pas être content, que tous les sujets sont bons pour manifester son mécontentement, pour émettre sont lot de critiques, rabâcher sa rengaine hargneuse, moi je dis BASTA. ET si on se sortait un peu les doigt du … en trois lettres, vous l’avez?

Les commentaires sur les réseaux sociaux sont d’ailleurs devenus intolérables. Ce phénomène de bashing collectif sur la toile est juste inadmissible et un exercice de lâcheté hors pair. Comme il est glorieux de se cacher derrière son clavier et de lancer des tweets ou des commentaires assassins sur le poids de machine ou les dents de tartanpion.  What the fuck ?

Je ne commente plus rien. Je n’ai plus envie de me justifier. ET surtout, je n’ai pas que ça à foutre.

Autre catégorie de personnes que je boycotte : les gens qui ne voient que leur nombril. Ils attendent tout des autres et ne donnent rien en retour.  Ils se mettent en relation avec les personnes uniquement parce que ces personnes pourront leur apporter quelque chose. Appelez ça comme vous voulez : opportunisme, intelligence sociale, ou cynisme de la nouvelle ère.

On est loin de ne trouver que de la bienveillance sur les réseaux, très très loin.

Il y a une communauté dans laquelle je suis un peu plus active, il s’agit de Bookstagram. Une communauté de passionnés de lecture, qui partagent leurs avis sur les livres . Jusque-là, tout va bien. Et j’ai pu en effet rencontrer des personnes passionnées et extrêmement altruistes. Se retrouver autour d’une passion commune et nourrir de belles amitiés nées sur la toile grâce aux mots, quoi de plus beau ? On n’est pas toujours d’accord, certains aiment le feel-good, d’autres les polars ou la littérature américaine, on échange de tout ça autour de deux cinq mojitos et tout va bien, ce qui nous anime c’est cette passion commune des livres.

Seulement, moi, je vis un peu trop dans le monde des Bisounours. Et je me suis aperçue, il y a peu, que beaucoup des liens tissés étaient totalement biaisés.  On se mettait en relation avec telle ou telle personne parce qu’on espérait qu’elle nous apporte quelque chose en retour. On peut ne pas l’apprécier, ne pas être d’accord avec ce qu’elle dit ou fait mais elle a de l’influence, elle connaît des gens, elle peut nous être utile dans notre projet. Une très bonne copine est d’avis qu’il n’y a rien de mal, c’est comme ça que cela fonctionne, il faut apprendre à utiliser les personnes, la société est ainsi faite.

Et bien désolée, ça, je ne sais pas faire. Cirer les pompes, être suce-boules, cracher sur les gens et cinq minutes après les mettre sur un piédestal, nope. Très peu pour moi.

J’avais été assez choquée, lors d’un rencontre auteurs/ blogueurs d’entendre une personne médire avec un certain talent l’écriture et les livres d’un auteur qui était présent et l’adouber de superlatifs dans la seconde suivante. Cette personne avait elle-même un projet d’écriture et le rêve de se faire publier dans la maison d’édition dudit auteur. Et de fil en aiguille, je me suis aperçue qu’il n’y avait pas que des gentils dans ce milieu-là non plus.

Je suis peut-être trop stupide ou utopique mais dans mon univers pailleté, on parvient plutôt à ses fins de façon honnête. Au mieux, un coup de bite chance peut venir nous pousser vers la bonne voie.

La Fontaine illustrait d’ailleurs très bien les choses dans sa fable Le Corbeau et le Renard.

« Apprenez que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute ».

Voilà, vous connaissez maintenant la bonne et les mauvaises raisons de mon silence par ici.

Portez-vous bien, soyez honnêtes et généreux, il n’y a que ça de vrai !

A un de ces quatre !

Signature

 

P-S : désolée pour ce titre sans aucun intérêt, je n’ai pas trop le temps de travailler mon référencement Google en ce moment 🙂

8 commentaires sur “Moi, les réseaux, la société.

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  1. Coucou Cristina,
    Tu n’es absolument pas stupide juste très lucide sur les gens. Beaucoup de gens ne voient que leur nombril et ne lèvent le nez vers les autres que lorsque ces autres sont susceptibles de leur apporter quelque chose. C’est triste mais heureusement, on rencontre parfois des personnes sincères et bienveillantes !!
    J’espère que l’écriture de ton livre avance bien, j’ai hâte de te lire, j’avais tellement aimé ton 1er roman.
    Bises
    Sabrina

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  2. Coucou Cristina,
    Tu n’es absolument pas stupide juste très lucide sur les gens. Beaucoup de gens ne voient que leur nombril et ne lèvent le nez vers les autres que lorsque ces autres sont susceptibles de leur apporter quelque chose. C’est triste mais heureusement, on rencontre parfois des personnes sincères et bienveillantes.
    J’espère que l’écriture de ton livre avance bien, j’ai hâte de te lire, j’avais tellement aimé ton 1er roman.
    Bises
    Sabrina

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  3. Coucou,
    J’essaye de ne plus faire part de mes états d’âme sur les réseaux parce-que ça n’apporte rien.
    J’essaye de me reconvertir de trouver ma voie.
    Concernant le travail que tu avais quitté il me semble ? Tu en as un autre ? ou à 100 % dans l’écriture du roman ?
    Ou tu écris en plus de ton travail ?
    Je comprends ta désertion des réseaux, c’est un monde quand même assez…. faux !
    Bonne journée!
    Dounia

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  4. Que dire de plus ? L’hypocrisie à toute fin utile je n’y crois pas non plus… Je pense que dans tous les milieux, il y a toujours une justice et que le travail et le mérite finissent par payer. Je crois savoir que l’édition est un milieu très fermé et te connaissant j’imagine à quel point ça doit être difficile pour toi de trouver ta place. Mais j’ai hâte de lire ton prochain roman et j’adorerais te revoir autour d’un café quand tu auras le temps 🙂

    je t’embrasse

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  5. Hello Cristina !

    Ravi d’avoir de tes nouvelles !
    Ravi que tu ailles bien !

    Ravi que tu aies pris le clavier à bras le corps !

    Puis-je me permettre de t’interpeller sur la forme « Moi, les réseaux, la société. » quant au fait de critiquer l’égoïsme ? C’est justement une telle tournure de phrase qui le dénote ! Ou est-ce voulu ? Bon, vu que tu le dis toi-même que ce titre est « sans aucun intérêt », ça ira ! 😉

    Un détail de casse c…… comme moi, désolé, je suis trop perfectionniste…

    Comme toi, je ne supporte plus les gens qui se plaignent à longueur de journée. Cependant, je suis choqué que tu relies cela aux gilets jaunes. Je n’en suis pas un mais je trouve que tu es sévère. Il me semble qu’il faille faire un distinguo. En effet, quel est le point commun entre la personne qui chouine tout le temps parce qu’elle est enrhumée (tu sais, celle qui a toujours un pet de travers), celle qui se plaint de son coiffeur, de son voisin, de son chien, de sa mère, de son nombril…et celles qui ne supportent plus l’injustice sociale, qui en ont marre de la politique ultralibérale élyséenne ?

    On ne parle que des trains en retard, pas de ceux qui arrivent à l’heure…

    Dénoncer en permanence ce qui ne va pas dans notre société n’est pas une posture négative. C’est parce qu’il y eu des féministes qui ont dit « non » au patriarcat que tu as plus de droits qu’à l’époque de ma grand-mère ; c’est parce qu’il y a des insatisfaits, que le monde changera, parce qu’ils veulent, par exemple, une autre planète pour leurs enfants… Ces plaintes-là sont nées d’un constat et c’est justement parce qu’il y a de l’optimisme (voire de l’utopie), du positif qu’elles ne sont pas « noires » ; bien au contraire !

    J’en fait partie et ça ne m’empêche en rien d’être aussi dans l’aide, le partage, l’écoute…, la bonne humeur et la joie de vivre.

    La France est un pays où l’on a habitué les citoyens à tout attendre de l’État. Or, les temps changent et cela passe par la plainte et surtout l’action qui suit la plainte : beaucoup de personnes se sortent les doigts de l’endroit auquel tu fais référence pour produire mieux (alimentation, écologie…), pour inventer un monde nouveau. Pas celui des Bisounours où on ne fait rien, enfin, si, se maquiller, être tendance…, poster des photos de chats et de licornes !

    Toutes ces personnes qui donnent des coups de pieds dans la fourmilière ne passent pas leur temps à dénigrer autrui sur les réseaux sociaux, à troller ; elles agissent pour le bien commun sans rien attendre en retour : c’est cela l’altruisme. Mais la base de tout ça : c’est la plainte.

    Seul, on ne va pas loin : c’est pour cela qu’il faille se créer un réseau, pas pour cirer des pompes mais pour s’unir dans un même désir, un même paradigme.

    Je sais que tu sais ; on n’aborde pas le sujet selon le même angle.

    Je ne te mets pas sur un piédestal mais sache que tu es une des blogueuses que j’affectionne le plus. Pas besoin de médire dans ton dos, tu me connais, ma franchise et mon honnêteté sont souvent peu diplomatiques mais je préfère être ainsi plutôt que me taire, et surtout que d’être dans la flatterie.

    Je te souhaite tout le meilleur pour ton nouvel ouvrage. Prends soin de toi. Bisous.

    Chriss

    Aimé par 1 personne

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