🎁 Les livres Ă  mettre sous le sapin ce NoĂ«l đŸŽ„

Ça y est, le froid s’est installĂ©, les journĂ©es sont si courtes qu’on a l’impression de ne vivre que de nuit, les catalogues de jouets emplissent nos boĂźtes aux lettres, oui, oui, NoĂ«l arrive Ă  grands pas !

Comme chaque année maintenant, je dresse ici la liste de livres que je vous conseillerai de mettre sous le sapin.

Parmi les livres que j’ai lus en 2019, j’en choisirai cinq, d’univers et d’auteurs complĂštement diffĂ©rents : il y en a pour tous les goĂ»ts, feel-good, littĂ©rature amĂ©ricaine, premiers romans et, en sĂ©lectionnant les titres, je me suis aperçue qu’ils avaient tous un point commun : l’AMOUR !

L’amour sous toutes ses formes : passionnĂ©, destructeur, maternel, indestructible, intemporel.

Pour commencer, NoĂ«l arrivant Ă  grands pas, comment ne pas vous suggĂ©rer une comĂ©die romantique ?

Si comme moi, vous avez vu 110 fois le film dĂ©sormais culte « Love Actually » – c’est Ă  dire Ă  chaque NoĂ«l et chaque petit coup de blues- ce livre est fait pour vous !

J’ai eu du mal Ă  le croire quand j’ai lu sur la couverture que  » Un jour de dĂ©cembre » de Josie Silver, publiĂ© aux Editions Charleston,  Ă©tait l’équivalent littĂ©raire de « Love Actually « .

Dubitative, je me suis lancĂ©e dans la lecture de ce livre de 478 pages le jour mĂȘme de son achat et je l’ai littĂ©ralement dĂ©vorĂ© !
IngrĂ©dients : romantisme, amour, amitiĂ©, Londres, NoĂ«l, deuil, famille, mariage, rĂȘves, les choix de vie.
Ajoutez : une pincée de tendresse, quelques grammes de tristesse, un bouquet garni de douceur.

Le tout sur fond de bande-son « Last Christmas Â», on A-D-O-R-E !
Laissez mariner quelques heures.
Et cela donne quoi ?
La meilleure romance que j’ai lue depuis longtemps !
Des chapitres courts et vivants, un panel d’émotions (j’ai versĂ© ma petite larme Ă  plusieurs reprises), des personnages plus qu’attachants, une rĂ©flexion sur l’importance de nos choix de vie.
Tout cela sur un ton fluide et trĂšs agrĂ©able Ă  lire, jamais Ă  la limite de l’overdose de guimauve ou trop gnangan, je vous l’assure.
Je suis encore sous le charme de cette histoire d’amour, peut-ĂȘtre devrai-je dire ces histoires d’amours dont je ne juge pas nĂ©cessaire de vous en dire un peu plus car on ne peut rĂ©sumer ce livre Ă  une quatriĂšme de couverture : il faut le vivre !
Impossible que ce livre ne soit pas adapté au cinéma !

 


Un deuxiĂšme livre autour de l’amour, mais cette fois-ci, on parle ici de l’amour qui vous brĂ»le les entrailles, qui vous tord le ventre, celui qui peut vous dĂ©truire.

J’ai fait quelques pauses dans ma lecture parce que parfois ça faisait mal, moi aussi j’avais la nausĂ©e, trop de souvenirs qui remontaient Ă  la surface.
Comment lutter contre l’attirance inexplicable, l’alchimie des corps parfaite que l’on ne rencontre qu’une fois, les tripes qui se broient, le manque abrasif de l’autre.
Ils ont pourtant essayé.
Lui est marié, a une petite fille.
Elle, vient d’ĂȘtre demandĂ©e en mariage Ă  New-York, le rĂȘve de beaucoup d’entre nous.
Et ça vient les percuter en pleine face.
Vivre cet amour fou, se contenter d’instants volĂ©s Ă  l’autre, faire l’amour, jouir, se quitter, tomber, ne plus ĂȘtre capable, recommencer, ne pas avoir le courage, avoir peur, souffrir, ĂȘtre fort, ĂȘtre faible, tromper, mentir, ĂȘtre incapable de rĂ©sister, ĂȘtre lĂąche, tout recommencer, ne jamais en avoir assez.
Combien de temps peut-on vivre cela?
C’est beau, c’est fou, on espĂšre, on veut que ça cesse, on sait que c’est impossible, on a mal, on a la respiration coupĂ©e.
Jusqu’à avoir tellement mal d’aimer, que l’on doit basculer vers la haine.
AprĂšs tout , «  On ne meurt pas d’amour Â», mais putain, en attendant qu’est ce que ça peut faire mal.

Géraldine Dalban-Moreynas signe ici un bouleversant premier roman aux Editions Plon, qui nous entraßne dans une chute vertigineuse et inéluctable.
J’ai beaucoup aimĂ© sa plume franche et directe, qui ne sombre jamais dans le pathos malgrĂ© la douleur qui nous dĂ©vore les entrailles.
Bravo !
Un trùs grand coup de 💖 pour ma part.



Attention, prĂ©parez vos mouchoirs. Eric-Emmanuel Schmitt, a publiĂ© cette annĂ©e aux Ă©ditions Albin Michel, « Journal d’un amour perdu », immense hommage de l’auteur Ă  sa maman.

VĂ©ritable dĂ©claration d’un amour Ă©ternel, intemporel, fusionnel.Comme l’auteur, depuis toute petite, je suis littĂ©ralement obsĂ©dĂ©e par la disparition de ma mĂšre, que je me crois incapable de pouvoir affronter un jour.
Une terreur d’anticipation.
N’est-on vraiment jamais prĂ©parĂ© Ă  la perte de celle qui nous a portĂ©, Ă  couper les liens de sang et de chair, Ă  rester en vie alors qu’elle ne l’est plus ❓
Dans un rĂ©cit trĂšs fort en Ă©motions, d’une touchante sincĂ©ritĂ©, l’auteur qu’on ne prĂ©sente plus, se livre comme le petit garçon qu’il est toujours. Il nous dĂ©peint son dĂ©sarroi, sa dĂ©tresse face Ă  ce qu’il redoutait le plus. « Son absence a tant de prĂ©sence ». Affronter cette nouvelle rĂ©alitĂ©, ne plus ĂȘtre le fils de, ne plus travailler pour recevoir son approbation, perdre son centre de gravitĂ©.
Être incapable d’avancer, remĂ©morer les moments de bonheur, la personne lumineuse qu’elle Ă©tait et se demander ce qu’elle aurait souhaitĂ©.
C’est justement dans ces rĂ©miniscences de moments de joie qu’ Eric-Emmanuel Schmitt va puiser sa force pour continuer.
Elle n’aurait pas voulu qu’il demeure inconsolable, qu’il cesse de crĂ©er et de se vouer Ă  sa passion pour l’écriture, le thĂ©Ăątre, la musique.
Il croit mourir de chagrin, le monde est devenu cauchemar. « Cesser d’avoir mal Ă  l’ñme, cesser d’avoir mal au corps. »
Elle est pourtant toujours présente, partout.
Des signes de la vie, ici, lĂ , viendront l’aider Ă  ne plus flĂ©chir, Ă  redonner aux jours une douce saveur.
Une lutte des plus difficiles, certainement le livre le plus dĂ©licat et intime que l’auteur ait eu Ă  Ă©crire.
J’ai Ă©tĂ© extrĂȘmement touchĂ©e par ce rĂ©cit sensible, sur un sujet des plus universels, par cette plume poĂ©tique et authentique.
Merci Monsieur pour ce grand livre !


Une histoire d’amour improbable, fusionnel, dĂ©structeur, mais aussi un amour de l’art.

Une fois n’est pas coutume, le livre que je vous propose maintenant est le premier roman de l’autrice amĂ©ricaine Whitney Scharer, « L’Ăąge de lumiĂšre » (Editions de l’Observatoire) qui nous offre une immersion dans le Paris des annĂ©es 30, plaque tournante de l’art, Paris bohĂšme, peuplĂ© des plus grands artistes de ce dĂ©but du vingtiĂšme siĂšcle.
On ne raconte plus Man Ray, l’illustre photographe et acteur du mouvement surrĂ©aliste, sa relation avec la non moins cĂ©lĂšbre Kiki de Montparnasse, ses frasques nocturnes avec le bande de Dali, ses photos de mode mondialement connues.
Lee Miller, jeune et belle mannequin amĂ©ricaine, dĂ©barque dans ce Paris bouillonnant avec l’intention de passer de l’autre cĂŽtĂ© de l’objectif : elle rĂȘve de devenir une grande photographe.
Lors d’une soirĂ©e Ă  laquelle elle atterri par hasard, elle fait la connaissance de Man Ray, dont elle conserve la carte.
Elle finit par frapper Ă  sa porte pour lui demander de lui apprendre son art.
Man Ray ne veut pas d’elle comme Ă©lĂšve – il ne partage pas de bon grĂ© ses connaissances- mais lui octroie un poste d’assistante.
Au fil de jours, une tension Ă©lectrique et Ă©rotique s’installe entre eux : ils se cherchent, s’apprĂ©hendent, et ne tardent pas Ă  devenir amants
dans la chambre noire.
Lee devient sa muse, Man Ray est fou d’elle, jaloux , Ă©gocentrique – comme presque tous les gĂ©nies-, possessif, et, surtout ne reconnaĂźt pas son talent.
Il ne faudrait pas que l’élĂšve dĂ©passe le maĂźtre.
Pour cette biographie romancĂ©e, Whitney Scharer s’est inspirĂ©e de faits rĂ©els mais s’est Ă©galement beaucoup documentĂ©.
Le résultat est fascinant.
Nous pĂ©nĂ©trons dans un univers artistique et sensuel, cĂŽtoyons Jean Cocteau ou Paul Eluard, les fumeries d’opium, les expositions, l’envers du dĂ©cor de la vie bohĂšme d’artiste.
Le portrait et l’évolution de Lee Miller au fil du livre et de sa vie, sont tout simplement Ă©blouissants. J’ai appris la grande femme qu’elle Ă©tait, derriĂšre l’artiste, sa force et son talent, ses fragilitĂ©s qui ont façonnĂ© l’artiste absolue qu’elle est devenue.
J’ai beaucoup aimĂ© la construction du roman, l’écriture fine et parfois charnelle, la peinture de ces deux personnages ensorcelants.
Une trĂšs grande rĂ©ussite pour un premier roman envoĂ»tant, qui mĂ©rite d’ĂȘtre mis en lumiĂšre !



Si j’avais su peindre, j’aurai composĂ© une fresque pour Ă©voquer ce magnifique roman dont j’ai savourĂ© chaque page.
Claire Berest nous livre ici un magnifique deuxiĂšme ouvrage, « Rien n’est noir », PubliĂ© aux Editions Stock.
Une fresque oĂč se mĂ©langeraient les nuances de bleu, de rouge de jaune et de noir.
Autant de nuances pour dépeindre la passionnelle et folle relation entre Frida Kahlo et le maßtre Diego Rivera.
Elle, petite, frĂȘle, Ă  la santĂ© fragile, au tempĂ©rament de feu, verre de tequila Ă  la main, un talent pour manier le pinceau qu’elle ne reconnaĂźt pourtant pas.
Lui, monstrueux par sa taille et son poids mais aussi par son talent, exubérant, coureur et séducteur invétéré.
Elle, elle veut ĂȘtre sa Fridita, aimer par et pour lui, trouver l’admiration et l’approbation dans son regard, elle veut ĂȘtre son reflet sur la toile.
Lui, l’aimera, malgrĂ© les cicatrices et les frĂ©missements de ses membres et de son cƓur.
Mais comment ?
Il veut ĂȘtre libre, aussi.
Pour lui, elle souffrira, se battra, aimera plus fort que nous en serions peut-ĂȘtre capables, s’enivrera, dĂ©livrera ses plus belles peintures.
Quelle relation explosive et fascinante ! Une pĂ©riode incroyablement riche, entre Mexico, San Francisco, Paris, New-York, les annĂ©es 30, le rĂ©alisme, les fĂȘtes d’anthologie, la condition de la femme, la dĂ©couverte de cette immense et envoĂ»tante artiste qu’est Frida Kahlo.
Car elle est lĂ , bien vivante, grĂące Ă  la magnifique plume de l’autrice .

Un destin hors du commun.
J’avais adorĂ© « GabriĂ«le » des sƓurs Berest, j’ai suradorĂ© ( si, j’ai le droit) « Rien n’est noir ».
Et cette couverture, on en parle ❀ ?


VoilĂ , vous avez ici mon TOP 5 des livres Ă  offrir pour NoĂ«l. J’en ai aimĂ© beaucoup d’autres, Ă©videmment, au cours de cette annĂ©e, il est toujours difficile de faire un choix. Je vous avais proposĂ© quelques livres Ă  emmener en vacances, cet Ă©tĂ© sur Instagram, que vous retrouverez ici.

Pour ma part, je suis encore en train de dresser la liste de livres que j’aimerai bien trouver dans ma chaussette (qui devra ĂȘtre trĂšs grande!).

J’en profite pour vous donner des nouvelles de mon projet d’Ă©criture de Roman 2 car je reçois de temps en temps de gentils petits messages qui me demandent oĂč j’en suis.

J’ai du le mettre entre parenthĂšses quelques mois car j’ai du m’investir dans un projet personnel qui m’a pris beaucoup de temps, et ĂŽ, grande dĂ©tresse, j’ai dĂ©couvert que je n’Ă©tais pas Wonder-Woman et que je n’Ă©tais pas capable d’ĂȘtre prĂ©sente sur tous les fronts.

Les choses se remettent petit Ă  petit en place et je vais pouvoir m’y consacrer de nouveau Ă  partir de janvier. Je vais Ă©galement retravailler l’orientation premiĂšre que je souhaitais lui donner, car aprĂšs la lecture de mon manuscrit par un professionnel de l’Ă©dition, de nouvelles idĂ©es sont venues Ă  moi. Je suppose que c’est aussi cela Ă©crire un roman : toujours recommencer, rayer, raturer, rĂ©Ă©crire, avoir de nouvelles idĂ©es, ĂȘtre Ă©ternellement insatisfait.

Je devrai Ă©galement pouvoir revenir plus souvent par ici.

En attendant portez-vous bien !

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