5 livres à glisser sous le sapin – Edition 2021

J-9 avant Noël et tu n’as toujours pas fait tes cadeaux ?

Te voilà bien chanceux car j’interromps mes séances d’écriture pour te concocter mon traditionnel article de livres à glisser sous le sapin.

Cette année n’a pas été aussi riche que les précédentes en coups de coeur.

J’ai aimé beaucoup de mes lectures, en ai abandonnées de nombreuses également (je crois que jamais auparavant je n’avais abandonné autant de livres – cela me faisait trop de peine avant, me voilà désormais une sans coeur) mais je compte sur les doigts de la main ceux dont je me souviendrais encore longtemps, très longtemps.

J’ai consolidé (euh on dirait que je parle de comptes annuels) mon amour pour certains auteurs, en ai découvert d’autres qui ont su m’éblouir par leur immenses qualités , ai ressenti de très belles émotions à la lecture de leurs mots.

Les livres que je vais vous conseiller sont donc ceux qui m’ont vraiment marquée, que ce soit par la qualité de la plume que par le talent de l’auteur à raconter des histoires ou encore pour la richesse du sujet traité.

Les 5 livres dont je vais vous parler sont tous sortis en 2021 ( je réserve généralement les formats poche pour l’été) et sont mon grand TOP 5 de cette deuxième année COVID ( je l’écris pour m’en souvenir, dans l’hypothèse où nous en serons débarrassés un jour).

Mon premier est le troisième d’une autrice qui a également le don de la magie. Son premier roman « Les oubliés du dimanche  » avait été un immense coup de coeur, son deuxième  » Changer l’eau des fleurs » un des plus beaux livres que j’ai offert et conseillé, autant vous dire que j’attendais avec ferveur son troisième.

« Trois » est arrivé en même temps que le printemps. Il nous parle de Nina, Adrien, et Etienne qui se rencontrent lors de leur rentrée de CM2.

Très vite, ils deviennent inséparables.

Ensemble, ils appréhendent les premières règles, baisers, désillusions, amours, nuits blanches, boums, pétards, morts, chagrins, corps qui frémissent.

Ensemble ils se heurtent à la vie.

Partagent-ils vraiment tout ? Connaissent-ils vraiment tous les secrets de leurs amis ?

On lit « Trois » comme on regarde un film, avec des flash-backs, des scènes courtes et puissantes, souvent poétiques. Indochine, Etienne Daho et Cabrel ne sont jamais très loin.

Une fois de plus, Valérie Perrin manie avec une baguette magique passé et présent, les émotions profondes de la vie, les joies et les peines, les douleurs que l’on préfère taire.

Surprises et larmes m’ont cueillie sans crier gare.

« Trois » ne se raconte pas : on le regarde, on l’écoute, on le vit.

Quand j’ai refermé ce livre, j’étais à la fois joie et tristesse.

664 pages envolées en un souffle.

Joie de continuer encore plus amoureuse de Valérie Perrin, tristesse de ne pas savoir quand sera notre prochain rendez-vous.

Mais comme Dalida,

J’attendrai
Le jour et la nuit

J’attendrai toujours
Ton retour.

Mon deuxième conseil est le dernier volet d’une saga qui a été pour moi inoubliable. Je vous avais conseillé le premier volet, lu pendant le premier confinement « Les déracinés », une lecture absolument fabuleuse. J’avais ensuite dévoré les deux opus suivants et attendu avec impatience le dernier livre de cette passionnante saga.

Quel plaisir de retrouver le talent de conteuse hors pair de l’autrice Catherine Bardon, ses descriptions minutieuses des paysages comme si on y était, de l’atmosphère d’une époque, le parfait enchevêtrement de la petite dans la grande histoire.

Débutée à l’aube de la 2ème guerre mondiale, dans une Vienne gangrenée par le nazisme, nous avons suivi l’histoire de la famille Rosenheck en République Dominicaine pendant 80 ans…et quelle histoire !

J’ai retrouvé le sens romanesque qui m’avait tellement plu dans le premier volet, qui se conjugue parfaitement avec les faits historiques qui se déroulent cette fois-ci de 1980 à 2013.

J’ai ressenti tout l’amour de l’autrice pour cette île des Caraïbes, mais aussi l’admiration envers ces déracinés qui ont dû faire preuve d’une abnégation sans nom pour tout recommencer.

J’ai beaucoup apprécié les préoccupations écologiques savamment distillées dans le récit, mais aussi les nombreux messages de tolérance.

Je n’ai qu’une envie, me rendre à Sosùa pour moi aussi, rendre hommage à ces hommes et femmes exceptionnels et m’émerveiller devant ces pittoresques décors dominicains.

Un personnage plus que les autres m’a évidemment bouleversée, par sa sagesse, détermination, clairvoyance, force, passion.

Il s’agit d’Almah, femme au destin admirable, qui, par sa résilience, a insufflé à toute sa famille et communauté le chemin à suivre pour être heureux malgré ce passé noir qu’il est difficile d’effacer.

« 𝐔𝐧 𝐢𝐧𝐯𝐢𝐜𝐢𝐛𝐥𝐞 𝐞́𝐭𝐞́ » nous parle beaucoup de l’importance des traces que nous laissons sur terre.

Les souvenirs, les mémoires, comment les cultiver, les nourrir, les faire perdurer au-delà de notre existence ?

En lisant cette formidable saga, vous contribuerez vous aussi à ce devoir de mémoire absolument nécessaire.

J’ai d’ailleurs vu en librairie un somptueux coffret regroupant les quatre volumes de cette fabuleuse histoire, une superbe idée cadeau !

J’ai été enchantée par la plume de l’autrice, un véritable délice. La puissance romanesque est incroyable !


Comme j’ai aimé cette histoire d’amours entre Édouard, Laure et leur fils Oscar !
Laure est belle, forte de ses succès et de ses convictions, mais aussi et surtout une scénariste de cinéma reconnue.


Édouard, toujours dans le monde du cinéma, produit et réalise. Pourtant éperdument amoureux de son épouse, il ne parvient pas à résister aux femmes qui viennent à lui.


Laure et Édouard se marient, divorcent, se retrouvent, se séparent, s’aiment, se déchirent.


Oscar, leur fils de 29 ans, narrateur de cette fabuleuse histoire, leur voue une totale admiration.


Mais il est difficile d’être la progéniture d’un couple aussi emblématique et explosif, chez qui rien ne se passe comme ailleurs.


Quand il apprend que sa mère souffre d’un cancer incurable, son monde s’effondre.


Elle lui demande de garder le secret.


Il n’a alors plus qu’un seul objectif : réunir ses parents une dernière fois.
Débutent alors plusieurs histoires en même temps, folles, passionnantes, engagées.


Des histoires qui nous font voyager, pénétrer les coulisses du pouvoir, mais aussi du monde du cinéma, les couloirs de l’enfance et de la tendresse.


Un livre résolument contemporain avec des sujets universels, dont l’écriture sensuelle nous happe dès les premiers mots.


La maîtrise de la narration et du récit est parfaite, le rythme intense, les personnages bouleversants.


Dans ce livre, on vit avec passion, on recherche la jouissance, la beauté de la vie, la justesse des moments heureux qui ne sont pas forcément ceux que l’on croit, la fièvre, l’extase.


Et cette fin…quelle fin 💖.
Un roman fabuleux , grisant et intelligent qui a ensoleillé mon été, et qui mérite à mes yeux, d’être adapté sur grand écran.

J’ai dans la foulée dévoré ses deux premiers romans, « Fourrure » et  » Le dernier des nôtres ».

Le quatrième sera un livre d’une autrice américaine que j’affectionne énormément et qui a sorti cette année, son plus beau roman.

Je suis fan de Joyce Maynard depuis plusieurs années, elle m’a fait verser beaucoup de larmes, énormément réfléchir, offert beaucoup de plaisir.

Je me souviens avoir terminé « Là où vivaient les gens heureux » le coeur en miettes.

J’ai été bouleversée par l’héroïne de ce roman si fort et si émouvant.

Elevée par des parents qu’elle indiffère plus qu’autre chose, elle est très tôt livrée à elle-même, ce qui laissera en elle des traces indélébiles.

En manque d’affection et de reconnaissance, son rêve suprême est simple : fonder une belle et grande famille.

A vingt ans, alors qu’elle commence à connaître le succès en tant qu’artiste, elle achète une vieille ferme dans le New Hampshire.

Puis vient la rencontre avec le flamboyant Cam, qui vient habiter avec elle au bout de 2 semaines.

Passion foudroyante.

Très vite, Cam dit qu’il veut faire des tonnes de bébés avec elle.

Nuance : faire, pas avoir.

Trois enfants verront le jour très rapidement : la taiseuse Alison, l’optimiste Ursula et le tendre Toby.

Comment un couple survit à la naissance de 3 enfants aussi rapprochés, à qui Eleanor consacrera chaque infime instant de son quotidien ?

Son bonheur passe par celui de ses enfants et elle se tue désormais à leur fabriquer des instants de joie et de surtout de ne pas les laisser rencontrer la tristesse.

Nous suivons cette tribu à la faveur des saisons qui se succèdent , dans une nature indispensable à leur bonheur, dans laquelle ils ont créé leur bulle de fantaisies.

Jusqu’au drame…

Avec une justesse qui caractérise son écriture, Joyce Maynard dépeint avec un réalisme déconcertant les émotions, les sentiments, les peines et les bonheurs du couple, des parents, de la femme, de la mère mais aussi de leurs enfants.

Sans fioritures, la plume de l’autrice est totalement immersive, je me sens à chaque fois comme une amie à qui elle raconte une histoire.

Une histoire qui m’a fait beaucoup réfléchir sur les sacrifices que l’on fait au nom de ses enfants, de son couple, en s’oubliant soi-même. Jusqu’où est-on prêt à aller ?

Un roman très vrai, une héroïne bouleversante pour qui j’ai éprouvé une douloureuse empathie.

Le cinquième et dernier livre que je vous conseille, est un livre aussi émouvant, passionnant que nécéssaire.

Tout ou presque a été dit sur « Une carte postale ».


Je ne vous en ferai donc pas le résumé détaillé.


Si ce n’est vous dire que tout part d’une carte postale, reçue au domicile des parents de l’autrice, Anne Berest, une journée glaciale de 2003.


Une vieille carte postale de l’Opéra Garnier.


Etrange symbolique quand on sait que le monument avait été le premier visité par Hitler.
Sur cette carte postale, usée par le temps, juste 4 prénoms y sont griffonnés, d’une écriture maladroite.


𝓔𝓹𝓱𝓻𝓪ï𝓶. 𝓔𝓶𝓶𝓪. 𝓝𝓸é𝓶𝓲𝓮. 𝓙𝓪𝓬𝓺𝓾𝓮𝓼.


Ils sont les grands parents de Lélia – mère de l’autrice-, sa tante et son oncle.
Victimes du nazisme, déportés et morts à Auschwitz en 1942.


Alors pourquoi cette carte postale, 61 ans après leur disparition ?


C’est ce que Anne Berest va tenter de découvrir, des années plus tard.


Une force invisible la pousse à partir en quête de ses origines alors même qu’elle s’interroge sur son judaïsme et que sa propre fille est elle même confrontée à ce questionnement.


Ce que je peux vous dire c’est que l’autrice a un remarquable talent de conteuse et que c’est avec une émouvante pudeur et sincérité que nous découvrons avec elle, une nouvelle fois, l’horreur.


C’est une bouleversante quête d’identité mais aussi enquête sur un passé sur lequel aussi bien sa mère et sa grand-mère, Myriam avaient fait silence.


Beaucoup trop de douleurs enfouies, de fantômes, de réminiscences inavouables.
J’ai eu la gorge serrée tout le long de ma lecture, étant par moments obligée de m’arrêter.
L’émotion était immense.


Et pourtant j’avais tellement envie de savoir.


Alors, j’ai envie de dire merci à Anne Berest pour ce travail fabuleux, que j’imagine avoir été d’une émotion intense et même dévastatrice.

La beauté face à la noirceur.


Immense coup de cœur, un livre qu’on ne peut pas oublier.
Qu’on ne doit pas.

Bon, comme d’habitude, j’ai écrit un chapitre de roman, je suis incapable de synthétiser…mais comment parler de ses plus grands coups de coeur sans passion?

Cette liste n’est évidemment n’est pas exhaustive, vous pouvez faire un tour sur mon compte Instagram pour avoir d’autres suggestions mais si je ne devais en garder que cinq, vous connaissez désormais mon choix.

Je retourne dans ma grotte et à mon nouveau projet de roman, vous souhaite de très belles fêtes, aimez-vous, il n’y a que ça de vrai, l’amoouuuurrrrrrr !

Rendez-vous en 2022 !


2 réflexions sur “5 livres à glisser sous le sapin – Edition 2021

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