Un anniversaire pour toute la vie

Il y a ceux qui laissent des dizaines de cadavres dans tout l’appartement.

Il y a ceux où vous finissez la tête dans la cuvette des toilettes.

Il y a ceux que vous passez en amoureux, d’autres avec votre bande de potes.

Sans que vous sachiez comment, vous terminerez certains en petite culotte.

Et puis, il y a ceux qui fabriquent vos plus beaux souvenirs.

Il y a encore quelques jours, j’appréhendais ce week-end.

Comme nous essayons de le faire depuis que nous nous connaissons, soit 1609 jours, 11 heures et 16 minutes, nous avions programmé une escapade pour mon anniversaire.

En septembre, ce sera au tour de l’amoureux.

Tous deux in love de l’Italie, nous avions choisi cette fois-ci de poser nos petites valises remplies de guimauve, sur le Lac de Côme.

Un cadre idyllique, une région magnifique, une gastronomie comme nous les aimons, le tout baigné par le soleil et arrosé par du vin pétillant.

Le décor était planté pour faire des bébés, pour passer un super week-end et par conséquent un très bon anniversaire.

C’était sans compter sur le départ de mes parents.

Je vous avais déjà parlé ici de ma fuite du canal lacrymal.

L’amoureux a beaucoup de qualités et de vertus, vous le savez déjà.

Plusieurs soirs, il avait revêtu sa salopette de Super Mario et avait tenté de réparer la fuite.

Il est à moitié italien, après tout, ça aurait presque pu marcher.

Pourtant, il n’y avait rien à faire, il me voyait inconsolable, encore plus quand mes yeux baignés de larmes se posaient sur sa casquette rouge et sa nouvelle moustache.

C’est néanmoins le cœur gonflé de tendresse et des papillons plein le ventre que je partais mercredi soir.

Plusieurs gaffes auraient pu me mettre la puce à l’oreille.

J’ai d’abord cru que l’amoureux s’était laissé convaincre par Frédéric (Beigbeder, pas mon frère).

Plus de 3 ans passés à s’aimer passionnément et à s’astiquer le dos (bande de coquins, vous pensiez que j’allais dire autre chose…m’enfin) et voilà, tout était fini, il avait trouvé une maîtresse.

Son portable ne cessait de sonner et il se précipitait pour cacher son écran et répondre hâtivement.

Il me mentait effrontément en se plaignant qu’il s’agissait de boulot, de clients chiants.

A 22H00 ?

Je l’imaginais alors écrire « j’ai envie de toi », « retrouvons-nous demain », « dire que l’autre se ballade dans l’appartement aves son nez en patate, son rouleau de PQ parce qu’il n’y a plus de mouchoirs et son pot de glace, alors que je pourrai être avec toi ».

Ma fuite s’aggravait.

Il ne manquait plus que mon périnée lâche et je fasse dans la culotte.

La boucle serait bouclée.

Je n’ai rien vu venir.

Même quand son papa a dit avoir réservé le restaurant pour 7 personnes.

Aveugle, j’étais.

Même quand l’amoureux me parlait d’un jean qu’il ne pourrait porter devant mes parents.

Bouchée, je dormais.

A aucun moment je n’ai ressenti une pointe de stress et d’énervement de sa part, notre programme semblait se dérouler comme il l’avait prévu.

Pourtant, rien ne se passait comme prévu, mais je ne le savais pas encore.

Sa maîtresse nous accompagnait, s’inquiétant de notre périple toutes les 30 minutes.

En fin de journée, nous avons découvert, des étoiles plein les yeux, la villa que l’amoureux avait réservé.

Le cadre était somptueux, la vue sur le Lac de Côme époustouflante.

Il y avait beaucoup de lits dans la maison.

Peut-être allait-elle nous rejoindre ?

Je n’étais pas encore prête pour un plan à 3.

Blondie par le soleil, je ne réfléchissais plus.

C’est après une journée de jeudi éreintante, que nous posions nos fesses sur des chaises en plastique d’une pizzeria de la petite ville de Bellano à 22 heures.

Alors que j’élaborais intérieurement un plan pour reconquérir celui que je ne voulais pas voir partir (et assassiner celle qui osait voler mon bonheur, la SALOPE), je les voyais.

Mon frère, d’abord, avec ses jambes toutes fines et ses dents blanches.

Puis, maman, un chapeau à fleurs blanches posé sur ses cheveux, la fatigue sur le visage.

Enfin, papa, égal à lui même, l’estomac criant famine.

Je restais quelques secondes sans voix.

Ils étaient là. Bien là.

J’apprenais alors qu’ils devaient arriver dans la matinée et que nous devions nous retrouver à Côme pour le déjeuner.

Seulement, mes parents avaient raté leur vol.

Ce n’est pas comme s’ils n’avaient pas dormi à l’aéroport la veille.

Un pipi de dernière minute et tout part en vrille.

Mes parents décollaient de Porto, mon frère de Paris, ils n’arrivaient pas au même aéroport.

Pour corser un peu les choses, mon frère avait oublié son permis.

Il ne pouvait donc pas prendre la voiture qu’il avait réservée.

A moins de changer le conducteur.

C’est alors que je recevais sur mon portable la photo du permis de conduire de mon père, dans un message envoyé par maman.

Elle n’avait pas vu qu’elle répondait à une conversation de groupe que nous avions eu avec mon frère.

Je demandais à maman pourquoi elle m’envoyait ça.

En menteuse professionnelle, elle me répondait que mon père était parti en courses et qu’il avait oublié son permis.

Et puis elle ajoutait « Sinon, il fait beau chez vous? ».

Vous suivez ?

Il n’y a que moi qui ne comprenais rien ?

Pendant que je me plaignais des embouteillages à Milan, mon frère qui était depuis 8 heures du matin dans la capitale de la mode italienne, se démenait pour trouver une solution afin que nos parents puissent nous retrouver.

Et il trouvait !

Nos parents furent obligés de prendre un vol Porto-Paris puis un deuxième Paris-Milan.

Evidemment, le vol n’atterrissait pas à l’aéroport où leur voiture de location était prévue.

Mon frère avait donc poireauté toute la journée à Milan, seul, affamé, avec sa petite valise métallique sous le bras, en attendant de pouvoir récupérer mes parents qui arrivaient en fin de journée.

D’autres auraient abandonné, je le sais.

Trop compliqué, trop d’imprévus, trop de frais, trop fatigant.

J’en connais plus d’un qui n’aurait pas tenté de trouver une solution.

Seulement, ils s’étaient tous promis de me faire une surprise pour mes 40 ans.

Je salue ici bien bas mon plombier adoré, qui en grand chef d’orchestre, a planifié tout cela, depuis des semaines.

Il confirme une nouvelle fois le titre de meilleur amoureux de l’univers.

Je remercie mon frère, Mac Gyver, et mes incroyables parents qui n’ont à aucun moment renoncé.

Ils m’ont offert le plus beau des cadeaux et ont fabriqué tous ensemble mon plus beau souvenir.

Les 40 ans, ça fait mal ? C’est passé comme une lettre à la poste, les amis.

Je me sens plus jeune qu’hier et prête à affronter demain.

Ne me reste plus qu’à ajouter que nous avons passé un trop court mais merveilleux week-end sous le soleil et la beauté de l’Italie, détail non négligeable.

L’ado n’a presque pas fait la tête.

Je repars la tête emplie de paillettes, les veines de spritz, les fesses de mozzarella.

C’était bien. Même très bien.

Je vous laisse, je dois aller perdre 4 kilos et devenir la maîtresse de mon mec.

Bonne semaine à tous.

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4ans, Lisbonne et nous

Il y a 1464 jours, je rencontrais ce jeune homme aux cheveux grisonnants et au sourire ravageur que vous avez pu apercevoir sur toutes quelques-unes de mes photos.

Je vous rassure de suite, je ne vais pas réécrire ici « L’éducation sentimentale », Flaubert l’a déjà fait.

Je ne vais pas non plus vous parler de ce sentiment fiévreux qu’est la passion, ni vous peindre la beauté de l’amour, notre amour, Albert Cohen l’a déjà fait pour moi également, en écrivant ce majestueux roman qu’est « La Belle du Seigneur », j’aurai peur de faire mieux que lui (pffffff).

Ne comptez pas non plus sur moi pour vous laisser entrevoir nos 50 Nuances de Grey, vous seriez déçus de voir que nous mettons Anastasia et Christian KO, oui, oui, oui.

Je vous donnerai en revanche un petit tuyau : l’amour s’entretient et se nourrit de petits moments de bonheur, d’évasions, de fenêtres sur la mer, qui permettent la fuite de ce quotidien qui peut se révéler parfois fatal au couple le plus normal et amoureux qui soit.

Et ça, nous savons faire !

Pour célébrer les 4 années de notre rencontre (déjà ?), nous avons mis les voiles sur une ville que j’adore, une de mes préférées, chauvinisme et ultra-nationalisme mis de côtés, bien évidemment : Lisbonne.

Nous nous y étions déjà rendus en Août 2014…mais avec les enfants…donc pas tout à fait le trip souhaité.

J’adore Lisbonne pour une multitude de raisons que je ne pourrai toutes énumérer ici, au risque de faire un article de 10 000 mots.

Je suis amoureuse de ses couleurs pastel, de son architecture, j’affectionne la diversité d’univers que l’on y croise, sa gastronomie, ses rues pavées, ses monuments, ses collines, ses innombrables points de vue panoramiques, ses multiples places et cafés, mais surtout, surtout la mer et son ciel bleu qui se rejoignent pour le plus grand bonheur de nos yeux.

Je n’ai jamais vu un nuage dans le ciel de Lisbonne à chaque fois que j’y suis allée, le soleil restituant dignement à la ville toute sa splendeur.

Donc à chaque fois que quelqu’un me dit qu’il a été à Lisbonne et qu’il a eu mauvais temps, je me demande « comment il a fait » ? !!

Nous voilà donc levés vendredi à 5H00 du matin pour prendre un vol à 7H20 au départ d’Orly avec la compagnie Transavia (vols très bon marché), afin de profiter au maximum de notre première journée sur place.

Sachez qu’il y a une heure de moins au Portugal !

Nous avions loué une voiture sur place au prix de, tenez-vous bien, 16 € pour les 3 jours sur Drive On Holidays si ça vous intéresse), alors pourquoi nous en priver (la location n’est pas à l’aéroport même mais à 5 minutes en voiture, une navette vous y emmène).

L’aéroport est très proche de la ville (20 minutes) et facilement accessible.

Si vous pouvez aisément visiter Lisbonne à pied, en tram (vous êtes obligés de prendre le tram jaune !) ou en métro, il est recommandé d’avoir une voiture si vous avez un peu de temps et souhaitez visiter les environs de Lisbonne qui jouissent également de merveilleux trésors (Cascais, Sintra, Estoril, etc…).

Dès notre arrivée, nous avons pris la route qui longe la côte avec une magnifique vue sur l’océan, pour nous rendre à Cascais, charmant petit village de pêche, situé à l’ouest de Lisbonne, à une vingtaine de minutes si vous ne décidez pas de vous arrêter avant, tellement cette route vous donne envie de vous poser partout et de contempler la vue, tout simplement.

Pour me punir, quelques nuages avaient investi le ciel…

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La première chose que nous avons faite a été bien évidemment d’aller marquer de nos empreintes le sable blanc, nous délecter de cette harmonie de bleu entre le ciel et la mer.

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Et là, juste fermer les yeux, écouter le silence et le bruit des vagues.

L’avantage de voyager hors saison, c’est qu’on se retrouve souvent presque seuls dans des endroits bondés en été.

Nous y avons déjeuné dans un restaurant qui ne payait pas de mine et qui affichait tout de même à son entrée, en toute modestie « Ici, nous faisons le meilleur poulet grillé du Portugal ».

Nous n’avons pas été déçus, avons mangé et bu comme des papes, tout cela pour 21 €…

Je vous donne les prix car c’est vraiment à noter, à Lisbonne, comme dans beaucoup d’endroits au Portugal, vous mangez très très très bien (plus que de raison) pour un très bon prix.

Tout cela, bien sûr, si vous fuyez les restaurants à touristes, qui sont en général ceux qui ont un rabatteur pour vous y faire entrer à tout prix (!)…

Cascais vous enchantera par ses petites rues pavées, son centre historique au charme fou, la proximité de très belles plages, des monuments chargés d’histoire et de culture.

Cette petite ville vaut vraiment le détour et vous aimerez vous y perdre sans destination précise.

Vous pouvez également louer un vélo pour parcourir la piste cyclable de la côte, qui peut par exemple vous conduire, à « Boca do Inferno », qui signifie « la bouche de l’enfer ».

Boca do Inferno
Boca do Inferno
Son nom vient de la grotte effondrée contre laquelle les vagues de l’Océan Atlantique s’écrasent violemment.

Ce spot est très apprécié des pêcheurs et vous offrira certainement un très beau moment de méditation.

Vous pourriez ensuite vous arrêter sur d’autres magnifiques plages et contempler les prouesses des beaux surfeurs ou manger une glace dans un des nombreux bars/restaurants les pieds dans le sable.

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Ça vous tente ?

Mais la voiture, nous l’avions louée surtout pour nous rendre au sud de Lisbonne, à environ 40 minutes, dans ce qu’on appelle le « Petit Paradis du Portugal », Portinho da Arrabida, situé dans le luxurieux Parc Naturel du même nom.

Après un petit passage par la jolie petite ville de Sesimbra et quelques pas laissés sur la « Praia da California », nous voilà enfouis dans la végétation sur une route improbable (attention aux amortisseurs de la voiture !).

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Quiétude, paisaibilité, vue à couper le souffle, eaux transparentes, sable fin, nous avons débarqué sur ce petit bout de paradis à l’heure du déjeuner, sans savoir que nous n’allions plus vouloir en partir, nous qui avions tant à faire !

Nous avons pu pique-niquer sur le sable, seuls au monde, et cerise sur la gâteau, en t-shirt (je vous rappelle que nous étions le 14 janvier).

Je vous laisse en juger par vous-même.

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(Désolée pour la vidéo de mauvaise qualité (le bruit, la qualité de l’image, vous noterez qu’à un moment j’ai failli tomber…)

Notre retour vers Lisbonne s’est fait sur un fond de mélancolie, à travers les spectaculaires paysages que nous offrait la Serra, avec en musique de fond, du fado, chant traditionnel portugais, chant mélancolique, évoquant généralement ce sentiment de « saudade », mot très difficile à traduire, qui évoque un manque, mais non nécessairement empreint de nostalgie, c’est un mélange de joie et de tristesse, c’est très difficile à exprimer en français.

Le fado, soit vous adorez, soit vous détestez.

En bonne pleurnicheuse que je suis, j’y suis très sensible et m’émeut facilement en écoutant cette musique.

L’amoureux n’étant pas le meilleur pour rien, a trouvé un très bon restaurant pour le soir même où l’on peut y goûter les meilleurs plats traditionnels portugais (une véritable tuerie) tout en écoutant des chanteurs de fado chanter en live.

Pour votre plus grand dégoût (le chéri est outré à chaque fois que j’en mange), j’ai eu un orgasme culinaire en mangeant leur poulpe « à lagareiro » (grillé au feu de bois, huile d’olive et ail- j’ai dû me brosser les dents 17 fois avant de pouvoir rouler de nouveau des pelles).

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Polvo à lagareiro
J’ai également pris un très bon « caldo verde », soupe traditionnelle de chou, pommes de terre et chorizo (quoi j’ai pris 4 kilos ?).

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Caldo Verde
Si vous souhaitez tenter l’expérience, il s’agit du Retiro dos Sentidos, dans le très animé quartier Bairro Alto (attention, il vaut mieux réserver), toujours à un prix très raisonnable.

Découvrir le fado, c’est comprendre un peu mieux l’histoire et la culture du Portugal.

Nous restait la dernière journée pour déambuler dans les rues de Lisbonne la vagabonde, la colorée, la parfumée, Lisbonne la fière, la vieille, la nouvelle, la généreuse, la lumineuse, la bruyante, la silencieuse.

Visiter Lisbonne c’est un voyage de saveurs, de senteurs, pour lesquels il vous faudra…une bonne paire de baskets !

Lisbonne s’est formée sur 7 collines, alors autant vous dire qu’on monte et on descend en permanence, on se muscle le fessier, et après avoir goûté tous les mets qui s’offrent à vous, vous serez ravis de faire appel à vos cuissots !

La générosité des personnes et leur chaleur humaine vous interpelleront certainement, et c’est une caractéristique que l’on retrouve dans tout le pays, les portugais sont très humbles, toujours prêts à rendre service.

Les quartiers de Lisbonne à visiter sont très nombreux, je ne saurai vous en conseiller un en particulier, absolument tous ont leur charme.

Alors autant vous dire que le temps aura été notre pire ennemi…tant de merveilles restaient encore à voir ou à redécouvrir.

Je vais vous faire une petite confession « guimauvesque ».

La personne avec qui vous découvrez ce genre d’endroit est déterminante ; elle peut sublimer votre séjour ou au contraire, le rendre absolument abominable.

Dans une autre vie, j’étais déjà aller à Lisbonne, dans des conditions assez similaires…j’en garde pourtant un très mauvais souvenir…c’était sans doute la mauvaise, de personne.

J’étais cette fois-ci si heureuse de faire découvrir à l’amoureux et de partager avec lui ce petit bout de moi.

Et c’est un pari réussi ! L’amoureux est tombé sous le charme de Lisboa !

Ces 3 jours furent pour nous idylliques. Aucune ombre au tableau, tout était PARFAIT.

Pour l’hébergement, de nombreux Airbnb très sympas sont disponibles en plein centre historique, nous avions séjourné dans l’un d’entre eux en 2014 (mais n’avions pas dormi car il était situé dans le quartier qui ne dort pas la nuit, justement, le Bairro Alto).

Nous avons cette fois-ci opté pour un hôtel très bien placé, le MUNDIAL, à deux pas du quartier du Rossio, qui possède un restaurant gastronomique au 8ème étage, avec une vue panoramique sur la ville, dans lequel nous avons eu la chance de dîner le premier soir.

Je vous laisse avec quelques clichés qui parleront mieux que moi, et qui vous donneront peut-être envie de vous y échapper pour quelques jours (#NOFILTER).

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Enfin, je souligne  juste le fait que s’y rendre hors saison est une expérience absolument différente que par exemple en juillet ou en août où vous vous retrouverez noyés parmi les milliers de touristes 😉 (c’est du vécu)

Nous, nous, pourrions y passer toute une vie je crois…alors, nous y retournerons !

Rendez-vous dans 365 jours pour notre escapade des 5 ans <3.

Belle semaine à tous !

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Un rêve andalou

06:55, Ben Harper entonne les premières notes de la musique qui me sert de réveil.
Je l’assomme de mes doigts lourds et engourdis.
Encore 5 minutes.
J’étais en train de rêver.
Je rêvais d’Andalousie, je rêvais de Cadix et je faisais la belle.
La luminosité qui ne se dégage pas au travers des stores laisse deviner une autre journée grise.
Dans mon rêve, il y avait du soleil, pas le même que chez nous, un soleil  enivrant.
Je me rappelle également ce bleu, ce bleu du ciel qui invite à aimer la vie, plus fort qu’ailleurs.
Je revois cette lumière capable d’illuminer la plus grande ombre, cette lumière qui fait briller différemment les âmes, les rues, les journées mais aussi les nuits.
Je peux à nouveau humer cette douceur de vivre à l’espagnole, respirer le parfum de l’huile d’olive, je suis ivre, faute à la sangria.
Je revois ces enfants courir partout, heureux, sur les plages, sur les places immaculées des villages, dans les patios de leurs maisons aux tons chauds.
Je ne veux pas me réveiller.
Je plongeais mes doigts dans le sable chaud et je me souviens de ne plus vouloir bouger.
J’avais des bouclettes dessinées par l’eau salée de l’océan, dans lequel j’avais plongé sans aucune déconvenue.
Je me rappelle l’amour et les jolis mots, les promesses et les caresses.
Je me promenais sur de belles plages, là où les reflets magiques de l’eau se laissaient admirer sans rien demander en retour.

Je n’avais pas le souvenir d’avoir vu un si joli coucher de soleil, le voir se baigner à son tour dans le bleu de l’océan, et parsemer l’horizon de ses magnifiques couleurs orangées, là-bas, à Conil.

Que c’est bon de rêver.

Encore 5 minutes.

Je prenais le temps, comme s’il n’existait pas vraiment, à la manière des habitants de cette si jolie région.

Je visitais de bucoliques villages blancs, écoutais leur apaisant silence, marchais dans leurs rues sous une chaleur écrasante, et j’aimais ça, oh oui que j’aimais ça.

Je tire la couette un peu plus sur moi.

Je voyais l’Afrique, tout là bas, au large, et m’imprégnais des parfums aux saveurs d’Orient, depuis Medina Sidonia.

Je ne savais pas où commençait le ciel, où s’arrêtait la mer.

Je croisais des familles entières aux terrasses de Jerez de la Frontera, une bière dans la main, un pincho dans la bouche.

J’écoutais la mélodie joyeuse de la vie, du flamenco, des rires et des cris, tout est permis.

Je respectais la foi que je touchais de prêt, j’essayais de me réfugier dans ses bras.

Et je me voyais bien vivre là-bas aussi.

Et si ce n’était pas un rêve ?

Venez, je vous emmène dans mes souvenirs, vous me direz si vous avez envie d’y retourner avec moi ?

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Traité de paix à Amsterdam

Quelques jours avant la fin de mon préavis qui ne passait décidément pas assez vite (3 mois cela semble une vie entière quand tu arrives au bureau à reculons tous les jours) et surtout avant la rentrée, je pris une bien inconsciente décision, certains la qualifieraient même de masochiste.

Les relations avec l’ado ne faisaient en effet qu’empirer, malgré les vacances, la Sardaigne et tout le bien être qu’un humain normalement constitué devrait ressentir après cette parenthèse bleutée.

Nous courions droit au mur et je ne souhaitais absolument pas que l’ado rentre au lycée avec cette colère inexplicable, de même que je ne voulais vraiment pas commencer mon nouveau job avec le sentiment d’avoir échoué, une nouvelle fois.

C’était ça ou la noyade accidentelle dans la Marne. Si, si.

Il avait été très dur pour lui de se faire une place entre les deux petits pendant les vacances, qui monopolisaient sans cesse l’attention de tous, et, l’amoureux qui, remplissant parfaitement sa mission, restait très proche de moi.

J’ai donc été, il faut le dire, très peu disponible pour lui, encore moins quand je le voyais tous les matins (vers midi en fait) avec son attitude blasée et qu’il se montrait heureux et enthousiaste comme si nous nous trouvions en Syrie.

Je recentrais donc tous mes chakras (mais vraiment tous), cassais ma tirelire et oubliais au passage les nouvelles chaussures que je voulais m’acheter pour la rentrée pour lui proposer quelques jours en amoureux, dans une destination qui pouvait lui plaire assez pour qu’il sourisse naturellement 5 fois pendant le séjour (les fois où il s’aperçoit qu’il y a du Wi-Fi ne comptent pas).

Vous aussi vous trouvez que je suis suicidaire, n’est-ce pas ?

Nous voilà partis pour Amsterdam, avec pour objectif principal la signature d’un traité de paix.

Je comptais sur la déconnexion de la réalité quotidienne et de la routine pour pouvoir réussir à communiquer de nouveau avec lui.

Pendant 4 jours je n’aurai pas à lui rappeler de mettre la table, de prendre sa douche, de descendre les poubelles, d’arrêter de faire la tête.

Pendant 4 jours, j’allais devoir le supporter 24/24H, mais que m’était-il donc passer par la tête????

OMG

C’était juste lui et moi, hors de notre périmètre, sans avoir à courir après le temps, sans avoir à faire semblant.

Comme pour dans un couple, je suis convaincue qu’un break peut être salutaire pour redonner un nouveau souffle à la relation parents-enfants.

Il s’est montré très content et surpris à la fois, quand je lui ai annoncé que nous ne partions que tous les deux.

Puis il s’est inquiété de savoir si tout allait bien entre l’amoureux et moi, trouvant totalement anormal que nous ne voyagions pas ensemble (bah oui alors !).

Rassuré sur ce point, son inquiétude se déporta vite sur la présence du Wi-Fi dans notre hôtel.

Pendant 4 jours, j’ai donc partagé mon intimité et la même chambre d’hôtel que mon fils, il a pu admirer ma scoliose et mes fesses parfaites de très près, j’ai fait pipi la porte ouverte, communion totale je vous dis.

Il m’a demandé pourquoi je ne faisais jamais la grosse commission, l’heure était venue de lui expliquer mes problèmes de transit ( il ne croit plus à l’histoire des paillettes, l’amoureux si).

Si je dois faire un bilan aujourd’hui, je peux dire qu’il est positif.

Nous ne nous sommes presque pas disputés, il s’est montré plutôt de bonne composition malgré les heures de marche indispensables pour explorer la ville, il n’a presque pas râlé.

Je dis presque car un ado qui ne râle pas et avec lequel vous ne vous disputez pas, n’est pas un ado, vous le savez bien.

Je pense avoir lâché du lest et toléré certaines ado-attitudes qui m’horripilent au quotidien.

J’ai laissé couler.

Parfois, cela est nécéssaire.

J’ai essayé de lui faire plaisir au maximum et il ne s’en est pas privé.

Un ado ne perd jamais le nord, sachez le, quand cela concerne son intérêt personnel.

Je lui ai donc accordé quelques bons restaurants et quelques séances shopping.

Peut-être devrai-je, dire « NOUS nous sommes accordés ».

Ce serait définitivement plus juste.

J’ai pris conscience qu’il fallait que j’arrête de penser que je fais quelque chose pour lui, je dois me convaincre que je le fais pour « NOUS ».

J’ai essayé de lui parler, de lui expliquer à nouveau certaines choses, plus calmement, la douceur de nos journées permettait de rendre certains sujets moins lourds et pénibles.

Nous les avons rendus plus légers et comestibles, assis sur un ponton au bord de l’Amstel, contemplant la façon de vivre de ces jeunes amstellodamois, insouciants.

Il ne manquait plus que vivre ensemble notre première expérience dans un des nombreux coffee shops de la ville (nous ne l’avons pas fait, hein).

La ville, l’a t-il aimée ?

Il a ADORE !

Il a été séduit par son charme incroyable, par ses maisons aux façades colorées et dingues, son ambiance folle, son originalité, la vie de ses habitants qui se compose allègrement autour de l’eau.

Amsterdam, c’est une ville qui vit en orgie permanente : le nombre de restaurants et de bars est juste surréaliste, tout semble se tourner vers la fête et la joie de vivre, vous tournez la tête et vous avez toujours quelque chose à faire, à admirer, à boire ou à manger, cela grouille de gens partout, it’s AMAZING !!!

A Amsterdam, toutes les folies sont autorisées !

L’ado a évidemment émis le souhait de faire une virée dans le Quartier Rouge, sans savoir vraiment ce qu’il allait y trouver et surtout ce qu’il allait ressentir, poussé par la curiosité et le sentiment d’interdit.

Passée l’excitation et après avoir vu quelques jolies (et d’autres moins jolies, beaucoup moins jolies) créatures de très près, derrière leurs vitrines, il a affirmé se sentir dégoûté de ce commerce de la femme et de ses attributs, qu’il ressentait même de la peine…

« Pourquoi les hommes viennent si nombreux ici pour ça, maman? ».

Une bière s’imposait…

Mon fils avait donc un cœur…

Je ne suis pas convaincue que l’ado ai changé pour autant et que demain matin, quand il se réveillera, il me fera le baise main et m’appellera « Mère », que je ne sois pas obligée de lui rappeler de mettre son linge sale dans le panier ou de déposer son portable dans le salon à 21:30.

Je sais néanmoins qu’il a été ravi de partager un moment en tête à tête avec sa daronne, entre parenthèses, avant la frénésie et l’angoisse de la rentrée.

Nous avons virtuellement signé un traité de paix, à Amsterdam.

Je vous laisse ici avec quelques clichés pris à Amsterdam et Haarlem (magnifique ville située à 15 minutes en train d’Amsterdam que je crois même avoir préférée, c’est so charmant).

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Devant chaque petite maison…un banc, invitant à la paresse
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Nous ne nous lassions pas de ses jolies façades

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Des bières, un paquet de chips, des amis, un bateau…c’est parti!
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Vélos, trams, bus, métros, tout est fait pour bien se déplacer dans Amsterdam
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Dans une petite rue de Haarlem
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Gold Bike…la classe !
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Tombée de la nuit sur Amsterdam

 

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A l’entrée du Quartier Rouge

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UN SOURIRE !!!!! (ça n’a pas de prix)

Si vous aviez encore un doute, Amsterdam est une destination idéale pour tous, tous y trouvent leur compte, fêtards, célibataires, romantiques, ados, enfants, amoureux, férus de culture, homos, hétéros…c’est une des villes les plus démentes que j’ai pu voir.

Bon courage à tous ceux qui sont en train de préparer leur cartable !
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Ma come sei bella , Sardegna !

Avant toute chose, je dois vous informer qu’un minimum de pré-requis est indispensable pour un voyage sur cette île enchanteresse qu’est la Sardaigne.

Je vous convie ainsi à valider les points suivants :

  • vous ne devez pas être allergique au bleu, à toutes ses infinies nuances possibles et rêvées, et plus particulièrement au turquoise
  • vous devez pouvoir être capable d’admirer votre reflet dans la mer sans vous en offusquer (rappelez-vous, c’était un vrai problème pour moi, il n’y a pas si longtemps que cela)
  • vous aimez à la folie, voire passionnément, l’astre suprême qu’est le soleil
  • vous êtes friands de paysages spectaculaires, dessinés avec une main de maître, par la Mère Nature, entre ciel, terre et mer
  • vous aimez faire votre rebel et sortir des sentiers battus, braver les guides touristiques
  • vous n’êtes pas jaloux (grosse concentration de belles créatures en string ou en moule-quéquette)
  • vous parlez l’italien (seule et unique langue connue par les sardes, en plus du sarde, bien sûr)

Vous voilà donc prêts à décoller vers ce joyau de la Méditerranée, située au sud de la Corse, avec laquelle nous avons d’ailleurs retrouvé énormément de similitudes.

Quand nous nous sommes penchés, en janvier, sur le choix de notre destination des grandes vacances, nous avions tout d’abord songé de nouveau aux Cyclades, que nous avions tellement affectionnées l’été dernier, destination préférée de nos enfants jusqu’à présent.

Mais, avec l’amoureux, nous avons à coeur de choisir des destinations qui nous sont inconnues à tous les deux, ce qui était le cas pour la Sardaigne.

Cinq autre raisons entrent toujours en considération dans notre choix:

  • beau temps garanti, 30 degrés minimum
  • budget raisonnable, famille nombreuse oblige
  • durée du voyage en avion tolérée par nos farfadets
  • alternatives à la plage, culturelles et historiques
  • destination hors de la France (houhou, je vous entends déjà huer), pour un dépaysement total

Après une petite étude de marché, la lecture de blogs divers et d’autres papiers tissés sur la toile, ces 5 critères se sont vite retrouvés cochés et, séduits par les alléchantes photos offertes par ses nombreux visiteurs, notre choix s’est porté sans aucun doute sur la Sardaigne.

Nous avons planté notre tente (comprendre loué une petite bicoque) sur le Golfe d’Orosei, situé à environ 80 kilomètres au sud d’Olbia, sur la côte Est.

1H30 au départ de Paris, nous aurons suffit pour rejoindre l’île de beauté et atterrir à Olbia.

Il était pour nous hors de question de nous retrouver sur la Costa Esmerala, lieu tant prisé par les touristes.

Si nous fuyions Paris et sa jungle, ce n’était évidemment pas pour nous retrouver avec des milliers d’autres voyageurs en mal de soleil, nez sur la ficelle de Paola, une demi-fesse sur la serviette de Maurizio.

Nous préférons de loin les lieux peu fréquentés, nous aimons à emprunter les chemins de terre, n’avons pas peur de nous retrouver seuls sur la plage (oui, nous sommes adeptes du nudisme).

La curiosité nous a tout de même poussés à monter dans la voiture et aller voir ce qui se passait chez les riches et nous n’avons pas regretté un seul instant notre choix, je vous laisser juger par vous même :

San Teodoro
San Teodoro

Si la Sardaigne est très réputée pour ses plages paradisiaques, l’arrière-pays n’en demeure pas moins charmant et mérite d’être visité.

Et pour cela, une voiture est indispensable, à moins que vous ne souhaitiez tourner en rond dans votre resort.

Mais revenons à la mer.

Ce qui nous revient à l’esprit en permanence, c’est la beauté de sa côte, creusée par d’innombrables grottes, ses baies, ses vertigineuses gorges venant mourrir sur cette eau transparente, d’un bleu caraïbéen qui met tous vos sens en émoi, si, si.

En Sardaigne, on se nourrit de la mer, rien qu’en la regardant.

Justement pour découvrir toutes les nuances de bleu tant attendues, nous avons loué un bateau à deux reprises, de façon à pouvoir explorer le maximum de criques, plages secrètes, jeter l’encre où bon nous semblait et nous offrir sans pudeur à cette mer qui n’attend qu’à être bue.

Nous avons révisé toutes nos onomatopées:

Piscine Di Venere
Piscine Di Venere

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Les fonds marins et la transparence de l'eau sont une invitation au snorkling
Les fonds marins et la transparence de l’eau sont une invitation au snorkeling

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Quand je vous parlais de la transparence 🙂
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Hommage à mon maillot de bain de vieille, selon ma maman
Mer d'huile
Reflet dans la mer d’huile
Nous avons jeté l’encre ici pour rejoindre la petite plage, derrière la grotte
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Tant de beauté invite à la méditation
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Guimauve Time

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La vue en face de notre chez nous
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Ne te moque pas
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Ballade en mer
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Dans un virage, tu t’arrêtes, et tu aperçois cette crique de folie (Cala Golone)

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Je pourrai encore vous coller ici 2000 photos, que je ferai encore « ouaou » « oohohohoh » « uhuhuhuh », tellement c’est beau.

Les grottes marines seront appréciées par les amateurs de plongée, qui adoreront explorer les incroyables formations granitiques de ces immenses blocs de roche.
La Sardaigne, c’est  une beauté sauvage, brute et caractérielle, que vous pourrez contempler en parcourant ses villages escarpés, au sommet des montagnes, surplombant fièrement la mer.

Nombreux sont encore les vestiges de la culture nuragique, qui contribuent à une fidélisation des traditions antiques et à une atmosphère unique.

Loin des projets d’urbanisation de certaines zones côtières, la Sardaigne a su conserver une nature sauvage et fière.

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Orosei
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Magnifique ville de Bosa, sur la côte ouest
Village de Posada
Petit village médiéval de Posada, complètement désert où nous avons été merveilleusement accueillis
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Village fantôme, surréaliste, San Salvatore de Sinis, sur la côte ouest où ont été tournés de nombreux westerns
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Orosei et ses charmants tons pastels
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A Oristano
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San Salvatore de Sinis
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L’église immaculée d’Orosei

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3 semaines ne nous ont évidemment pas été suffisantes pour explorer l’île qui paraît petite mais offre une large palette de loisirs, activités et endroits à fouiller, approfondir, à expérimenter.

Nous aurions aimé pouvoir emprunter un des nombreux chemins de randonnée spectaculaires qui se faufilent dangereusement sur les falaises pour venir terminer leur chemin en mer mais cela nous était complètement impossible avec les farfadets (quelle idée de les emmener dans un endroit aussi paradisiaque – note à nous mêmes, se contenter de les emmener à Center Parcs, la prochaine fois).

Une autre escapade s’impose donc, cette fois-ci, en amoureux, sans pause-pipi et goûter toutes les 7 minutes 30 (on en reparle dans un prochain billet si vous le voulez bien).

Si nous avons été enchantés par les paysages sardes, nous noterons deux petits bémols à notre séjour:

  • Les sardes ne parlent pas un seul mot d’anglais, donc autant vous dire que le français est pour eux une langue morte.

Cela a généré quelques situations cocasses, au restaurant par exemple où nous nous sommes retrouvés avec de la viande à la place de poisson et vice-versa.

Nous avons également fait vivre à nos enfants le premier resto-baskets, après une attente et un service pitoyables dans le touristique village de San Teodoro !

Ils ne font aucun effort et te font comprendre que c’est à toi de parler leur langue, car c’est toi qui viens chez eux.

  • Nous avions lu partout que l’hospitalité des habitants de l’île était légendaire et pourtant nous ne sommes pas sûrs de l’avoir jamais rencontrée.
Hospitalité sarde
Sur un mur, à Posada

Pour la petite anecdote, la personne qui nous a réservé le meilleur accueil était allemande, tombée amoureuse d’un sarde et de son village perdu, Posada, qui s’y est installée et tient aujourd’hui un hôtel-restaurant avec son cher et tendre.

Certains disent qu’ils sont pudiques et fiers.

Peut-être…en tout cas, nous n’avons pu nous empêcher de faire le parallèle avec le sens de l’accueil si généreux des habitants de Paros et Naxos, l’année dernière, qui est une des raisons principales pour lesquelles nos exigeantes progénitures souhaitent y retourner.

Notre constat reste néanmoins sans appel :

 Ma come sei bella , Sardegna !

J’espère que vous passez tous un bel été de votre côté !

A très vite pour la suite des aventures!

                                                   , qui s’est prise pour une sirène pendant 3 semaines

Une bouffée d’air à 1 heure de Paris : cap sur les Yvelines.

J-3 avant le grand départ en vacances.

Je n’y crois pas un instant lorsque je glisse encore mon parapluie ridicule dans mon sac et je mesure la charge de travail qui m’attend impatiemment sur mon bureau.

Pourtant si, c’est bien vrai, dans 3 jours, à nous la Sardaigne et ses plages paradisiaques, ses eaux transparentes, son soleil réservé depuis plus de 6 mois, ses paysages pittoresques.

A nous aussi, les enfants qui se prennent pour des chiens parisiens en faisant la grosse commission au milieu de la plage, les pansements et les piqûres de moustique, les nuits aussi courtes que celles du reste de l’année.

Alors, de façon à affronter le mieux possible cette délicieuse et terrible épreuve de 3 semaines, le week-end dernier, nous nous sommes débarrassés de toute chose nécessitant notre assistance affective ou financière.

Nous avons retrouvé notre liberté le temps d’un week-end, à nous l’irrévérence des amoureux, sans horaires, ni contraintes.

L’homme a donc organisé une petite escapade non loin de Paris, à une heure en voiture.

Il avait réservé une charmante chambre d’hôtes, et, à partir de là, nous n’avions qu’à nous promener et nous arrêter comme bon il nous semblait.

Nous voilà partis direction les Yvelines, plus précisément vers Montfort-l’Amaury, charmant petit village médiéval situé entre Versailles et Rambouillet, à 45 kilomètres de Paris, village duquel nous sommes tombés de suite amoureux .

Ses rues pavées, ses magnifiques demeures en pierre, son histoire racontée par ses murs, ce calme et ce sentiment de paix, nous ont très vite transporté loin de notre bruyant et stressant quotidien.

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Son clocher baigné de lumière
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Son original cimetière, oui,oui

Nous avons pu déjeuner en terrasse sans une minute d’attente, entendre nos voix qui pour une fois ne se mélangeaient pas aux autres, écouter le temps passer sans courir après.

Ce temps qui semble s’être arrêté dans cette jolie région.

Il nous paraissait incroyable de n’être qu’à une heure de la capitale et pourtant en pleine campagne, revisitant presque nos souvenirs d’enfance dans les villages de nos grands-parents.

Sommes-nous devenus si vieux pour apprécier autant la sérénité et vouloir fuir ainsi la foule ?

Montfort-l’Amaury abrite également un château très original , le château de Groussay, classé monument historique, construit en 1815 pour la gouvernante des enfants du roi Louis XVI et Marie-Antoinette.

Je ne saurai vous dire ce que nous avons trouvé de plus beau, si son magnifique parc ou le château lui même.

Nous avons eu la chance de pouvoir le visiter avec un guide bénévole et passionné (habitant de Montfort-l’Amaury), qui fait partie d’une association qui a décidé de refaire vivre ce trésor historique.

Comme des enfants, nous l’avons écouté nous narrer l’histoire de Charles de Beistegui qui a racheté le château en 1938, et l’a transformé en haut lieu de rencontres culturelles et mondaines.

Pendant 2heures, nous avons découvert le moindre recoin de ce joyau mais également la vie de ce singulier personnage.

Le travail de cette association (uniquement constituée de bénévoles), pour restaurer le château est juste incroyable et mérite véritablement d’être connu.

Je vous assure que cela en vaut le détour, je vous laisse entrevoir ici une ébauche de ses merveilles:

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Sa bibliothèque de dingue

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Son pont palladien

 

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La tente tartare…non pas en tissu..mais en taule !
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Le salon de réception
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L’intérieur de la Tente Tartare
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J’en ferai bien ma salle de bains !
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Sa Pagode chinoise
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Théâtre privé dans le château, dans lequel la Comédie Française a pu jouer
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Magnifique « enfilade »

Nous avons passé la nuit aux Charmilles, maison d’hôtes située à Garancières-La Queue, cachée au milieu de la campagne yvelinoise, pour notre plus grand bonheur.

Une décoration de charme, une invitation à la zen-attitude, une chambre aussi grande que notre appartement, un délicieux petit-déjeuner, une adresse que nous recommandons vivement.


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Nous avons poussé notre titine jusqu’à Rambouillet, ville qui nous a un peu moins plue (bien que très mignonne) car évidemment bien plus grande (et plus peuplée…oh non, des gens) et ce n’était pas vraiment ce que nous recherchions pendant ce week-end.

Sur notre chemin, nous avons traversé une nouvelle fois une sphère spatio-temporelle quand nous nous sommes arrêtés à Rochefort en Yvelines où nous n’avons croisé absolument personne, sauf le silence.

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Si vous êtes parisiens et cherchez à faire une petite escapade à proximité, si vous êtes en quête de tranquillité mêlée au charme de la campagne et des petits villages, cette destination est pour vous!

Par contre, si comme nous, vous tombez sous le charme et vous vous demandez combien vaut une petite bicoque par ici, je vous conseille d’avoir d’excellentes relations avec votre banquier (ou d’être un riche héritier).

Ce billet est certainement mon dernier billet avant quelques semaines, le blog prend également des vacances, ce prolétaire :-).

Si je ressors vivante de cette nouvelle aventure A5, je me ferai une joie de vous montrer des photos de moi en maillot de bain, de vous parler de notre aventure sarde.

Je posterai certainement quelques photos sur IG, tout en m’étant fait la promesse intérieure de ne pas en abuser.

Je vous enverrai peut-être aussi une carte postale :-).

En attendant, je vous souhaite un bel été, quoi que vous fassiez.

N’oubliez pas de tout faire pour être heureux (mon ami Baloo dit qu’il suffit de peu).

Bises,

A 541 kilomètres

5 heures 30 de route ce n’est pas tant que ça.
541 Kilomètres ce n’est pas la mer à boire non plus.

Nous n’avions pas vraiment d’excuse présentable au tribunal, en réalité.
Pour ce long week-end de l’ascension, nous avons enfin réussi à aller rendre visite au papa de l’amoureux qui vit seul au Pays de Gex, un peu chez Heidi quoi.

Mon amour des chaussures et mon glamour intergalactique étaient pourtant ravis d’aller respirer les bouses de vache et surtout le grand air.
Beau-papa a subi deux lourdes opérations il y a de cela deux mois et nous n’avions même pas encore trouvé le temps de nous rendre à son chevet, ingrats que nous sommes.

Les journées passent, les semaines défilent, nos petites vies de fourmis nous dévorent, au point d’en oublier le plus important, c’est bien navrant.
Bien qu’il ne s’agisse pas de mon papa, cette situation m’attristait beaucoup et je n’arrivais pas à comprendre que rendre visite à un parent souffrant ne fasse pas l’objet d’un post-it rose fluo que l’on colle sur son ordinateur et sur son frigo, que cela ne passe pas au-dessus de la pile de tous les dossiers, que cela ne devienne pas la priorité.
Cette situation serait inenvisageable dans ma propre famille.

Nous ne sommes pourtant pas le modèle idéal à calquer ou à offrir en patron téléchargeable, c’est sûr.

Nous avons eu nos accrocs, nos sorties de route mais un petit tour au garage et la mécanique est presque neuve.
Ni temps ni argent ne nous empêcherons jamais , en tout cas, je le pense, de prendre soin les uns des autres dans les moments difficiles.

Ou d’être là, présents, tout simplement.
J’ai un peu de mal, je l’avoue, avec cette vision de famille un peu éclatée qui finit par ne jamais se voir (les parents de l’amoureux sont divorcés).

Etant moi-même divorcée, cela fait évidemment turbiner ma petite tête de maman angoissée qui se demande déjà si mes enfants me placeront en maison de retraite, s’ils viendront me rendre visite, s’ils viendront déjeuner avec moi le dimanche ou si je les passerais seule dans un coin d’un réfectoire qui sent le vieux, l’urine et la naphtaline.

Ne me resteront que des souvenirs.

C’est pour cela que nous accordons autant d’importance à les construire, ces souvenirs, avec nos propres enfants.

Sans pour autant me considérer égoïste, j’estime pouvoir attendre de mes enfants un peu d’attention et d’affection, même quand les rides auront creusé chaque partie de mon corps et de ma peau et que j’en serai une vieille, de peau.

Avoir eu tant de mal à les élever, me donner tant de peine, passer une multitude de nuits sans dormir pour ne plus les voir une fois qu’ils auront pris leur envol ?

Toutes ces vergetures, tous ces kilos, ces larmes et ces pots de nutella, pour RIEN ?

Ce n’est pas la définition de famille qui est inscrite dans mon dictionnaire.

Evidemment tout cela est très personnel, et je ne peux balayer d’un revers de la main toute une histoire de vie écrite pendant de longues années ,je ne peux donc grandement m’en mêler.

Nous avions pourtant prévu depuis quelques mois déjà un week-end de débauche, de bières et de barbecues dans un domaine de Puy-L’Evêque, chez des amis de l’amoureux.

Oui vous l’avez deviné, nous avions prévu de nous rouler tous nus dans les champs, ivres morts d’amour et de rosé frais.

Je suis heureuse de l’avoir troqué contre un week-end de souvenirs, et l’amoureux aussi, bien évidemment (alors que nous mourions d’envie de quelques jours en adultes irresponsables).

J’ai été très touchée par l’importance que mes propres enfants accordaient à cette visite et au combien ils ont été touchés par la situation de celui qu’ils ont très vite appelé « Papy de Gex ».

Ils se demandaient comment il allait faire quand il allait rentrer à la maison et se retrouver seul, qui allait lui faire ses courses, comment il allait pouvoir monter les escaliers.

Ils n’étaient donc pas indifférents, et c’est cette indifférence que je veux combattre, ne pas la laisser entrer dans nos vies, encore moins la laisser tisser ses lianes envahissantes.

Je veux tisser des liens, éternels.

Mes dernières lectures m’ont d’ailleurs énormément conforté sur cette question (Agnès Ledig, Virginie Grimaldi).

La vie est trop courte, nous passons trop de temps à nous disputer et pas assez à nous aimer, nous méritons d’être chéris jusqu’à la fin de nos jours, avec nos dentiers et nos déambulateurs.

Demain, nous ne serons peut-être plus là.

Et quand nous ne serons plus là, il est important que l’on laisse de jolis souvenirs de moments passés, tous ensemble.

Un sourire, un appel, une accolade, une promenade.

Je ne veux pas que mes enfants viennent pleurer sur ma tombe, je veux qu’ils fassent partie de ma vie jusqu’au dernier jour, je veux faire partie de la leur autant que possible.

Comme le dit le grand philosophe François Valéry « Aimons-nous vivants » (les plus jeunes ne comprendront pas, tant pis, suis vieille et alors).

Nous avons de plus pu profiter de la parfaite combinaison : eau-ciel bleu-nature pour nous ressourcer et redécouvrir la magnifique région de Haute-Savoie qui n’a cessé de nous offrir de superbes clichés, gravés pour toujours dans notre tiroir des souvenirs.

Ce tiroir est loin d’être plein et nous souhaitons en fabriquer encore et encore, pour que nous puissions les ouvrir à chaque coup de blues, quand ils ne seront plus là, quand nous ne serons plus là.

En attendant, je vous ouvre une partie de mon tiroir et partage avec vous ces instants gravés dans nos mémoires.

La seule pièce qui manquait au puzzle était notre petite blondinette, à des centaines de kilomètres chez sa maman, que nous n’avions pas pour ce week-end, mais à qui nous avons pensé très fort.

Vous verrez, 541 kilomètres, ce n’est pas si loin.

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Sur le lac d’Annecy
Village médiéval d’Yvoire
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Thonon-Les-Bains
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Thonon-Les-Bains
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Petite promenade en bateau sur le lac d’Annecy
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Montée du col de la Faucille qui m’a permis de brûler 2 tartines de nutella
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Grand soleil et toujours un peu de neige, combinaison idéale pour les enfants
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Remake de « l’Amour est dans le pré » ou « Alerte à Malibu » au milieu d’un des nombreux champs de colza
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Thonon-les-Bains
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Le lac Léman à Yvoire
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Vue imprenable sur le Mont-Blanc, Genève et le Lac léman au sommet du col de La Faucille
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Petite place du village d’Yvoire
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Toujours Yvoire
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My kids and I
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Oui je suis tombée amoureuse d’Yvoire !
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Sur la route qui nous menait à la maison de convalescence de Papy de Gex, vue imprenable sur le Lac du Bourget
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3 coups de soleil gagnés grâce à notre escapade sur cette plage de sable fin du Lac Léman, à Excenevex, avec vue sur les montagnes enneigées
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Lors de notre visite avant de reprendre la route hier, avec Papy ❤

Bonne semaine à tous !

 

4 jours en Sicile versus 30 secondes sur le tarmac de l’aéroport CDG

Fraîchement sortie de l’avion, de retour dans la cohue parisienne, je n’avais pas prévu de reprendre la plume aussi rapidement.

Mais après de longues minutes à attendre un taxi, à voir les gens courir et s’enfuir dans tous les sens, se bousculer, s’ignorer et à sentir à nouveau cette boule de stress s’emparer de moi, je me demande.

Je me demande après quoi nous courons en permanence.

Je me vois déjà demain matin à la Gare Saint-Lazare, noyée au milieu de la foule qui m’engloutit et par laquelle je vais une fois de plus, me laisser emporter.

Je me demande avec quel véritable but nous levons-nous chaque matin.

Accomplissons-nous vraiment nos rêves d’enfant ?

Avons-nous le job rêvé et espéré ?

Sommes-nous épanouis ou en quête continue et permanente de ce que nous osons songer être un jour ?

Je viens de passer 4 jours de rêve dans un endroit merveilleux, une petite bulle hors du temps et quelque peu réfractaire au changement.

Il m’aura fallu quelque secondes à terre, sur le tarmac de l’aéroport CDG, pour me sentir à nouveau en mode névrosé, élaborant et revoyant dans ma tête la liste de choses urgentes à faire, réfléchissant déjà à comment je vais devoir les gérer.

Est-ce normal de régir ainsi ?

Je ne le crois pas.

Est-ce que cela signifierait donc que je ne sais savourer les moments passés et la chance que j’ai de les vivre, finalement, ces moments ?

Pour mon anniversaire, mon amoureux m’avait offert un long week-end en Sicile.

Mon anniversaire était en mai, mais, contraintes de calendrier de famille recomposée obligent, je me suis vue fêter mes 38 ans une deuxième fois, en 6 mois.

Sans prendre une ride, sauf celles du bonheur.

Nous avons vite compris tous les deux en nous rencontrant que nous étions plus friands de ces moments vécus ensemble, plutôt que d’un gros paquet avec un noeud scintillant.

Notre richesse, nous considérons que c’est celle-là, la découverte de nouveaux endroits, de nouvelles personnes, de nouvelles cultures.

Je nous vous en ai déjà beaucoup parlé ici.

Nous voilà donc perchés sur la ville mystique ville de Taormina, surplombant majestueusement la mer de toute sa grandeur.

Mon amoureux avait choisi une charmante maison d’hôtes, avec vue imprenable sur le Grand Bleu.

Nos hôtes étaient charmants, d’une gentillesse et simplicité si évidente, tellement contagieuse.

Nous avons eu de la pluie, des orages, du soleil, avons été à la plage, avons marché pieds nus sur le sable, avons goûté la mer.

Nous avons escaladé un des cratères du volcan Etna (au secours), respirer l’air des montagnes, avons bu, ri, mangé, aimé.

Nous avons assisté à des couchers de soleil que je ne l’ai l’habitude d’admirer qu’en photos.

Nous avons aimé la Sicile sans nous poser de questions.

Et la Sicile nous l’a bien rendu.

Malgré des conditions qui peuvent pour nous, simples touristes, paraître extrêmement favorables, la vie ne doit pas être si simple.

La Sicile est une région très escarpée et accidentée, dans laquelle tu peux difficilement vivre confortablement sans voiture.

Les cours d’eau sont assez nombreux, source de grande richesse me diras-tu, mais ils sont presque tous de caractère torrentiel, coulant à pleins bords et divaguant largement pendant la saison des pluies, restant à sec le reste de l’année.

Mais je ne suis pas venu ici pour faire un cours de géographie.

Je n’évoquerai même pas la Mafia, la pauvreté, les disparités sociales.

Alors oui, il y a ce soleil et ces paysages à couper le souffle.

Nous ressentons cependant une certaine mélancolie qui plane, une sorte de souffrance enveloppée de dolce vita.

Ces portraits de famille en noir et blanc, exposés avec fierté dans les maisons et les restaurants en racontent long sur cette vie sicilienne, et ne laissent personne indifférent.

Les valeurs familiales y sont si présentes, cela fait chaud au coeur.

Les générations se retrouvent chaque dimanche pour un repas familial, nous avons observé avec plaisir et presque envie des tables de 30 personnes !

Le soir, la ballade digestive est de rigueur, et peu importe si la veille, les intempéries ont eu raison de quelques routes à Messine, ils choisissent de vivre l’instant présent et non de se soucier du lendemain.

Les habitants de la Sicile ne courent pas (sauf quand ils conduisent), ils avancent piano piano, ils profitent de ce que le Ciel leur offre de meilleur.

La croyance en Dieu y est évidemment pour quelque chose.

C’est LUI qui les aidera à surmonter les épreuves de la vie.

Alors, avec l’amoureux dans l’avion, nous nous disions que c’est nous qui avions tort.

Que finalement, ils sont plus heureux que nous.

Que nous, qui nous levons pour être au bureau à l’heure convenue, pour ouvrir notre boîte mail avec 150 points d’exclamation en rouge, tous revêtus du caractère « URGENT ».

Que nous, qui à 10:03, avons déjà souvent envie de repartir en courant, parce que « l’autre » ne sait nous transmettre que négativité, partager avec nous que problèmes.

Alors, avec l’amoureux dans l’avion, nous nous sommes aussi dit que nous ne voulions pas de ça, que nous allions travailler pour pouvoir être maîtres de notre destin et non son esclave et pas simplement pour rembourser notre crédit.

Nous allons essayer de nous déformater sans pour autant nous défragmenter.

Alors, avec toi, je partage ici un peu de ce voyage dans le temps, une façon aussi pour moi, je le crois, de prolonger ce moment et de fermer la porte à l’angoisse qui me grignote ces petits instants de bonheur.

Avec la promesse de ne pas me laisser faire.

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Comme une petite fille je m’émerveille des paysages
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Vue pittoresque de notre terrasse sur la mer
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Sur le chemin de Castelmola, alors que le ciel se montre menaçant, nous touchons presque les nuages
Cabines de plage à Giardini Naxos
Cabines de plage à Giardini Naxos
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Coucher de soleil sur le volcan Etna
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Une jolie statue, un vélo, la mer, what else?
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Les jolis balcons de Taormina
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Mes petits pas sur le sable mouillé
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Vestiges de la civilisation grecque à chaque coin de rue
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Vue de la salle des célébrations des mariages civils, à Taormina
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Passer de 26 degrés à 6 degrés, c’est possible ! Sur un des cratères de l’Etna
26 degrés je vous disais !
26 degrés je vous disais !
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Ciel, terre et mer, époustouflant de beauté
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Village de Castelmola, un des plus beaux villages d’Italie, désert et mystique
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Une affiche de 1939 qui nous a bien fait sourire
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Paysages dignes du Seigneur des Anneaux, sur l’Etna
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Les saveurs des marchés authentiques italiens

Bonne semaine à tous !

Nos Cyclades en clichés

Bonjour, bonjour !

Je vous avais promis un billet sur notre escapade dans les Cyclades…déjà 11 jours que nous sommes rentrés!

Ayant lu récemment de nombreux jolis articles sur ces îles féeriques, j’ai choisi de faire différemment.

Plutôt que de vous décrire en détail par où nous sommes passés, quel loueur choisir, le tarif du ferry, etc…, j’ai sélectionné pour vous 25 clichés parmi 1246 (exactement) qui pour moi sont synonymes de beaux moments.

Nous avons été émus par ces instants, avons ri, avons pris du plaisir aussi.

J’ai souhaité les partager avec vous.

Comme je vous disais ici, ce que nous avons préféré a été la gentillesse et l’hospitalité des personnes rencontrées.

Ce ne sont certes pas les clichés de rêve, mais pour moi, ils signifient beaucoup.

J’espère qu’ils vous plairont !

 

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Les vacances pour nos enfants, c’était ça
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Encore une plage déserte…Apeiranthos
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Tour de contrôle !
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Moment d’évasion face à la mer
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Confidences sur le chemin qui mène à la plage (en fait,nous devions traverser un champ!)
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Un des nombreux points de vue de l’île de Paros
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Nous visitions une église, nous avons assister à un mariage…en toute simplicité
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Les chats…il y en avait partout !! Un régal pour les enfants !
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Jeunes et moins jeunes aiment à se réunir sur les très nombreuses places
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Vue de Chora (impossible de faire une photo sans câbles électriques !)
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On ne se lasse pas de cette eau transparente
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Coucher de soleil vu du Temple d’Apollon (incroyable)
Dîner les pieds dans l’eau à Aliki
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Les jolis toits bleus
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La salade grecque et son immense portion de feta !
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Comme un paysage désertique, puis tout à coup…
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Un touchant vieux Monsieur de 94 ans qui tenait une boutique qui n’avait pas bougé depuis des siècles !
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Les jolies rue de Chora
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Le village de Koronos,au coeur des montagnes, entre ciel et mer
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Moment de complicité avec mon tout petit (plus si petit)
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Un dîner particulièrement réussi avec une lumière incroyable
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Une impressionnante carrière de marbre
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Un prêtre orthodoxe qui allait célébrer un mariage
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Cyclades, nous reviendrons! (nous avons ramené tous ces jolis cailloux avec nous)