Et je me suis lancée…

Cela fait plus d’un mois que je n’ai pas remis les pieds par ici.

J’ai eu du mal à ouvrir la porte, j’ai donné un petit coup d’épaule et ai réussi à rentrer de nouveau chez moi, comme si de rien n’était.

J’avais laissé la lumière allumée et un pot de nutella dans le placard, je comprends maintenant pourquoi je recevais encore des visites.

Seulement, cela sent un peu la poussière, j’ai dû me débarrasser de deux ou trois toiles d’araignée et ouvrir grand les fenêtres.

Depuis, les poils ont poussé sous les aisselles, et je n’en dirai pas plus.

Oh oui, vous m’aviez manqué !

Depuis l’ouverture de ce blog, je ne suis jamais partie à la chasse aux lecteurs ni à la course à la notoriété.

Avec la grande gueule que l’on peut me connaître, je suis paradoxalement, bien trop pudique pour cela.

De la même façon, je ne me suis jamais fixé de rythme de publication, d’obligation.

Je l’ai dit assez souvent, je blogue par plaisir (le verbe bloguer existe vraiment dans le Larousse les gars) et chaque petit billet, plutôt grand d’ailleurs (on ne se refait pas, pipelette depuis toujours), a été écrit parce que je souhaitais partager quelque chose avec vous, de façon spontanée.

Quand j’en avais envie et de la manière dont je le souhaitais.

Ma dernière destination coup de cœur, mes péripéties avec les progénitures, avec l’amoureux, la dernière position essayée, mes coups de gueule, mes lectures adorées, les gens et les choses que j’aime.

Le 12 mars dernier, j’annonçais ici par le biais d’une simple image que j’avais enfin décidé de maigrir de concrétiser mon projet fou.

Cougar assumée, 0 ride (celles des fesses, cela ne compte pas) et 37 cheveux blancs plus tard, je mets à exécution le rêve que je nourris depuis le collège, où pendant les cours de français, mes professeurs lisaient toujours à haute voix mes rédactions aux autres élèves.

Je rougissais, étais traitée de faillote par les copains mais, je m’en foutais.

Secrètement, j’étais fière d’entendre mes mots revivre dans la voix d’une autre personne.

Ecrire, j’ai toujours rêvé d’écrire.

Essayer de concrétiser ses rêves, n’est-ce pas là une jolie façon de colorier la vie ?

Je rêvais d’apparaître dans les pages du magazine ELLE que je piquais à ma mère.

Pas pour les crèmes minceur, photoshop n’existait pas encore à l’époque.

Pas pour les pubs de shampoings capables de faire apparaitre des paillettes dans les cheveux, ma crinière étant indomptable, naturellement.

Il n’y avait plus de place non plus dans la rubrique mode, Cindy, Linda et Naomi avaient pris la mienne.

Non, moi, je rêvais d’être dans le petit encart « Lectures coup de cœur ».

Celui-là même que je prenais tant de plaisir à découvrir pour ensuite courir à la Fnac des Ternes.

Parfois c’était bien, d’autres un peu moins.

Mais je trouvais ça tellement classe d’être dans les pages du magazine féminin par excellence, ELLE…même 5 petites lignes.

C’est également pour cette raison que je suis si heureuse et fière de voir certaines personnes dont j’ai toujours apprécié les écrits, réussir aujourd’hui et concrétiser également leur rêve.

Evidemment, ces personnes possèdent à mes yeux trois pré-requis qui les ont aidées à mener leur projet :

  • Du talent à en revendre, c’est indéniable. Le talent de bien écrire mais aussi et surtout à mon sens, de raconter jôôôôôli come on dit. Transmettre des émotions, faire rire et pleurer, toucher les autres avec les mots soigneusement choisis pour appuyer là où il le faut, c’est pour moi la plus grande réussite d’un écrivain et je ne les remercie jamais assez quand cela arrive, c’est une sensation unique (coucou Agnès Ledig, Virginie Grimaldi, Olivier Bourdeaut, Nina Bouraoui, Gabriel Garcia Marquez)
  • Le courage d’avoir osé se lancer, car il en faut, je le sais, cela fait des années qu’il joue à cache-cache avec moi, ce con.
  • La force ; travailler, recommencer, écrire, relire, tout barrer, recommencer, continuer. Ne pas renoncer.

Aujourd’hui, je peux affirmer sans prétention que je possède énormément de talent que j’ai validé deux de ces pré-requis.

Tout d’abord, je me suis lancée, ce qui n’a pas été chose évidente.

Se réveiller un jour et se dire avec le premier pipi de la journée (il faut rentabiliser chaque moment inutile) que ça y est, aujourd’hui, on y va, on pose le premier mot sur word et peut-être même le deuxième, n’est pas chose facile.

Se convaincre qu’on a peut-être quelque chose à raconter, qui vous touchera vous là, et peut être vous aussi, là-bas.

La confiance en moi n’a jamais été ma qualité première, des incidents de parcours l’ont encore plus amoindrie.

Mais la vie est tout de même bien faite car quand chaque chose a retrouvé sa juste place et que vous êtes prêts, les bonnes personnes viennent vous insuffler ce brin de folie qui vous manquait.

Depuis quelques années j’ai donc croisé le chemin de petits fous qui m’encouragent à me lancer (l’un d’entre eux dort même dans mon lit, impossible de m’en débarrasser).

Je les ai écoutés, et leur ai diagnostiqué un degré avancé de démence.

Le problème c’est qu’ils étaient plusieurs à être prodigieusement siphonnés du neurone.

J’ai eu le courage de lancer mon blog fin 2014, pour me sortir de cette torpeur qui me hantait et me paralysait.

Petit à petit, l’idée d’écrire quelque chose de plus grand (pardon, je ne sais pas si je suis légitime pour écrire livre) venait me titiller le téton gauche et l’oreille droite, je l’ai calmée avec de la crème anti-mycose.

Cela n’a marché qu’un temps.

Plus le temps passait et plus je m’entourais de gens azimutés qui me poussaient vers le bord du précipice.

Aucune crème ni aucun antihistaminique n’ont réussi à calmer cette envie depuis.

Je me suis penchée au bord du précipice, Ludo Dieu seul sait combien cela a été difficile avec mon vertige vieillissant.

Oui, je suis cette fille qui a le vertige en haut des escaliers du métro et qui bloque tout le monde.

J’ai alors pu voir une longue échelle avec des milliers de marches qui n’en finissent pas, peut-être faute à ma vue vieillissante, elle aussi.

Mais cela signifie donc qu’il y a des petites marches que je peux descendre, une par une, tout doucement, « envie de changer d’atmosphère, d’altitude » (si tu as connu la chanteuse Bibi, la chanson dans la tête, c’est cadeau).

Alors, je me suis lancée.

Mais le talent, il est où ?

Vianney m’a répondu « Pas là », « Mais t’es pas là ».

Ok, je sors.

Surtout que j’aime Vianney d’amour. Après l’amoureux, bien sûr.

Je ne sais pas s’il est là, le talent, mais si je ne me jette pas à l’eau, comment le saurai-je ?

Et puis j’étais bien la reine des plats à la piscine, je suis déjà allée chez le médecin avec du scotch sur les tétons (qu’il a vu, bien sûr, sinon ça n’aurait pas été drôle) et ai descendu l’avenue des Champs-Elysées avec une fesse à l’air après avoir laissé ma jupe coincée dans mon collant.

Alors, pourrai-je subir une plus grande honte ?

Au jour d’aujourd’hui, j’ai écrit 60 pages.

J’ai rayé, raturé, pris des notes sur le carnet rose donné par l’amoureux (toujours aux toilettes), effacé des pages, donné des noms aux chapitres puis tout modifié.

J’ai laissé quelques lignes en suspens car trop douloureuses.

Sur 7 chapitres écrits, je pense avoir parlé de joie, de tristesse, de sexe, de douleur, de peine, d’amitié, d’amour, de remise en question, de famille et beaucoup d’autres choses.

Mais l’ai-je bien fait ?

Arriverai-je à parler du sentiment de résilience ?

J’essaie de ne pas laisser ce sentiment de doute et d’incertitudes me terrasser, j’écris sans trop réfléchir, je laisse mes souvenirs et mes pensées prendre la plume.

Je consacre chaque minute libre à l’écriture depuis le 12 mars.

Je ne déjeune plus avec mes copines le midi, je ne lis plus de blogs, je ne m’autorise plus à écrire sur le mien, je ne passe pratiquement plus de temps sur le web.

J’essaie de rattraper le temps volé par ces démons qui m’ont tant habitée.

Le reste du temps, je lis ou relis des auteurs que j’aime passionnément et ai envie de tout arrêter car il ne faut pas déconner, je n’ai pas leur talent.

Mais je persiste et me nourris de leurs sentences.

Comme disait Henri Matisse, « La créativité demande du courage« .

Alors, je n’arriverai peut-être jamais à faire quoi que ce soit de mes mots, je n’apparaîtrai jamais dans les rubriques coups de cœur de ELLE, mais je l’aurai fait.

Et puis je crois que j’ai une chance pour les crèmes antirides spéciale cougars, à défaut d’autre chose.

Mes maux auront enfin valu la peine d’être vécus, je leur aurai donné un sens, j’aurai peut-être refermé une page de mon histoire.

Je vous laisse car je dois aller chez le médecin, je pense m’être démis l’épaule en poussant la porte.

Mais je laisse la lumière, hein ? Et quelques gourmandises aussi.

J’essaierai de repasser de temps en temps.

Bonne soirée à vous et merci pour tous les petits messages d’encouragement reçus ici et là-bas (Là-bas, tout est neuf et tout est sauvage Libre continent sans grillage, Ici, nos rêves sont étroits ….la troisième chanson dans la tête c’est encore cadeau).

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Etre femme, le combat de tous les jours

C’est fou ce qu’on a pu voir passer hier comme articles ou déclarations, comme statuts sur les réseaux sociaux,  parce que nous célébrions dans le monde entier la journée internationale des droits de la femme.

Enfin, célébrions, est un bien grand mot.

On inonde la toile de déclarations féministes, on trace, tout comme le 8 mars de l’année dernière, le constat affligeant de la disparité entre les hommes et les femmes, les violences et les inégalités, les moins farouches défileront seins nus en criant « GIRL POWER » et puis, on sera le 9 mars et on aura oublié toute cette symphonie rose et fleurie.

Voilà.

Aujourd’hui, tout est oublié et la défaite du PSG  face au FC BARCELONE aura pris le dessus et ça oui, ça restera dans l’histoire, les gars.

Ça nous fait une superbe jambe poilue de célébrer les droits de la femme une journée dans l’année, quand, le lendemain tu te fais traiter de chaudasse parce que tu portes une robe moulante et tu n’y peux rien, tu as un corps de déesse.

Les droits de la femme acquis, ôtés, retirés, violés, bafoués, reconquis, est un sujet tellement vaste que tout comme la question de l’épilation intégrale, on peut en faire une thèse.

J’ai peut-être l’air de prendre ce sujet à la légère, mais non, Messi (seuls les adeptes de foot peuvent comprendre cette blague carambar).

Mais évidemment que non, et si j’en viens à écrire sur le sujet c’est que je suis encore, tous les jours consternée par l’inéluctable besoin de devoir se battre pour exister en tant que femme.

Parfois, j’ai envie de remplacer « exister » par « survivre », car c’est le cas pour beaucoup trop d’entre nous.

Mon chemin vient récemment de recroiser la route d’une femme que j’ai connu il y a quelques années, qui vit actuellement en apnée, entre parenthèses, meurtrie, son corps entier n’est que douleur, ses pensées ne sont plus qu’en noir et blanc, ses rêves inexistants.

Je ne vous parle pourtant pas de violence conjugale, de coups, de blessures physiques.

J’aimerai vous parler de violences psychologiques, harcèlement, abandon, désamour, irrespect, soumission, humiliation.

Forcément, son histoire me touche bien là où cela a fait mal il y a quelques années, quand moi aussi, je me réveillais avec des couteaux dans le ventre, engloutie sous une montagne de peine, qui me paraissait infranchissable.

Après une histoire d’amour, sans trop de pierres sur le chemin, un test de grossesse est venu bouleverser ce quotidien et un avenir qui se dessinait plutôt en couleurs.

9 longs mois pendant lesquels Agnès a vu son corps se transformer, ses hormones lui dicter ses humeurs, ses réveils, ses nuits, bref, sa vie.

Et cela n’a pas plu.

9 longs mois à subir des remarques sur son poids, sa poitrine excessive qui lui a valu la distinction honorable de « vache laitière de l’année », sa fatigue inexplicable, ses nausées trop fréquentes, son manque d’envie de se faire culbuter à 4 heures du matin, jupe retroussée, sur le canapé usé.

Son compagnon a cessé de la voir comme une femme, la femme qu’il aimait.

Agnès s’est transformée en une enveloppe porteuse, un organisme charnel dont la morphologie ne lui appartenait plus mais qui se devait de rester la même à toute épreuve.

Son manque de libido s’est vu punir de propos et menaces élégantes telles que « tu vas m’obliger aller voir une pute », « tu ne m’en voudras pas de ramener une copine à la maison », « heureusement que les actrices des films X ne tombent jamais enceinte, elles », « regarde-toi, tu pourrais faire des efforts quand même ».

Agnès s’en est voulu pendant toute sa grossesse…elle ne savait même plus pourquoi.

Elle culpabilisait d’être tombée enceinte, de ne pas avoir avorté, d’avoir envie de ce bébé, de vouloir s’en défaire, de ne pas se sentir prête à l’accueillir, de ne plus rentrer dans ses slims, de ne pas ressentir la fibre maternelle.

Elle regardait avec envie les couples se promener main dans la main, dans la rue, le ventre de l’homme caresser amoureusement le ventre arrondi de la femme.

Mais ce n’était pas pour elle.

Chaque jour, elle se réveillait en disant que ça allait mieux, elle a attendu la première échographie, la deuxième, ses rendez-vous chez la sage-femme, seule.

Elle ne lui a même pas annoncé que c’était un petit garçon, il ne lui a pas demandé.

Ses sorties à elle, ne se faisaient désormais plus qu’en solo, le couple n’en était plus un, ils allaient devenir trois, mais elle n’était plus qu’une.

Aujourd’hui, Agnès est seule, élève seule ce petit garçon.

Son compagnon s’est peu à peu éloigné d’elle pour complètement l’abandonner à la naissance du bébé.

Brisée par la douleur et cette séparation pour laquelle elle n’a pas été consultée, elle fait face à la vie après l’avoir donnée.

Les messages d’insultes ou de menaces font encore partie de son quotidien, car cela n’était pas suffisant pour l’autre, il fallait continuer à la ruer de coups même si Agnès se trouvait déjà à terre, baignant dans ses larmes et sa peine.

Tout est bien entendu de sa faute, elle a trop changé, il n’était pas préparé.

Cela me donne envie de vomir, oui, comme si j’étais enceinte.

Autant de lâcheté et de mépris réunis, c’est un candidat à la légion d’honneur, toutes mes félicitations.

Evidemment que ce que je veux surtout dire à Agnès aujourd’hui et demain, et pendants tous les longs mois à venir c’est qu’elle va y arriver, bien qu’elle ne l’imagine pas un seul instant.

Le chemin va être long mais elle aussi va avoir le droit à sa part de bonheur, à un avenir insouciant et léger, plus pigmenté.

Parce que oui c’est un droit d’être heureuse et épanouie en tant que femme et maman.

Que cet homme n’était pas celui avec qui elle allait de toute façon poursuivre ce chemin.

Et si pour une fois je peux servir d’exemple, je veux bien être la démonstration vivante de la femme qui a réussi à renaître des cendres, cendres qui m’ont semblé chaudes pendant trop longtemps.

Aucun homme n’a le droit de nous maltraiter, nous humilier ou nous mépriser de la sorte.

Aucun homme ne le mérite non plus d’ailleurs, ceci dit en passant.

Alors c’est bien joli toutes ces émulations de part et d’autre pendant un jour de l’année, on ne le dira jamais assez, les femmes méritent d’être femmes et d’être traitées en tant que telles EVERY FUCKING DAY.

Voilà.

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Le voyeurisme contemporain

« Le voyeurisme est un terme à connotation morale, qui décrit un comportement ou une tendance « voyeuriste », c’est-à-dire basé sur l’attirance à observer l’intimité ou la nudité d’une personne ou d’un groupe de personnes dans des conditions particulières en cherchant à y éprouver une jouissance et/ou une excitation (délectation voyeuriste). Les pratiques voyeuristes peuvent prendre plusieurs formes, mais leur caractéristique principale est que le voyeur n’interagit pas directement avec son sujet, celui-ci ignorant souvent qu’il est observé », voici la définition de voyeurisme selon Wikipédia, ne me remerciez pas.

Ça commence bien me direz-vous.

Vous aurez certainement remarqué, qu’avec l’apparition des réseaux sociaux et de leur présence indéniable dans notre quotidien, une nouvelle forme de voyeurisme est née.

Si ces derniers ont ouvert la porte aux partages et à la diffusion massive d’informations, les dérives se sont empressées de leur emboîter le pas, comme pour nous rappeler les contes de fées de notre enfance, le bien versus le mal.

La dernière dérive en France, impossible d’être passé à côté, est la polémique générée par le malheureux tweet de cette jeune fille qui s’est empressée de partager avec la planète entière le texto reçu de la part d’un technicien Orange ; je ne reviendrai pas dessus car tout le monde l’a fait, il ne manque plus que l’avis de Benoît XVI et d’ Eve Angelie.

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Si nous ne nous dénudons pas tous sur Instagram et Facebook, quoi que je trouve que de plus en plus de personnes le font (WTF), et ne sommes donc pas victimes de « voyeurisme » au sens premier du terme, nous sommes tout de même tous observés mais aussi tous observateurs, n’est-ce pas ?

Et plus que jamais sur la toile, la définition de voyeurisme prend tout son sens : « leur caractéristique principale est que le voyeur n’interagit pas directement avec son sujet, celui-ci ignorant souvent qu’il est observé ».

Vous le savez, vous quand est-ce que quelqu’un est en train de compter vos capitons ou vérifier si vos deux seins sont à la même hauteur sur la dernière photo de vos vacances ?

NON….mais vous savez qu’il y a des gens qui le font.

Et je ne suis pas une victime, vous n’êtes pas des victimes, puisqu’en décidant volontairement de poster des moments, images, pensées de notre vie personnelle et parfois intime, nous savons que nous sommes exposés à un regard, une critique, un jugement mais aussi à un élan de sympathie, de compassion, d’amitié, d’enthousiasme, de partage (c’est plutôt pour cette partie là qu’on est là en général).

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Nous sommes responsables de l’image que nous véhiculons volontairement, quand elle n’est pas détournée à mauvais escient, évidemment.

Je suis moi-même assez présente sur Facebook et Instagram, ayant déserté Twitter car je juge ce réseau complètement inutile et redondant (sans parler du contenu souvent trop trash), et ne comprenant non plus pas le phénomène Snapchat avec lequel j’ai encore plus de mal, mais ça, ça doit être la maturité qui arrive.

Ce que j’ai pu observer dernièrement, c’est ce voyeurisme passif, qui me gêne plus que les personnes qui peuvent laisser des commentaires désagréables, par exemple.

Je veux parler des gens qui sont « amis » avec vous sur les différents sociaux et qui n’interagissent jamais avec qui que ce soit.

Parfois je me dis qu’ils ont créé un compte pour être dans le moove mais n’y passent pas leur vie comme moi et c’est tout à leur honneur (d’avoir une vraie vie).

Cependant, je note qu’ils sont toujours au courant de ce que vous avez fait, dit ou pensé (puisque vous l’avez partagé) et vous feront même allusion à l’air complètement bourré que vous aviez sur la photo prise à l’anniversaire de Peggy (non, pas la cochonne !).

Ce sont ces mêmes personnes qui disent ne jamais être présents sur ces conneries de réseaux sociaux, c’est pas leur genre de raconter leur vie à tout le monde, c’est tellement puéril et inutile.

Je ne condamne en aucun cas cette attitude (l’amoureux en serait d’ailleurs plutôt adepte mais ne me bridant pas du tout dans la mienne, d’attitude puérile) mais je me pose une question.

Si tu ne veux pas être observé, pourquoi observes-tu les autres ?

Pourquoi te connectes-tu à Facebook ou que sais-je, 130 fois par jour, pourquoi cliques-tu sur les photos, les agrandis-tu pour rire de la première ride ici ou du vernis écaillé là-bas, lis-tu les commentaires des autres si cela ne t’intéresse pas ?

Je vous assure, c’est un phénomène que j’observe beaucoup autour de moi, cette pseudo bobo attitude du « moi, j’ai une vie ».

Pas vous?

Moi aussi, j’ai une vie, certains jours j’ai même l’impression d’en avoir trois !

La partager n’est pas ma priorité mais pouvoir le faire avec des personnes que j’apprécie et avec qui je pourrai échanger sur la pose du stérilet, notre dernier coup de cœur voyage, le dernier livre qui m’a fait vibrer,et tiens, en parlant de vibrer…STOP. Envoie-moi un message privé si tu veux que je continue…pseudo bobo nous lit peut-être en cachette.

J’aimerai évidemment pouvoir le faire IRL avec tous ces gens que j’aime mais qui sont aux 4 coins de la France, du monde, de l’univers ou parfois à 10 minutes de chez moi (oui je sais que tu t’es reconnu) mais notre routine infernale complique ces rencontres et ces échanges.

Il est tellement difficile aujourd’hui de faire rentrer toutes les cases dans son emploi du temps.

(boulot- ami – chéri- famille- enfants- collègues-amant).

C’est donc pour moi une façon d’entretenir ce lien qui nous unit en quelque sorte.

Alors, toi et toi, que cela ne captive pas, arrête d’observer sournoisement derrière ton écran, ce qui te semble si inintéressant (la rime c’est cadeau).

Bonne soirée à tous et surtout à mes lecteurs voyeuristes !

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, râleuse

Les grands voyageurs que nous sommes… (!)

Cadix - Septembre 2016
Cadix – Septembre 2016

« Mais vous êtes toujours en vadrouille ! »

« Vous bossez des fois ?»

« Mais comment vous vous débrouillez pour partir toujours en week-end ici et làbas » ?

Voilà le genre de réflexion épicée que nous nous prenons régulièrement en pleine face (parfois de dos), avec l’amoureux.

Amis, famille, collègues de travail ou co-locataires de bureau, tous y vont de leur commentaire quelque peu grinçant.

Au départ, cela me faisait sourire, et je répondais allègrement à chacun de ces commentaires, qui, à mon sens, ne présentaient aucune méchanceté (et je le pense toujours).

Puis en ce début d’année, je discutais avec quelqu’un de mon entourage qui énumérait tous les endroits où nous avions été dernièrement en me faisant remarquer avec une certaine poésie, que nous étions des enfoirés de chanceux.

Oui, je le sais…nous avons beaucoup de chance, évidemment, nous le reconnaissons et essayons de nous le remémorer autant que possible dans les périodes les plus compliquées (en fait, on se le rappelle du lundi au jeudi, à 06 :50, dès que le réveil sonne).

Mais, tout de même, j’aimerai éclaircir un peu la chose.

La chance se cherche, se titille (j’adore ce mot débile), il faut arrêter de croire que tout tombe du ciel, les enfants (l’amoureux ne m’est pas tombé du ciel non plus, je l’ai cherché !).

Tout d’abord, nous travaillons tous les deux, et on ne peut pas dire que ce soit l’amour à la plage (mes yeux dans tes yeux, baisers et coquillages, tchatchatcha) tous les jours !

Sauf que nous refusons catégoriquement de faire partie de ces gens qui se plaignent constamment que leur vie est métro-boulot-dodo depuis des années.

Ça l’est pour nous aussi parfois, je vous rassure, après tout, la frénésie de la vie parisienne nous affecte également, nous ne sommes pas intouchables, si seulement, si.

Mais nous ne laissons jamais ce passage sous le tunnel durer trop longtemps, au risque de mettre en péril tout ce qui fait notre bonheur aujourd’hui !

Alors, oui, nous estimons que nous avons le droit de nous octroyer ces phases spatio-temporelles, qui contribuent à notre équilibre et à la préservation de notre vie de couple et de famille.

Nous nous organisons toujours en conséquence, et prévoyons souvent quelques mois à l’avance…cela nous permet de réaliser de sacrées économies, croyez-moi (l’amoureux est champion du monde de l’organisation).

Et si nous y arrivons, nous mettons peut-être certaines choses en pointillés, voire parfois entre parenthèses.

Par exemple, depuis que nous avons acheté notre appartement en juin 2015, nous n’avons pas réalisé la moitié des travaux planifiés.

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Vous croyez vraiment que je suis faite pour les travaux?
Beaucoup de choses restent à faire pour que cela devienne le petit nid douillet de rêve, néanmoins, nous sommes désormais dans une période de notre vie où nous appliquons une logique non mathématique.

Nos précédentes relations et expériences nous auront appris cela.

Nous écoutons plus notre cœur et notre besoin d’être ensemble et préférons par conséquent, et encore une fois (combien de fois devrai-je le répéter ?), vivre des moments à deux, en famille, des moments qui resteront là pour TOUJOURS.

A quoi me servirait d’avoir la salle de bains de Maisons et Objets, ma cuisine où je pourrai me travestir en Bree Van Der Kamp si pendant tout ce temps, je ne peux m’offrir des moments d’escapade et de liberté pour justement fuir le métro-boulot-dodo ?

Chacun a sa manière de voir les choses, de concevoir sa vie et surtout, chacun ses priorités.

Les travaux se feront petit à petit, ce n’est pas cette demeure qui est en péril.

Notre vie de famille recomposée est de plus déjà assez compliquée pour que nous ne sachions lâcher prise.

Je ferai également remarquer que si nous faisons plusieurs escapades au cours de l’année, nous ne partons pas non plus à l’autre bout de la planète ou dans les endroits les plus exotiques qui existent.

Certains choisissent de faire un très beau voyage, loin, onéreux une fois par an, nous, nous privilégions de courtes escapades, mais plus régulières.

Nous ne passons pas non plus nos soirées au restaurant ou à boire des bières, et à Paris, cela peut rapidement être un sacré budget.

Ce budget que certains allouent à leurs sorties régulières, nous préférons le mettre dans notre cochon (tirelire, les gars) et nous envoyer en l’air !

Mettez l’argent de 2 restaurants en semaine et 2 pubs (qui en plus de vous faire pousser la brioche, vous videront le porte-monnaie) et vous pourrez partir en week-end !

Nous faisons également très attention à nos budgets voyage, en réservant les vols assez tôt (Skyscanner est devenu notre meilleur ami) et prenons la plupart du temps des appartements sur Airbnb.

Je me sens si coupable en écrivant cela, car je dois bien avouer quelque chose les gars, c’est que c’est la plupart du temps l’amoureux qui passe son temps à trouver les meilleures offres…mais il a évidemment tout mon soutien moral, pendant que je fais la vaisselle !

A l’heure qu’il est, par exemple, il a déjà réservé les vacances pour cet été…avec mon accord, of course !

Cyclades -Juillet 2015
Cyclades -Juillet 2015
Organisation, quelques sacrifices, une revue de nos priorités et surtout l’envie, sont nos atouts majeurs pour des fenêtre ouvertes sur le monde, sur la vie…et oui, notre business plan est pourtant simple, non ?

Alors, certes, nous n’avons pas besoin d’un gestionnaire de fortune pour gérer notre argent car nous n’en avons pas plus que ça, mais nous sommes intégralement responsables du portefeuille de notre bonheur et c’est pour nous le plus important !

A bon entendeur, je vous souhaite une belle soirée.

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Que reste-t-il de Noël?

Voilà, Noël est passé, des semaines de préparation pour certains, et tout s’est envolé en fumée en 2 petites journées pour d’autres.

Que reste-t-il de Noël ?

Plus grand-chose sur le compte en banque, première constatation.

Quelques jours avant les fêtes, j’ai été, comme tous les ans, à nouveau assaillie par ce sentiment de culpabilité, celui qui envahit toutes les consommatrices compulsives à la vue d’objets brillants.

Cela a commencé quand je revenais de ma consultation chez ma gynécologue pour la pose d’un stérilet (on en reparle une prochaine fois si vous voulez bien), et chez laquelle je venais de lâcher 135 €.

Parcourant toute la rue Saint-Lazare avec ce nouvel habitant au creux de mon corps, force était de constater que je n’avais jamais vu autant de sans-abris dans les rues de Paris.

Jeunes, vieux, enfants, français, étrangers, beaux et moins beaux, la précarité n’épargne désormais aucun visage.

Je me demandais alors si ces 135 € n’avaient pas été mal employés, si je ne devais pas aller me faire retirer l’intrus de suite et distribuer ces quelques billets à ceux qui avaient des besoins bien plus vitaux que les miens.

Plus je marchais, plus la douleur éprouvée dans le bas-ventre se répandait dans l’intégralité de mon grand corps tout endolori.

C’était néanmoins mon cœur qui me faisait le plus peiner, alors que je calculais (comptais sur mes doigts en fait), la somme que j’allouais à mes cadeaux de Noël, alors qu’eux, ceux que je m’obligeais presque à ne pas voir, assis sur un vieux carton de déménagement, n’avaient rien.

Je rejoignais mon quartier un peu plus maussade que la veille, lors de ma virée aux Galeries Lafayette où Noël n’est qu’explosion d’étoiles filantes.

La réalité est pourtant toute autre quand on passe la grande porte et on s’engouffre dans le métro.

J’ai honteusement eu envie de cacher mes sacs quand j’ai aperçu de nouveau cette jeune fille, dans les courants d’air de la station Chaussée d’Antin-La Fayette, cette même jeune fille que j’aperçois là depuis des semaines, cette jeune fille qui me ressemble presque.

Puis cet adolescent, guère plus âgé que mon fils, qui affiche un sourire qui me surprend (note à moi-même : faut-il que je mette l’ado à la porte pour qu’il montre ses dents ?).

Deux femmes s’approchent de lui, j’imagine alors qu’elles ont été également touchées par celui qui pourrait être leur fils.

J’apprendrai plus tard sur le quai par une de ces 2 femmes, que Nicolas vit dans la rue depuis 3 semaines, après une énième dispute familiale, cela lui était devenu insupportable.

Je rentre chez moi en me disant que le Père-Noël ne faisait pas bien son job, il distribue toujours aux mêmes, oubliant ceux qui n’ont pas d’adresse postale.

Tout cet étalage de cadeaux sous le sapin m’écœure quelque peu, j’y ai pourtant grandement contribué, cela est bien hypocrite de ma part.

J’essaie de déculpabiliser en me répétant de ma petite voix aiguë, que cela est pour faire plaisir à ceux que j’aime, il n’y a pas de mal à cela.

Pour fuir Paris et cette frénésie contagieuse avant Noël, nous partons 2 jours avec les enfants, sur un coup de tête, vivre quelques moments en famille loin de tout cela.

Nous nous ressourçons, mangeons beaucoup trop, rigolons, avons froid, les enfants se disputent, et surtout, nous sommes ensemble et c’est le plus important.

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A l’ouverture des cadeaux, dimanche matin, la principale préoccupation des petits, avant même de savoir ce qu’il y avait dedans, était celle de savoir qui avait récolté le plus de paquets.

Cela en devient déplaisant.

Mais à qui l(m)a faute ?

Aujourd’hui, les poubelles débordent d’emballages de papier doré déchiré sans aucune considération pour les petites mains qui l’ont plié avec amour, les chambres regorgent de nouveaux jouets, et les enfants ne sont pas là.

Bien sûr, le Père-Noël nous a encore une fois drôlement gâtés, trop, cela en devient gênant quand on regarde les infos, que l’on lit les journaux, que l’on lève un peu le nez de son téléphone dans la rue.

J’apprécie ENORMEMENT chacun des cadeaux qui m’a été fait, bien évidemment (je les kiffe grave).

Mais savez-vous ce que je retiendrais le plus ?

Les moments passés avec la smala, le fait d’avoir pu nous réunir avec les 2 familles.

Je les apprécie d’autant plus que je sais que mes parents ne seront plus en France l’année prochaine et c’est comme si Noël allait perdre tout son sens.

Car sans cette même famille, il y a 7 ans, alors que le monde s’écroulait autour de moi, c’est moi qui aurait pu me retrouver assise sur un bout de carton de déménagement, dans le métro, à regarder les autres courir avec leurs immenses sacs remplis de présents, ceux-là mêmes qui n’auraient pas eu un seul regard pour moi.

Alors, que reste-il de Noël ?

Des sourires, des rires, des pleurs, des moments de colère, des cris, des punitions, de l’énervement, parfois un peu de désespoir mais tous ENSEMBLE.

Et ça, cela ne s’emballe pas.

Distribution d’amour sur tous et bien évidemment, bonnes fêtes !

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Octobre 2016

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Cela fait plus d’un mois que je ne suis pas passée par ici.

Les préoccupations et les déboires dont je vous avais parlé dans mon précédent billet occupent trop mon esprit pour que je puisse me concentrer sur autre chose, en tout cas, de la façon dont j’aime à le faire, de manière spontanée et parfois même irréfléchie.

Le mois d’octobre s’est écoulé si lentement les jours de semaine et si vite les week-ends que je ne sais réellement si je l’ai vu passer.

Je me suis beaucoup réfugiée dans la lecture, j’ai acheté des livres par dizaine, à tel point que le libraire m’a demandé mon 06, si si…ne vous emballez pas, c’est le sosie de Mr Bean, beauté à laquelle je ne suis pas particulièrement sensible.

J’ai découvert des petites pépites dont j’espère pouvoir vous parler bientôt, j’ai essayé de m’inventer une autre vie à travers tous ces personnages.

J’ai eu pendant tout ce mois d’octobre une sensation de vertige, de déséquilibre, d’inconnu et de mal-être, comme si je n’habitais pas mon corps et j’observais tout cela de loin.

Et pourtant.

Ces mêmes déboires et toutes ces préoccupations peuvent rapidement devenir si insignifiants et minuscules quand la vie vous montre que d’autres personnes ont un combat bien plus difficile que le vôtre à jouer, et surtout, à gagner.

Oh que oui.

Je me sens tout à coup comme une petite pleurnicheuse, une sale gosse gâtée, une ingrate.

Sans doute avez-vous déjà entendu parler d’octobre rose, n’est-ce pas ?

Je ne fais évidemment pas référence aux jolies couleurs du ciel pendant tout l’été indien que nous avons eu la chance de vivre.

Il y a quelques jours, alors qu’un pressentiment étrange m’habitait, une amie chère m’annonce avec beaucoup de poésie, qu’elle aussi était concernée par « octobre rose ».

Quel difficile paradoxe que celui existant entre la douceur de cette couleur féminine par excellence et la violence d’une annonce pareille.

Je me rappelle être restée sans mots pendant quelques minutes, sur le quai de la gare, avoir raté mon train, avoir balayé mes larmes avec les mèches rebelles de mes cheveux, me demander pourquoi elle.

J’entends alors sa voix douce qui la caractérise tant, sa beauté, ses mots encourageants, son attitude toujours si positive, son écoute, sa classe naturelle, la belle personne qu’elle est.

C’est drôle cette histoire de seins finalement, nous en avons toujours beaucoup parlé ensemble, ils nous ont toujours semblé essentiels à notre féminité, nous les choyons, les mettons en valeur, nous les aimons, n’est-ce pas mon amie ?

Mille questions et pensées m’ont traversé la tête.

Je n’imagine même pas comment sont ses nuits et ses jours depuis la révélation de cette épreuve.

Car oui, il s’agit d’une épreuve qu’elle vaincra, je le sais.

Je l’ai vue, nous avons parlé, nous avons un peu pleuré, mais nous avons ri aussi.

Dans ces moments, on se rend compte comme jamais de l’importance de sa famille et de ses amis, de leur capacité à nous aider à traverser toutes les étapes de ce Koh-Lanta de la vraie vie.

Et de ce côté là, je sais qu’il n’y aura pas de soucis car une personne qui irradie autant d’ondes positives ne peut qu’en recevoir que des montagnes en retour.

Ce n’est pas le billet le plus drôle et plaisant que j’ai écris, je le sais, mais sachant la difficulté que mon amie éprouve à en parler, et je ne peux que le comprendre, je voulais lui dire que putain, elle fait chier parce qu’on avait des trucs prévus, là tout de suite.

Je voulais lui dire aussi que bien que je ne puisse être physiquement à ses côtés, pour les raisons que nous connaissons toutes les deux, les mamies ultra connectées que nous sommes ne nous empêcherons pas de rester proches.

En fait tu vas sûrement me lire, alors autant m’adresser directement à toi, suis-je bête.

Tu peux m’appeler, m’écrire quand tu veux, pour tout, pour rien, pour qu’on blasphème, pour qu’on les traite de gros cons et d’impolis (ces … qui ont investi ta si belle poitrine sans avoir déposé un dossier d’autorisation préalable), qu’on parle mode, fringues, chocolat, de nos enfants, de nos prochaines retrouvailles, de nos bras que l’on trouve trop flanbys.

Tu as le droit de craquer, d’être de mauvaise humeur, d’avoir mal, de pleurer.

Je sais que ta positive attitude finira toujours par prendre le dessus et c’est ce qui va te faire passer la ligne d’arrivée avec les félicitations du jury, si tu ne le sais pas encore, moi je le sais, et je sais de quoi je parle, compris baby ?

Ah j’oubliais…prépare tes fesses aussi car nous allons passer de longues heures assises à papoter la prochaine fois que nous nous verrons, la dernière fois ce n’était que l’apéro.

A toutes les femmes, j’ai envie de leur dire d’aller vite se faire tripoter les seins si vous ne l’avez pas fait depuis un moment.

Ce n’est pas le préliminaire le plus agréable qu’il soit, je vous l’accorde, mais un dépistage précoce peut vous permettre de construire vos projets comme vous l’avez rêvé dans vos douces nuits et de ne pas vivre un cauchemar.

Pour ma part j’y vais jeudi.

Et je relativise, tellement, si tu savais, tellement.

Ce billet est sponsorisé par l’amitié sans limites, la force, le courage et la volonté de vaincre, traits de caractère tous présents chez toi, ma chère amie.

Love, (Je rajoute X Style X Life et je me prends pour Garance Doré),

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Trouver l’équilibre entre sa vie perso et sa vie pro

 

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Ce week-end était un week-end sans hommes.

Sans le petit, sans le moyen, sans le grand.

Je ne vais pas cacher que j’apprécie ces moments où je me retrouve seule avec moi même.

Mes poils aux pattes, mon duvet, mon haleine douteuse et mon pyjama, nous nous retrouvons en toute intimité, sans contrainte de temps ou de savoir-vivre.

Naturellement, quand tu as du temps avec toi même, ton cerveau, aussi petit soit-il, ne peut s’empêcher de retourner ta vie à l’envers, la refaire dans tous les sens, il se permet parfois même de te donner des leçons.

Telle une protagoniste de l’amour est dans le pré, j’ai passé mes dernières nuits et bribes de journées à ruminer les dernières décisions que j’ai pu prendre ainsi que leurs conséquences directes dans ma/notre vie.

La dernière en date est celle du changement de boulot, qui s’avérait certes nécessaire.

Seulement, ai-je fait le bon choix ?

Mon cerveau a plutôt tendance à inscrire un grand NON sur mon front en caractère 72, au marqueur indélébile noir, et le dicter clairement à mon corps qui m’envoie des signaux de détresse.

Le pire que c’est mon cœur a l’air de dire la même chose, ce qui est finalement bien plus grave.

Ma raison me dit de patienter, mon cœur me dit de fuir.

Evidemment, ce n’est pas sans conséquence sur notre quotidien, sur l’humeur ou sur la manière de regarder la vie et de la ressentir.

Sommes-nous des éternels insatisfaits ?

Avons-nous besoin de cocher absolument toutes les cases pour être pleinement épanouis ?

Confucius disait déjà il y a bien longtemps que nous avons tous deux vies et que la deuxième commence quand on comprend qu’on en a qu’une.

On a tous envie de suivre à la lettre cette célèbre et si intemporelle citation du philosophe et envoyer péter nos angoisses et nos doutes parce que le plus important est de vivre pleinement chaque instant sans se laisse polluer par les imperfections de nos existences.

Ah si seulement c’était aussi facile que de manger une plaquette de chocolat comme je peux le faire dernièrement sans une once de culpabilité, si, seulement si.

Dans ces moments là, je me dis qu’il faut que je remette sur la table la liste de mes priorités.

L’équilibre entre la vie personnelle et la vie professionnelle est souvent très compliqué à atteindre.

Plus que jamais aujourd’hui, je dois me raccrocher à ce qui à mes yeux est le plus important : c’est complètement bateau, bien sûr, mais c’est d’avoir trouvé celui qui me complète, celui avec qui je peux tout partager et qui me rend heureuse comme jamais je ne l’ai été.

A choisir, sans réfléchir une seconde, je préfère vivre ce que je vis avec l’amoureux plutôt que d’être épanouie dans mon boulot.

Je ne suis pas à plaindre sur de nombreuses autres facettes de cette boule colorée qu’est la vie.

Nous avons par exemple la chance de nous offrir assez souvent (beaucoup de proches nous le font remarquer), des escapades ici et là-bas, qui nous permettent de nous retrouver loin de cette routine qui peut vite grignoter votre couple et prendre un abonnement longue durée chez vous.

De quoi je me plains alors ?

Avoir un job génial ne me servirait de rien, si, le soir, quand je rentrerai à la maison j’étais malheureuse avec un Super Connard.

Je le sais bien, puisque je l’ai déjà vécu.

Le malaise est pourtant inévitable en ce moment car le fait de me lever tous les matins à reculons, nous pourrit sérieusement les journées, soyons honnêtes.

Ceux qui me connaissent savent que je suis une bosseuse, fonceuse, de nature plutôt enjouée que pleurnicheuse.

J’essaie de relativiser, écrire ce billet est d’ailleurs une sorte de méthode Coué, mini-thérapie éclair, je vous remercie par avance de votre écoute, sincères salutations.

Comment prendre assez de recul pour accepter qu’une mauvaise décision professionnelle ne doive pas devenir une véritable plaie qui entame les autres sphères de mon existence ?

J’ai donc pris mon stylo et mon bloc-notes chipé dans un hôtel parisien après une nuit torride (il faisait très chaud hein), et y ai inscrit de mon écriture enfantine, tous les côtés positifs et négatifs de ma vie, de notre vie, qui me passaient par la tête.

Force est de constater que le + l’emporte sur le – (je suis pourtant nulle en maths).

Seulement, certains facteurs ont une valeur exponentielle, n’est-ce pas ?

A moi donc de rééquilibrer les choses et de donner à chaque vecteur, la puissance que je décide vraiment de lui donner…rolala on dirait que j’ai fait un BAC S.

Mon travail des prochains jours est donc d’arrêter de placer la barre trop haut et assumer que je ne peux pas être à 200% sur tous les terrains en ce moment, bien que je ne vous cache pas que cela reste pour moi un objectif.

M’extraire de cette angoisse de l’échec est fondamental pour retrouver l’équilibre.

Je serai alors prête pour rebondir à nouveau et retrouver cette harmonie entre la vie perso et la vie pro, essentielle pour moi, pour le couple, il ne faut pas le nier.

D’ailleurs, j’ai déjà un plan d’attaque, je ne suis pas du genre à me laisser abattre.

En attendant, je R-E-L-A-T-I-V-I-S-E et me nourris de bonheurs instantanés en poudre (et de chocolat, en tablette).

Je vous quitte pour faire mon gâteau invisible aux pommes, vernir mes ongles avec l’incontournable rouge Chanel Pirate et m’épiler la moustache.

Le plaisir de manger et l’art de se faire belle sont aussi une excellente thérapie !

Si j’ai le temps, je regarderai même pour la 259 ème fois, Love Actually, meilleur anti-déprime de la planète, (qui est maintenant sur Netflix les gars !!), enfin, si l’amoureux est d’accord.

Et vous, qu’est-ce qui est le plus important? Etre épanoui en amour ou au travail?

Bonne fin de week-end à tous et bon courage pour la semaine !

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Il est où le bonheur?

A l’heure où se publiera ce mini –billet sponsorisé par la Compagnie Internationale de la Minauderie, nous serons dans l’avion pour une destination ensoleillée comme nous les affectionnons tant.

Tu ne prendras donc pas connaissance de ce billet avant lundi.

Peut-être que j’aurai réussi à te dire tout ça, après 3 pichets de sangria.

Peut-être que j’aurai encore aussi un peu mal au ventre, toujours mes poches sous les yeux, cette petite boule dans la poitrine qui fait presque exploser mon soutien-gorge déjà trop petit, ma peau toute rouge à force de me gratter à cause de ce stress auquel je n’arrive pas à faire face.

La rentrée n’a pas été facile pour moi, changement de boulot, de travail, d’univers.

Comme dirait mon poto Christophe Mae, on s’attache.

Et oui, je m’étais attachée à certaines personnes que je voyais au quotidien et me voilà redevenue une lycéenne boutonneuse, dans un établissement que je ne connais pas, avec des personnes qui me toisent et se demandent ce que je fais là, moi, la merdeuse.

C’est ça d’être trop belle.

Tu connais donc la cause de ce grand stress qui te désespère aussi car tu n’aimes pas me voir ainsi, je ne le sais que trop, surtout parce que ça affecte durement ma libido (on se calme, c’était pour la rime).

A l’heure où se publiera ce billet, ce sera également ton anniversaire, beau gosse !

En route pour l’Andalousie pour jouir de mon propre cadeau (d’anniversaire), nous allons fêter également le tien au son du flamenco, plutôt chouette, c’est sûr, pepito mi corazon.

Tant de choses que je ne te dis pas dernièrement alors que tu fais tant pour moi, sans jamais rien me demander en échange, à part peut-être quelques fois, de manger mon carré de chocolat ou que je défile dans la maison en culotte petit bateau.

Je suis venue te dire que je m’en vais j’apprécie tellement toutes tes petites attentions au quotidien pour me rendre la vie plus agréable, me rendre ma peine plus supportable.

Je sais que je ne te le dis pas assez.

Etre en couple, c’est être à deux, bien que j’aie toujours détesté les mathématiques, jusque là tout va bien.

Sauf que, souvent, lorsque les difficultés surgissent, chacun regarde son nombril ou sa quéquette, au choix, et chacun sa merde.

Avec toi, être à deux n’a jamais été si authentique, je comprends ce que vivre à deux veut dire.

Très tôt d’ailleurs tu m’avais révélé ton adage « Seul, on va plus vite, à deux, on va plus loin ».

Je sais exactement ce que ces mots signifient aujourd’hui.

Ta compréhension, ta bienveillance, ton temps, ces déjeuners où je ne fais que me plaindre, ton sourire, ton regard, ton optimisme, toutes ces choses que je ne saurai toutes nommées, toutes ces choses que tu m’offres si généreusement.

Les morceaux de comté et de marmelade que tu me glisses amoureusement dans la bouche, le petit coca zero toujours prêt dans le frigo, mes olives préférées, ta bonne humeur que l’on peut tous t’envier, tout ça, je prends.

Je peux le prendre parce que tu donnes, sans compter.

Merci de rire à mes blagues pourries, à mes imitations foireuses, de regarder l’Amour est dans le Pré avec moi, de m’aimer, tout simplement.

Merci de rendre tous les tracas du quotidien moins lourds et jetables.

Merci de me trouver belle, même au petit matin, alors que je ressemble à un Yorkshire délavé.

Merci de me faire sentir unique, de me regarder amoureusement TOUJOURS (comment tu fais?).

Merci de m’avoir fabriqué un dressing pendant que j’étais partie en vadrouille à Amsterdam.

Merci d’être en train de préparer le dîner pendant que j’écris ces quelques lignes, sans me poser une seule question.

Merci de m'offrir des moments comme celui-ci
Merci de m’offrir des moments comme celui-ci
Je pourrai remplir mille pages de MERCI que cela ne saurait nullement représenter tout ce que tu m’as apporté depuis que tu es entré dans ma vie avec ta chemise rose à fleurs par cette journée glaciale d’hiver.

Comme dirait mon autre poto Joe Cocker « You are so beautiful ».

Et pour répondre à Christophe qui demande à tout le monde « Il est où le bonheur ? », j’ai envie de lui dire « Call me baby ».

Happy Birthday (my) young baby.

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