Octobre 2016

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Cela fait plus d’un mois que je ne suis pas passée par ici.

Les préoccupations et les déboires dont je vous avais parlé dans mon précédent billet occupent trop mon esprit pour que je puisse me concentrer sur autre chose, en tout cas, de la façon dont j’aime à le faire, de manière spontanée et parfois même irréfléchie.

Le mois d’octobre s’est écoulé si lentement les jours de semaine et si vite les week-ends que je ne sais réellement si je l’ai vu passer.

Je me suis beaucoup réfugiée dans la lecture, j’ai acheté des livres par dizaine, à tel point que le libraire m’a demandé mon 06, si si…ne vous emballez pas, c’est le sosie de Mr Bean, beauté à laquelle je ne suis pas particulièrement sensible.

J’ai découvert des petites pépites dont j’espère pouvoir vous parler bientôt, j’ai essayé de m’inventer une autre vie à travers tous ces personnages.

J’ai eu pendant tout ce mois d’octobre une sensation de vertige, de déséquilibre, d’inconnu et de mal-être, comme si je n’habitais pas mon corps et j’observais tout cela de loin.

Et pourtant.

Ces mêmes déboires et toutes ces préoccupations peuvent rapidement devenir si insignifiants et minuscules quand la vie vous montre que d’autres personnes ont un combat bien plus difficile que le vôtre à jouer, et surtout, à gagner.

Oh que oui.

Je me sens tout à coup comme une petite pleurnicheuse, une sale gosse gâtée, une ingrate.

Sans doute avez-vous déjà entendu parler d’octobre rose, n’est-ce pas ?

Je ne fais évidemment pas référence aux jolies couleurs du ciel pendant tout l’été indien que nous avons eu la chance de vivre.

Il y a quelques jours, alors qu’un pressentiment étrange m’habitait, une amie chère m’annonce avec beaucoup de poésie, qu’elle aussi était concernée par « octobre rose ».

Quel difficile paradoxe que celui existant entre la douceur de cette couleur féminine par excellence et la violence d’une annonce pareille.

Je me rappelle être restée sans mots pendant quelques minutes, sur le quai de la gare, avoir raté mon train, avoir balayé mes larmes avec les mèches rebelles de mes cheveux, me demander pourquoi elle.

J’entends alors sa voix douce qui la caractérise tant, sa beauté, ses mots encourageants, son attitude toujours si positive, son écoute, sa classe naturelle, la belle personne qu’elle est.

C’est drôle cette histoire de seins finalement, nous en avons toujours beaucoup parlé ensemble, ils nous ont toujours semblé essentiels à notre féminité, nous les choyons, les mettons en valeur, nous les aimons, n’est-ce pas mon amie ?

Mille questions et pensées m’ont traversé la tête.

Je n’imagine même pas comment sont ses nuits et ses jours depuis la révélation de cette épreuve.

Car oui, il s’agit d’une épreuve qu’elle vaincra, je le sais.

Je l’ai vue, nous avons parlé, nous avons un peu pleuré, mais nous avons ri aussi.

Dans ces moments, on se rend compte comme jamais de l’importance de sa famille et de ses amis, de leur capacité à nous aider à traverser toutes les étapes de ce Koh-Lanta de la vraie vie.

Et de ce côté là, je sais qu’il n’y aura pas de soucis car une personne qui irradie autant d’ondes positives ne peut qu’en recevoir que des montagnes en retour.

Ce n’est pas le billet le plus drôle et plaisant que j’ai écris, je le sais, mais sachant la difficulté que mon amie éprouve à en parler, et je ne peux que le comprendre, je voulais lui dire que putain, elle fait chier parce qu’on avait des trucs prévus, là tout de suite.

Je voulais lui dire aussi que bien que je ne puisse être physiquement à ses côtés, pour les raisons que nous connaissons toutes les deux, les mamies ultra connectées que nous sommes ne nous empêcherons pas de rester proches.

En fait tu vas sûrement me lire, alors autant m’adresser directement à toi, suis-je bête.

Tu peux m’appeler, m’écrire quand tu veux, pour tout, pour rien, pour qu’on blasphème, pour qu’on les traite de gros cons et d’impolis (ces … qui ont investi ta si belle poitrine sans avoir déposé un dossier d’autorisation préalable), qu’on parle mode, fringues, chocolat, de nos enfants, de nos prochaines retrouvailles, de nos bras que l’on trouve trop flanbys.

Tu as le droit de craquer, d’être de mauvaise humeur, d’avoir mal, de pleurer.

Je sais que ta positive attitude finira toujours par prendre le dessus et c’est ce qui va te faire passer la ligne d’arrivée avec les félicitations du jury, si tu ne le sais pas encore, moi je le sais, et je sais de quoi je parle, compris baby ?

Ah j’oubliais…prépare tes fesses aussi car nous allons passer de longues heures assises à papoter la prochaine fois que nous nous verrons, la dernière fois ce n’était que l’apéro.

A toutes les femmes, j’ai envie de leur dire d’aller vite se faire tripoter les seins si vous ne l’avez pas fait depuis un moment.

Ce n’est pas le préliminaire le plus agréable qu’il soit, je vous l’accorde, mais un dépistage précoce peut vous permettre de construire vos projets comme vous l’avez rêvé dans vos douces nuits et de ne pas vivre un cauchemar.

Pour ma part j’y vais jeudi.

Et je relativise, tellement, si tu savais, tellement.

Ce billet est sponsorisé par l’amitié sans limites, la force, le courage et la volonté de vaincre, traits de caractère tous présents chez toi, ma chère amie.

Love, (Je rajoute X Style X Life et je me prends pour Garance Doré),

Signature

Petit ménage amical

Source : www.virtualmagie.com
Source : http://www.virtualmagie.com

A l’heure où je suis obligée de mettre du correcteur sur 2015 car je n’arrive pas encore à écrire 2016, pourtant synonyme de JOIE d’après presque toute la France digitale, il est toujours temps de prendre ses fameuses bonnes résolutions.
Je les lis et souris, m’en amuse, vous admire, vous traite de fous et vous plains parfois.
Mais je trouve cela très bien, ne vous méprenez pas.
Personnellement, comme je vous le racontais dans mon dernier billet, mes objectifs (le mot objectif me séduit plus que résolution), sont plutôt d’ordre affectif: consolider la famille que nous construisons, chérir l’amoureux et également consacrer plus de temps à mes vrais amis.
N’arrivant pas à dormir la nuit dernière, je me suis mise à divaguer et me suis rendue compte que dernièrement,  j’entretenais plus mes relations d’amitié superficielles que les véritables, celles de longue date, celles qui ont traversé les intempéries puis les arcs en ciel.
Cette amie qui t’a ôté la pelle de la main alors que tu étais en train de te recouvrir de terre.
Cet ami qui ne t’a pas jeté la pierre quand tu t’es absenté pendant de longs mois et ne te demande pas pourquoi, il comprend.
Cette amie qui a pleuré avec toi devant Love Actually, Sex &The City et même l’Amour est dans le Pré, ou quand tu lui as annoncé que tu venais d’accoucher et te faire larguer en même temps.
Cet ami qui a la franchise de te dire que oui tu as grossi, mais que ce n’est pas grave, tout va rentrer dans l’ordre ma petite patate.
Ces amis avec qui tu as fait les quatre-cent coups, refais le monde autour d’un bon hamburger bien gras et des mojitos que tu ne comptais plus, ceux qui font  soudainement se délier nos langues.

Cet ami qui peut te faire sourire avec les larmes dans les yeux.

Ceux qui savent que ça ne va pas en te regardant, celles qui savent trouver les mots, qui donnent sans compter.

Pas ces amis qui te font douter de toi ou qui paraissent se réjouir quelque peu de tes déconvenues.

Cela semble rendre leur vie un peu moins grise et cela est bien navrant finalement.

Je les aime bien les nuances moi pourtant.

Pas cette amie qui te reproche presque que tout aille mieux chez toi que chez elle et qui arrive presque à te faire culpabiliser.

Pas cet ami qui n’accepte pas la différence et qui s’enferme dans son ignorance, pourtant un des plus grands fléaux de notre société.

Pas ces avares de sentiments et d’émotions qui te grignotent les tiennes sans rien t’offrir en retour (que je déteste l’avarice, ce vilain défaut).

Pas cette amie qui minaude secrètement que j’ai un ego démesuré parce que je tiens un blog (sauf que je parle le chat voyez-vous) et qui pense que cela signifie forcément que j’ai un besoin de reconnaissance inassouvi mais qui continue de faire la danse du ventre quand elle me voit.

Pas cet ami qui ne me connaît pas, en fait, au-delà des banalités superficielles qu’il exige de moi.

Pas ces amis qui prétendent l’être et à qui la robe ne va pas, amis à qui j’ai consacré plus de temps et d’énergie que je n’aurai du.

Pas ces vampires.

Pas ces amis qui ne le sont pas.

Mais je ne le savais pas ou peut-être bien que cela me plaisait d’être entourée de plein de gens, cela me rendait un peu ivre.

Envie de changer tout cela, redonner à chacun sa juste place, me débarrasser de ce sentiment d’hypocrisie, de ces fausses notes au premier abord entraînantes, donner un coup de pied dans ce château de cartes bancal depuis le début.

Aujourd’hui, on tourne la page de 2015, on fait les soldes et on fait un grand ménage.

Retour à l’authentique, au naturel, au vrai, à la transparence, au partage, au véritable échange, aux bonnes bouffes sans complexe, aux discussions sincères, aux conversations sans langue de bois.

Et je m’en réjouis d’avance.

J’espère que vous êtes bien entourés, c’est important.

Bonne soirée à tous!

Le manque de confiance en soi peut-il mettre fin à une amitié?

J’avais déjà fait connaissance avec la copine qui vous en veut parce que vous êtes enfin heureux et vous le dites, je vous en avais d’ailleurs parlé ici.

Soit, je m’en suis remise, après tout, je ne peux rien y faire, je ne vais pas arrêter de montrer que je croque désormais ma vie à pleine dents, ma porte est  quand même toujours ouverte avec un petit verre de rosé et des olives posées sur la table basse si elle change d’avis (invitation inside).

Je n’avais par contre, pas encore rencontré la copine qui vous congédie parce que son cher et tendre a osé dire au cours d’une conversation banale et un peu arrosée qu’il me trouvait mignonne.

Personne n’a relevé, on s’en fout complètement d’ailleurs, nous sommes toutes deux en couple et heureuses.

Personne sauf elle (qui a relevé, je veux dire).

J’étais, il n’y a finalement pas si longtemps que ça, moi même de nature jalouse, et, je sais aujourd’hui pertinemment que cela venait de mon manque de confiance en moi.

Jamais une once de méchanceté par contre, j’ai toujours eu en tête que c’était moi qui avait un problème, pas les autres.

Je pense que c’est pareil pour elle, je l’ai toujours entendu dire qu’elle détestait son physique et il est vrai que je la sentais mal à l’aise quand arrivait dans le groupe une très jolie nénette.

Regards méfiants et paroles nonchalantes faisaient alors leur apparition.

Pas une once de méchanceté de sa part non plus.

C’est une fille intelligente (brillante même) et son jugement un peu dur disparaissait après avoir constaté que ces filles étaient aussi très sympas malgré leur 95C et leurs jambes fuselées !

Nous étions copines d’excellentes chouilles, d’incroyables fous rires, j’en ai d’ailleurs de mémorables en tête.

Nous avons ri et pleuré ensemble.

Source Pinterest
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C’est aussi une fille joyeuse et très bonne vivante.

Ces derniers mois, nous nous sommes vues très rarement et elle était absente à tous nos rendez-vous organisés avec nos moitiés.

J’ai appris que son cher et tendre l’avait demandée en mariage et j’en ai été très heureuse!

Elle mérite tellement ce bonheur après quelques années sahariennes, et, il faut dire que du peu que j’ai pu voir de son futur époux, il est franchement chouette.

Je me suis empressée de lui envoyer un message pour la féliciter.

Pas de réponse.

Deuxième message, au cas où elle n’aurait pas vu le premier (les working girls de nos jours sont très occupées).

Pas de réponse.

Pas de problème, je ne suis pas une fille compliquée et je n’aime pas les histoires, je ne m’en formalise pas.

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Source Pinterest
Puis une amie commune me dit qu’elle a reçu l’invitation pour son mariage.

Et toi, me dit- elle?

Bah moi, non.

J’attends.

J’ai alors eu la conversation de la délivrance avec une autre amie du groupe, qui sans hausser un sourcil et n’ayant pas l’air de trouver cela surréaliste, m’a dit qu’elle savait pourquoi j’avais été écartée.

Ah oui raconte?! Ça m’intéresse un peu quand même !

Bah… Elle n’a pas digéré le fait que machin te trouve mignonne et elle n’aime pas se sentir en danger.

Ah ok.
C’est dommage pour vous car ça veut dire que machin vous considère toutes moches alors! Ahaha.

Je ne choisis évidemment pas mes amies pour leur physique mais il est vrai que ce sont toutes de jolies frimousses, bien plus mignonnes que moi, alors cet argument ne tient pas la route.

Je ne peux y croire.

Comme si je pouvais être une allumeuse, une piqueuse de mecs…

Comme si je n’étais pas folle amoureuse et en train de construire ma vie avec mon amoureux.

Danger ?

Je suis restée quelques jours dans une totale incompréhension, essayant de résoudre par tous les théorèmes mathématiques que je connaissais cette incroyable équation.

Puis, une fois de plus, je me dis que je ne pourrai changer les gens et je suis dans une phase de ma vie où je veux avancer et ne pas m’encombrer de détails qui pourraient me tirer vers le bas.

Ma petite tête se pose quand même quelques questions.

Je repense alors à une copine qui me racontait récemment qu’une de ses amies avait coupé les ponts parce qu’elle était inconsciemment jalouse du train de vie qu’elle semblait mener, une vie qui à ses yeux, était meilleure que la sienne.

Un autre sujet mais une réaction tout aussi absurde.

Amies un jour, amies toujours?

J’ai l’impression que ce n’est plus trop ça…comme dans les relations amoureuses, les amitiés se voient éclatées par des anecdotes stupides, des détails cocasses et un conséquent manque de communication.

Jalousie et envie y sont souvent associées…

Mais si aujourd’hui je me sens un peu nuageuse, amère et grise comme la météo du jour à Paris, je sais que demain est un autre jour,car aller de l’avant, il le faut.

Se faire larguer par sa meilleure amie

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Crédit Photo

Comme ça.
Sans pré- requis ni préavis, je me suis fait larguer par ma meilleure amie.
Parce que j’ai parlé.
Parce que je lui ai dit ce que je pensais.
Et cela ne lui a manifestement pas plu.
Alors, je me demande où s’arrête la frontière de la bienveillance et de l’honnêteté envers les gens que l’on chéri ?
J’aime à penser que les personnes qui m’affectionnent essaient toujours d’être honnêtes avec moi.
La vérité est parfois dure à entendre, je le conçois.
Parfois nous préférons ne pas l’écouter.
Trop crue, trop lourde, si réaliste.
Mais si il s’agit de la réalité, pourquoi vouloir nous en éloigner si un jour ou l’autre elle va finir par nous éclater au visage?
Pourquoi embellir les choses alors qu’elles sont si laides?
Pourquoi dire le contraire de ce que l’on pense simplement parce que l’on pense que cela va être plus plaisant pour les autres?
Ce n’est pas rendre service que de mentir.
J’attends ce comportement de mes amis mais aussi des gens qui m’entourent.
La sincérité est pour moi une qualité indispensable dans toute relation, amoureuse, amicale ou professionnelle.
Je ne pense pas que tu avais le droit de me priver de ton amitié pour cela.
Je crois encore plus que tu n’avais pas le droit de te priver de mon amitié pour cela.

Crédit Photo

Parce que j’ai été sincère.
Je t’ai assez vu souffrir pour souhaiter que cela ne se reproduise plus.

J’ai jugé que je faisais mon devoir d’amie en te disant ce que mes yeux voyaient, mon coeur ressentait et mes émotions respiraient.

Je t’aurai menti si je t’avais dit que je croyais que tu avais raison de faire les choses ainsi.

Oui je pense que tu te trompes.
Tu as le droit de te tromper .

Je n’ai pas le droit de te juger.

J’ai envie de te dire que je préférerai que ce soit moi qui me trompe.

Tu aurais alors gagné un amour et perdu une amie.

Peut-être que tu m’aurais retrouvée plus tard, peut-être me retrouveras-tu plus tard…

Sache que dans les deux cas, que tu te sois trompée ou pas, je serai là.
Car avant toi, quand moi aussi,je me suis trompée, quelqu’un a été là pour moi.

Quelque part.

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Ne laissez jamais personne vous détruire

Dire que je m’apprêtais à vous raconter mon escapade dans la petite Venise du Nord .

Dire que j’allais vous enivrer avec ma niaiserie de ce week-end de Saint-Valentin.

Je suis dans le train qui me ramène de Bruges à Paris (où quelqu’un essaie d’ailleurs de me tuer car c’est de l’air froid qui souffle à la place du chauffage juste au niveau de mon siège, je ne sais pas si je pourrai terminer ce billet).

Pourtant, je viens d’être confrontée à nouveau à la douleur d’une collègue qui traverse un moment difficile, un moment que beaucoup trop d’entre nous ont vécu et par conséquent j’ai envie de vous parler d’elle, de moi et des autres.

Elle vient de m’envoyer un message de désarroi.

Je sais qu’on a beau dire que les paroles sont emportées par le vent (j’ai toujours le même humour pourri, vous pouvez le vérifier), je trouve qu’il est toujours bon de redire les choses,les répéter maintes fois au risque de paraître pénible et rabat-joie, raconter son expérience peut être bien souvent salvateur,tout simplement pour éviter qu’elle ne se reproduise.

Encore une fois.

Pour que vous ayez une chance de prendre un autre chemin, vous arrêter à temps ou tourner à droite, au lieu de vous éloigner et sombrer.

Cette collègue, cela faisait quelques mois que je la voyais dépérir.

Elle avait perdu son sourire,d’habitude si avenant et entraînant.

Elle ne parlait plus, elle ne se mélangeait plus à nous, elle qui était la première à commander une tournée de bières lors nos sorties.

Les cernes sous ses yeux se sont creusées.

Ses jolies formes se sont gommées.

Elle n’était plus que l’ombre d’elle même.

J’ai d’abord pensé qu’elle était gravement malade.

C’est toujours difficile d’aborder son intimité avec un collègue de bureau, surtout quand on ne sait pas vraiment de quoi il s’agit.

Mais un jour je l’ai vue dans un tel désarroi que je lui ai demandé de venir dans mon bureau.

J’ai juste eu à lui dire que je voyais que ça n’allait pas et que je pouvais peut-être faire quelque chose.

Puis elle m’a dit.

Elle souffrait de la même maladie que moi il y a quelques années, années qui ne sont finalement pas si lointaines.

Elle souffrait.

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Sa séparation brutale et inattendue était en train de la tuer à petit feu.
Ses enfants, deux et en bas âge , elle ne sait plus comment les gérer.
Elle ne sait plus où trouver la force .
Elle ne sait plus à quoi s’accrocher, à qui.
On peut vite basculer et se demander si la vie vaut le coup d’être vécue à présent.

Je ne le sais que trop.

Tout s’est écroulé, sans aucun préavis .

Je lui dit que c’est au fond d’elle qu’il faut qu’elle la trouve,cette force.
Je lui ai montré une photo de moi au moment où je traversais cette épreuve(elle cause toujours un électrochoc aux gens qui m’ont connue bien dans mes baskets).
Je pesais alors 49 kilos ( pour 1,74m) et je faisais peur à voir (c’est pas pour ça que je me présente à Miss France non plus maintenant héhé).
Et je l’ai mise en garde.

Ce mal et cette souffrance peuvent t’entraîner loin, là où tu ne songes même pas.

Je lui ai parlé de la maladie qui s’est déclenchée suite à ma séparation, qui aurait pu avoir de lourdes conséquences si je n’avais pas choisi de me battre.
Mon médecin m’avait alors dit qu’il avait eu à faire au cours de sa carrière à des cas similaires au mien : patients en parfaite santé,puis,après un violent choc émotionnel, un mal qui vous ronge de l’intérieur et vous donne l’impression de marcher avec des couteaux dans le ventre,et hop, cette vilaine  pathologie s’invite chez vous.

Et peut vous tuer.

Je ne mettrai pas un nom dessus car aujourd’hui je ne veux pas vous parler de ça.
Par contre à elle , je lui ai dit que si je m’en étais sortie, c’était grandement grâce à ma volonté.
Mais aussi pour mes enfants, la famille et quelques précieux amis (coucou Philippe).
Je lui ai aussi dit que je connaissais cette douleur .Trop.

Mais aucun être humain n’a le droit sur cette terre de nous faire peiner de la sorte.

Personne, non, personne n’a le droit de nous détruire .

Il ne mérite pas qu’elle se mette dans cet état.
Nous sommes plus forts que nous le pensons.
L’horreur d’aujourd’hui pourra se transformer en bonheur demain.
Seulement demain c’est peut être dans 6 mois, dans 1 an, dans deux ans.
Il faut être prêt, il faut se reconstruire.
Mais on ne peut pas le faire seul.
Je le sais.

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Alors aujourd’hui j’aimerai juste que tu acceptes qu’on te tende la main.
Cela peut être la mienne, un ami, un membre de ta famille, ton prof de gym, qui tu veux.
Quelqu’un qui voit en toi qui tu es vraiment.
Tu es jolie,une belle personne, pétillante et brillante.
Moins en ce moment.
Et n’oublie pas.

Tu as deux enfants merveilleux qui ne seront plus les mêmes si tu n’es pas là.
Moi aussi j’ai voulu partir.

Regarde- moi maintenant.

Accroche toi , je t’en prie, cela vaut la peine.

Parle,crie, pleure, cours, marche, cuisine, sors, pars loin un moment s’il le faut, regarde Bridget Jones en boucle.

Tu as le droit.

Mais reviens.
Reviens avec ce beau visage qui m’a fait dire de toi la première fois que je t’ai rencontrée « cette nana, elle est vraiment canon, sous tous rapports ».
Cette nana canon, c’est toi.

Réveille la. S’il te plaît .Réveille-toi.

Tu vois, moi, je suis guérie .

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Tu vas y arriver aussi.

Affectueusement,

 

 

Je suis heureuse, et alors?

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L’autre soir je suis allée dîner avec des copines.

Je prends toujours beaucoup de plaisir à les voir, d’autant plus que nous avons du mal à faire coïncider nos agendas supra chargés de maman, working girls et femmes parisiennes (comme je me la pète, j’adore). 😉

Une première tournée de Cosmopolitains (toute ressemblance avec les retrouvailles des héroïnes de Sex&TheCity est…vérifiée),et nous prenons des nouvelles les unes des autres et également de celles qui n’ont pas pu venir.

Puis quand je demande comment va Minnie (c’est son nom de scène, je vous rassure), je vois que ça coince et que mes compagnes de débauche sont gênées.

Que se passe-t-il? Oh, tu sais, il ne faut pas que tu le prennes mal mais bon,cela ne va pas très bien dans sa vie perso, elle est célibataire depuis un moment maintenant, ça va pas fort dans son boulot non plus, elle galère financièrement

Oui, je comprends,et alors? Raison de plus pour qu’on se voit, c’est fait pour ça aussi les copines, enfin je crois.

Se soutenir, parler, se changer les idées, échanger, partager, je me trompe?

Bah… elle dit qu’elle en a marre que tu lui renvoies ton bonheur à la figure, que tu sois toujours radieuse, que tu postes toujours des photos de toi, de vous, sur facebook, de vos week-ends… Voilà quoi.

Donc elle n’est pas venue, à cause de moi? Bon, pas que, mais, oui, un peu me disent-elles visiblement embarrassées.

Triste et déçue, je décide de ne pas me pencher  trop longtemps sur la question sur le moment, décidée à passer une bonne soirée.

Et ce fut une super soirée.

Le lendemain je tente quand même de l’appeler, Minnie, parce que honnêtement, non, je ne comprends pas.

1, fois, 2 fois, 3 fois, message sur répondeur. « Rappelle-moi ! ». Silence radio.

Je me décide alors à lui écrire un mail. 1 heure après je reçois sa réponse d’une page.

Sans vous retranscrire son courriel, son mail était un tricot (très mal ficelé) de reproches, plus inexplicables les uns que les autres.

Les photos de mon week-end en Toscane, nos vacances,ma photo de profil FB où je suis avec mon chéri, les fleurs qu’il m’envoie, mon air niais et amoureux quand nous nous voyons, ma volonté exagérée de vouloir rester séduisante, mes régimes à répétition, ma façon de m’habiller, ma gentillesse « insupportable » ( là je la cite vraiment)…

Crédit photo: http://reactiongif.org/
Crédit photo: http: //reactiongif.org

Cela ne fait pas du bien de voir ça quand on ne va pas bien, tu devrais le savoir, non?

NON.

En gros, je m’en prends plein la tronche parce que je montre trop que je suis heureuse et que je fais tout pour le rester?

Mais c’est un phénomène de mode ou quoi de maudire les gens qui osent dire que tout va bien?

Pourtant Pharel Williams lui même a remporté un succès fou en disant qu’il était HAPPY!

Mon amoureux a lui aussi eu la même expérience avec deux de ses amies qui ne voulaient pas le voir parce qu’elles mêmes ne traversent pas une bonne période, et que notre bonheur affiché au grand jour était une sorte d’outrage.

Quand il m’avait raconté, je lui avais répondu , elles sont connes et aigries tes copines!

Moi mes amis sont tous contents pour moi !

C’est moi qui ai l’air bien conne là…

Est-ce que c’est mal de dire que oui, tout va bien, que les choses se passent (enfin) bien pour nous?

Doit-on peser ses mots, cacher certaines choses,se contenir ou même faire semblant sous prétexte de pouvoir faire du mal?

Je me rappelle pourtant, il n’y a pas si longtemps que ça d’ailleurs, je me réjouissais d’entendre mes amis dire qu’ils avaient trouvé l’amour, qu’ils se mariaient ou avaient mis un bébé en route.

Je ne leur en voulais pas de me raconter tout ça sans filtre, je ne considérais aucunement que ce n’était pas respectueux envers moi, au contraire! Je m’en nourrissais ! Je prenais encore et encore, cela m’a tellement aidé à remonter la pente et, surtout, à me dire que moi aussi j’y arriverai un jour, bien qu’à ce moment là, je sois plus proche du trou que des étoiles!

Pourquoi y-a-t-il ce négativisme à l’encontre des personnes qui semblent s’aimer, qui veulent aller de l’avant, le montrent et le revendiquent?

Est-ce de la jalousie? De la méchanceté? De l’aigreur? Un mal être?

J’essaie vraiment de comprendre..Mais je n’y arrive pas.

Et je me rends compte qu’en effet, autour de moi, j’ai perdu quelques copains qui m’affectionnaient bizarrement plus quand j’étais célibataire et au bord du précipice.

Tout à coup, il n’ont plus le temps ou ils prétextent que c’est moi qui ne l’ai plus, parce que je suis sur « une autre planète ».

Et bien laissez-moi vous dire que justement parce que je suis sur mon nuage,j’ai de l’amour et de l’amitié à donner au centuple, des épaules encore mieux dessinées pour vous soutenir si vous en avez besoin et une oreille (même deux :-)) pour vous écouter.

Je ne me réjouis pas que ça n’aille pas ou que ça aille moins bien pour vous.

Je n’ai pas la prétention d’affirmer que je peux le changer, mais je peux peut-être vous aider. Je peux être là. Je suis là.

Le reste du chemin vous devez le faire seuls, par vous-mêmes. Vous devez décider si vous voulez reprendre votre destin en main.

Crédithttp://lesbeauxproverbes.com/
Crédit Photo :http://lesbeauxproverbes.com/

C’est ce que j’ai fait. je me suis réveillée un jour et me suis dit que c’était fini de me plaindre, de me complaire dans mon malheur et ma douleur.

J’étais la seule à pouvoir changer les choses.

Aujourd’hui je suis heureuse, mais je l’ai cherché, je l’ai voulu et me suis battue.

Mais rien n’est figé, rien n’est acquis. Pour le moment, je profite de ce qui s’offre à moi, et oui, je le vis à 2000 à l’heure et je dévore tout à pleines dents!

Mais je ne suis pas à l’abri de retomber, je ne crois plus en l’amour éternel et aux contes de fée depuis longtemps.

Et alors? Cela ne m’empêche pas de profiter pleinement de la vie !

Je remercie aujourd’hui mes amis et ma famille,  qui ont cru en moi et qui m’ont aidé à voir la vie sous un autre angle.

A aimer la vie.Tout simplement.

Alors ne m’en voulez pas de le montrer.

Le bonheur peut se multiplier à l’infini. Je suis certaine qu’il y a une part pour vous aussi.

Cherchez-la !

Photo prise à Pise lors de notre séjour en Toscane en juin 2014
Photo prise à Pise lors de notre séjour en Toscane en juin 2014