Il est où le bonheur?

A l’heure où se publiera ce mini –billet sponsorisé par la Compagnie Internationale de la Minauderie, nous serons dans l’avion pour une destination ensoleillée comme nous les affectionnons tant.

Tu ne prendras donc pas connaissance de ce billet avant lundi.

Peut-être que j’aurai réussi à te dire tout ça, après 3 pichets de sangria.

Peut-être que j’aurai encore aussi un peu mal au ventre, toujours mes poches sous les yeux, cette petite boule dans la poitrine qui fait presque exploser mon soutien-gorge déjà trop petit, ma peau toute rouge à force de me gratter à cause de ce stress auquel je n’arrive pas à faire face.

La rentrée n’a pas été facile pour moi, changement de boulot, de travail, d’univers.

Comme dirait mon poto Christophe Mae, on s’attache.

Et oui, je m’étais attachée à certaines personnes que je voyais au quotidien et me voilà redevenue une lycéenne boutonneuse, dans un établissement que je ne connais pas, avec des personnes qui me toisent et se demandent ce que je fais là, moi, la merdeuse.

C’est ça d’être trop belle.

Tu connais donc la cause de ce grand stress qui te désespère aussi car tu n’aimes pas me voir ainsi, je ne le sais que trop, surtout parce que ça affecte durement ma libido (on se calme, c’était pour la rime).

A l’heure où se publiera ce billet, ce sera également ton anniversaire, beau gosse !

En route pour l’Andalousie pour jouir de mon propre cadeau (d’anniversaire), nous allons fêter également le tien au son du flamenco, plutôt chouette, c’est sûr, pepito mi corazon.

Tant de choses que je ne te dis pas dernièrement alors que tu fais tant pour moi, sans jamais rien me demander en échange, à part peut-être quelques fois, de manger mon carré de chocolat ou que je défile dans la maison en culotte petit bateau.

Je suis venue te dire que je m’en vais j’apprécie tellement toutes tes petites attentions au quotidien pour me rendre la vie plus agréable, me rendre ma peine plus supportable.

Je sais que je ne te le dis pas assez.

Etre en couple, c’est être à deux, bien que j’aie toujours détesté les mathématiques, jusque là tout va bien.

Sauf que, souvent, lorsque les difficultés surgissent, chacun regarde son nombril ou sa quéquette, au choix, et chacun sa merde.

Avec toi, être à deux n’a jamais été si authentique, je comprends ce que vivre à deux veut dire.

Très tôt d’ailleurs tu m’avais révélé ton adage « Seul, on va plus vite, à deux, on va plus loin ».

Je sais exactement ce que ces mots signifient aujourd’hui.

Ta compréhension, ta bienveillance, ton temps, ces déjeuners où je ne fais que me plaindre, ton sourire, ton regard, ton optimisme, toutes ces choses que je ne saurai toutes nommées, toutes ces choses que tu m’offres si généreusement.

Les morceaux de comté et de marmelade que tu me glisses amoureusement dans la bouche, le petit coca zero toujours prêt dans le frigo, mes olives préférées, ta bonne humeur que l’on peut tous t’envier, tout ça, je prends.

Je peux le prendre parce que tu donnes, sans compter.

Merci de rire à mes blagues pourries, à mes imitations foireuses, de regarder l’Amour est dans le Pré avec moi, de m’aimer, tout simplement.

Merci de rendre tous les tracas du quotidien moins lourds et jetables.

Merci de me trouver belle, même au petit matin, alors que je ressemble à un Yorkshire délavé.

Merci de me faire sentir unique, de me regarder amoureusement TOUJOURS (comment tu fais?).

Merci de m’avoir fabriqué un dressing pendant que j’étais partie en vadrouille à Amsterdam.

Merci d’être en train de préparer le dîner pendant que j’écris ces quelques lignes, sans me poser une seule question.

Merci de m'offrir des moments comme celui-ci
Merci de m’offrir des moments comme celui-ci
Je pourrai remplir mille pages de MERCI que cela ne saurait nullement représenter tout ce que tu m’as apporté depuis que tu es entré dans ma vie avec ta chemise rose à fleurs par cette journée glaciale d’hiver.

Comme dirait mon autre poto Joe Cocker « You are so beautiful ».

Et pour répondre à Christophe qui demande à tout le monde « Il est où le bonheur ? », j’ai envie de lui dire « Call me baby ».

Happy Birthday (my) young baby.

Signature

 

 

 

Nous avons 7 ans toi et moi

Il y a exactement 7 ans, mes cheveux étaient longs, beaux et forts.
Mes pieds étaient knackis, mes fesses marmelade, la taille de  mes seins immensurable.
Tu prenais déjà une place si énorme dans mon corps que je me demandais s’il allait reprendre ses droits un jour, jour que je voyais fort fort lointain, peut -être au pays de Shrek.
Je me soûlais au jus d’orange en imaginant que c’était de la vodka, appréhendant le cataclysme qui tôt ou tard allait arriver dans ma vie.
12 heures de souffrance en silence et quelques poussées ont suffi pour que cette petite boule de 4500 grammes vienne changer ma vie par cette belle journée de fin avril.
À tout jamais.
Je ne t’ai pas tout de suite aimé comme tu le méritais, je le conçois.
Tu venais me voler ma place, tu étais la raison pour laquelle ton père était avec moi.
Pour lui je n’étais qu’un ventre qui couvait son trésor, son précieux, la prolongation de cette personnalité narcissique et égocentrique.
Tu étais pourtant un petit garçon que beaucoup de nouvelles mamans aimeraient avoir, sage comme une gravure de mode.
Je t’avais toi mais je le perdais, lui.
Je me suis longtemps sentie indigne de ne pas dédier tout l’amour d’une maman à son enfant.
Je crois bien que je t’ai même détesté parfois.
Tu m’as transformée en transparence, tu as fait de moi un fantôme, un accessoire dont on peut bien se passer, une pièce d’une collection qui n’est plus à la mode.
Je n’étais plus irremplaçable, tu étais plus important que moi.
Alors que la majorité des autres mamans consacraient toutes les minutes de leur vie, même celles qu’elles n’avaient pas, au fruit de leurs entrailles, je passais chaque minute à faire du sport alors que je venais d’accoucher, à me resculpter la silhouette, à partir à la recherche de ma féminité perdue, à m’affamer.
J’essayais en vain de sauver mon couple qui n’était plus depuis longtemps.
Je t’ai aimé en pointillés, ne sachant pas quoi faire, tiraillée entre ton amour bel et bien là, et ce mépris que je voulais aveuglement transformer en désir, mépris qui était le seul sentiment que ton père était dorénavant capable de m’offrir.
Mes nuits étaient longues et baignées de larmes et non plus de lumière.
Puis l’inévitable est arrivé comme une évidence, comme une page d’un livre écrite et vieillie depuis des années.
Ton père s’est séparé de moi, il a essayé de te séparer de moi également.
Il y est presque arrivé.
Il a failli transformer l’amour en haine, la bienveillance en indifférence, la joie en folie.
Les étapes qui s’en sont suivies furent éprouvantes et j’ai souvent cru que je n’y arriverai pas.
Que je n’arriverai pas à t’aimer.
Aujourd’hui tu apparais comme synonyme de gaieté dans mon dictionnaire.
Tu es un petit garçon dynamique, intelligent, sensible et vivant.
Tes mots pour me consoler quand tu me vois désemparée face à l’ado, tes gestes de tendresse quand tu me vois souffrir du dos, ta façon de me mettre de la crème ou de vouloir me coiffer, je ne les échangerais pour rien au monde.
Ta façon de comprendre les choses bien qu’on ne te les raconte pas tout le temps.
Ton intelligence émotionnelle qui te permet de faire la part de choses et nous aimer différemment, ton papa et moi.
Ta manière d’être heureux et de vivre cette vie que j’ai failli te voler, qui a presque mis fin à la mienne.

Ta façon de me dire que mes fesses sont quand même un peu grosses, mais que ça va encore.

Ton sourire.

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Aujourd’hui nous avons 7 ans, toi et moi.
Et ta place est bien là car j’ai enfin trouvé la mienne.

« Parce que tu m’aimes tout là-haut jusqu’au ciel »

Pardon pour tous ces « je t’aime » inaudibles, ces moments d’absence, ces coups de fil jamais passés, ce trop plein de larmes versées.

Le seul regret que j’éprouve aujourd’hui est de ne pas t’avoir choisi un autre père, mais il est trop tard et inutile de revenir sur ce « petit » détail.

Joyeux anniversaire ma petite tête de pastèque!

1095 jours

Grèce-Cris et Ludo

1095 jours.

A l’heure exacte à laquelle se publiera ce billet, cela fera exactement 1095 jours que tu es entré dans ma vie avec ta chemise rose à fleurs (que tu as eu la bonté de faire disparaître depuis), tes savons de Marseille, ta petite fille aux airs de princesse (juste aux airs), ton eczéma et tes habitudes méthodiques de rangement.

12 janvier, 18 :15, 15 minutes de retard, des mojitos, un froid de canard, une jupe en cuir, des copines inquisitrices, des bottes de grand couturier, pas de rouge à lèvres.

Quelques minutes auront suffi pour que tu succombes à mon charme, et moi, par solidarité, au tien.

Ma situation compliquée et les grandes blessures que j’arborais ne t’ont pas fait déguerpir sur le champ, tu étais un battant.

Nous avions un point en commun, nous étions tous deux des grands blessés de guerre qui essayaient malgré tout de reprendre le chemin de l’accomplissement.

Nous étions là, vivants, presque renaissants.

1095 jours que nous ne nous sommes vraiment quittés.

J’ai déjà évoqué tes qualités un peu plus haut, parlons un peu de tes défauts.

Ton entêtement, ta persévérance à vouloir quelque chose, ta détermination sans faille : c’est grâce à eux que nous sommes où nous sommes aujourd’hui.

Ta bonne humeur constante, elle aussi m’insupporte, je me demande ce qui n’est pas bien branché chez toi pour que tu sois toujours doux et souriant.

Tu me fais culpabiliser de préférer embrasser mon oreiller à l’heure où le réveil sonne, plutôt que de t’offrir mon haleine matinale.

1095 jours et nous avons déjà accompli tant de choses : nous avons beaucoup voyagé, édifié des tas de briques dans lesquelles j’ai voulu donné un coup de pied parfois, acheté notre appartement mais surtout, surtout, nous avons été heureux.

Heureux comme jamais, parmi toutes nos relations précédentes nous sommes unanimes sur ce point aussi, nous n’avons jamais été aussi heureux, aussi longtemps.

Encore un point en commun, serions-nous faits l’un pour l’autre, vraiment ?

Tu ne condamnes pas mon romantisme gluant, tu t’en réjouis et t’en émeut, souvent.

Tu aimes mon corps de maman que j’ai si longtemps malmené et que j’assume maintenant.

Tu ne pars pas en courant quand je me transforme en petite fille hystérique qui tape des pieds parce qu’elle ne veut pas aller chez le médecin.

Tu ne comprends pas toujours mes silences, mais tu les acceptes.

Tu rigoles de mes conneries, mon humour un peu tranchant, parce que tu sais ce qui se cache derrière.

Mon casier judiciaire amoureux est lourd, j’ai écopé de plusieurs condamnations graves et pourtant, à aucun moment, jamais, tu ne m’as jugée, toi.

Tu m’as sortie de la perpétuité.

Les nuages ont bien tenté de se profiler et de stationner au dessus de notre cocon.

Il a même plu, un peu.

Tu as su faire ce qu’il fallait, bien que tu aies fait quelques rechutes.

Laisse, après tout, tu n’es qu’un homme et il fallait bien que tu aies de vrais défauts.

Mais tu es le mien, d’homme.

Pour rien au monde je ne t’échangerai, même si on m’offrait ton poids (enfin plutôt le mien) en Ruinart rosé, sacs à mains et escarpins Blahnik (décision mûrement réfléchie).

Et je me réjouis d’être celle qui profite de toi, tout entier,je me réjouis  que d’autres n’aient pas su voir ce que je vois tous les jours, bien que tu aies l’impression que j’ai trop souvent les yeux fermés.

J’aurai aimé que tu sois le père de mes enfants, que nous puissions avec eux faire des plans.

Le destin en a décidé autrement.

Nous nous réjouirons d’autres plaisirs, nous bâtirons différemment notre avenir.

Puissent les deux tableaux installés dans notre entrée continuer à être notre leitmotiv.

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Plus jamais je ne veux te chanter la chanson de Vianney « Pas là » (oui, c’est maintenant que tu dois pleurer).

Continuons plutôt avec celle de nos débuts, sur laquelle tu m’inviteras encore à danser dans 54 750 jours, après m’avoir aidée à me lever de mon déambulateur V8,  seins sur les genoux, dentier hyper connecté, rides du bonheur creusées, Stan Smith dorées aux pieds : « Flightless Bird » de Iron and Wine.

Je te laisse car je m’en vais de ce pas écrire un email à Fréderic Beigbeder pour lui balancer dire qu’il s’est trompé, non, l’amour ne dure pas que 3 ans.

LOVE U (je suis timide)

4 jours en Sicile versus 30 secondes sur le tarmac de l’aéroport CDG

Fraîchement sortie de l’avion, de retour dans la cohue parisienne, je n’avais pas prévu de reprendre la plume aussi rapidement.

Mais après de longues minutes à attendre un taxi, à voir les gens courir et s’enfuir dans tous les sens, se bousculer, s’ignorer et à sentir à nouveau cette boule de stress s’emparer de moi, je me demande.

Je me demande après quoi nous courons en permanence.

Je me vois déjà demain matin à la Gare Saint-Lazare, noyée au milieu de la foule qui m’engloutit et par laquelle je vais une fois de plus, me laisser emporter.

Je me demande avec quel véritable but nous levons-nous chaque matin.

Accomplissons-nous vraiment nos rêves d’enfant ?

Avons-nous le job rêvé et espéré ?

Sommes-nous épanouis ou en quête continue et permanente de ce que nous osons songer être un jour ?

Je viens de passer 4 jours de rêve dans un endroit merveilleux, une petite bulle hors du temps et quelque peu réfractaire au changement.

Il m’aura fallu quelque secondes à terre, sur le tarmac de l’aéroport CDG, pour me sentir à nouveau en mode névrosé, élaborant et revoyant dans ma tête la liste de choses urgentes à faire, réfléchissant déjà à comment je vais devoir les gérer.

Est-ce normal de régir ainsi ?

Je ne le crois pas.

Est-ce que cela signifierait donc que je ne sais savourer les moments passés et la chance que j’ai de les vivre, finalement, ces moments ?

Pour mon anniversaire, mon amoureux m’avait offert un long week-end en Sicile.

Mon anniversaire était en mai, mais, contraintes de calendrier de famille recomposée obligent, je me suis vue fêter mes 38 ans une deuxième fois, en 6 mois.

Sans prendre une ride, sauf celles du bonheur.

Nous avons vite compris tous les deux en nous rencontrant que nous étions plus friands de ces moments vécus ensemble, plutôt que d’un gros paquet avec un noeud scintillant.

Notre richesse, nous considérons que c’est celle-là, la découverte de nouveaux endroits, de nouvelles personnes, de nouvelles cultures.

Je nous vous en ai déjà beaucoup parlé ici.

Nous voilà donc perchés sur la ville mystique ville de Taormina, surplombant majestueusement la mer de toute sa grandeur.

Mon amoureux avait choisi une charmante maison d’hôtes, avec vue imprenable sur le Grand Bleu.

Nos hôtes étaient charmants, d’une gentillesse et simplicité si évidente, tellement contagieuse.

Nous avons eu de la pluie, des orages, du soleil, avons été à la plage, avons marché pieds nus sur le sable, avons goûté la mer.

Nous avons escaladé un des cratères du volcan Etna (au secours), respirer l’air des montagnes, avons bu, ri, mangé, aimé.

Nous avons assisté à des couchers de soleil que je ne l’ai l’habitude d’admirer qu’en photos.

Nous avons aimé la Sicile sans nous poser de questions.

Et la Sicile nous l’a bien rendu.

Malgré des conditions qui peuvent pour nous, simples touristes, paraître extrêmement favorables, la vie ne doit pas être si simple.

La Sicile est une région très escarpée et accidentée, dans laquelle tu peux difficilement vivre confortablement sans voiture.

Les cours d’eau sont assez nombreux, source de grande richesse me diras-tu, mais ils sont presque tous de caractère torrentiel, coulant à pleins bords et divaguant largement pendant la saison des pluies, restant à sec le reste de l’année.

Mais je ne suis pas venu ici pour faire un cours de géographie.

Je n’évoquerai même pas la Mafia, la pauvreté, les disparités sociales.

Alors oui, il y a ce soleil et ces paysages à couper le souffle.

Nous ressentons cependant une certaine mélancolie qui plane, une sorte de souffrance enveloppée de dolce vita.

Ces portraits de famille en noir et blanc, exposés avec fierté dans les maisons et les restaurants en racontent long sur cette vie sicilienne, et ne laissent personne indifférent.

Les valeurs familiales y sont si présentes, cela fait chaud au coeur.

Les générations se retrouvent chaque dimanche pour un repas familial, nous avons observé avec plaisir et presque envie des tables de 30 personnes !

Le soir, la ballade digestive est de rigueur, et peu importe si la veille, les intempéries ont eu raison de quelques routes à Messine, ils choisissent de vivre l’instant présent et non de se soucier du lendemain.

Les habitants de la Sicile ne courent pas (sauf quand ils conduisent), ils avancent piano piano, ils profitent de ce que le Ciel leur offre de meilleur.

La croyance en Dieu y est évidemment pour quelque chose.

C’est LUI qui les aidera à surmonter les épreuves de la vie.

Alors, avec l’amoureux dans l’avion, nous nous disions que c’est nous qui avions tort.

Que finalement, ils sont plus heureux que nous.

Que nous, qui nous levons pour être au bureau à l’heure convenue, pour ouvrir notre boîte mail avec 150 points d’exclamation en rouge, tous revêtus du caractère « URGENT ».

Que nous, qui à 10:03, avons déjà souvent envie de repartir en courant, parce que « l’autre » ne sait nous transmettre que négativité, partager avec nous que problèmes.

Alors, avec l’amoureux dans l’avion, nous nous sommes aussi dit que nous ne voulions pas de ça, que nous allions travailler pour pouvoir être maîtres de notre destin et non son esclave et pas simplement pour rembourser notre crédit.

Nous allons essayer de nous déformater sans pour autant nous défragmenter.

Alors, avec toi, je partage ici un peu de ce voyage dans le temps, une façon aussi pour moi, je le crois, de prolonger ce moment et de fermer la porte à l’angoisse qui me grignote ces petits instants de bonheur.

Avec la promesse de ne pas me laisser faire.

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Comme une petite fille je m’émerveille des paysages
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Vue pittoresque de notre terrasse sur la mer
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Sur le chemin de Castelmola, alors que le ciel se montre menaçant, nous touchons presque les nuages
Cabines de plage à Giardini Naxos
Cabines de plage à Giardini Naxos
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Coucher de soleil sur le volcan Etna
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Une jolie statue, un vélo, la mer, what else?
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Les jolis balcons de Taormina
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Mes petits pas sur le sable mouillé
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Vestiges de la civilisation grecque à chaque coin de rue
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Vue de la salle des célébrations des mariages civils, à Taormina
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Passer de 26 degrés à 6 degrés, c’est possible ! Sur un des cratères de l’Etna
26 degrés je vous disais !
26 degrés je vous disais !
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Ciel, terre et mer, époustouflant de beauté
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Village de Castelmola, un des plus beaux villages d’Italie, désert et mystique
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Une affiche de 1939 qui nous a bien fait sourire
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Paysages dignes du Seigneur des Anneaux, sur l’Etna
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Les saveurs des marchés authentiques italiens

Bonne semaine à tous !

Tout ce qui compte…

    « Tout ce qui compte, c’est d’être avec la bonne personne, peu importe l’endroit, comment ou le moment ».

Cette phrase bateau, nous l’avons tous entendue et à chaque fois on se dit, moui, c’est bien beau, on nous la fait à l’envers, prenez-nous pour des jambons de Paris.

On pense que ce sont toujours les personnes privilégiées qui peuvent se permettre de l’affirmer sans vraiment y croire.

Moi, avant, je ne les croyais pas ces gens, ces fous, ces soldats, ces stars de cinéma (je déteste Lara Fabian en fait).

Mais ça, c’était avant.

Aujourd’hui, cette phrase n’a jamais eu autant de sens à mes yeux.

Comme si toutes les choses simples redevenaient évidentes et les plus appréciées.

Nous nous sommes faits cette réflexion avec l’amoureux alors que nous étions allés fêter son anniversaire au restaurant « Les Ombres », situé au dessus du Musée du Quai Branly.

Nous nous sommes dits que nous étions alors privilégiés de pouvoir être là, notre table collée à la terrasse, embrassant la Tour Eiffel.

L’endroit était surtout fréquenté par des touristes, qui avaient des étoiles plein les yeux.

C’est sûr que cette vue sur la Grande Dame, cette terrasse immense sur Paris et sur la végétation luxuriante du Musée, c’est tout le cliché so Paris auquel s’attendent tous les étrangers.

Et pourtant, nous aussi nous les avions, les étoiles.

Un peu de champagne certes, un grand zeste d’amour mais surtout la capacité à apprécier le beau moment qui nous était offert, avec la bonne personne.

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Tchin !

Nous avons été tous les deux émus par une demande en mariage qui s’est tenue sous nos yeux, alors que la plupart des gens peuvent se montrer parfois aigris ou blasés face à ce genre de situation (nous en avions l’impression en tous cas), leur bonheur nous a touchés (bon ok, moi j’ai pleuré).

C’est pourtant la situation que j’aurai rêvé de vivre quand j’étais petite fille (je le suis encore, petite, dans la tête, sinon 1,74m pour le détail important) et que je ne vivrai probablement pas.

Mais ce n’est pas grave.

D’autres moments viennent combler ces failles et ces cicatrices encore un peu ouvertes.

J’ai, dans une vie antérieure, pu par exemple fréquenter des établissements de très haut standing (pour ne pas parler d’étoiles, qualification que je trouve tellement snob et démesurée), dans des endroits paradisiaques et me sentir malheureuse, si malheureuse.

Kleenex était mon meilleur pote.

Passer mes nuits à pleurer parce qu’on me faisait sentir que je n’étais pas à la hauteur, que je ne pouvais déambuler en mini tanga jaune comme les autres parce que mon corps ne me le permettait pas.

Et oui de de brésilienne, je n’ai que le prénom! (mais j’imite très bien Cristina Cordula il paraît).

À quoi bon alors, péter plus haut que son cul et se géolocaliser sur Facebook sur une île de rêve alors qu’en réalité tu passes des vacances bien pourries et  que tu ne t’aies jamais sentie aussi seule et méprisée.

Je garde par exemple un pitoyable souvenir de Venise, probablement parce que je n’y étais pas avec la bonne personne.

Il faisait trop froid, l’hôtel n’était pas assez bien, les gens étaient antipathiques, on mangeait mal, ça n’avait rien d’exceptionnel, non mais allô,Venise quoi !

C’est donc avec un grand sourire aux lèvres (et un peu béât) que je viens de constater en écrivant ces lignes que chaque endroit où nous avons été avec l’amoureux a été magique, nous arrivions  toujours à ressortir tout le positif qui s’en dégageait, parce que nous ne voyions  que cela en fait, je crois.

Pluie, froid, accident de scooter, odeurs nauséabondes dans la salle de bains de notre chambre d’hôtel (souvenir de Grenade, coucou), maladie, et j’en passe, nous avons su et savons toujours retirer le meilleur de chaque instant.

Le pique-nique au Bois de Boulogne sur un vieux drap tâché, le camping dans la baie de Somme, les apéros sur la terrasse, les ballades à vélo sur les bords de Marne, les galères de train et de papier -peint, les carrés de chocolat Michel et Augustin, la découverte des Cyclades, l’oubli de culottes dans la valise, nos nouveaux meilleurs amis chez Leroy Merlin.

Tous ces moments ont eu une meilleure saveur parce que j’étais avec la bonne personne, parfois épicée mais le plus souvent délicieuse, cette nouvelle saveur.

Je vous assure, cela change tout.

Sinon, pour le Restaurant, ce serait dommage de ne pas vous en dire plus si vous êtes arrivés jusque là.

Pour un dîner romantique, nous vous le recommandons vivement.

Vue de notre table
Vue de notre table

Nous avons très bien mangé, les prix sont abordables pour un restaurant de ce standing, l’accueil est chic tout en restant simple (ce qui change des restaurants Costes par exemple où les hôtesses peinent à te décrocher un sourire et où les serveuses défilent presque en petite culotte, (du mal à avaler mon risotto la dernière fois chez Kong alors que j’avais sous les yeux le minuscule, certes, mais néanmoins fessier de notre hôtesse).

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Comme des touristes, devant la big Eiffel

La personne qui s’est occupée de nous était adorable, de bon conseil, présente mais pas envahissante, merci encore pour ce moment (décidément, Valérie va me demander des droits d’auteur).

Si tu comptes aller demander en mariage ta moitié là-bas ( il paraît que cela arrive tous les jours), préviens-moi, j’adore vivre ces moments et cela m’évitera de regarder Love Actually une 10001 ème fois.

Tout ce qui compte, c’est d’être avec la bonne personne !

Bonne soirée !

Happy Birthday My Love (niaiserie et guimauve inside)

Il y a exactement une semaine, la tête sur l’oreiller, tu me disais que tu n’arrivais pas à y croire, que tu pensais vraiment ne pas les faire.

Alors que moi, je mourais d’envie de me replonger dans mon bouquin palpitant, génial, il a envie de causer, l’homme ce soir.

Mais il y a des moments où je sais qu’il faut que je t’écoute vraiment, que c’est important pour toi, que ça te travaille la moulinette.

Alors, j’ai corné délicatement la page et laissé Andréa et Emily pour quelques minutes.

Tu trouvais incroyable d’en être arrivé à ce stade de ta vie, parce que oui, on ne sait pas bien pourquoi, à cet âge, on parle d’un tournant, d’autres en profitent pour faire leur crise, ils s’agrippent à l’excuse du démon de midi, comme tu t’accroches à la barre dans le bus pour éviter de tomber quand le chauffeur décide de nous faire une petite blague et freiner d’un coup sec. Boolshit.

Tu as déjà accompli de merveilleuses choses, tu as connu le bonheur et la tristesse, les joies d’être papa, la richesse d’un tour du monde qui font sans doute de toi l’être exceptionnel que tu es, avec cette ouverture d’esprit et cette tolérance que je ne n’ai jamais vues chez quiconque avant.

Tu me dis que tu as encore tellement de rêves et de souhaits inavoués enfouis en toi.

Et que ces rêves, c’est avec moi que tu veux les réaliser, c’est moi que tu veux voir à tes côtés pour accomplir tes désirs les plus fous mais aussi pour t’epauler dans les épreuves de la vie.

Parce que oui, on le sait tous les deux, la vie nous sème parfois quelques embûches et se plaît à nous faire passer des tests.

Nous en avons déjà eu quelques uns, nous les avons conclus avec succès, et sommes passés avec brio au niveau suivant, toujours plus forts.

C’est ton adage d’ailleurs, « Seul on va plus vite, ensemble, on va plus loin« .

Depuis que je t’ai rencontré, malgré les difficultés incontournables du quotidien , tout me paraît plus simple et si facile.

J’ai enfin quelqu’un qui m’épaule à toute épreuve, un soutien inestimable.

Quelqu’un qui me dit que je suis belle tous les matins quand je suis en train de m’habiller, posé devant moi avec ce petit regard pétillant, comme un petit garçon.

Alors même si je fais ma Schtroumpfette grognon (en brune s’il te plaît, tu as déjà donné dans la blonde en plus), sache que ces moments sont très précieux et que je les apprécie, je ne te le dis pas assez, je le sais.

Parce que je suis une grande blessée de la vie et de l’amour, parfois je fais ma fière.

Mais tu me connais maintenant.

Tu sais que tous les deux, on fait un duo de choc, on se complète, on ne fait très souvent qu’un (non, je ne parle pas de ça…pas que !)

Tu sens quand ça ne va pas même si je te dis que ça va.

Tu vois que je suis en colère même si je m’efforce de ne rien montrer et de faire ma Kofi Annan.

Tu m’aimes quand je fais ma bourriquette parce que tu sais que je suis aussi Winnie et Tigrou réunis, un peu fofolle et tout miel.

Et non, je te confirme que tu ne les fais pas tes 40 ans!

Tu es mon sexy boy (oups, j’ai failli écrire toy), celui qui m’a donné des papillons dans le ventre malgré ton horrible chemise rose lors de notre premier rendez-vous.

Nous avons déjà partagé tellement de choses…

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Nouvel an en Andalousie

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Week-end dans la Baie de Somme

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Week-end de la Saint-Valentin à Bruges

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A Florence, en Toscane

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En Alsace
Il est difficile de photographier les mauvais moments, c’est sûr, mais nous savons tous les deux les identifier, et le plus important, c’est qu’ils nous ont aidé à grandir ensemble, toujours.

Alors, même si tu es super tête en l’air, que tu as la mémoire de Nemo, que tu es parfois plus têtu que Bourriquet et que tu perds tout le temps la CB, moi aussi c’est avec toi que j’ai envie d’aller au bout de mes rêves.

Même quand j’aurai les seins qui arrivent aux genoux, que tu prendras du Viagra et que tu resteras peut être avec mon dentier dans la bouche quand tu me rouleras une pelle.

To me, you are perfect (qu’est-ce qu’elle nous aura servi cette réplique).

Un peu d’amour et de tendresse par les temps qui sprintent, ne font de mal à personne !

Joyeux anniversaire my love.

PS- I love you (tu le sais mais ça fait du bien de l’entendre).

6 ANS COSMIQUES

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Cela va faire exactement 6 ans lundi prochain.
6 ans que petit Loulou a poussé son premier cri et est venu au monde.
Il était 13:10, je me rappelle encore de la place des aiguilles sur l’horloge posée entre deux coups de peinture sur le mur rose en face de moi alors que je poussais un soupir de délivrance.
Une dizaine d’étudiants assistait à mon accouchement et découvrait ainsi mon intimité sans que je n’y prête une quelconque attention.
Je ne me suis jamais sentie aussi seule.
6 ans que j’ai lu et compris dans ton regard que c’était fini entre nous.
La naissance de cet enfant qui devait être un moment si magique a scellé à la cire la fin de notre aventure chaotique.
6 ans après,je te remercie aujourd’hui.
Je sais maintenant ce que c’est d’être aimée, d’être considérée, d’aimer sans limites.
Et tout ça , c’est grâce à toi.
Si tu ne m’avais pas privée de ma personnalité, de mon corps ou d’amour, je ne les valoriserai certainement pas autant aujourd’hui.
Et je l’aime la vie aujourd’hui.
Je l’aime MA vie aujourd’hui.
Sans tes menaces et ton harcèlement suffocant.
Avec ma liberté reconquise et le droit d’exister pour ce que je suis.
6 ans que je suis libre de toi alors que je croyais ne jamais m’en remettre.
6 ans que de trop BOIRE ton venin, j’ai bien cru que j’allais y rester.
Alors 6 ans, ça se fête, non?

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Ceci était ma participation aux Apéros Cosmiques,thème proposé par la talentueuse Aleiza,du blog Mes Billets Cosmiques.

Nous avions carte blanche,la seule condition était d’employer le mot BOIRE.

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J’ai mis un peu de temps à rendre ma copie car ce que j’écris est complètement autobiographique (donc un peu douloureux) et c’est un anniversaire que j’ai longtemps voulu oublier…Plus maintenant !

Merci Aleiza ❤

Joyeux anniversaire maman

Chère Maman,

Demain,c’est le 10 mars,jour de ton anniversaire.

Demain,tu vas avoir 60 ans.

Une longue vie finalement pour quelqu’un qui a voulu très tôt la quitter, cette vie.

Je me suis souvent demandé  pourquoi tu avais décidé de rester.

Pas à cause de moi je pense.

Je te dis cela sans rancune ni amertume.

Je suis évidemment heureuse que tu ne sois jamais arrivée à tes fins, à la fin.

On a besoin d’une Maman.

Je n’ai jamais été ta fierté, ni la petite fille modèle dont tu rêvais, dont tous les parents rêvent d’ailleurs certainement.

Tu m’imaginais secrètement en grande avocate ou en médecin qui sauve le monde, je le sais.

Je t’entends parler des enfants de tes amis qui ont bien réussi, comme tu le dis et je lis dans ton regard la tristesse quand tu poses ensuite tes yeux sur moi.

Tu m’imaginais mariée à un homme proche de notre culture, riche et ambitieux je suppose.

Tu as décidément eu tout faux avec moi.

J’ai fait des études de lettres, jugées inutiles,qui n’ont pas fait de moi grand-chose,dis-tu.

Je me suis séparée, ai fait les mauvaises rencontres, me suis retrouvée avec deux enfants.

Mes enfants ne sont pas à la hauteur non plus.

Maman, j’en suis désolée.

Demain, tu vas avoir 60 ans.

Source Pinterest
Source Pinterest

Je sais au combien tu as souffert dans ta vie,Maman.

Je ne sais pas combien de temps tu vas vouloir rester avec nous encore.

J’aimerai beaucoup que tu puisses, à ce tournant de ta vie, toi aussi, t’affranchir de ton passé.

J’oserai caresser le souhait que tu puisses avoir envie d’être enfin heureuse.

Coucher de soleil

Pour cela il faudra peut-être prendre des décisions,évidemment.

Pour cela, il faudra peut-être encore que tu le souhaites vraiment, évidemment.

Je désire secrètement que tu arrêtes de ne voir que le côté négatif des choses, que tu te laisses enfin porter et que tu commences à apprécier les plaisirs que la vie peut t’offrir.

Si, je t’assure, elle le peut encore, laisse-moi t’en parler un peu,Maman.

Tu pourras certainement assister au mariage de mon frère, qui lui se mariera en bonne en due forme, comme tu l’as toujours ambitionné pour moi.

Mon frère, lui, a fait de belles études de droit et fera certainement une carrière dont tu seras fière.

Tu seras bientôt à la retraite et tu pourras peut-être enfin prendre goût à de simples choses du quotidien dont tu as toujours été privée.

Tu vas jouir de plus de temps, pourquoi ne le consacrerais-tu pas un peu plus à tes petits enfants ?

Ils ne sont pas proches de toi et tu dis en souffrir.

Cours alors ! Rattrape ce temps perdu et agis !

Et surtout Maman, surtout, arrête de te faire du souci pour moi.

On ne peut pas vivre la vie que l’on a idéalisée quand on était enfant, je le sais, j’ai moi-même mes propres désillusions, tu les connais bien puisque tu me les rappelles plus de fois que je ne le souhaiterai.

Je ne suis pas celle que tu idéalisais comme enfant.

Maman, j’en suis désolée.

Prends moi comme je suis car j’ai décidé de te prendre comme tu es, toi aussi,Maman.

Avec tes angoisses excessives, tes paroles souvent blessantes, ta vulnérabilité, ta trop grande susceptibilité, ta peine trop souvent lisible et lourde à porter pour tous.

Je sais d’où vient tout cela Maman.

Panse tes blessures, j’ai pansé les miennes.

Qui sait? Peut-être que moi aussi je pourrai t’apporter de nouvelles joies?

Maintenant, à ce carrefour crucial de ton existence, j’aimerai que tu commences une nouvelle vie.

Alors, Chère Maman, demain, je souhaite que ce soit le premier jour du reste de ta nouvelle vie.

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Joyeux anniversaire Maman.

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13 ans déjà. Si grand et encore un enfant.

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Tu as déjà 13 ans.

Si grand et encore un enfant.

Encore un enfant, et pourtant, tout est devenu si compliqué.

Tout est source de conflit.

Manger un yaourt, se brosser les dents, ranger ta chambre, avoir un Iphone, faire les devoirs, prendre ta douche, vider le lave-vaisselle, descendre  la poubelle, discussions interminables sur le besoin réel d’avoir des vêtements et des chaussures de marque.

La vie de tous les jours d’un adolescent quoi.

Tout est si compliqué.

Si grand et encore un enfant.

Tu as déjà envie de faire ta vie, échapper à toute autorité, faire la sourde oreille aux règles, me montrer que tu peux me tenir tête.

Un ado normal en somme.

Sauf que toi tu revendiques en plus être un enfant qui en a déjà trop vu pour son jeune âge, ce qui te confère automatiquement plus de « droits ».

Je sais que tu m’en veux de t’avoir fait souffrir autant et j’ai également perçu à quel point tu as enduré ces tourments.

Les séparations ne sont jamais simples et comme je te l’ai dit tant de fois, «  il y a des choses qui se passent entre les grands qui ne regardent que nous et que vous ne pouvez pas comprendre, vous enfants ».

Je sais encore que tu as peur de te heurter à nouveau à la douleur et surtout de me voir comme il y a 5 ans.

Tu ne me le dis pas, mais je le sais. Une maman sait.

Tu as été l’homme de la maison  alors que tu étais encore un petit bout (d’homme).

Il faut que tu saches que c’est aussi et surtout grâce à toi et ton frère que j’ai surmonté cette épreuve.

Il faut que tu saches que si tu m’as vue partir, c’est toi qui m’as fait revenir.

Il faut que tu saches que je repense souvent à la force dont tu as fait preuve pour affronter ces difficiles moments de notre vie qui, je le regrette profondément, t’auront marqué au fer rouge pour toujours et surtout que je suis fière de toi.

Malgré tout ce que tu peux penser.

Aujourd’hui tu es en enfant fragilisé, qui ne croit plus en l’amour (ce sont tes mots), qui ne fait confiance en personne et dans la recherche permanente d’attention.

Tu as peur d’être déçu, qu’on ne te voit pas, qu’on ne t’entende plus.  Je comprends.

Aujourd’hui ta maman a retrouvé un amoureux qui s’occupe bien de toi mais tu ne lui fait pas confiance.Je comprends cela parfaitement, aussi.

Il ne faut pas que tu m’en veuilles d’aimer un autre homme que toi et de ne plus être qu’une maman.

Crois-moi, ta maman a beaucoup plus à donner quand elle est amoureuse et épanouie.

Tu apprendras une chose quand tu grandiras, une maman aime toujours ses enfants, quoi qu’il arrive.

Mais tu as peur que tout recommence.

Nous sommes plus forts maintenant, tu le sais, je te le répète incessamment.

Fais-moi confiance. Fais-nous confiance.

Ces moments de tension où tu recherches en permanence la confrontation pour vérifier si je t’aime, je les entends.

Mais comme je suis ta maman, je veux que tu grandisses dans les meilleures conditions, que tu te construises avec de véritables valeurs.

Je ne veux surtout pas que tu te victimises éternellement parce que tu as côtoyé la peine de si près.

Je veux que tu transformes tout cela en force, volonté et caractère.

Je ne veux surtout pas que tu deviennes un handicapé des sentiments.

Je veux que tu fasses de nouveau confiance, que tu crois en l’amour qui dure, sincère et désintéressé.

Si je suis exigeante avec toi, au point que tu me trouves vraiment pénible,c’est parce que je ne veux pas lâcher.

Si j’ai pu indirectement te porter préjudice et contribuer à cette allergie que tu fais aux sentiments positifs, je veux y remédier.

Non, en fait, je vais y remédier.

Pour cela, je vais encore être pénible longtemps, nos discussions vont continuer, tu vas crier, je vais m’énerver, tu vas me détester, nous allons encore pleurer.

Cette fois-ci en revanche, tout cela ne sera pas en vain, je te le promets.

Parole de maman. De maman qui t’aime.

Si grand et encore un enfant. Mon enfant.

Joyeux anniversaire mon chéri.

Rui et moi