« Marie d’en haut », par Agnès Ledig, un hymne au bonheur.

Alors que j’attends depuis des semaines le nouveau diamant de Virginie Grimaldi, « Tu comprendras quand tu seras plus grande », trois livres me faisaient de l’œil sur le bord du lit, à côté de la petite boule de neige marmottes et de Notre Dame de Fatima.

Je les ignorais comme cela n’est pas permis, me disant que si le facteur daignait enfin m’apporter le livre de Virginie, j’allais les oublier lâchement, comme s’ils n’avaient jamais existé, les laissant orphelins avant l’heure.

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Décidément, je suis vraiment une mauvaise mère.

Le facteur étant peut-être en grève, le mauvais œil ayant éventuellement encore frappé ou le facho de voisin ayant possiblement sévi, la boîte aux lettres demeurait toujours aussi vierge.

J’ai alors timidement cédé à l’appel de « Marie d’en haut », d’Agnès LEDIG qui fut d’ailleurs son premier roman.

J’avais lu il y a quelques temps « Juste avant le bonheur », livre qui m’avait bouleversée et qui ne laisse assurément personne indifférent.

Ce fut un de mes grands coups de cœur de ce début d’année 2016.

« Marie d’en haut » c’est l’histoire de 3 adultes brisés par une enfance difficile : Olivier, Marie et Antoine.

Marie a 30 ans, est agricultrice dans une vallée de montagne perdue et élève seule son adorable petite fille, Suzie.

Elle a une forte personnalité et un caractère bien trempé, qu’elle nous révélera joyeusement à de nombreuses reprises.

Olivier, lieutenant de gendarmerie par dépit, souffre-douleur de ses parents, recueilli finalement par la gentille voisine Madeleine, personnage torturé et désabusé, se fait muter dans la vallée des naufragés de l’amour.

Enfin Antoine, meilleur ami de Marie, victime lui aussi de la violence de ses parents, pour une raison différente que je ne peux révéler ici sans parler de l’intrigue, raison qui l’a poussé à quitter son Cantal natal et s’éloigner de sa famille qui l’empêchait d’être lui.

Un fait divers permet à ces trois personnalités blessées de nouer un curieux trio, rencontre qui va bouleverser leur vie à tout jamais.

On découvre comment et pourquoi Marie élève sa fille seule, leurs fêlures, leur fragilité mais aussi leur force à vouloir se reconstruire, l’importance de l’amour et du regard des autres, la bienveillance.

Agnès LEDIG aborde avec simplicité, justesse et humour des sujets graves et prenants, dans un style fluide et vivant.

Si aucun de ces personnages n’a été épargné par la vie, ils décident de la défier et de la vivre pleinement, bien que celle-ci les mette régulièrement à l’épreuve et on lui en veut tellement pour cela, à cette chienne de vie parfois, de na pas leur offrir un moment de répit si mérité.

Oui, parce qu’on s’y attache à ces personnages.

De mon point de vue, ce roman est une cure d’amour et de tendresse, dans lequel on arrive à voir le beau dans le moins beau, la tendresse dans la dureté, la joie dans la tristesse.

C’est un roman d’espoir, tout comme l’est « Juste avant le bonheur ».

C’est une leçon de vie, qui nous enseigne la tolérance et nous rappelle combien il est important de vivre chaque jour comme le dernier.

Je vous avouerai avoir refermé le livre le visage baigné de larmes, le mascara coulant, le fond de teint creusé de sillons me faisant ressembler à une vieille prostituée.

Je sanglotais à chaque phrase et poème en hommage à l’amour, à cette peine ressentie malgré tout dans ce sentiment de bonheur si fort et intense.

J’étais dans le roman à deux mille pour cent, j’étais copine avec Marie et Olivier, j’avais envie de venir en aide à Antoine, je me plaisais pleinement à la ferme, j’avais envie d’adopter Suzie.

Et c’est exactement ce que j’attends d’un livre.

Je ne le répéterai jamais assez, l’auteur qui arrive à me faire rire et pleurer à travers ses mots a accompli pleinement son devoir auprès de moi.

Un tourbillon d’émotions, de sentiments et de réflexions.

On ressent, je pense, le vécu personnel de l’auteure qui a su retrouver le chemin de bonheur après un épisode tragique, le décès d’un de ses enfants.

Je remercie Agnès LEDIG d’avoir su me toucher par sa justesse et son regard sur la vie, on ne nous dira jamais assez qu’il faut en être acteur et pas spectateur.

Sans vous dévoiler les nombreuses autres ficelles du roman, vous comprendrez que je vous conseille indéniablement cette lecture, ce moment de partage, ce voyage vers le cœur, cette mélodie d’amour.

Je n’ai aucun talent pour la critique littéraire, mais vous livre mon ressenti sincère.

Je vous laisse avec un extrait du livre, un échange entre Olivier et Marie, qui me parle énormément :

Tu m’aimeras toujours ?

Toujours.

Et si j’ai les seins qui tombent ?

Je les relèverai.

Et si j’ai de la peau d’orange sur les cuisses ?

Je t’éplucherai.

Et si j’oublie tout le temps où j’ai mis mes lunettes ?

Je les chercherai.

Et si j’ai un dentier ?

Je ferai tremper le mien à côté du tien.

Et si je ne peux plus marcher ?

Je te porterai.

Et si je deviens méchante ?

Je te l’interdirai.

Et si je tombe malade ?

Je te soignerai.

Et si je meurs avant toi ?

Je te survivrai.

Bonne fin de journée et n’oubliez pas de croquer la vie à pleine dent !

Tout ce qui compte…

    « Tout ce qui compte, c’est d’être avec la bonne personne, peu importe l’endroit, comment ou le moment ».

Cette phrase bateau, nous l’avons tous entendue et à chaque fois on se dit, moui, c’est bien beau, on nous la fait à l’envers, prenez-nous pour des jambons de Paris.

On pense que ce sont toujours les personnes privilégiées qui peuvent se permettre de l’affirmer sans vraiment y croire.

Moi, avant, je ne les croyais pas ces gens, ces fous, ces soldats, ces stars de cinéma (je déteste Lara Fabian en fait).

Mais ça, c’était avant.

Aujourd’hui, cette phrase n’a jamais eu autant de sens à mes yeux.

Comme si toutes les choses simples redevenaient évidentes et les plus appréciées.

Nous nous sommes faits cette réflexion avec l’amoureux alors que nous étions allés fêter son anniversaire au restaurant « Les Ombres », situé au dessus du Musée du Quai Branly.

Nous nous sommes dits que nous étions alors privilégiés de pouvoir être là, notre table collée à la terrasse, embrassant la Tour Eiffel.

L’endroit était surtout fréquenté par des touristes, qui avaient des étoiles plein les yeux.

C’est sûr que cette vue sur la Grande Dame, cette terrasse immense sur Paris et sur la végétation luxuriante du Musée, c’est tout le cliché so Paris auquel s’attendent tous les étrangers.

Et pourtant, nous aussi nous les avions, les étoiles.

Un peu de champagne certes, un grand zeste d’amour mais surtout la capacité à apprécier le beau moment qui nous était offert, avec la bonne personne.

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Tchin !

Nous avons été tous les deux émus par une demande en mariage qui s’est tenue sous nos yeux, alors que la plupart des gens peuvent se montrer parfois aigris ou blasés face à ce genre de situation (nous en avions l’impression en tous cas), leur bonheur nous a touchés (bon ok, moi j’ai pleuré).

C’est pourtant la situation que j’aurai rêvé de vivre quand j’étais petite fille (je le suis encore, petite, dans la tête, sinon 1,74m pour le détail important) et que je ne vivrai probablement pas.

Mais ce n’est pas grave.

D’autres moments viennent combler ces failles et ces cicatrices encore un peu ouvertes.

J’ai, dans une vie antérieure, pu par exemple fréquenter des établissements de très haut standing (pour ne pas parler d’étoiles, qualification que je trouve tellement snob et démesurée), dans des endroits paradisiaques et me sentir malheureuse, si malheureuse.

Kleenex était mon meilleur pote.

Passer mes nuits à pleurer parce qu’on me faisait sentir que je n’étais pas à la hauteur, que je ne pouvais déambuler en mini tanga jaune comme les autres parce que mon corps ne me le permettait pas.

Et oui de de brésilienne, je n’ai que le prénom! (mais j’imite très bien Cristina Cordula il paraît).

À quoi bon alors, péter plus haut que son cul et se géolocaliser sur Facebook sur une île de rêve alors qu’en réalité tu passes des vacances bien pourries et  que tu ne t’aies jamais sentie aussi seule et méprisée.

Je garde par exemple un pitoyable souvenir de Venise, probablement parce que je n’y étais pas avec la bonne personne.

Il faisait trop froid, l’hôtel n’était pas assez bien, les gens étaient antipathiques, on mangeait mal, ça n’avait rien d’exceptionnel, non mais allô,Venise quoi !

C’est donc avec un grand sourire aux lèvres (et un peu béât) que je viens de constater en écrivant ces lignes que chaque endroit où nous avons été avec l’amoureux a été magique, nous arrivions  toujours à ressortir tout le positif qui s’en dégageait, parce que nous ne voyions  que cela en fait, je crois.

Pluie, froid, accident de scooter, odeurs nauséabondes dans la salle de bains de notre chambre d’hôtel (souvenir de Grenade, coucou), maladie, et j’en passe, nous avons su et savons toujours retirer le meilleur de chaque instant.

Le pique-nique au Bois de Boulogne sur un vieux drap tâché, le camping dans la baie de Somme, les apéros sur la terrasse, les ballades à vélo sur les bords de Marne, les galères de train et de papier -peint, les carrés de chocolat Michel et Augustin, la découverte des Cyclades, l’oubli de culottes dans la valise, nos nouveaux meilleurs amis chez Leroy Merlin.

Tous ces moments ont eu une meilleure saveur parce que j’étais avec la bonne personne, parfois épicée mais le plus souvent délicieuse, cette nouvelle saveur.

Je vous assure, cela change tout.

Sinon, pour le Restaurant, ce serait dommage de ne pas vous en dire plus si vous êtes arrivés jusque là.

Pour un dîner romantique, nous vous le recommandons vivement.

Vue de notre table
Vue de notre table

Nous avons très bien mangé, les prix sont abordables pour un restaurant de ce standing, l’accueil est chic tout en restant simple (ce qui change des restaurants Costes par exemple où les hôtesses peinent à te décrocher un sourire et où les serveuses défilent presque en petite culotte, (du mal à avaler mon risotto la dernière fois chez Kong alors que j’avais sous les yeux le minuscule, certes, mais néanmoins fessier de notre hôtesse).

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Comme des touristes, devant la big Eiffel

La personne qui s’est occupée de nous était adorable, de bon conseil, présente mais pas envahissante, merci encore pour ce moment (décidément, Valérie va me demander des droits d’auteur).

Si tu comptes aller demander en mariage ta moitié là-bas ( il paraît que cela arrive tous les jours), préviens-moi, j’adore vivre ces moments et cela m’évitera de regarder Love Actually une 10001 ème fois.

Tout ce qui compte, c’est d’être avec la bonne personne !

Bonne soirée !

Nos Cyclades en clichés

Bonjour, bonjour !

Je vous avais promis un billet sur notre escapade dans les Cyclades…déjà 11 jours que nous sommes rentrés!

Ayant lu récemment de nombreux jolis articles sur ces îles féeriques, j’ai choisi de faire différemment.

Plutôt que de vous décrire en détail par où nous sommes passés, quel loueur choisir, le tarif du ferry, etc…, j’ai sélectionné pour vous 25 clichés parmi 1246 (exactement) qui pour moi sont synonymes de beaux moments.

Nous avons été émus par ces instants, avons ri, avons pris du plaisir aussi.

J’ai souhaité les partager avec vous.

Comme je vous disais ici, ce que nous avons préféré a été la gentillesse et l’hospitalité des personnes rencontrées.

Ce ne sont certes pas les clichés de rêve, mais pour moi, ils signifient beaucoup.

J’espère qu’ils vous plairont !

 

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Les vacances pour nos enfants, c’était ça
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Encore une plage déserte…Apeiranthos
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Tour de contrôle !
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Moment d’évasion face à la mer
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Confidences sur le chemin qui mène à la plage (en fait,nous devions traverser un champ!)
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Un des nombreux points de vue de l’île de Paros
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Nous visitions une église, nous avons assister à un mariage…en toute simplicité
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Les chats…il y en avait partout !! Un régal pour les enfants !
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Jeunes et moins jeunes aiment à se réunir sur les très nombreuses places
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Vue de Chora (impossible de faire une photo sans câbles électriques !)
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On ne se lasse pas de cette eau transparente
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Coucher de soleil vu du Temple d’Apollon (incroyable)
Dîner les pieds dans l’eau à Aliki
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Les jolis toits bleus
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La salade grecque et son immense portion de feta !
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Comme un paysage désertique, puis tout à coup…
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Un touchant vieux Monsieur de 94 ans qui tenait une boutique qui n’avait pas bougé depuis des siècles !
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Les jolies rue de Chora
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Le village de Koronos,au coeur des montagnes, entre ciel et mer
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Moment de complicité avec mon tout petit (plus si petit)
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Un dîner particulièrement réussi avec une lumière incroyable
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Une impressionnante carrière de marbre
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Un prêtre orthodoxe qui allait célébrer un mariage
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Cyclades, nous reviendrons! (nous avons ramené tous ces jolis cailloux avec nous)

Acheter des moments de vie

La question s’est posée naturellement après l’achat récent de notre nid d’amour.

Nos amis et notre famille nous ont évidemment chaleureusement félicité à cette occasion.

D’abord parce que le fait d’avoir ce projet à deux leur offre un sentiment de rassurance ,comme si, en quelque sorte,cela légitimait notre couple.

Puis,ensuite,parce que c’est bien d’être propriétaire,être propriétaire c’est se mettre à l’abri…disent-ils tous.

Mais à l’abri de quoi,en fait?

Attention,nous sommes très heureux d’avoir acheté et de réaliser ensemble ce dont nous avons envie dans notre home sweet home pour y vieillir jusqu’à ce que les rides aient creusé profondément nos visages.

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Je sais qu’on va s’éclater à transformer notre chez nous en chaleureuse petite bulle d’amour.

A nous les peintures dans les cheveux, les fous rire dans le plâtre, les mains entremêlées dans l’enduit!

Construire un foyer à notre image à tous les deux, avec nos marques et nos empreintes,c’est vital, surtout après notre passé.

Mais l’achat d’un bien immobilier en soi n’est pas ce qui me fait rêver.

Si je pouvais disposer de mon argent comme je le voudrais, qu’est-ce que j’achèterai vraiment?

Et bien j’achèterai des moments de vie.

Oui,des moments qui restent pour toujours, figés dans nos souvenirs,des moments que l’on peut partager avec ceux que l’on aime, des expériences de vie inoubliables.

Des moments où l’on s’émerveille, on découvre, on s’ébahit, on rit, on pleure,on chante, on partage, on aime,on apprend,on a peur,on se construit.

Mais est-ce que ces moments ont un prix?

Hélas, oui,un certain prix.

Mon argent je préférerai le dépenser à recevoir tous les jours mes amis autour d’une grande table.

Je l’utiliserai bien plus volontiers à voyager et à découvrir d’autres cultures et d’autres mondes avec nos enfants.

Oui, en réfléchissant bien je préfère être plus riche de ces moments que de toutes ces choses achetées et que l’on exhibe en société pour mieux rentrer dans le moule.

Je paierai volontiers pour changer un comportement dans mon passé qui a pu faire mal à d’autres ou faire revenir quelqu’un qui est parti trop tôt.

Je me dis alors que j’ai bien changé car  si je m’étais posée la même question il y 15 ans, je pense que j’aurai été plus friande de biens de consommation.

Avoir la maison de mes rêves, une belle voiture, une garde-robe fournie (pour la fashion victime que je suis pourtant) ne sont désormais plus mes ambitions premières.

Vivre de belles expériences de vie l’est par contre devenu,mon ambition première.

Mon amoureux pense comme moi et je sais qu’il privilégiera également ces moments et nous allons tout faire pour nous en donner les moyens, les vivre et les partager.

Source Flickr
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Une chose est certaine.

S’il y a une chose que l’on ne peut pas acheter,c’est l’amour.

Et cet amour ,je peux enfin le toucher, sentir et respirer,propriétaire de mon appartement ou pas.

Et ça,ça n’a pas de prix,pas besoin d’emprunt à la banque.

Et vous, quels moments de vie vous achèteriez si vous le pouviez?

Les femmes ne sont pas toujours des victimes!

Il y avait cru.

Il avait tout misé sur cet avenir un peu fou mais très coloré qu’elle semblait vouloir lui offrir,à corps perdu.

Très vite, ils ont acheté une maison à leur goût, dans un quartier qui leur ressemblait,aussi un peu fou et coloré.

Ils y ont été heureux,dans cette maison,beaucoup de joies,de pleurs,de verres cassés et de bouquets de tulipes plongés dans le vase orange, posé sur la table basse.

Puis bébé est arrivé pour couronner ces années de bonheur.

Ils semblaient très amoureux.

Surtout lui.

Source Pinterest
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Jusqu’au jour où tel un cataclysme,elle lui annonce qu’elle veut le quitter.

Sans appel,sans discussion possible,affaire classée sans suite.

Les pensées noires, les nuit blanches,les journées grises se sont alors succédées sans relâche.

Se reconstruire une estime de soi,réparer son cœur,reboucher ses faiblesses…il le fallait.

Puis elle est arrivée,lumineuse,une journée de grand soleil,au bureau.

Il s’est tout de suite dit que c’était ELLE.

Dans son regard, il a lu le pouvoir de gommer ses peurs et ses craintes,perceptibles à l’œil nu.

3 années de passion,engueulades,cris, nuits d’amour et de désamour.

Mais pour lui,c’était bien ELLE.

Toujours.

Au retour d’un week-end entre copines, elle lui annonce qu’elle veut le quitter.

Aucun signe annonciateur,encore moins de préavis ou de note explicative.

Je t’ai trompé,voilà.

Une phrase lâchée comme un virus mortel,elle a tout bouffé sur son passage.

À nouveau une affaire classée sans suite.

Foutue douleur dans le bas-ventre,il a à nouveau embrasser de près toutes les nuits, la lumière était devenue son ennemie.

Source Pinterest
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Il s’en remet aujourd’hui comme il peut, je ne sais pas s’il va en être vraiment capable.

Les filles se succèdent dans son lit,non pas qu’il soit devenu un salaud,non.

Aucune n’arrive à l’apaiser, ils ne retrouvent pas les ELLES dans leurs bras.

Il est bien loin d’être un bourreau des cœurs ou un connard,comme vous préférerez l’appeler.

C’est même un chic type,doux et gentil,un super papa aussi.

Il ne méritait pas ça.

On a fait de lui un handicapé de l’amour.

Pourquoi je vous raconte cela?

Parce que j’entends souvent dire que les mecs sont tous les mêmes,tous des salauds,tous des infidèles.

Pauvres de nous,les femmes,qui sommes toujours leurs victimes.

Les choses ne sont pas si simples.

Alors,s’il vous plaît,arrêtons de généraliser.

Il y a certes beaucoup de salauds…mais au risque de m’attirer la foudre de la gente féminine,je crois pouvoir affirmer sans trop me tromper,qu’il existe également un grand nombre de salopes.

On en parle?

Et soudain avoir peur d’être heureuse

Est-ce propre à la nature humaine d’avoir peur et de douter dès que tout semble aller trop bien?

Dès qu’il fait beau trop longtemps,au lieu d’en profiter avidement, on se questionne déjà sur l’arrivée de la pluie.

Une tempête est pourtant passée par là, il serait pourtant plus judicieux de savourer ce calme,n’êtes-vous pas d’accord?

Comment envisager un avenir sereinement alors que tout a toujours été trop complexe, que le chemin a été sans cesse parsemé d’embûches pendant tant d’années?

Avoir rencontré trop de déceptions et côtoyé de près de si nombreuses faces obscures de la vie,oui,cela nous conditionne,inévitablement.

Prudence et méfiance s’invitent dans nos vies.

On ne goûte plus de la même façon, on savoure différemment,on apprend le code de la route des grands blessés du cœur.

Quand il revient toquer à notre porte,le bonheur, on lui ouvre et on referme aussi tôt en lui criant timidement qu’il s’est trompé de palier.

Mais il refrappe, il peut être persistant.

On l’écoute, sans trop de conviction,en lui murmurant que l’on ne nous y reprendra plus.

On se demande pourquoi on mériterait une trêve, après tout, on avait presque assimilé qu’on n’était pas fait pour être heureux,comme une sorte de destinée tragique d’héroïne de roman du 19 ème siècle.

Source Pinterest
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Puis il s’installe,le bonheur,et l’avenir nous dessine à nouveau de belles choses,avec de jolies couleurs.

Alors,on prend peur.

Alors,je prends peur.

Quelque chose me souffle que c’est mon tour et que je l’ai mérité.

Un autre vent me percute au passage sur la route et me susurre qu’il me faut être plus sceptique.

Il me questionne sur ces soirées trop parfaites, sans jamais aucune fausse note.

Il  m’interroge sur la gentillesse et la bienveillance de mon amoureux.

Il doute de la réalité de nos projets qui sont pourtant là, si concrets.

Il  examine de plus près ma capacité à être aimée réellement,pour ce que je suis.

Il remet tout en cause.

Il scrute mes rêves et mes envies.

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Je lui rétorque que oui, c’est vrai, j’ai soudainement peur d’être heureuse et que la hantise de ces nuits passées avec un couteau planté dans le bas ventre sommeille encore en moi.

J’ai peur,parce que je le suis,heureuse, et cela dure, malgré les petits tracas de la vie, qui deviennent presque insignifiants à côté de ce que je ressens.

Je n’ai pas été habituée à cela.

Et je ne savais pas que ça pouvait exister.

Est-ce que cela veut dire que je n’y ai pas droit?

Non. J’ai décidé que non.

Ou plutôt que si. Que j’y avais droit.

Et soudain,avoir peur d’être heureuse ne devient qu’un mirage,trouble,à l’horizon.

J’ai peut-être peur,mais je suis heureuse.

Et cette fois, mon combat pour le bonheur,je vais le gagner,tu m’entends?

 

Relativisons, positivons.

Oui parce qu’après les tourbillons, les frémissements dans le bas du ventre, les giboulées familiales,et j’en passe, je pourrai avoir envie de me mettre au fond du trou.

Après tout, je suis humaine.

Ce lundi,j’ai appris le décès d’un ami de la famille,dans un accident.

Stupéfaction, tristesse, sentiment de n’être rien dans ce monde,dans lequel nous ne faisons que passer.

Et sa fille qui me confiait il y a quelques semaines au combien elle était si fière de son papa, fière qu’il la conduise à l’autel pour son mariage prévu en août.

En quelques secondes,tout s’écroule.

Hier, cet avion qui s’écrase avec à son bord,plus de 150 personnes,dont deux bébés.

Je me suis mise à réfléchir.

Et à relativiser.

Je me suis mise à penser à tout ce qui m’était arrivé de bon ces derniers jours.

Des petites choses et des grandes.
Mais oui,il y en a eu des choses.

Toutes m’ont réchauffé le cœur.

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Ce déjeuner avec une très bonne amie, enceinte, alors qu’elle n’osait même plus l’espérer, qui, grâce à son grand sourire et sa positive attitude à toute épreuve, m’ont donné envie de courir un marathon sous la pluie qui était en train de tomber.

Ces retrouvailles avec mon amoureux après son déplacement…des retrouvailles passionnées comme si nous nous étions quittés depuis des mois.

Ces papillons dans le ventre…

Ce film, « Still Alice » qui m’a tellement émue, qui m’a tellement fait pleurer et Dieu,ce que ça fait du bien de pleurer quand on veut laver ses peines!

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Ce concert exceptionnel de Michaël Gregorio, artiste fabuleux, au Bataclan, un moment magique de partage et de générosité avec des amies et mon fils aîné.

Ces deux nouveaux jeans skinny achetés, un rose et un camel, qui me font sentir comme une jeune fille qui connaît ses premiers émois,quel petit bonheur!

Ce fou rire avec mes collègues préférés du bureau, à la cafétéria, ce bon fou rire qui vous donne mal aux côtes mais qui est si salutaire pour le bon déroulement de la journée.

Cette session de sauna infrarouge qui m’a vue sortir de la cabine perchée sur un petit nuage.

Ce bouquet de fleurs que j’ai fait envoyer au bureau de mon amoureux, juste comme ça, pour le remercier d’être toujours là,et,son sourire que j’entendais au téléphone quand il m’a appelée.

Ce rayon de soleil il y a quelques instants qui inondait mon bureau alors que mon horloge marquait 18 :26…oui oui, le printemps frappe à la porte !

Ce week-end que nous avons réservé pour le mois de mai dans les Cévennes.

Cet appartement que nous allons pouvoir  aménager et décorer à notre goût.

Ce sourire sur le visage de cette petite fille dans la salle d’attente du médecin qui me dit du haut de ces 3 ans « Tu es belle Madame ».

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Cette enveloppe envoyée au Brésil, à destination de mon filleul que je parraine grâce à l’association PLAN, une enveloppe remplie de rêves et de tendresse.

Voilà.

Cela peut ne pas vous sembler grand-chose.

Mais tous ces petits et grands moments sont venus me chuchoter qu’il fallait que je relativise.

Que je positive.

Le bonheur est ici et là-bas, au détour d’une rue, derrière le visage d’une petite fille ou dans les bras de ceux qu’on aime.

A portée de mains.

Mes petits bonheurs du quotidien

En ce moment mes journées ne sont pas très rigolotes au bureau.
Je fais des choses qui m’épanouissent de moins en moins,aspirée par la charge de travail de plus en plus lourde.

Voyez ici le Calimero qui sommeille en moi.

J’en discutais hier matin avec une collègue, qui, elle aussi a perdu son élan et son enthousiasme des premiers temps et me demandait:

 mais comment tu fais, toi, pour tenir?

Je lui ai alors répondu

je tiens parce que ma vie est faite de plein de petits instants de bonheur ailleurs qu’ici.

Et ce sont ceux là qui comptent pour la vie, la vraie.
J’ai appris à les valoriser, chacun a une saveur différente,il faut le dire.
D’autres sont plus éphémères.
Mais tous ensemble constituent le patchwork de ma vie, de notre vie.
J’ai parfois l’impression que nous ne savons plus donner aux petites choses du quotidien leur juste valeur,et, je pense bien, d’ailleurs,ne pas être la seule à l’avoir constaté.
Certains les perçoivent comme acquises,ces petites choses,et ne s’en réjouissent plus un seul instant.
Les choses simples sont pourtant parfois les plus délicieuses.

Par exemple…je vous en livre une petite douzaine.

Aller deux fois par semaine à l’aquabiking et, au delà des bienfaits physiques que je laisserai d’autres vérifier(je ne suis pas si prétentieuse), cela a chez moi un pouvoir super dopant, comme une dose d’amphétamine, et comme tous les sports, on en ressort avec la tête si légère!Et c’est reparti pour combattre les méchants!
Je suis fière de m’y tenir.

Recevoir et attendre des textos de mon amoureux pour me dire qu’il m’aime ou qu’il a envie de moi…
Je ne m’en lasserai jamais,on ne le fait pas assez, juste comme ça, vite fait en passant, cela me donne toujours des papillons dans le ventre.

M’accorder une sortie sympa par semaine, théâtre, ciné, concert ou un restaurant, rien de forcément folichon.
Quelque chose qui fasse mon esprit s’évader et me nourrisse également d’autres rêves, nous en avons besoin aussi, d’élargir nos horizons et alimenter notre imaginaire.

Arpenter les rayons de la FNAC en quête des dernières nouveautés ou de lectures qui le temps d’un trajet, d’un moment de détente,me feront voyager dans un autre univers que je ne saurai découvrir autrement.
J’en achète par dix et ne me rendrai jamais à la lecture sur liseuse, puissent mes enfants me traiter de vieille peau!
J’aime à tourner les pages en papier et à respirer leur odeur, sentir le coin des pages sous mes doigts humides, c’est mon plaisir à moi!

Source: Pinterest
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Cuisiner me procure également un très grand plaisir, surtout à plusieurs,avec mon amoureux ou les enfants, ce sont des moments de partage et de souvenirs pour la vie.
Je le sais car je n’en ai que trop peu et peux comparer avec la joie de nos fripouilles quand on leur met le batteur électrique entre les mains.

Aimer à offrir un sourire à toi, à lui ou à elle qui avez l’air d’en manquer,quelques paroles aux personnes qui semblent perdues dans leur solitude.

Faire du bien. Je suis persuadée que la gentillesse est une qualité qui vous aide à être plus en paix avec vous même et ne suis pas du tout adepte du « trop bonne,trop conne ».
L’idée de rendre ou de faire un petit quelque chose pour rendre les gens heureux me remplit moi même de bonheur.

J’assume entièrement ma niaiserie et ma gentillesse en la matière.

Je sais qu’on me le rendra un jour, si non, tant pis.

Source Pinterest
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Réfléchir à nos prochaines escapades en amoureux,mais aussi en famille, chercher, fouiller, découvrir, m’imaginer, faire des surprises, quel plaisir!

Entendre ses (en ce moment son) enfant vous dire » je t’aime » et vous caresser les cheveux pour vous endormir, comme vous le faites vous même avec lui.
La fierté dans son regard quand il vous rapporte un A ou une coupe, ah ça aussi c’est un moment de bonheur.

Apprécier et voir ce que nous avons réussi à faire des deux handicapés de l’amour que nous étions, voir le lien qui unit nos enfants alors qu’ils ne sont pas du même sang.

 Avoir la chance,depuis quelques mois aussi, de vous lire et de partager des moments de vie, des coups de gueule ou des petits bouts d’histoire.
J’ai déjà fait de très jolies rencontres et ça, aussi, c’est un petit moment de bonheur.

Source : Pinterest
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Me projeter dans l’avenir grâce à la formation professionnelle que je suis en train de suivre,car nous savons tous que l’épanouissement dans son activité est tout de même très importante.
Si elle aussi peut être source de bonheur, c’est encore mieux.

Mais le carburant pour tout ça?

Vous vous imaginez bien que c’est l’AMOUR.
L’amour retrouvé d’un amoureux, les pensées et les paroles bienveillantes des gens qui me veulent du bien,l’amour, l’amour toujours.

Aimer et se sentir aimée. Point barre.

Je pourrai vous donner mille autres petits bonheurs qui seuls peuvent ne pas paraître grand chose comme mon chai tea latte soja ou mes virées dans mon magasin préféré parce que je suis très coquette et j’adore ça …mais si je les colle bout à bout, OUI, je peux dire que je nage dans un océan de bonheurs (et de guimauve).

S’émerveiller, encore et toujours…

Et comme le dit si bien André Gide

Conquérir sa joie, vaut mieux que de s’abandonner à sa tristesse

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Et vous, quels sont vos petits bonheurs quotidiens?

Le premier jour du reste de sa vie ! Oui oui oui !

Ocean2

Non je ne me suis pas trompée.

Le titre du livre de Virginie GRIMALDI  est  « Le premier jour du reste de ma vie ».

Mais je pense sincèrement que c’est le premier jour du reste de sa vie…on va dire…normale!

Virginie (on se tutoie, tu permets?), je te lis sur ton blog depuis de nombreux mois déjà et je guette chacun de tes nouveaux billets avec une impatience d’enfant gâtée. Un peu comme quand je passe devant la vitrine de mon magasin préféré.

Parce que à chaque fois, je sais que tu vas déclencher en moi quelque chose : rire (tout le temps, même quand les sujets de tes articles sont plus graves),envie de faire pipi (ça va avec le rire…bien que 2 enfants soient passés par là…bon, on en parle plus tard?), pleurer, m’émouvoir, me remettre en cause…

C’est tellement génial de déclencher tout ça, tout ça (cette répétition est voulue, je le précise) avec des mots, de simples mots.

Alors évidemment, quand j’ai vu que ton roman était enfin publié, je me suis empressée de le commander chez mon épicier FNAC.

Commande récupérée jeudi 22/01/2015. Lecture terminée le 23/01/2015.

Entre les 2, j’ai été au bureau, fait un poulet au thym, lancer et étendu 2 machines, pris 3 nurofen flash (à cause de mes règles) récupérer petit mouflet et engueuler le grand parce qu’il n’avait pas fait ses devoirs.

J’ai fait vite alors?

Ah oui j’ai fait vite parce que c’était tellement nul; mais vraiment, vous n’avez pas idée.

Sans rire? !

Non. En fait, je suis restée bloquée au chapitre 70 parce que je respirais le parfum de la fin.

Le terminus, la fin du voyage. C’était imminent et je ne le voulais pas. J’étais tellement bien.

Je tournais les pages avec des sanglots dans la gorge, triste et impatiente en même temps.

Elle est étrange cette sensation, non?

Dans ce livre, je me suis fait des copines, des vraies.

J’ai retrouvé foie en l’amour. Même moi avec mon parcours chaotique, je me dis que je peux m’autoriser à y croire de nouveau.

Dans ce livre, comme dans les billets de Virginie sur son blog, j’ai ri, j’ai frissonné et j’ai encore pleuré, putain !

J’ai lu dans le métro, aux toilettes, en marchant dans la rue, dans mon lit et en buvant mon cappucino.

Je vous préviens, ce livre est addictif.

Si vous le lisez d’une traite, vous prenez de sérieux risques.

Je vous aurais avertis !

Vous prenez le risque de vous sentir léger, bah ouais, tout à coup, bim, vous avez perdu 5 kilos. Sacré exploit quand vous venez d’engloutir une boîte de ferreros.

Vous allez rire, sourire, respirer cette odeur de bonheur, vous sentir heureux.

Heureux pour vous, mais aussi pour les autres, et c’est important.

Vous aurez envie de passer du temps avec les amis que vous n’avez pas vu depuis longtemps, dire aux gens que vous aimez que vous les aimez bordel ! Et vous vous donnerez une chance.

Car ce livre est comme tous ces anti dépresseurs que l’on prend quand on a un coup de blues, un passage avide ou une grosse journée de merde.

Une chanson qui nous parle, un film que l’on a regardé mille fois, un livre que l’on ouvre à chaque fois à la même page. Parce qu’on sait que cela va nous faire du bien.

Il est frais, léger, simple et efficace.

Alors c’est drôle parce que j’ai déjà lu dans un commentaire (ou plusieurs même) qui avait été adressé à Virginie que son livre c’était Love Actually.

C’est exactement ça. C’est ce que j’ai ressenti à la fin.

Et tous ceux qui me connaissent bien savent que Love Actually est mon meilleur anxiolytique.

Je ris toujours autant, je chiale toujours aux mêmes passages, et éteint toujours la télé avec cette sensation que tout est de nouveau possible.

« Love is everywhere »

Le livre de Virginie, c’est ça. Tout est de nouveau possible.

Le livre de Virginie, c’est aussi fermer les yeux et entendre le bruit de l’océan. C’est apaisant.

Bon Virginie, prends pas la grosse tête.

Parce que maintenant, on veut la suite.

Bonne chance pour les premiers jours du reste de ta nouvelle vie ;-).

Love Actually Crédit Photo : http://filmsandcoke.com/
Love Actually
Crédit Photo : http://filmsandcoke.com/

P-S: est-ce que vous avez compris que vous deviez le lire?