Les grands voyageurs que nous sommes… (!)

Cadix - Septembre 2016
Cadix – Septembre 2016

« Mais vous êtes toujours en vadrouille ! »

« Vous bossez des fois ?»

« Mais comment vous vous débrouillez pour partir toujours en week-end ici et làbas » ?

Voilà le genre de réflexion épicée que nous nous prenons régulièrement en pleine face (parfois de dos), avec l’amoureux.

Amis, famille, collègues de travail ou co-locataires de bureau, tous y vont de leur commentaire quelque peu grinçant.

Au départ, cela me faisait sourire, et je répondais allègrement à chacun de ces commentaires, qui, à mon sens, ne présentaient aucune méchanceté (et je le pense toujours).

Puis en ce début d’année, je discutais avec quelqu’un de mon entourage qui énumérait tous les endroits où nous avions été dernièrement en me faisant remarquer avec une certaine poésie, que nous étions des enfoirés de chanceux.

Oui, je le sais…nous avons beaucoup de chance, évidemment, nous le reconnaissons et essayons de nous le remémorer autant que possible dans les périodes les plus compliquées (en fait, on se le rappelle du lundi au jeudi, à 06 :50, dès que le réveil sonne).

Mais, tout de même, j’aimerai éclaircir un peu la chose.

La chance se cherche, se titille (j’adore ce mot débile), il faut arrêter de croire que tout tombe du ciel, les enfants (l’amoureux ne m’est pas tombé du ciel non plus, je l’ai cherché !).

Tout d’abord, nous travaillons tous les deux, et on ne peut pas dire que ce soit l’amour à la plage (mes yeux dans tes yeux, baisers et coquillages, tchatchatcha) tous les jours !

Sauf que nous refusons catégoriquement de faire partie de ces gens qui se plaignent constamment que leur vie est métro-boulot-dodo depuis des années.

Ça l’est pour nous aussi parfois, je vous rassure, après tout, la frénésie de la vie parisienne nous affecte également, nous ne sommes pas intouchables, si seulement, si.

Mais nous ne laissons jamais ce passage sous le tunnel durer trop longtemps, au risque de mettre en péril tout ce qui fait notre bonheur aujourd’hui !

Alors, oui, nous estimons que nous avons le droit de nous octroyer ces phases spatio-temporelles, qui contribuent à notre équilibre et à la préservation de notre vie de couple et de famille.

Nous nous organisons toujours en conséquence, et prévoyons souvent quelques mois à l’avance…cela nous permet de réaliser de sacrées économies, croyez-moi (l’amoureux est champion du monde de l’organisation).

Et si nous y arrivons, nous mettons peut-être certaines choses en pointillés, voire parfois entre parenthèses.

Par exemple, depuis que nous avons acheté notre appartement en juin 2015, nous n’avons pas réalisé la moitié des travaux planifiés.

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Vous croyez vraiment que je suis faite pour les travaux?
Beaucoup de choses restent à faire pour que cela devienne le petit nid douillet de rêve, néanmoins, nous sommes désormais dans une période de notre vie où nous appliquons une logique non mathématique.

Nos précédentes relations et expériences nous auront appris cela.

Nous écoutons plus notre cœur et notre besoin d’être ensemble et préférons par conséquent, et encore une fois (combien de fois devrai-je le répéter ?), vivre des moments à deux, en famille, des moments qui resteront là pour TOUJOURS.

A quoi me servirait d’avoir la salle de bains de Maisons et Objets, ma cuisine où je pourrai me travestir en Bree Van Der Kamp si pendant tout ce temps, je ne peux m’offrir des moments d’escapade et de liberté pour justement fuir le métro-boulot-dodo ?

Chacun a sa manière de voir les choses, de concevoir sa vie et surtout, chacun ses priorités.

Les travaux se feront petit à petit, ce n’est pas cette demeure qui est en péril.

Notre vie de famille recomposée est de plus déjà assez compliquée pour que nous ne sachions lâcher prise.

Je ferai également remarquer que si nous faisons plusieurs escapades au cours de l’année, nous ne partons pas non plus à l’autre bout de la planète ou dans les endroits les plus exotiques qui existent.

Certains choisissent de faire un très beau voyage, loin, onéreux une fois par an, nous, nous privilégions de courtes escapades, mais plus régulières.

Nous ne passons pas non plus nos soirées au restaurant ou à boire des bières, et à Paris, cela peut rapidement être un sacré budget.

Ce budget que certains allouent à leurs sorties régulières, nous préférons le mettre dans notre cochon (tirelire, les gars) et nous envoyer en l’air !

Mettez l’argent de 2 restaurants en semaine et 2 pubs (qui en plus de vous faire pousser la brioche, vous videront le porte-monnaie) et vous pourrez partir en week-end !

Nous faisons également très attention à nos budgets voyage, en réservant les vols assez tôt (Skyscanner est devenu notre meilleur ami) et prenons la plupart du temps des appartements sur Airbnb.

Je me sens si coupable en écrivant cela, car je dois bien avouer quelque chose les gars, c’est que c’est la plupart du temps l’amoureux qui passe son temps à trouver les meilleures offres…mais il a évidemment tout mon soutien moral, pendant que je fais la vaisselle !

A l’heure qu’il est, par exemple, il a déjà réservé les vacances pour cet été…avec mon accord, of course !

Cyclades -Juillet 2015
Cyclades -Juillet 2015
Organisation, quelques sacrifices, une revue de nos priorités et surtout l’envie, sont nos atouts majeurs pour des fenêtre ouvertes sur le monde, sur la vie…et oui, notre business plan est pourtant simple, non ?

Alors, certes, nous n’avons pas besoin d’un gestionnaire de fortune pour gérer notre argent car nous n’en avons pas plus que ça, mais nous sommes intégralement responsables du portefeuille de notre bonheur et c’est pour nous le plus important !

A bon entendeur, je vous souhaite une belle soirée.

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Il est où le bonheur?

A l’heure où se publiera ce mini –billet sponsorisé par la Compagnie Internationale de la Minauderie, nous serons dans l’avion pour une destination ensoleillée comme nous les affectionnons tant.

Tu ne prendras donc pas connaissance de ce billet avant lundi.

Peut-être que j’aurai réussi à te dire tout ça, après 3 pichets de sangria.

Peut-être que j’aurai encore aussi un peu mal au ventre, toujours mes poches sous les yeux, cette petite boule dans la poitrine qui fait presque exploser mon soutien-gorge déjà trop petit, ma peau toute rouge à force de me gratter à cause de ce stress auquel je n’arrive pas à faire face.

La rentrée n’a pas été facile pour moi, changement de boulot, de travail, d’univers.

Comme dirait mon poto Christophe Mae, on s’attache.

Et oui, je m’étais attachée à certaines personnes que je voyais au quotidien et me voilà redevenue une lycéenne boutonneuse, dans un établissement que je ne connais pas, avec des personnes qui me toisent et se demandent ce que je fais là, moi, la merdeuse.

C’est ça d’être trop belle.

Tu connais donc la cause de ce grand stress qui te désespère aussi car tu n’aimes pas me voir ainsi, je ne le sais que trop, surtout parce que ça affecte durement ma libido (on se calme, c’était pour la rime).

A l’heure où se publiera ce billet, ce sera également ton anniversaire, beau gosse !

En route pour l’Andalousie pour jouir de mon propre cadeau (d’anniversaire), nous allons fêter également le tien au son du flamenco, plutôt chouette, c’est sûr, pepito mi corazon.

Tant de choses que je ne te dis pas dernièrement alors que tu fais tant pour moi, sans jamais rien me demander en échange, à part peut-être quelques fois, de manger mon carré de chocolat ou que je défile dans la maison en culotte petit bateau.

Je suis venue te dire que je m’en vais j’apprécie tellement toutes tes petites attentions au quotidien pour me rendre la vie plus agréable, me rendre ma peine plus supportable.

Je sais que je ne te le dis pas assez.

Etre en couple, c’est être à deux, bien que j’aie toujours détesté les mathématiques, jusque là tout va bien.

Sauf que, souvent, lorsque les difficultés surgissent, chacun regarde son nombril ou sa quéquette, au choix, et chacun sa merde.

Avec toi, être à deux n’a jamais été si authentique, je comprends ce que vivre à deux veut dire.

Très tôt d’ailleurs tu m’avais révélé ton adage « Seul, on va plus vite, à deux, on va plus loin ».

Je sais exactement ce que ces mots signifient aujourd’hui.

Ta compréhension, ta bienveillance, ton temps, ces déjeuners où je ne fais que me plaindre, ton sourire, ton regard, ton optimisme, toutes ces choses que je ne saurai toutes nommées, toutes ces choses que tu m’offres si généreusement.

Les morceaux de comté et de marmelade que tu me glisses amoureusement dans la bouche, le petit coca zero toujours prêt dans le frigo, mes olives préférées, ta bonne humeur que l’on peut tous t’envier, tout ça, je prends.

Je peux le prendre parce que tu donnes, sans compter.

Merci de rire à mes blagues pourries, à mes imitations foireuses, de regarder l’Amour est dans le Pré avec moi, de m’aimer, tout simplement.

Merci de rendre tous les tracas du quotidien moins lourds et jetables.

Merci de me trouver belle, même au petit matin, alors que je ressemble à un Yorkshire délavé.

Merci de me faire sentir unique, de me regarder amoureusement TOUJOURS (comment tu fais?).

Merci de m’avoir fabriqué un dressing pendant que j’étais partie en vadrouille à Amsterdam.

Merci d’être en train de préparer le dîner pendant que j’écris ces quelques lignes, sans me poser une seule question.

Merci de m'offrir des moments comme celui-ci
Merci de m’offrir des moments comme celui-ci
Je pourrai remplir mille pages de MERCI que cela ne saurait nullement représenter tout ce que tu m’as apporté depuis que tu es entré dans ma vie avec ta chemise rose à fleurs par cette journée glaciale d’hiver.

Comme dirait mon autre poto Joe Cocker « You are so beautiful ».

Et pour répondre à Christophe qui demande à tout le monde « Il est où le bonheur ? », j’ai envie de lui dire « Call me baby ».

Happy Birthday (my) young baby.

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L’amour je…jetable?

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Parfois dans mes rêves qui ressemblent plus à des cauchemars, je me revois, couchée sur le sol marbré de la cuisine de mes parents.

Mon visage amaigri par tant de jours de privation, de nourriture mais encore plus d’amour, baignant dans ses propres larmes qu’il ne soupçonnait pas si amères.

Ce jour-là, je venais de me faire larguer comme un kleenex, à peine remise de mon accouchement, mon utérus peinait à retrouver sa place, mon cœur ne savait plus où était la sienne.

Oui, je venais bel et bien de me faire congédier comme une pestiférée, par téléphone, en deux phrases.

Je me souviens d’un épisode de Sex and the City dans lequel Carrie Bradshaw se faisait larguer par Burger (qui cela dit au passage était un mauvais coup), sur un post-it.

Elle avait du mal à comprendre comment on pouvait faire preuve d’autant de lâcheté, alors qu’entre adultes, à vrai dire, il est tout de même simple d’avoir une conversation plus ou moins censée selon les personnes.

Moi aussi.

Mais tout le monde mérite une explication, même notre pire ennemi.

Se faire jeter à la poubelle comme un vieux kleenex post-rhume, une vieille feuille sur laquelle on a trop écrit, une page de son agenda imbibée de café.

Ce jour-là, je venais à mon tour de comprendre ce qu’était l’amour jetable, se servir, consommer parfois jusqu’à l’intoxication, en redemander, puis décider comme si d’une chemise il s’agissait, de la jeter sans crier gare.

On se sert des gens comme de biens courants de consommations, on oublie qu’ils ont des sentiments, une âme, un cœur, des rêves, des projets.

On ne réfléchit pas trop, on fuit les problèmes, on ne se remet surtout pas en cause, il est tellement plus facile de faire table rase de tout et de faire comme si rien n’avait jamais existé.

Si aujourd’hui je vous parle de l’amour jetable, ce n’est pas pour m’apitoyer sur mon sort qui a finalement cassé la gueule au destin.

L’amour jetable, j’en entends parler tout le temps.

Régulièrement, trop à mon goût, j’apprends la séparation d’un couple, sans aucun préavis ou de signe avant-coureur.

Je suis parfois si triste de l’apprendre, déçue par le comportement de certains, désappointée par l’attitude de certaines.

J’essaie d’en savoir plus, de pousser les gens à communiquer, constatant trop souvent que les gens n’ont pas de raison digne de ce nom pour envisager des chemins séparés.

J’ai parfois l’impression que les couples empruntent trop facilement la voie de l’impasse, ne désirant pas voire les difficultés submerger leur quotidien qu’ils rêvent idyllique.

Mais qui ne l’a pas rêvé ?

Oui, parce qu’il est vrai que quand on se met en couple, on se croit invincible, plus forts que les autres, rien ne peut nous atteindre.

On est amoureux, aucune peine, souffrance ou problème n’osera s’attaquer à notre cocon, non, ils n’oseraient pas ces cons.

Pourtant, l’expérience nous apprendra à tous que le sentiment amoureux ne nous immunise pas contre les échecs, les faiblesses, les tracas du quotidien.

Quoi de plus propice à la friction d’un couple que d’habiter ensemble et découvrir les petits défauts dissimulés de l’autre, ses imperfections, son intimité ?

Alors, quand la première difficulté fait face, on se dit que ça y est, tout est fini.

Finalement, « on n’était peut-être pas fait pour être ensemble ».

Je suis peut-être vieux jeu, mais ne pensez-vous pas que dans une ère de consommation comme la nôtre, l’amour est devenu lui aussi un bien jetable, bac non-recyclable?

Quand l’amour ne correspond soudain plus aux illusions que nous nous étions faites, on le jette sans réfléchir aux conséquences.

On s’empresse de s’inscrire sur un site de rencontres, comme si la personne qui était allongée dans votre lit la nuit d’avant et les 7190 précédentes n’avait fait que passer, un fucking friend quoi.

Allez, salut !

On oublie de souffrir, là, tout de suite.

On balaye des années de joies et de bonheurs, de projets rêvés et réalisés, on semble aussi parfois oublier qu’on a eu des enfants et la raison qui nous a poussés à vouloir être parents.

Aurions-nous une mauvaise définition de la vie à deux, d’une relation ?

Une relation doit nous enseigner à nous dépasser, à accepter l’autre tel qu’il l’est et non pas tel que nous le voulons, à notre image.

Nous devons apprendre à nous améliorer pour mieux vivre ensemble !

Quoi de plus facile d’être amoureux quand tout va bien dans le meilleur des mondes, au pays de Candy ?

Je trouve que c’est justement dans les difficultés que l’on peut vérifier les capacités de l’autre à aimer, à écouter, à communiquer.

C’est ensemble que l’on doit essayer de trouver une solution aux problèmes.

Alors, évidemment, ce n’est pas simple.

Cela demande beaucoup de travail et surtout de la volonté, cela peut devenir un véritable parcours d’endurance : faire des concessions, fixer nos limites, gérer nos émotions mais aussi nos réactions, s’adapter, accepter un peu de changement, respecter l’autre et ce qu’il est, écouter, s’exprimer et laisser l’autre le faire, et surtout, je ne vous apprendrai rien, COMMUNIQUER.

Pourquoi est-ce qu’au début d’une relation, on est prêt et l’on se sent capable de déplacer des montagnes, et quand les premiers tracas font leur apparition, on se sent la mobilité d’un pachyderme ?

Evidemment, tomber et s’écorcher à vif cela nous forge, cela fait de nous des personnes plus fortes.

On se passerait pourtant de certains apprentissages et de certaines blessures, n’est-ce pas ? (ouiiiiiiiii).

Heureusement, beaucoup de couples y arrivent et sont pour moi des modèles.

J’ai récemment fait la connaissance d’un couple qui a vécu l’enfer d’un cancer du sein foudroyant, un autre qui avait perdu un bébé, épreuves aux immenses séquelles, on peut l’imaginer.

Des années après les avoir traversées, contournées et anéanties, ces épreuves, ils se sentent plus amoureux que jamais, leur amour renforcé de leur victoire commune.

Alors permettez-moi de dire que ceux qui abandonnent tout pour un surplus de kilos, une trop grosse charge de travail, une manie dérangeante, une baisse de libido, une incompatibilité de hobbies, un ongle incarné ou je ne sais quel autre motif qui n’en est pas vraiment un, devraient se remettre un petit peu en cause.

L’arc-en-ciel après la pluie, vous connaissez ? Cela n’existe pas que dans les Bisounours !

Photo prise après une grosse tempête...
Photo prise après notre premier orage ensemble

Accrochez-vous, putain !

Vivant moi-même une très jolie histoire, je peux affirmer sans avoir à demander l’autorisation de ma moitié que nous sommes très heureux en couple.

Ce n’est pas pour cela que nous n’avons pas de difficultés, ô que si, et elles sont de taille, notre modèle familial étant assez chamboulé, mais ça, j’en écrirai un jour un livre !

Elles sont d’ailleurs peut-être bien supérieures à celles rencontrées dans nos relations précédentes, ce qui peut paraître complètement fou.

Seulement avec lui, ou plutôt devrai-je dire ensemble, elles nous paraissent moindres et nous avons su en parler, les contourner, leur dire merde et avancer.

Les kleenex, nous avons décidé de les garder pour notre session de visionnage de «The Notebook »…ou nous faisons désormais l’usage de mouchoirs en tissu…ça se lave, et hop, c’est reparti !

Oui, je sais, il est presque parfait et je ne vous mens pas : il accepte de regarder avec moi « The Notebook », avec Ryan Gosling, oué.

Si ce n’est pas de la concession et de la capacité à s’adapter à l’autre, ça 😉 ?

Bonne soirée et bonne fête de la musique !

La femme derrière l’homme. Pourquoi pas vice versa? (le titre de malade)

Il ne manquait plus qu’une dernière phrase à mon billet sur mes derniers coups de cœurs littéraires (après mes déceptions) et une petite relecture au fond du lit.
Mais prise d’une flemmite aiguë, j’ai appuyé sur pause et ai eu envie d’aller voir ailleurs.

Ne fuis pas, je n’ai pas trompé mon mec.

Ni toi d’ailleurs, je suis un modèle « Fidèle ».
Cela faisait des semaines que j’avais envie de regarder le biopic sur la vie de  Einar Wegener, devenue Lili Elben  » The Danish Girl ».
Chose faite hier soir (malgré la gastro, les deux trains supprimés et l’enfant malade, oué).
Et j’avais envie de vous en parler, là tout de suite, à chaud, en sueur et en petit débardeur.
Pas nécessairement du film, vous avez pu lire ici et là de très jolies critiques auxquelles je ne viendrai rien ajouter de très constructif, sauf si j’avais envie de fleurir les balcons.
Je viendrai juste signifier ma vive émotion après avoir vécu avec Gerda la transformation du célèbre peintre danois en Lili, celle qu’il a toujours intimement été et qu’il ose enfin révéler.
Eddie Redmayne excelle dans ce rôle (il court le risque de rafler son deuxième oscar, c’est mon humble avis), sa sensibilité et ses émotions à fleur de peau transpercent l’écran, au point de vous faire ressentir tout ce qu’il vit, ses doutes, sa souffrance, ses envies, sa féminité, son amour pour Gerda, malgré tout.
Mais pas que.
Une nouvelle fois, à travers ce film, je vois la grande femme qui se cachait derrière le peintre (le grand homme) dont toute la critique vantait le talent, alors qu’elle même peinait à faire connaître son art.
Elle a certes encouragé son époux à se féminiser lorsqu’elle l’invitait à poser pour elle, ce qui lui vaudra plus tard un franc succès.

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Et curieusement, c’est déjà dans un autre film avec Eddie Redmayne, toujours basé sur une histoire véridique, que je vous parlais déjà ici, de l’importance d’une grande femme derrière un grand homme.
Ce post ne se veut absolument pas féministe, remballez vos fourchettes et vos stilettos.

Cependant je trouve qu’il paraît souvent trop naturel qu’une femme se sacrifie pour son homme, qu’elle abandonne ses rêves, sa carrière, ses amours pour accompagner le mâle dans son accomplissement, son épanouissement et même la recherche de soi.

Je vous entends déjà dire que c’est au nom de l’amour.

Bien sûr. Mais l’amour justifie-t-il tout?

Combien d’histoires ou de vies où l’on vous raconte l’inverse connaissez-vous ?

Pourquoi est-ce que ce ne serait pas l’homme qui se positionnerait sur l’autel du sacrifice ?

D’ailleurs, quand on est en couple, doit-on nécessairement vivre dans l’ombre de son conjoint ?

Est-ce que l’un doit être en position ON, l’autre OFF, la femme éteinte, l’homme allumé ?

Pourquoi ne peut-on pas former une petite constellation ?

Trop de questions, je rentre en processus d’auto-modération, d’accord.

Prenons l’exemple de vie de milliers de femmes, très banal mais aussi très réel.

Le quotidien de la femme est souvent un marathon, adepte du running ou pas.

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Crédit Photo : bonjourworkingirl.tumblr.com (sur Pinterest)

S’occuper des enfants, les emmener à l’école, courir tirée à 4 épingles et en talons pour arriver tout sourire au bureau  (moi je mets des baskets mais bon), souvent ne pas terminer son travail car elle se doit de rentrer faire les courses, préparer le dîner, lancer la machine, etc…

L’homme, lui, rentrera souvent bien plus tard, exténué pas sa journée, mais préservé du 42.195 km, pour mettre les pieds sous la table.

L’homme peut-être souvent en déplacement, il ne soucie pas trop du quotidien de la maison, la femme gère impeccablement d’ailleurs, what else ?

Mais le mâle a le droit, car il rapporte souvent plus d’argent au foyer, son travail est donc considéré bien plus important.

Et la femme, elle, n’a pas d’autre choix que de s’écraser, c’est la vie qui est ainsi faite, entend-on trop de fois.

Ceci devrait être un vieux stéréotype.

On devrait utiliser l’imparfait pour en parler.

Mais ce n’est pas le cas, bien que cela vous en déplaise (dansez la javanaise alors, ok je sors).

« Les temps changent » dit mamie, « et la femme est à égalité avec l’homme, on n’a jamais connu une chose pareille, de notre temps ! »

Nous vivons fort heureusement dans une société au sein de laquelle les tendances évoluent et la place de la femme commence à compter, enfin.

Pourtant les choses ne sont pas si évidentes, je réitère ma pensée initiale.

Nous avons la chance d’être en France, imaginez-vous ce qui se passe dans d’autres pays, mais nous aimons souvent à nous mettre des oeillères, à défaut d’être voilées.

Je pourrai continuer à coucher sur le clavier des montagnes de revendications, des multitudes d’exemples de femmes qui s’oublient quelque peu pour permettre à leur mari de ne pas s’oublier eux-mêmes et de voler dans les hautes sphères de la reconnaissance sociale et professionnelle.

Je ne suis pas dans la guérilla du féminisme, les FEMEN, ce n’est pas mon truc, je te l’ai déjà dit, je n’aime pas me balader seins nus dans la rue.

Mais voilà, ces deux films ont suscité en moi, malgré des histoires très différentes, ce sentiment d’admiration envers ces grandes femmes qu’étaient l’épouse de Stephen Hawking et de Einar Wegener (devenu Lili) et je voulais l’écrire, encore une fois, en caractère 72, en gras, surligné au stabilo rose.

« Oui,derrière chaque grand homme, se cache souvent une très grande femme.

Mais aux dépens de qui ?»

Et vous, vous êtes plutôt en mode ON ou en mode OFF dans votre couple ?

 

Présidente du Fan-Club d’Eddie Redmayne,

Féministe Refoulée,

Mais toujours bonnasse.

Pas de Saint-Valentin pour nous cette année

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A l’hôtel Meyerhold SPA, Paris 9ème

Pas parce que nous avons décidé de faire nos rebels et de nous hisser aux côtés de la ligue des anti Valentine’s Day, militer tous culs nus dans la rue, tout le tralalala.

Définitivement pas (tu sais à quel point je suis pudique).

Laissez-moi vous confesser que nous sommes plutôt bons clients en matière de célébrations (oui des chocolats aussi, surtout les milkyway), nous ne ratons pas un clin d’œil du calendrier pour une petite attention, Outlook n’a même pas besoin de nous faire de rappels.

Tout est prétexte à faire, à dire, à offrir, à plaire, à se souvenir.

Souvent je me dis que j’aurai du vivre à l’époque de Lord Byron, être l’héroïne d’un roman de Jane Austen ou encore jouer dans « Orgueil et Préjugés ».

Sauf que ce ne serait pas compatible avec la Bridget Jones que je suis parfois (et je ne suis pas Keira knightley, détail non négligeable).

« La Belle su Seigneur » est de tous les temps, mon roman préféré, cela vous en dira quelque chose sur ma personnalité.

Je devrais mettre « romantique invétérée » sur mon CV, je suis consciente que je ne dis pas toute la vérité.

Heureusement, j’avais annoncé très vite la couleur à l’amoureux.

Nous étions ensemble depuis très peu de temps, quand je lui ramenais déjà (après un séminaire à la montagne), une kitschissime petite boule de neige avec un couple de marmottes et des petits cœurs.

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Nos marmottes qui nous protègent, chez nous

Pour qu’il ne prenne pas peur et qu’il ne s’enfuie pas la queue entre les jambes, je lui avais également offert un t-shirt sur avec le kamasutra des marmottes.

Cela faisait 1 pour l’amour, 1 pour le sexe, balle au centre.

Tout est une question d’équilibre dans la vie, n’est-ce pas ?

Et l’homme est resté (toujours la queue entre les jambes).

Nous ne fêterons pas la Saint Valentin le 14 février car nous ne sommes tout simplement pas disponibles, le calendrier affiche « date de recomposition de famille ».

Et oui, vacances scolaires obligent (encore ?!!!!), nous redevenons une famille au complet, ce qui dans notre cas, redevient la priorité.

Alors, nous, la Saint-Valentin, nous la célébrons un peu quand on veut, quand on le peut.

Oui, je sais, cela va te paraître bateau et complètement banal, mais c’est pourtant vrai, juré, craché (sans photo à l’appui).

Et finalement je crois que c’est ainsi que l’on devrait tous faire.

Le week-end dernier par exemple, l’amoureux avait détecté que j’étais sur le fil rouge, après une période compliquée (lui avec une charge de travail qui ne fait qu’accroître, l’adolechiant au top de sa forme, moi qui patine dans mes projets).

Il m’a annoncé vendredi que nous nous ne dormirions pas à la maison, qu’il avait réservé une chambre sur Paris dans un charmant hôtel.

Nous avons envoyé valser nos tâches quotidiennes plus tôt que prévu et nous sommes retrouvés, dans tous les sens du terme.

Restaurant corse, orgasme des papilles, verre de chianti, pièce de théâtre drôle juste ce qu’il nous fallait et délicieuse nuit.

Prendre un bon petit-déjeuner sans être pressé, s’accorder du temps, au bon moment.

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Adieu les Watabix en 5 minutes aujourd’hui !

What else ? Tout le reste restera entre lui et moi, je ne sais pas si vous êtes tous majeurs par ici.

Nous avons déambulé dans Paris le lendemain, comme de jeunes touristes en lune de miel.

C’est tout con hein, mais ça te remplit la chaudière de fuel pour un moment !

Et notre quotidien peut ainsi se parsemer de jolis détails, Saint-Valentin ou pas.

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Les jolies couleurs de la rue Crémieux que nous n’avions jamais vues en vrai avant

Se faire plaisir, serait si nous le pouvions, remplir le calendrier des chiots que tu t’es senti obligé d’acheter au facteur, tous les jours avec des cœurs en guise de croix, et pas seulement aux dates stipulées officielles.

Un texto, un gâteau, un câlin, une bouquet, un silence, une rose, un sourire, une tenue, et mille autres choses que nous nous offrons tous les jours.

Alors, cette année, la Saint Valentin nous ne la célébrerons pas pendant, mais l’avons croisée avant et partirons à nouveau à sa rencontre après.

Et vous ?

PS1- Parce que c’est toi, je peux te confier que l’amoureux dort encore avec le t-shirt marmottes (so sexyyyyy)

PS2- Parce que tu es encore là, je veux te dire aussi que la boule de neige siège dignement dans notre chambre (so kitschyyyyy)

PS3- Que la force soit avec vous 😉

C’est l’histoire d’un dîner presque parfait, d’une robe trop moulante et d’un mariage qui n’aura jamais lieu…

Lors de nos festoyances des 1095 jours (quoi tu ne sais pas que nous avons franchi avec succès ce cap fixé par Fred Beigbeder), nous avions décidé  de nous faire plus que plaisir, de nous amputer d’un demi-salaire mais surtout de vivre un moment inoubliable, tout ceci avant l’arrivée du 1er acompte des impôts (garder les escarpins sur terre, toujours, il le faut).
Nous avons donc rendu  visite à Alain qui avait pris, depuis quelques années déjà, ses quartiers chez Gustave (Eiffel).
Surmontant mon vertige qui s’aggrave au fil des années, parée de ma superbe robe rouge (qui me fait des seins enooormes à l’insu de mon plein gré, personne ne me l’a dit, comment est- ce possible, j’avais l’impression d’être une actrice X sur les photos), nous voilà simplement mais avec classe accueillis à 123 mètres du sol, 2eme étage de la Grande Dame donc.
Comme demandé lors de la réservation, nous avons été installés à une table près de la fenêtre, avec une vue imprenable sur la capitale.
Étoiles plein les yeux, paillettes sur le string, rouge à lèvres passion Chanel, effluves de parfum langoureux, nous ne pouvions être plus que ça dans un état de romantisme (gnangnantisme) aigu, profond mais recherché, il faut se le dire.
J’aime les adjectifs qualificatifs.
Nous savourions notre cocktail Eiffel qui nous avait déjà coûté une demi-cuisse, nous jurant un amour éternel (je restais néanmoins inébranlable par rapport à ma position d’avoir un bébé, faut pas déconner non plus), quand un couple apparemment étranger est venu s’installer à la table voisine de la nôtre.
Très vite, je les entends parler une langue que je connais très bien, ils parlaient le portuguech.
Je laisse alors traîner une oreille pour écouter ce qu’ils disent, j’adore faire ça quand les gens ne savent pas que tu comprends leur langue étrange (et puis tu sais bien que nous les portugais, on est tous un peu concierges dans l’âme).
Nous avons choisi le menu Expérience à 5 plats qui, au stade du 1er plat, m’avait déjà amputée des deux jambes, de mon ventre fripé de maman (pas grave) et du sein gauche (que j’aime plutôt bien, ça me contrariait un peu plus).

Vous l’aurez compris, jamais le Jules Vernes pour un premier rendez-vous.

Vous imaginez si c’est foiré? Vous mangez des coquillettes-jambon pendant 6 mois.

J’entends ce charmant compatriote, apparemment issu d’une classe huppée et semblant presque blasé de fréquenter des restaurants étoilés, lancer à sa charmante épouse que j’avais vraiment l’air pitoyable en train de prendre des photos.

Je me suis retenue de lui dire qu’il n’avait pas l’air con avec ses chaussettes rouges et jaunes à petits pois.

Je me tais, mi-mièvre, mi bourrée, ignorant cette remarque et laissant tout de même mon portable de côté pendant quelques minutes, décidée à continuer de faire exploser le zip de ma robe.

Foie-gras de canard confit, saint-jacques dorée  et turbot engloutis avec l’art et la manière d’un restaurant si chic (alors qu’en vrai j’avais envie de lécher mon assiette et invoquer tous les Dieux tellement c’était succulent), arrive le moment du premier dessert.

3 personnes s’approchent alors de notre table avec les assiettes en nous souhaitant en cœur « Joyeux anniversaire de mariage ».

Dans une assiette sans prétention se disposait un vacherin contemporain mangue, citron vert et vanille, sur laquelle trônait royalement une bougie, the bougie.

Oui, une bougie, difficile d’en mettre 1095 les amis.

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Nous avons ri quand nous avons entendu « anniversaire de mariage » et avons soufflé comme des enfants, déposant sur ledit vacherin quelques vapeurs d’excellent alcool.

La personne qui avait pris la réservation avait du noter anniversaire de mariage à la place de « anniversaire de rencontre ».

Quelle est la différence?

Attention, cette remarque anodine n’est pas passée inaperçue à l’inspecteur Derrick qui décalquait avec un peu plus de minutie que le savoir-vivre ne le permet, nos doigts entrelacés.

J’étais soulagée, ma manucure datait de la veille, aucun souci de ce côté-là, je laissais alors retomber la pression (pas de ma robe, ne t’emballe pas).

« Regarde Joana, ce sont des menteurs.

En fait, ils ne sont pas mariés, aucun d’eux ne porte d’alliance.

Ah oui, c’est vrai ça, pourquoi se font-ils passer pour des gens mariés alors ?

Ce sont peut-être des serials menteurs, ils s’inventent une vie.

Oui ou peut-être qu’il s’agit d’un couple illégitime ».

Non, tu n’es pas dans l’épisode 43 de la saison 78 des Feux de l’Amour du Brésil.

Je suis bon public, j’ai ri, et j’ai continué à entretenir ma panse.

Le dîner s’est merveilleusement bien passé et bien que cela ne soit pas l’objet de ce billet, je vous recommande vivement ce restaurant, pour une occasion spéciale, évidemment.

C’est assez magique et étrange, de savoir que tu te trouves à l’intérieur même d’un des monuments historiques les plus visités au monde, le symbole de Paris, le fief du romantisme, à déguster un repas de gala, avec un personnel attentionné mais non envahissant.

C’est comme un rêve de petite fille.

Mon autre rêve de petite fille était de faire un mariage de princesse.

Bon, j’en ai déjà parlé ici, pour moi c’est raté, cela se produira certainement dans une autre vie, je ne perds pas espoir hein, je n’ai pas été sage dans celle-ci, je n’avais qu’à écouter mes parents.

Ce fut longtemps pour moi un sujet très sensible, vivant toujours par procuration le bonheur des demandes en mariage de mes copines, me demandant pourquoi elles et pourquoi pas moi.

Une fois que tu as tourné la page, 22 300 verres de vodka et autant de plaquettes de chocolat au beurre salé plus tard, tu te fais une raison.

Je ne suis pas mariée, je ne porterai jamais de robe blanche (en même temps, t’as vu les kilomètres au compteur maintenant), sur lesquelles j’ai bavé mille ans et me suis imaginée pieds nus, sans culotte, courant dans un champ de coquelicots, cheveux aux vents.

Certes.

Est-ce que le mariage est vraiment ce qui rend un couple légitime ?

J’ai longtemps pensé que oui, me disant que j’en aurai marre d’être présentée à 107 ans et quelques dents en moins, toujours comme « l’amie », « la concubine », la « chérie », la « compagne ».

Je voulais être la « femme de ».

Je ne le serai pas, ça fait un peu suer les marmites, surtout quand tu sais qu’avant toi, une autre a eu droit à tout le tralala et quand observe aujourd’hui le résultat …(best-of de gros mots).

Et bien laissez-moi vous dire que ce n’est pas pour cela que je ne serai pas heureuse, que je ne  vivrai pas intensément nos moments de bonheur.

Ce n’est pas parce qu’il y aura à chaque fois deux noms sur les réservations des chambres d’hôtel ou que je me ferai encore draguée parce que « tu ne portes pas d’alliance Mademoiselle », que je me sentirai moins le droit d’aimer et d’être aimée.

Ce n’est pas parce que notre union ne sera pas célébrée devant témoins, qu’elle n’en sera pas moins vraie.

Et peut-être que quand dans 1095 autres jours, nous retournerons au Jules Vernes, je continuerai à glousser comme Kevina,toujours dans ma robe rouge trop moulante  à prendre des photos comme la première fois, et sur la table je danserai la Samba (c’était juste pour la rime), mariés ou pas, je ne me sentirai pas moins légitime pour cela.

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Bonne semaine à tous chers concubins !

Femme ou maman? Les deux, s’il vous plaît !

Est-ce que l’on doit nécessairement se sentir plus maman que femme quand on a donné la vie?

Ces deux rôles seraient-ils réellement si incompatibles que cela ?
Vous êtes-vous déjà posé cette question, à savoir quel rôle choisiriez-vous si tel vous était demandé ?
Abdiqueriez- vous de votre vie de femme ou vie de maman ?
Cela fait beaucoup de questions à la fois, je vous l’accorde.
Mais c’est que personne ne me répond clairement,  voyez-vous.

Je vois des points d’interrogation partout mais nulle part je ne reçois de confirmation.
C’est une question qui plane toujours au-dessus de ma petite tête, perchée sur mes 10 centimètres de talons.
J’en parle beaucoup sur mon blog, il faut croire que cela m’obsède, et mon premier billet abordait déjà ce vaste et complexe sujet, évidemment, toujours à partir de mon expérience personnelle.
Je me sens souvent en décalage avec la plupart des mamans qui abdiquent de beaucoup de choses pour se consacrer uniquement au bien être de leur progéniture.

Est-ce que cela fait de moi une mauvaise maman ?
Elles abdiquent trop souvent de leur temps, de leurs rêves, de leur corps, démissionnent parfois de leur couple.
La frontière entre ces deux vies paraît beaucoup trop bien dessinée, souvent infranchissable, malheureusement.
Je ne ressens pas cela, moi, et je me demande maintes fois si c’est moi qui ne suis pas normale.
Je privilégie autant mon couple que mes enfants, et il m’est arrivé de choisir quelque chose qui serait plus bénéfique pour mon couple au détriment de mes enfants.
Si l’on peut utiliser l’expression « au détriment de », bien sûr.
En fait, je ne suis pas convaincue que se consacrer corps et âme à son mistouflon soit le meilleur et le plus salutaire des compromis.
C’est mon opinion personnelle (coucou la ligue des supers mamans).
Lui consacrer tout son temps au risque de s’oublier, ne me paraît pas mériter pour autant un oscar et je suis même convaincue que l’on finit par payer un jour une addition conséquente ( pour son couple).

Source Pinterest
Source Pinterest

Je me rends compte que mes enfants préfèrent me voir rayonnante, me pomponner, bien habillée, sortir, voyager, rire aux éclats, ou tout simplement heureuse, même s’ils ne sont pas tout le temps présents  pendants ces moments.

Ils savent que d’autres viendront, de moments, partagés cette fois-ci avec eux.

Ils ont fini par comprendre que du temps est nécessaire pour moi et avec l’amoureux pour que leur maman soit bien dans ses Stan Smith.

Si des femmes se montrent plus épanouies que jamais uniquement quand elles sont parées de  leur habit de maman, d’autres aimeraient qu’il en soit autrement et n’arrivent tout simplement pas à résoudre cette énigme.

Ces derniers mois, quelques copines sont devenues maman.

Des filles actives, qui avaient pour habitude de sortir, très coquettes.

Quand je les entends parler maintenant, je ne les envie vraiment mais vraiment pas.

Et pourtant, moi aussi, je suis passée par là.

Elles me disent que leur emploi du temps est uniquement et entièrement consacré à leur rejeton, ne plus savoir ce qu’est un coiffeur, un DVD, une vraie douche, Monoprix (la base), un miroir.

Elles ne font pas que me dire, elles le crient, elles pleurent, elles sont enragées, ne comprennent pas.

Mais ce n’est pas le pire, toutes les mamans ont connu cette difficile phase de réglages entre leurs désormais multiples jobs.

Le pire (à mes yeux) est l’éloignement de son amoureux, conjoint, mari, Lapinou, Petit Canard ou tout autre petit nom animalier que vous lui donnez en secret.

Une situation de crise s’est installée, sans qu’aucune des parties ne sache vraiment comment la résoudre, crise qui peut avoir des conséquences très néfastes pour la vie de couple.

Pour cet homme et cette femme qui se sont aimés mais qui ne savent plus se retrouver.

Je les vois claquer la porte pour faire un break, parfois ne pas revenir.

La maman déclame que le papa ne la comprend pas, l’homme riposte qu’il a perdu sa femme pour donner naissance à une maman.

Cette situation je l’ai connue, moi aussi.

C’est pour cela que je m’investis autant dans l’entretien de mon couple comme une bonne vieille Rolls.

Je ne culpabilise plus de partir en week-end sans les enfants, de sortir en semaine pour aller au théâtre, de prendre de temps en temps une après-midi pour m’occuper de moi et pas nécessairement d’eux.

Ce n’est pas si grave, ils le comprennent parfaitement et ne me l’ont jamais reproché.

Le reste du temps leur est généreusement offert, mon attention est là au quotidien, mes sourires, mes peurs, mes angoisses, mes reproches, mes préoccupations aussi.

Je sais que je peux mieux assumer mon rôle de maman en étant accomplie dans mon rôle de femme.

Mon ado conserve dans sa tête des souvenirs d’une époque où je souffrais profondément sans pouvoir lui cacher  et accueille aujourd’hui avec bienveillance la situation de paix et de bonheur installés dans notre Sweet Home.

Rien ne torture plus un enfant que de voir ses parents se déchirer, pensant parfois même être l’objet de ces disputes.

Je pense que le plus important c’est vraiment que vos enfants vous voient heureux, ils ne recherchent pas des parents parfaits, des nounous à temps plein, ils sont avides de votre amour.

Existe-t-il une meilleure façon d’aimer et d’apprendre à aimer à ses enfants que de leur montrer que vous aimez vous-mêmes ?

Si, l’amour est contagieux !

Je ne souhaite pas choisir entre mon rôle de femme et mon rôle de maman, je veux combiner harmonieusement les deux, avec mes défauts et mes imperfections, mais toujours avec amour.

Et vous?

Bonne soirée à tous ❤

1095 jours

Grèce-Cris et Ludo

1095 jours.

A l’heure exacte à laquelle se publiera ce billet, cela fera exactement 1095 jours que tu es entré dans ma vie avec ta chemise rose à fleurs (que tu as eu la bonté de faire disparaître depuis), tes savons de Marseille, ta petite fille aux airs de princesse (juste aux airs), ton eczéma et tes habitudes méthodiques de rangement.

12 janvier, 18 :15, 15 minutes de retard, des mojitos, un froid de canard, une jupe en cuir, des copines inquisitrices, des bottes de grand couturier, pas de rouge à lèvres.

Quelques minutes auront suffi pour que tu succombes à mon charme, et moi, par solidarité, au tien.

Ma situation compliquée et les grandes blessures que j’arborais ne t’ont pas fait déguerpir sur le champ, tu étais un battant.

Nous avions un point en commun, nous étions tous deux des grands blessés de guerre qui essayaient malgré tout de reprendre le chemin de l’accomplissement.

Nous étions là, vivants, presque renaissants.

1095 jours que nous ne nous sommes vraiment quittés.

J’ai déjà évoqué tes qualités un peu plus haut, parlons un peu de tes défauts.

Ton entêtement, ta persévérance à vouloir quelque chose, ta détermination sans faille : c’est grâce à eux que nous sommes où nous sommes aujourd’hui.

Ta bonne humeur constante, elle aussi m’insupporte, je me demande ce qui n’est pas bien branché chez toi pour que tu sois toujours doux et souriant.

Tu me fais culpabiliser de préférer embrasser mon oreiller à l’heure où le réveil sonne, plutôt que de t’offrir mon haleine matinale.

1095 jours et nous avons déjà accompli tant de choses : nous avons beaucoup voyagé, édifié des tas de briques dans lesquelles j’ai voulu donné un coup de pied parfois, acheté notre appartement mais surtout, surtout, nous avons été heureux.

Heureux comme jamais, parmi toutes nos relations précédentes nous sommes unanimes sur ce point aussi, nous n’avons jamais été aussi heureux, aussi longtemps.

Encore un point en commun, serions-nous faits l’un pour l’autre, vraiment ?

Tu ne condamnes pas mon romantisme gluant, tu t’en réjouis et t’en émeut, souvent.

Tu aimes mon corps de maman que j’ai si longtemps malmené et que j’assume maintenant.

Tu ne pars pas en courant quand je me transforme en petite fille hystérique qui tape des pieds parce qu’elle ne veut pas aller chez le médecin.

Tu ne comprends pas toujours mes silences, mais tu les acceptes.

Tu rigoles de mes conneries, mon humour un peu tranchant, parce que tu sais ce qui se cache derrière.

Mon casier judiciaire amoureux est lourd, j’ai écopé de plusieurs condamnations graves et pourtant, à aucun moment, jamais, tu ne m’as jugée, toi.

Tu m’as sortie de la perpétuité.

Les nuages ont bien tenté de se profiler et de stationner au dessus de notre cocon.

Il a même plu, un peu.

Tu as su faire ce qu’il fallait, bien que tu aies fait quelques rechutes.

Laisse, après tout, tu n’es qu’un homme et il fallait bien que tu aies de vrais défauts.

Mais tu es le mien, d’homme.

Pour rien au monde je ne t’échangerai, même si on m’offrait ton poids (enfin plutôt le mien) en Ruinart rosé, sacs à mains et escarpins Blahnik (décision mûrement réfléchie).

Et je me réjouis d’être celle qui profite de toi, tout entier,je me réjouis  que d’autres n’aient pas su voir ce que je vois tous les jours, bien que tu aies l’impression que j’ai trop souvent les yeux fermés.

J’aurai aimé que tu sois le père de mes enfants, que nous puissions avec eux faire des plans.

Le destin en a décidé autrement.

Nous nous réjouirons d’autres plaisirs, nous bâtirons différemment notre avenir.

Puissent les deux tableaux installés dans notre entrée continuer à être notre leitmotiv.

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Plus jamais je ne veux te chanter la chanson de Vianney « Pas là » (oui, c’est maintenant que tu dois pleurer).

Continuons plutôt avec celle de nos débuts, sur laquelle tu m’inviteras encore à danser dans 54 750 jours, après m’avoir aidée à me lever de mon déambulateur V8,  seins sur les genoux, dentier hyper connecté, rides du bonheur creusées, Stan Smith dorées aux pieds : « Flightless Bird » de Iron and Wine.

Je te laisse car je m’en vais de ce pas écrire un email à Fréderic Beigbeder pour lui balancer dire qu’il s’est trompé, non, l’amour ne dure pas que 3 ans.

LOVE U (je suis timide)

A toi, toute nouvelle maman.

Suite à mon billet sur les difficultés rencontrées par l’homme, après l’accouchement de sa tendre moitié, je reviens aujourd’hui pour parler aux femmes, suite aux nombreux messages reçus.

Parce qu’il faut le dire, il n’y a pas que les femmes qui souffrent de la grossesse et des multiples conséquences déjà évoquées ici bien assez souvent.

Après avoir supporté les innombrables variations d’humeur,de poids, les doutes, les peurs aussi, dormir sur la béquille ou se la mettre derrière l’oreille pendant 9 mois, pour reprendre leurs expressions chargées de phéromones, le mâle se retrouve souvent au placard après la naissance d’un minipouce.

Comme si après avoir trouvé le géniteur considéré idéal au moment où la femme avait envie de goûter à la maternité, elle n’avait plus besoin de lui par la suite.

Allez, range tes boules et ta quille, va jouer ailleurs maintenant.

Le rôle de femme, séductrice et maîtresse qu’elle avait endossé avec brio jusqu’au moment où elle ressort la tige plongée dans le flacon rempli de son pipi, posé sur la table de la salle à manger à côté des tartines (et même pas ça te dégoûte alors que quand l’homme laisse une petite goutte sur la lunette des toilettes, tu le fais dormir sur le canapé pendant une semaine), s’envole bien trop souvent dans les WC, en vidant ce même flacon.

Et oui, il faut le dire, Mesdames, bien souvent l’apparition de la croix sur le Clearblue dicte la sentence finale de votre homme.

Vous êtes nombreuses à vous investir dans une campagne de maternité à toute épreuve, en oubliant parfois le jardinier qui a déposé la précieuse petite graine!

Et si c’est bien avec lui que tu as voulu avoir cet enfant, si tu jures, oui tu jures, sur un livre sacré, que c’est lui plus que quiconque ou Orlando Bloom  (coucou Elsa)  qui t’a donné envie de t’envoyer en l’air tous les jours de la semaine sans exception, dans la buanderie, dans le garage, dans l’ascenseur ou dans l’avion (ne mens pas coquine), pourquoi le reléguer en 3ème division à présent ?

Tu l’as pris pour une de tes culottes jetables?

Oui, je sais, tu as énormément souffert pendant la grossesse, l’après ne se compare pas à la descente d’une piste verte et tu ne t’aimes plus.

(Je suis femme et maman, rappelle toi et ce billet n’est pas sponsorisé par la ligue du mâle en chaleur, je t’ai déjà dit, je n’écris pas d’article sponsorisé).

Il te faut du temps pour apprivoiser ton nouveau corps, cette nouvelle vie que tu as offert et qui dépend de toi (mais pas que), les changements du quotidien, et toussa toussa…

Mais il y a temps et TEMPS.

Tu sursautes au moindre cri, te lèves à l’ébauche d’un pleur et tu n’entends plus l’homme qui te dit qu’il t’aime comme un fou, comme un soldat, comme une star de cinéma, qu’il est fier de toi, qu’il essaye de faire son maximum (bien que tu ne t’en rendes pas compte) et surtout qui tente de se défaire de la cape d’invisibilité que tu lui as cousu de tes propres petites mains, toi qui n’aimes même pas la couture.

Tu ne remarques pas le bouquet de fleurs qu’il a voulu te donner car tu n’as pas voulu poser le bébé un instant pour lui permettre de te prendre dans ses bras, alors, désabusé, il l’a couché sur le plan de travail (le bouquet, pas le bébé hein) au milieu des biberons et boîtes de lait qui fleurissent désormais dans la cuisine.

Tu ne frémis plus quand tu entends les clefs tourner dans la serrure, en fait tu ne l’attends même plus en trépignant d’impatience, car ton unique obsession est devenue ton mini-toi, la prolongation de ta chaire, en somme TA chose et pas la VOTRE.

Sur Instagram tu postes des photos de ton bébé avec les hastags #mavie #monamour #maraisondevivre.

Te rappelles-tu pour qui tu les utilisais avant ces # il n’y a pas si longtemps que cela?

Pourquoi est ce que le petit être a remplacé le grand? Les deux ne seraient-ils pas compatibles?

Et bien vois-tu, je crois que bien que si, non j’en suis sûre et certaine et je crois même qu’elle est indispensable à la pérennité du couple, cette compatibilité.

Comment réagirais-tu par exemple, si, pendant des mois, ton homme refusait tout contact physique, et se dégageait de toi comme si tu avais la peste?

Tu es une femme, alors, tu commencerais à t’imaginer des intrigues dignes des feux de l’amour, tu te prendrais pour Nikki, tu penserais certainement qu’il te trompe avec sa secrétaire Samantha, celle-là même qui t’a empêché d’avaler quoi que ce soit au repas de Noël de son entreprise JBL Confections, tellement tu étais subjuguée par son 95D et ses jambes interminables (Adriana quoi).

Il est normal que nous ayons besoin de temps après un accouchement (note que je parle maintenant à la 1ère personne du pluriel).

Mais les transformations, je me répète, ne sont pas délicates que pour nous, gente féminine.

L’homme ne tombe pas enceinte et ne peux donc ressentir toutes les bizarreries de notre corps et encore moins l’accouchement.

D’où son expression de merlan frit quand tu tentes de lui expliquer les brûlures d’estomac et les contractions, ou si tu es courageuse, les hémorroïdes.

Il était le seul et l’unique jusqu’à l’apparition de cette crevette qui semble avoir la jaunisse.

Il cherche sa place en tant que mari,  il répète du mieux qu’il peut son nouveau rôle de parent pour lequel, ceci dit en courant au passage, il n’a pas fait de Master non plus.

Mais il cherche surtout sa place dans ton (votre) lit, désormais occupée par 49 cm et 3200 grammes, dans ton coeur qui ne s’exprime plus que pour l’enfant, dans ta vie qui était la votre.

Il est important que vous puissiez vous retrouver et vous accorder des moments à deux, précieux moments au cours desquels vous ôterez vos casquettes de parents, tous les deux.

Bébé ne t’en voudra pas, tu verras.

N’hésites pas à demander de l’aide si tu n’arrives pas à dégager du temps.

Du temps pour toi, du temps pour vous.

Aimerais-tu rentrer à la maison tous les soirs pendant 9 mois durant et retrouver l’élu de ton coeur et de ta petite culotte, dans son vieux jogging PSG, nuit et jour?

NON.

Comme pour tout, nous devons nous prendre en main et nous donner les moyens de le faire.

Nous complaire dans notre malheur ne changera rien.

Et d’ailleurs, pourquoi parler de malheur? Ne l’as-tu pas voulu cet enfant?

La fatigue, les kilos, les vergetures, le manque de temps ne peuvent pas avoir raison de votre couple, vous devez être plus forts que cela.

C’est un moment difficile à passer, certes, il faut en avoir conscience.

Crois-moi, certains papas sont prêts à t’aider et veulent tellement retrouver la femme qu’ils aiment, qu’ils sont prêts à beaucoup de choses.

Et soyons honnêtes les filles, nous pouvons être sacrément insupportables dans ces moments là, Nelly Olson de la Petite Maison dans la Prairie était une sainte à côté de ce que nous pouvons leur faire endurer(si si, tu vois très bien de quoi je parle).

Ce que je veux vous dire et je parle en connaissance de cause car  j’ai vécu cette situation à l’inverse, c’est que la naissance d’un enfant ne doit pas vous transformer au point d’oublier celle que vous étiez avant.

Beaucoup de mamans ne se sentent plus que mères et délaissent totalement les maris papas.

D’autres donneraient presque l’impression qu’elles ne cherchaient qu’un géniteur ou qu’elles ont un problème de vue, tellement l’homme est devenu transparent.

Alors, retrouve-toi dès que tu le pourras.

Car si c’est vraiment lui, il sera là, il t’attendra.

Et vous pourrez être de nouveau VOUS.

Prenez soin de vous !

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Note que je voulais me suicider au toblerone tellement je n’en pouvais plus ! Et aujourd’hui je suis toute pimpante et rafraîchie ! (oui ça fait six ans, d’accord)