Tout peut arriver

Pour quelques heures, je lâche aujourd’hui mon manuscrit riche de mes 42 500 mots et ses 112 pages.

D’abord parce que je me dois d’honorer mon devoir conjugal, ensuite parce que je ne souhaite pas que cela devienne une obsession (en vrai, ça l’est).

Ecrire un livre est sans aucun doute un exercice très difficile.

Ecrire un livre dans lequel on parle beaucoup de soit l’est bien plus.

Retourner chercher ses souvenirs, fouiller dans sa mémoire, bousculer ses peurs, repousser les angoisses qui meurent d’envie de se frayer un chemin par la petite porte entrouverte, prendre du recul.

Si je me sens capable de le faire, c’est que j’estime avoir tourné la page depuis longtemps sur un passé qui m’a façonnée pour être celle que je suis à l’instant où j’écris ces mots.

Belle, sensuelle et cougar assumée. Libre, épanouie et heureuse, j’ai de nouveau appris à tutoyer le bonheur.

Je le conjugue même au plus que parfait, vous ne me croyez pas ?

Rien que pour vous : je n’eus jamais cru que je tutoyasse de nouveau le bonheur de si près.

Ça claque, hein ?

J’assume les erreurs que j’ai faites, ainsi que leurs lourdes conséquences, dommages collatéraux inclus.

Cette introspection profonde que j’avais déjà pu faire avec un professionnel, me laisse tout de même à chaque fois stupéfaite.

Je croyais être une personne, je croyais me connaître.

Pourtant, au contact d’une autre, je me suis littéralement transformée en une femme que je n’ai jamais été, en réalité.

Je prends à chaque fois l’exemple des feuilletons qui sont diffusés sur M6 après le déjeuner, pour expliquer ce qui m’est arrivé.

Ne dites pas que vous n’en avez jamais vu un seul, ne serait-ce que quelques minutes.

Ces histoires tirées par les cheveux, où Jason manipule la blonde et innocente Nickie qui n’a rien vu venir, alors, que nous, derrière notre écran, on s’exclame :

« Non, mais, elle est blonde, ou bien ? Comment peut-elle le croire ? Elle ne va pas tomber dans le panneau quand même ? Mais c’était évident ! ».

C’est à cet instant que vous décidez de zapper sur Chasse et Pêche, émission intellectuellement plus évoluée.

J’ai été cette Nickie.

Le seul détail qui différait, c’est que j’étais brune (je vous laisse lire le message qui en découle).

J’en profite pour présenter mes excuses à toutes mes amies blondes.

Comment une fille comme moi, qui se revendiquait à forte personnalité, maîtresse de ses choix avait-t-elle pu subir un tel changement sans tirer la sonnette d’alarme ?

En retranscrivant certaines scènes absolument inconcevables aujourd’hui, je réalise à quel point je n’ai jamais rien voulu voir, alors que les faits étaient là, devant moi et que j’étais la seule à ne pas me rendre compte de la gravité de la situation.

Des proches ont bien tenté de m’alerter.

Je les jugeais hâtivement jaloux et les rayais de ma vie, sans appel.

L’état de fragilité dans lequel je me trouvais au moment où est survenue la rencontre fatale m’a rendue perméable aux griffes de ce manipulateur narcissique qui m’avait flairée comme la proie idéale.

En manque de confiance, à la recherche d’une reconnaissance que je n’avais jamais eue de la part de mes proches, je tombais candidement dans un piège que je refermais moi même.

Si j’écris tout cela, c’est pour rappeler à tout le monde que personne n’est à l’abri de vivre une histoire de soumission, manipulation et destruction.

Petit à petit, ce genre d’individu va ponctionner votre personnalité, tel un vampire, pour vous en écrire une nouvelle, celle qui lui convient à lui.

Vous ne jugerez que par lui, le laisserez volontiers vous éloigner de vos amis, votre famille, vos centres d’intérêt.

Il vous fera croire que tout ce qu’il fait est pour votre bien.

Détrompez-vous, la seule personne à qui il fait du bien, c’est à lui.

Non, non, je ne tomberai jamais dans le pathos ou dans le mélodramatique.

Le côté obscur de la force n’a pas vaincu, amis padawans.

Je préfère rire, même des choses tristes.

En passant ma tête dans mes mémoires, je jette un regard amusé sur certaines situations ridicules que je me suis laissée imposer.

A croire que j’avais 3 grammes d’alcool dans le sang en permanence ou que je carburais au crack, parfois les deux.

Je me demandais aussi, souvent, si je n’étais pas illuminée ou si cette fille étrange que j’avais croisée dans mon ancien job, ne m’avait pas jeté un sort (elle me parlait parfois de culottes maléfiques avec lesquelles elle piégeait ses amants).

Il fut même une période où je vérifiais tous les jours si je n’avais pas un trou de mon crâne, suspectant fortement qu’il ait aspiré mes neurones.

Que nenni les amis.

J’étais une grande fille, plutôt assez bien constituée, qui s’est laissée dire ce qu’elle avait envie d’entendre à cet instant précis.

J’ai donc été une victime consentante.

Une fois dans l’engrenage infernal, la sortie de route peut vous coûter la vie.

Elle a failli coûter la mienne.

Alors, quand je regarde le chemin parcouru, je suis plutôt fière de moi.

Renaître des cendres est possible et connaître le véritable bonheur, AUSSI.

Plus j’avance dans la vie, plus je me rends compte que j’ignorais la définition du bonheur.

Ce processus d’écriture est donc également pour moi une manière de sceller un épisode de ma vie qui me fait regarder loin devant, et non plus loin derrière.

Et ça, déjà, c’est une victoire.

Je vous laisse, je suis appelée au deuxième tour du devoir conjugal.

Merci d’être arrivés jusqu’ici.

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Et je me suis lancée…

Cela fait plus d’un mois que je n’ai pas remis les pieds par ici.

J’ai eu du mal à ouvrir la porte, j’ai donné un petit coup d’épaule et ai réussi à rentrer de nouveau chez moi, comme si de rien n’était.

J’avais laissé la lumière allumée et un pot de nutella dans le placard, je comprends maintenant pourquoi je recevais encore des visites.

Seulement, cela sent un peu la poussière, j’ai dû me débarrasser de deux ou trois toiles d’araignée et ouvrir grand les fenêtres.

Depuis, les poils ont poussé sous les aisselles, et je n’en dirai pas plus.

Oh oui, vous m’aviez manqué !

Depuis l’ouverture de ce blog, je ne suis jamais partie à la chasse aux lecteurs ni à la course à la notoriété.

Avec la grande gueule que l’on peut me connaître, je suis paradoxalement, bien trop pudique pour cela.

De la même façon, je ne me suis jamais fixé de rythme de publication, d’obligation.

Je l’ai dit assez souvent, je blogue par plaisir (le verbe bloguer existe vraiment dans le Larousse les gars) et chaque petit billet, plutôt grand d’ailleurs (on ne se refait pas, pipelette depuis toujours), a été écrit parce que je souhaitais partager quelque chose avec vous, de façon spontanée.

Quand j’en avais envie et de la manière dont je le souhaitais.

Ma dernière destination coup de cœur, mes péripéties avec les progénitures, avec l’amoureux, la dernière position essayée, mes coups de gueule, mes lectures adorées, les gens et les choses que j’aime.

Le 12 mars dernier, j’annonçais ici par le biais d’une simple image que j’avais enfin décidé de maigrir de concrétiser mon projet fou.

Cougar assumée, 0 ride (celles des fesses, cela ne compte pas) et 37 cheveux blancs plus tard, je mets à exécution le rêve que je nourris depuis le collège, où pendant les cours de français, mes professeurs lisaient toujours à haute voix mes rédactions aux autres élèves.

Je rougissais, étais traitée de faillote par les copains mais, je m’en foutais.

Secrètement, j’étais fière d’entendre mes mots revivre dans la voix d’une autre personne.

Ecrire, j’ai toujours rêvé d’écrire.

Essayer de concrétiser ses rêves, n’est-ce pas là une jolie façon de colorier la vie ?

Je rêvais d’apparaître dans les pages du magazine ELLE que je piquais à ma mère.

Pas pour les crèmes minceur, photoshop n’existait pas encore à l’époque.

Pas pour les pubs de shampoings capables de faire apparaitre des paillettes dans les cheveux, ma crinière étant indomptable, naturellement.

Il n’y avait plus de place non plus dans la rubrique mode, Cindy, Linda et Naomi avaient pris la mienne.

Non, moi, je rêvais d’être dans le petit encart « Lectures coup de cœur ».

Celui-là même que je prenais tant de plaisir à découvrir pour ensuite courir à la Fnac des Ternes.

Parfois c’était bien, d’autres un peu moins.

Mais je trouvais ça tellement classe d’être dans les pages du magazine féminin par excellence, ELLE…même 5 petites lignes.

C’est également pour cette raison que je suis si heureuse et fière de voir certaines personnes dont j’ai toujours apprécié les écrits, réussir aujourd’hui et concrétiser également leur rêve.

Evidemment, ces personnes possèdent à mes yeux trois pré-requis qui les ont aidées à mener leur projet :

  • Du talent à en revendre, c’est indéniable. Le talent de bien écrire mais aussi et surtout à mon sens, de raconter jôôôôôli come on dit. Transmettre des émotions, faire rire et pleurer, toucher les autres avec les mots soigneusement choisis pour appuyer là où il le faut, c’est pour moi la plus grande réussite d’un écrivain et je ne les remercie jamais assez quand cela arrive, c’est une sensation unique (coucou Agnès Ledig, Virginie Grimaldi, Olivier Bourdeaut, Nina Bouraoui, Gabriel Garcia Marquez)
  • Le courage d’avoir osé se lancer, car il en faut, je le sais, cela fait des années qu’il joue à cache-cache avec moi, ce con.
  • La force ; travailler, recommencer, écrire, relire, tout barrer, recommencer, continuer. Ne pas renoncer.

Aujourd’hui, je peux affirmer sans prétention que je possède énormément de talent que j’ai validé deux de ces pré-requis.

Tout d’abord, je me suis lancée, ce qui n’a pas été chose évidente.

Se réveiller un jour et se dire avec le premier pipi de la journée (il faut rentabiliser chaque moment inutile) que ça y est, aujourd’hui, on y va, on pose le premier mot sur word et peut-être même le deuxième, n’est pas chose facile.

Se convaincre qu’on a peut-être quelque chose à raconter, qui vous touchera vous là, et peut être vous aussi, là-bas.

La confiance en moi n’a jamais été ma qualité première, des incidents de parcours l’ont encore plus amoindrie.

Mais la vie est tout de même bien faite car quand chaque chose a retrouvé sa juste place et que vous êtes prêts, les bonnes personnes viennent vous insuffler ce brin de folie qui vous manquait.

Depuis quelques années j’ai donc croisé le chemin de petits fous qui m’encouragent à me lancer (l’un d’entre eux dort même dans mon lit, impossible de m’en débarrasser).

Je les ai écoutés, et leur ai diagnostiqué un degré avancé de démence.

Le problème c’est qu’ils étaient plusieurs à être prodigieusement siphonnés du neurone.

J’ai eu le courage de lancer mon blog fin 2014, pour me sortir de cette torpeur qui me hantait et me paralysait.

Petit à petit, l’idée d’écrire quelque chose de plus grand (pardon, je ne sais pas si je suis légitime pour écrire livre) venait me titiller le téton gauche et l’oreille droite, je l’ai calmée avec de la crème anti-mycose.

Cela n’a marché qu’un temps.

Plus le temps passait et plus je m’entourais de gens azimutés qui me poussaient vers le bord du précipice.

Aucune crème ni aucun antihistaminique n’ont réussi à calmer cette envie depuis.

Je me suis penchée au bord du précipice, Ludo Dieu seul sait combien cela a été difficile avec mon vertige vieillissant.

Oui, je suis cette fille qui a le vertige en haut des escaliers du métro et qui bloque tout le monde.

J’ai alors pu voir une longue échelle avec des milliers de marches qui n’en finissent pas, peut-être faute à ma vue vieillissante, elle aussi.

Mais cela signifie donc qu’il y a des petites marches que je peux descendre, une par une, tout doucement, « envie de changer d’atmosphère, d’altitude » (si tu as connu la chanteuse Bibi, la chanson dans la tête, c’est cadeau).

Alors, je me suis lancée.

Mais le talent, il est où ?

Vianney m’a répondu « Pas là », « Mais t’es pas là ».

Ok, je sors.

Surtout que j’aime Vianney d’amour. Après l’amoureux, bien sûr.

Je ne sais pas s’il est là, le talent, mais si je ne me jette pas à l’eau, comment le saurai-je ?

Et puis j’étais bien la reine des plats à la piscine, je suis déjà allée chez le médecin avec du scotch sur les tétons (qu’il a vu, bien sûr, sinon ça n’aurait pas été drôle) et ai descendu l’avenue des Champs-Elysées avec une fesse à l’air après avoir laissé ma jupe coincée dans mon collant.

Alors, pourrai-je subir une plus grande honte ?

Au jour d’aujourd’hui, j’ai écrit 60 pages.

J’ai rayé, raturé, pris des notes sur le carnet rose donné par l’amoureux (toujours aux toilettes), effacé des pages, donné des noms aux chapitres puis tout modifié.

J’ai laissé quelques lignes en suspens car trop douloureuses.

Sur 7 chapitres écrits, je pense avoir parlé de joie, de tristesse, de sexe, de douleur, de peine, d’amitié, d’amour, de remise en question, de famille et beaucoup d’autres choses.

Mais l’ai-je bien fait ?

Arriverai-je à parler du sentiment de résilience ?

J’essaie de ne pas laisser ce sentiment de doute et d’incertitudes me terrasser, j’écris sans trop réfléchir, je laisse mes souvenirs et mes pensées prendre la plume.

Je consacre chaque minute libre à l’écriture depuis le 12 mars.

Je ne déjeune plus avec mes copines le midi, je ne lis plus de blogs, je ne m’autorise plus à écrire sur le mien, je ne passe pratiquement plus de temps sur le web.

J’essaie de rattraper le temps volé par ces démons qui m’ont tant habitée.

Le reste du temps, je lis ou relis des auteurs que j’aime passionnément et ai envie de tout arrêter car il ne faut pas déconner, je n’ai pas leur talent.

Mais je persiste et me nourris de leurs sentences.

Comme disait Henri Matisse, « La créativité demande du courage« .

Alors, je n’arriverai peut-être jamais à faire quoi que ce soit de mes mots, je n’apparaîtrai jamais dans les rubriques coups de cœur de ELLE, mais je l’aurai fait.

Et puis je crois que j’ai une chance pour les crèmes antirides spéciale cougars, à défaut d’autre chose.

Mes maux auront enfin valu la peine d’être vécus, je leur aurai donné un sens, j’aurai peut-être refermé une page de mon histoire.

Je vous laisse car je dois aller chez le médecin, je pense m’être démis l’épaule en poussant la porte.

Mais je laisse la lumière, hein ? Et quelques gourmandises aussi.

J’essaierai de repasser de temps en temps.

Bonne soirée à vous et merci pour tous les petits messages d’encouragement reçus ici et là-bas (Là-bas, tout est neuf et tout est sauvage Libre continent sans grillage, Ici, nos rêves sont étroits ….la troisième chanson dans la tête c’est encore cadeau).

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Merci à vous

Ce matin, un œil ouvert, l’autre à moitié fermé, haleine de poney bourré en prime, je matraque mon portable pour que cette maudite alarme s’arrête et comme d’habitude, je jette un œil à mes mails.

Oui, tous les matins je caresse le rêve de folle dingue de recevoir un message de la part du maître de l’univers (Musclor, donc) qui m’annonce me dispenser de travail pour le restant de mes jours, m’invitant à voyager « au delà de ce que tu vois ».

Donc ce matin, je recevais un mail dont l’objet était « Demande de partenariat ».

Je ne sais pas pourquoi, (à chaque fois je tombe des nues), car mon blog porte encore des couches, je reçois toutes les semaines une demande de partenariat, de billet sponsorisé, etc…

Je ne dis pas ça pour flatuler gaiement, hein, je veux que tu comprennes mon malaise.

Ma petite épicerie locale n’est pas faite pour cela, toi qui me connais bien, tu l’as déjà lu par ici, ma petite production ne contient que des produits éco partagés, je suis à fond dans le commerce équitable.

Et puis je me demande, pourquoi moi, parmi les milliers de blogs existants, moi qui ne suis pas une blogueuse influente, qui n’ai aucune sex-tape qui traîne sur le net, et ne fais donc pas parler de moi.

La demande de partenariat du jour me surprend d’autant plus car elle concerne un site spécialisé en voyages pour personnes âgées.

Je me lève péniblement (la vieillesse, on y vient), vais faire mon pipi du matin et me demande si mes cheveux blancs sont aussi visibles que cela pour qu’on me fasse ce type de proposition, m’empresse de le vérifier (partout) avec mon œil toujours à moitié ouvert.

Tu l’auras compris, je suis partie prendre ma douche, ce que je veux te dire c’est que je reçois des demandes qui n’ont absolument rien à voir avec mon univers, ma façon d’écrire ou même ma ligne éditoriale si on peut considérer que la spontanéité en est une.

Je rigole souvent en voyant par la suite 10 billets identiques, à quelques jours d’intervalle sur un produit qu’il m’a été proposé de tester.

Je me sens tout à coup moins exclusive.

10 billets de plumes et univers complètement différents et également aux niveaux d’orthographe hétéroclites, qui vantent passionnément les qualités des incroyables magnets-photos à exhiber sur le frigo.

Je pourrai te dire encore une fois que je ne mange pas de ce pain là, je préfère le chocolat et les olives.

Ce n’est pas le but.

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Quelques personnes m’ont conseillé d’accepter ces propositions car « il faut bien commencer par quelque chose ».

Mais avec quel objectif ?

Le problème, c’est qu’il me semble déjà avoir commencé, en octobre 2014.

Je veux bien qu’Alzheimer me guette et que pour cette raison on me conseille de faire des croisières avec des octogénaires, mais la raison d’exister du « Blog de la Cristina sans H » est le partage et l’échange, capisce ?

Je radote, je radote (j’en suis à 7 cheveux blancs arrachés).

Dans ma boîte mail, je ne reçois pas que des demandes de collaboration loufoques.

Je reçois également d’adorables messages, des témoignages, de personnes qui se sont reconnues dans mes mots, d’autres qui me donnent leur avis sur une problématique soulevée dans un de mes billets, qui m’encouragent à écrire, qui me disent merci, qui me donnent leur avis.

C’est toujours avec un sourire moitié béat, moitié baveux que j’accueille vos mots et vos ressentis.

Parce que vois-tu, je bave sur mon oreiller toutes les nuits (l’amoureux te le confirmera), et cela fait donc de moi une personne humaine, n’est-ce pas ?

Une personne qui aime les compliments, qui rougit quand on lui dit qu’elle fait du bien, qu’elle aide certaines douleurs à cicatriser, qu’on aime ma façon de raconter les choses, qu’on me trouve drôle.

Pour moi, one-woman show refoulée, apprentie écrivaine de l’obscurité, Bridget Jones avortée (coucou Aileza), je me délecte de chacune de vos missives.

Ma satisfaction n’est autre que celle de vous avoir touchés au travers des mots que vous faites vôtres.

Ma fierté est celle de vous avoir donné la parole, vous avoir fait réfléchir ou suscité une réaction en vous.

Mon exultation (oui, j’ai mangé mon dico à la place de mes Weetabix ce matin), est celle de me raconter à vous en toute simplicité, sans prétention.

Sans prétention également, je voudrai remercier aujourd’hui mes lecteurs, les plus fidèles qui prennent toujours un petit bout de temps si précieux pour me donner leurs impressions, mais aussi ceux de passage, ceux qui ont fait un petit stop à ma station-service.

Merci à vous de faire de cette aventure une odyssée aussi riche et épanouissante.

Elle m’a déjà permis de faire de jolies rencontres et espère en faire d’autre IRL, of course.

En attendant, comme aujourd’hui était jour de brushing (Catherine avait murmuré que le soleil allait faire son come-back), j’ai eu le temps de penser à tous ces mails et commentaires qui m’avaient tant touchée.

Je ne peux les mettre tous, bien sûr, mais souhaite éclairer ceux qui doutent encore de la raison principale du Blog de la Cristina sans H.

Vous pourrez comprendre dans les lignes copiées-collées ci-dessous, remplies d’amour et de bienveillance, d’échanges et d’émotions.

Papas, mamans, hommes, femmes, célibataires, mariés, j’ai le plaisir de pouvoir échanger avec des humains des quatre coins de la planète, et ça, croyez-moi, c’est un vrai cadeau.

« Tout d’abord je voudrais te remercier de m’avoir fait découvrir Virginie Grimaldi !! Et oui je lis ton blog (depuis peu … D’ailleurs je n’ai pas encore fini d’en faire le tour)…

C’est fou comme on peut se reconnaître dans un personnage, vivre les mêmes émotions … Mais tu sais de quoi je parle, j’ai l’impression que toi aussi ton meilleur ami s’appelle « kleenex » !!! Je ne suis pas très douée en écriture … Je préfère laisser la plume à ceux qui la manie avec talent, humour, sincérité …

Enfin tout ça pour dire que je t’ai découverte par hasard (comme quoi ça a du bon de fouiller dans les amis des amis des amis … Facebook, mais aussi insta ) et que j’ai adoré te lire…
Je n’ai pas du tout le même parcours que toi c’est même l’inverse à quelques détails près !! Mais ça fait du bien au moral de te voir heureuse et profiter de la vie avec « l’amoureux » et ta tribu !!!
J’ai pleuré en lisant ton billet pour l’anniversaire de ton fils … Avoir des pensées négatives en parlant de ses propres enfants je pensais être la seule !!! Je te rassure je n’en ai pas souvent mais parfois c’est plus fort que moi (à croire que quelqu’un d’autre s’est emparé de mon esprit et m’a laissé mon corps … Mon corps de maman !!! )
En te lisant je me vois .. Le manque de confiance en soi, l’acceptation de mon corps   (Je pense être à peu près comme toi physiquement mais avec moins de seins  lol ) le regard des autres, ce qu’ils pensent …. Y a encore du boulot mais y a du mieux … J’y travaille !
Bref tu m’auras comprise !!!
Alors MERCI de partager tes tranches de vies, tes coups de gueule, tes découvertes littéraires, tes voyages … » 

« J’ai eu le plaisir aujourd’hui de découvrir votre blog et félicitations, il est très réussi!

Papa de 2 garçons…j’ai choisi l’option de l’entrepreneuriat pour pouvoir à terme avoir à la fois un job passionnant tout en pouvant m’occuper de mes garçons comme et quand je le veux

Est-ce le cas d’autres parents qui suivent votre blog? Avez vous déjà été contacté à ce sujet par certains parents?

Je serais ravi de pouvoir échanger avec vous. Au plaisir de vous lire »

« Quel joli récit, il ne me reste qu’une mamie que j’aime tellement, et qui est la plus heureuse lorsque toute la famille se réunit autour d’elle, on met de côté les querelles du passé et on profite de l’instant présent… Merci à toi pour ces jolies photos et ces si beaux instants de bonheur partagé »

« Je voyage sur ton blog ce matin, … dort.
Étrangement, ces mots m’ont parlé…même si mon corps l’exprime différemment. Putain de bordel, c’est con la vie parfois. Mais au moins, on apprécie d’autant plus les petits trésors qu’elle nous offre. Tes mots sont chouettes.( euphémisme mais « ils mettent du BEAU me au coeur » faisait niais) »

« Quand je lis certains de tes billets, comme celui-ci, je déculpabilise à mort! »

« J’suis fan de ta manière de conter tes péripéties !!! »

« Que tu sois tendance ou pas, tes billets me touchent car ils te ressemblent, ils sont vrais »

« J’ai beaucoup aimé cet article pour son authenticité et le franc parler de miss Cristina.Voilà donc pourquoi je re-partage son article !

« Bravo et merci ! Nous sommes à saturation de tout ce qui nous plombe et franchement, ça fait du bien de lire des billets légers, enfin ! »

« Tu as l’art de raconter les petits riens et les grandes questions qui font une vie… »

« Continues à t’épanouir et continues à être la Cristina sans h!!! Je vais faire lire ton billet â mes deux filles, je pense qu’elles pourraient en bénéficier ».

« Je me retrouve dans tes mots si bien choisis. »

« Je me sens si concerné par ton billet (tu sais que je suis à nouveau papa)

ll faudrait faire lire ce superbe texte à tous les papas à la maternité, l’imprimer dans le livret de paternité qu’on leur donne tiens!

« Si Paname est trop envahissant, gare st Lazare lève la tête et si on se croise je t’offrirai un café dont l’arôme figera le tumulte et te fera reprendre ta respiration »

« Encore un fois je me régale à te lire. Tu as ce talent d’envoyer les mots là où il faut avec humour mais une certaine force. J’adore ça ».

« Bien parlé ! Voilà, un blog, c’est échanger, c’est faire partager son quotidien ou sa passion, c’est écrire, s’exprimer… Bref, c’est un hobby, un plaisir avant tout et après tant mieux quand ça marche ».

« Quel beau billet jamais je ne pourrais écrire aussi bien sur ce sujet alors que je pense tellement comme toi (Vous ) Pardon c’est mon premier commentaire ici mais j’adore ton blog et je le suis de prêt il est dans mes favoris !
Et là je ne pouvais pas rester silencieuse face à ce billet tellement vrai »

« Bon ben voila tu me fais pleurer ».

Bon ben voilà, vous aussi vous me faites pleurer, souvent.

J’espère que vous n’avez pas vu dans ce billet une séance de masturbation publique, mais plutôt une réponse à pourquoi je tiens un blog et ce que j’attends en retour (enfin, pour ceux qui ne le savaient pas encore).

Bonne soirée à tous !

                                                           , qui va faire un tour au rayon coloration