A mon bébé sumo à la clavicule cassée

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Un doudou oublié, les chaussons rangés, le calme retrouvé, la porte de la chambre refermée, mais pas la sérénité.

Une nouvelle semaine qui commence chez papa, où tu vas cocher les jours sur le calendrier posé au dessus de ton lit, afin de compter les dodos qui te séparent des câlins de maman, de ses fajitas et des meilleures pâtes à la carbonara de l’univers, comme tu le dis.

Pourtant tu te plains souvent que chez maman on se couche trop tôt, on a trop de règles « énervantes ».

Tu m’as dit hier que tu préférerais que je retourne vivre avec ton papa.

Je te réponds que tu étais pourtant trop petit lorsque nous avons décidé de ne plus nous aimer, que tu as connu la valse des sacs à dos très tôt, que tu n’as peut-être pas eu le temps de garder des images de nous dans ta petite tête de bébé joufflu.

Et que c’est peut-être mieux ainsi.

Tu me susurres que tu t’en fiches, même si on se n’aime plus, ce serait le seul moyen de me voir plus souvent, car, après tout, ce n’est pas juste que ce soit ton frère qui profite de moi tous les jours et pas toi.

Toi qui es un petit bonhomme si dur et si fort de caractère, du haut de tes presque huit ans, tu oses enfin me demander pourquoi est-ce que l’on s’est séparé.

Toi, qui sais si bien faire la part des choses et qui semble profiter pleinement de ton papa et de ta maman séparément, tu poses enfin des mots sur ce qui apparaissait si naturel depuis toujours.

Comment mettre à mon tour des mots sur ce qui s’est passé ?

Je ne pourrai jamais te l’expliquer.

Je me dois de te préserver.

Distinguer mon rôle de maman et de femme et faire ainsi la part des choses, n’a pas toujours été facile.

Lors de ce tremblement de terre, j’aurai voulu t’arracher de ton père et faire en sorte qu’il ne te voit plus jamais, pour qu’il mesure les conséquences de ses actes et qu’il souffre, à son tour.

Je mesure la dureté de mes propos.

Cela n’aurait évidemment pas été intelligent, tu aurais probablement été celui qui en aurait finalement pâtit le plus, plus tard.

Mais fait-on preuve d’intelligence quand on est submergé par la peine et terrassé par la douleur ?

Il faut croire que oui, que l’on va puiser quelque part cette lumière de lucidité et c’est ce que j’ai choisi pour toi, alors que d’autres s’évertuent à faire la guerre, moi, j’ai déposé les armes.

Si tu avais vu « Kramer contre Kramer », tu comprendrais…

Pour l’instant nos échanges cinéphiles se limitent aux Disney.

Cela ne signifie pas que je n’ai pas décidé de me battre pour toi, bien au contraire.

Cette peur que tu m’en veuilles un jour me réveille parfois.

Je comprends mieux ton agressivité et ton hostilité à l’égard de l’image de la famille recomposée parfaite que nous véhiculons, tes paroles souvent rudes, tes regards et gestes qui peuvent être blessants.

Peut-être penses-tu au plus profond de toi que je ne t’ai jamais assez aimé pour te garder toujours auprès de moi.

Ta peine fait finalement surface, nous qui pensions avoir réussi à la noyer au milieu de l’océan de nos propres pleurs.

Il faudrait peut être que tu saches pour comprendre, toutes ces choses que je m’interdis de te dire.

La seule réponse que je puisse t’apporter est l’amour, l’amour A2, A3, A4, A5, l’amour sous tous ses formats, de toutes les couleurs, celui qui empêchera nos cœurs de s’assécher, de devenir aigris et vivre dans le passé.

Parce que le présent est aujourd’hui en quadrichromie et que c’est ainsi que nous souhaitons que tu vois l’avenir, la vie, l’amour, le monde.

Je me dois de t’écrire ces mots si un jour tu te mettais en quête de réponses.

Le fait que j’aime un autre que toi, ton frère ou ton papa, n’enlève rien à tout l’amour que mon cœur de maman ressent pour toi, bien au contraire.

Et que même si ce n’est pas le parfum de mon cou que tu respires les soirs où tu es avec papa, lorsque tu vas te coucher, je m’efforce de t’envoyer par bluetooth, toi qui es déjà si familier avec les nouvelles technologies, toutes les notes de senteurs qui sont uniquement les nôtres, à toi et moi, depuis que tu es apparu dans ma vie, cette journée ensoleillée d’avril, avec ta tête de sumo et ta clavicule cassée.

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P-S : Oui, je sais, ce n’est pas avec ce titre que je vais améliorer le référencement de mon blog sur Google…mais est-ce le but?

Sea, Sex & Sun ? (ou les grandes vacances avec des enfants)

Tu crois que c'est ça?

L’été approche (je n’y crois pas une seconde si je regarde par la fenêtre, emmitouflée dans mes charentaises), bientôt le Sea Sex & Sun time!
Ah, cet adage que l’on criait sans vergogne à l’approche de l’été quand on avait 17 ans!

Est-il toujours d’actualité, 2 décennies plus tard, 3 enfants en prime?
Comme tu le sais, je compte les dodos pour renouer d’intimes et sexys liens avec le soleil.
Dans 20 dodos, je serai normalement en communion absolue avec l’astre suprême et la mer méditerranée…pour le reste, ce n’est pas si simple.

Partir en vacances avec des enfants, c’est évidemment du bonheur (pendant 1 jour et demi).

Tu as enfin du temps à leur consacrer, tu ne les presses pas au petit-déjeuner, tu tolères même un certain laisser-aller.

Partir en vacances avec des enfants, c’est aussi s’oublier un peu en tant que couple, ne nous mentons pas.
Pourtant, vacances à la plage riment avec farniente, lâcher prise et décontraction, n’est-ce pas ?
Ta peau est dorée, tes gambettes douces et épilées après des mois d’hiver en jachère, tu sens le monoï, tes épaules sont dénudées et tu es finement prête à te faire secouer la cafetière !

Sauf que les enfants, en vacances ou pas, ils ont toujours besoin que l’on s’occupe d’eux, ces assistés, dingue, vraiment dingue.

Ils n’ont toujours pas compris que toi aussi tu es en vacances, et que tu aimerais bien ne rien faire de tes journées, par exemple.

Seuls au monde

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Incapables de mettre leur maillot à tremper, d’aller à la douche avant 25 rappels et menaces de mort, de se tenir correctement au restaurant, de ne pas jeter un sceau de sable sur ta serviette alors que tu viens de t’allonger, cheveux mouillés, bouche en cul de poule, telle une sirène botoxée.

Tu te ballades, où que tu ailles, avec un garde manger mobile car un enfant, ça a toujours faim ou soif et surtout, un enfant, ça ne sait pas attendre.

Pelles, râteaux, ballons, bouées et autres jouets de plage deviennent les outils indispensables à ta survie…ou pas, quand tu es sacré champion de monde de constructeur de châteaux de sable, à l’insu de ton plein gré.

Alors que tu te délectes de ton livre et que tu arrives au moment où Christian enlève la culotte d’Anastasia la farouche, tu entends un de tes enfants (bien que tu fasses semblant de ne pas le connaître) hurler parce qu’un autre enfant que tu feins ignorer également, vient de lui faire manger une délicieuse pizza…en sable.

Désormais ensemble 24 heures par jour, les enfants tissent d’incroyables liens de complicité mais ont aussi beaucoup plus l’occasion de se chamailler allègrement.

Et au bout de 3 minutes de cris, tous les regards posés sur tes bourrelets, tu es obligé d’intervenir et de planter ton cornetto dans le sable, pour ne plus jamais le retrouver.

Tu deviens aussi agent de sécurité pendant les vacances, sache-le.

Derrière tes lunettes noires, tu rêves de piquer du nez, de Louboutins et de paillettes mais tu n’as jamais le temps d’écrire la première ligne de ton fantasme car tu surveilles en permanence ton enfant, ta plus grande peur étant la noyade de la progéniture.

Tout ceci est un peu hypocrite car secrètement, tu lui plongerais bien la tête sous l’eau pendant une heure ou deux, histoire d’avoir la paix ou d’envisager une sieste crapuleuse.

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La grasse matinée est une équation qui n’est toujours pas résolue chez tes marmots.

Tu les couches pourtant plus tard, les croyant épuisés et prêts à dormir 3 jours durant.

Que nenni, d’épuisé il n’y a que toi et tu finis par t’endormir en leur racontant une histoire.

Voilà, tu as passé ta journée à t’occuper d’eux et maintenant, 00 :17 affichés sur ton téléphone, 3 photos postées sur Instagram, tu regardes ta moitié et en même temps vous prononcez honteusement ces 3 mots :

« Je suis mort(e) ».

Les vacances censées être une parenthèse à la routine du reste de l’année peuvent donc mettre un couple à dure épreuve si les enfants prennent les commandes, ce qu’ils ont tendance à faire avec beaucoup d’aplomb.

Il est important de leur faire comprendre que ces vacances sont aussi et surtout les vôtres et que vous avez besoin de repos et d’intimité (mais ne les noyez pas).

N’hésitez pas à leur donner la chance d’être plus autonomes, en les responsabilisant, cela vous permettra de souffler un peu.

L’année dernière, il nous est par exemple arrivé, au restaurant, de faire table séparée.

Nous avions envie de nous retrouver en tête à tête et de ne pas passer le dîner à crier, pour une fois.

Aussi, nous avions demandé au grand de s’occuper des deux petits.

Je vous rassure, leur table était à côté de la nôtre, ils ont trouvé ça très drôle et nous avons payé leur addition !

Mais à aucun moment nous sommes intervenus et nous avons pu avoir une conversation longue de plus de trois mots sans interruption, admirer nos bronzages respectifs et nous dire que nous étions bien, là <3.

Dans notre situation de famille recomposée, les moments où nous pouvons être tous les 5 aussi longtemps sont finalement trop rares.

Nous nous efforçons par conséquent de partager le plus de moments ensemble, alors oui, parfois nous nous oublions un peu tous les deux, mais nous en avons conscience et savons pourquoi nous le faisons.

Enfants heureux

C’est pourquoi, dès que nous le pouvons, et, que notre austère banquière nous l’autorise, nous nous accordons de courts moments rien que tous les deux et revisitons pleinement l’adage de nos 17 ans, histoire de rattraper ces instants dérobés !

« Sea, Sex & Sun »

Bonne fin de week-end à tous!

Maman au BDR

Au BDR est une expression que nous utilisons avec une copine du bureau quand nous avons les roubignoles qui nous remontent au niveau du cou.

« T’es au bout du rouleau?
« Ouais, je vais faire un meurtre »
« Moi aussi, viens, on se serre les coudes »

Et nous voilà réparties pour supporter gaiement Mr misogyne, Madame je sais tout, Miss je pète plus haut que mon cul, Monsieur qui s’adresse uniquement à mes seins quand il me parle.
Ça c’est au bureau.
A la maison, je suis la plupart du temps au BDR en ce moment.
L’ado sévit encore, plus que jamais.
Cela faisait longtemps que je ne vous parlais pas de lui alors vous vous disiez, ça y est, ils se font des snapchats en sous-vêtements ensemble, ils mangent McDo devant Pretty Little Liars et cultivent le no douche en famille.
Que nenni mes amis.
On m’avait prévenue que ce n’était que le début.
D’accord, d’accord (prendre l’accent de Francis Cabrel).
Mais on ne m’a pas vraiment dit sciemment quand intervenait la date de fin de l’adolescence.

Alors je me méfie, je me dis qu’il n’y en a peut-être pas.

Si c’est vraiment un contrat à durée indéterminée, je ne suis pas sûre de pouvoir l’honorer jusqu’à la fin.

Voyez-vous, j’envisage même une rupture conventionnelle, parce que vraiment, là, à l’instant présent où je vous me confie à vous, je suis au BDR.

Il n’y a pas un seul jour où un incident, non des moindres se produise.

D’abord, sachez, que tout dialogue est impossible avec l’ado.

Ne vous attendez pas à ce qu’il aille plus loin que le hochement de tête, le oui, enfin non, c’est plutôt le NON son mot de prédilection…ou plutôt un grognement préhistorique.

Dans la catégorie préhistoire, nous pouvons classer également son hygiène et son savoir-vivre.

Toute tentative de creuser un peu un sujet se solde en échec, en crise de larmes, en provocation.

L’ado finit par me clamer en vibrato qu’il me déteste.

Je serai donc la pire maman du monde.

Croyez-moi, j’ai le sens de l’humour, suis souvent taxée de rigolote, mais là, à moins que ce soit du 27èmedegré, ça ne me fait pas rire.

DU TOUT.

Je peux même vous confesser que ça fait mal, surtout après tout ce que j’essaie de faire pour que cela se passe bien.

Rien n’est jamais suffisant.

Tous les sujets sont une excellente thèse de conflit, voire de doctorat.

Les repas sont infectes, il n’a pas assez de baskets de marque, son iPhone, son manque de travail au collège, son trop grand intérêt pour des séries décérébrées, son manque d’intérêt en général pour quoi que ce soit, son arrogance et son insolence légendaires.

Ce sont des traits de comportement que l’on retrouve chez la plupart des adolescents de nos jours paraît-il.

Ce n’est pas pour cela que le quotidien est plus facile à vivre, en discutant avec les autres parents, on se dit  » ça me rassure » mais en fait ça ne rassure fichtrement personne.

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Parfois j’aimerai avoir de nouveau un bébé pour retrouver cette innocence et cet amour à toute épreuve, ce parfum de douceurs.

Recevoir des câlins et des  » Maman je t’aime » gratuits, sans que ce soit en échange d’une compensation consumériste.

J’aimerai surtout lui faire comprendre que je voudrai qu’il devienne quelqu’un de bien.

Plus que tout je souhaiterais qu’il se trouve, qu’il enfile enfin les bonnes chaussures à ses pieds et qu’il se sente bien dedans.

C’est terrible pour les parents de voir son enfant qui n’a envie de rien, ne semble aimer personne de son entourage alors qu’il vénère la moitié de la planète Instagram.

C’est comme si nous vivions dans deux mondes différents, dans lesquels l’ordre des priorités était totalement inversé.

Je voudrais qu’il devienne quelqu’un de bien, qu’il s’aime tout court.

Selon un psy vu à la télé l’autre jour, c’est normal, le cerveau d’un ado n’est pas tout à fait câblé.

A nous de les aider.

Mais comment faire quand vous essayez de vous connecter et il ne vous capte pas, vous avez beau relancer le routeur, l’adresse IP est incompatible, vous n’obtenez que des messages d’erreur.

Evidemment, il n’est pas bien dans sa peau, c’est une période bouleversante pour eux.

Il évoque dans ses cris de désespoir des mots que je ne peux que taire, trop douloureux de les prononcer pour une mère.

Parce que si l’enfant-adolescent a besoin d’amour qu’il rejette pourtant, une maman n’est pas préparée pour se faire rejetée par son enfant.

Cet enfant qui lui glisse entre les doigts.

Il me confesse que des idées noires le guette parfois, qu’il ne comprend pas le sens de la vie, que de toute façon l’amour n’existe pas.

Le regard vague, triste, assis en tailleurs sur son lit, je le trouve parfois.

Et je me sens démunie, entre cris, larmes et silences, moi essayant de parler, lui faisant tout pour ne pas m’écouter.

Parce que selon lui, je ne peux pas le comprendre.

Alors que moi, je n’ai envie que de l’entendre,

Me murmurer tout bas,

Que oui maman, ne t’inquiète pas, ça va.

Une maman au BDR

Femme ou maman? Les deux, s’il vous plaît !

Est-ce que l’on doit nécessairement se sentir plus maman que femme quand on a donné la vie?

Ces deux rôles seraient-ils réellement si incompatibles que cela ?
Vous êtes-vous déjà posé cette question, à savoir quel rôle choisiriez-vous si tel vous était demandé ?
Abdiqueriez- vous de votre vie de femme ou vie de maman ?
Cela fait beaucoup de questions à la fois, je vous l’accorde.
Mais c’est que personne ne me répond clairement,  voyez-vous.

Je vois des points d’interrogation partout mais nulle part je ne reçois de confirmation.
C’est une question qui plane toujours au-dessus de ma petite tête, perchée sur mes 10 centimètres de talons.
J’en parle beaucoup sur mon blog, il faut croire que cela m’obsède, et mon premier billet abordait déjà ce vaste et complexe sujet, évidemment, toujours à partir de mon expérience personnelle.
Je me sens souvent en décalage avec la plupart des mamans qui abdiquent de beaucoup de choses pour se consacrer uniquement au bien être de leur progéniture.

Est-ce que cela fait de moi une mauvaise maman ?
Elles abdiquent trop souvent de leur temps, de leurs rêves, de leur corps, démissionnent parfois de leur couple.
La frontière entre ces deux vies paraît beaucoup trop bien dessinée, souvent infranchissable, malheureusement.
Je ne ressens pas cela, moi, et je me demande maintes fois si c’est moi qui ne suis pas normale.
Je privilégie autant mon couple que mes enfants, et il m’est arrivé de choisir quelque chose qui serait plus bénéfique pour mon couple au détriment de mes enfants.
Si l’on peut utiliser l’expression « au détriment de », bien sûr.
En fait, je ne suis pas convaincue que se consacrer corps et âme à son mistouflon soit le meilleur et le plus salutaire des compromis.
C’est mon opinion personnelle (coucou la ligue des supers mamans).
Lui consacrer tout son temps au risque de s’oublier, ne me paraît pas mériter pour autant un oscar et je suis même convaincue que l’on finit par payer un jour une addition conséquente ( pour son couple).

Source Pinterest
Source Pinterest

Je me rends compte que mes enfants préfèrent me voir rayonnante, me pomponner, bien habillée, sortir, voyager, rire aux éclats, ou tout simplement heureuse, même s’ils ne sont pas tout le temps présents  pendants ces moments.

Ils savent que d’autres viendront, de moments, partagés cette fois-ci avec eux.

Ils ont fini par comprendre que du temps est nécessaire pour moi et avec l’amoureux pour que leur maman soit bien dans ses Stan Smith.

Si des femmes se montrent plus épanouies que jamais uniquement quand elles sont parées de  leur habit de maman, d’autres aimeraient qu’il en soit autrement et n’arrivent tout simplement pas à résoudre cette énigme.

Ces derniers mois, quelques copines sont devenues maman.

Des filles actives, qui avaient pour habitude de sortir, très coquettes.

Quand je les entends parler maintenant, je ne les envie vraiment mais vraiment pas.

Et pourtant, moi aussi, je suis passée par là.

Elles me disent que leur emploi du temps est uniquement et entièrement consacré à leur rejeton, ne plus savoir ce qu’est un coiffeur, un DVD, une vraie douche, Monoprix (la base), un miroir.

Elles ne font pas que me dire, elles le crient, elles pleurent, elles sont enragées, ne comprennent pas.

Mais ce n’est pas le pire, toutes les mamans ont connu cette difficile phase de réglages entre leurs désormais multiples jobs.

Le pire (à mes yeux) est l’éloignement de son amoureux, conjoint, mari, Lapinou, Petit Canard ou tout autre petit nom animalier que vous lui donnez en secret.

Une situation de crise s’est installée, sans qu’aucune des parties ne sache vraiment comment la résoudre, crise qui peut avoir des conséquences très néfastes pour la vie de couple.

Pour cet homme et cette femme qui se sont aimés mais qui ne savent plus se retrouver.

Je les vois claquer la porte pour faire un break, parfois ne pas revenir.

La maman déclame que le papa ne la comprend pas, l’homme riposte qu’il a perdu sa femme pour donner naissance à une maman.

Cette situation je l’ai connue, moi aussi.

C’est pour cela que je m’investis autant dans l’entretien de mon couple comme une bonne vieille Rolls.

Je ne culpabilise plus de partir en week-end sans les enfants, de sortir en semaine pour aller au théâtre, de prendre de temps en temps une après-midi pour m’occuper de moi et pas nécessairement d’eux.

Ce n’est pas si grave, ils le comprennent parfaitement et ne me l’ont jamais reproché.

Le reste du temps leur est généreusement offert, mon attention est là au quotidien, mes sourires, mes peurs, mes angoisses, mes reproches, mes préoccupations aussi.

Je sais que je peux mieux assumer mon rôle de maman en étant accomplie dans mon rôle de femme.

Mon ado conserve dans sa tête des souvenirs d’une époque où je souffrais profondément sans pouvoir lui cacher  et accueille aujourd’hui avec bienveillance la situation de paix et de bonheur installés dans notre Sweet Home.

Rien ne torture plus un enfant que de voir ses parents se déchirer, pensant parfois même être l’objet de ces disputes.

Je pense que le plus important c’est vraiment que vos enfants vous voient heureux, ils ne recherchent pas des parents parfaits, des nounous à temps plein, ils sont avides de votre amour.

Existe-t-il une meilleure façon d’aimer et d’apprendre à aimer à ses enfants que de leur montrer que vous aimez vous-mêmes ?

Si, l’amour est contagieux !

Je ne souhaite pas choisir entre mon rôle de femme et mon rôle de maman, je veux combiner harmonieusement les deux, avec mes défauts et mes imperfections, mais toujours avec amour.

Et vous?

Bonne soirée à tous ❤

Nous ne retiendrons que la douceur

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Nos cœurs se remplir d’amour en les entendant mettre la table du petit-déjeuner, bien que nous aurions préféré que leurs petits corps chauds restent plus longtemps enveloppés dans leur couette molletonnée.
Toucher la liberté, le ciel et le silence lors de nos ballades sur ces longues étendues de plages désertes.
Apprendre de nouveau à vivre à cinq pour quelques jours, réinstaller des règles mais pas trop, car nous savons que le temps est précieux, et ces moments aussi, la vie nous l’a appris.
Moments que nous leur avons offerts d’abord emballés dans du papier cadeau doré à paillettes, accompagnés d’une lettre dans laquelle le Père- Noël leur expliquait mieux que nous, les parents, qu’il avait cette année décidé de leur offrir des souvenirs.
Ce n’était pas gagné, nous partions d’ailleurs avec une sérieuse réprimande de l’adolescent.
Leur mine déconfite face au petit nombre de cadeaux sous l’arbre scintillant ne nous a pas découragés.
Nous étions bien décidés à leur apprendre à porter un regard différent sur le monde.
Je ne vais pas vous dire que tout a été parfait.
Je ne vais pas écrire que ces jours de vacances sont l’image des photos postées sur mon compte Instagram.
Non, le ciel n’a pas été toujours bleu.
Oui parfois les pleurs ont volé la place aux sourires.
Non, l’entente entre les deux petits n’a pas été toujours des plus cordiales.
Oui, il a fallu composer et s’armer de patience face à une petite fille capricieuse et colérique dont nous avons entendu bien trop souvent les pleurs.
Non, l’adolescent ne nous a pas offert de trêve de Noël, bien au contraire, il a bien failli nous le gâcher.

Oui, le petit mouflet de 6 ans est une petite teigne qui veut toujours avoir raison et qui est capable de tout pour arriver à ses fins.

Ajouter à cela que chaque parent doit conjuguer habilement tout son art et sa patience face à un enfant qui n’est pas le sien et dont il doit supporter les attitudes hostiles.

Avec tout l’amour du monde, ce n’est pas la chose la plus facile, ceux qui vous peignent le tableau de rose ne vous racontent pas toute la vérité, je vous assure qu’il est bien plus nuancé.
Et pourtant, nous avons réussi à vivre de beaux moments, tout en douceur.
Nous avons parfois déjeuné à 15 heures, mangé plus de M&M’S et de chips que de raison, les avons laissé se bagarrer en pouffant de rire derrière la porte.
Nous n’avons jamais allumé la télévision, sauf pour mettre un DVD spécialement acheté pour l’occasion et cela ne leur a pas manqué, pas un seul instant.
Les petits pas sur le sable, leur ténacité à trouver un restaurant qui servait des moules-frites, leurs rires pour un rien, les parties de Puissance 4, leur capacité à nous suivre partout, leur enthousiasme lors de la lecture de aventures de Max et Lili, les entendre chanter « Formidable » de Stromae pour la centième fois dans la voiture, nous ne retenons que cela.
Grimper sur la Dune du Pilat, courir dans la nuit noire sur la plage les yeux fermés, les voir se régaler de Paella, les entendre parler de la vie avec leurs mots d’enfants, nous retenons cela aussi.
Nous prendre dans les bras en nous disant qu’avec notre amour, nous arriverons à surmonter chaque obstacle, même ceux que les enfants nous dressent sans le savoir.
Tous les deux, nous en ressortons encore plus forts, une nouvelle fois.
Dire merci à  l’amoureux pour cela.
Oui, nous ne retiendrons que cela, la douceur de ces moments.
Une douceur égale à la météo plus que clémente que nous a offert la magnifique région Aquitaine.
Je viens de refermer la porte de leur chambre toute neuve, regarder une dernière fois les petits chaussons disposés à côté des lits, qui devront attendre quelques jours pour mon petit mouflet, un peu plus pour la Miss, avant de retrouver leurs petits propriétaires pour vivre à nouveau ces doux moments.
Ceci est mon premier billet de l’année 2016, livré un peu à chaud après quelques semaines d’absence, et je profite de cette petite place sur la toile pour vous souhaiter à toutes et à tous une très belle année 2016, riche de moments qui vous comblent, proches des vôtres, de ceux que vous aimez et qui vous aiment.
Mes seules résolutions importantes pour ces nouveaux 365 jours sont de continuer à construire les fondations de cette famille qui ressemble bien souvent une équation mathématique, chérir mon amoureux et voir plus souvent mes VRAIS amis.
Bonne reprise à tous.


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De la bienfaisance envers sa famille

A l’approche des fêtes de Noël, nous avons tous pour habitude de nous demander ce que nous faisons, chez qui nous passons le réveillon, ce que nous avons de prévu, si nous avons fait tous nos cadeaux…

Une sorte d’excitation collective qui vient se mélanger aux paillettes, aux lumières scintillantes et à la rassurante odeur de sapin qui parfume nos maisons.

Une chose est sûre de mon côté, c’est que quoi qu’il arrive, je n’envisagerai jamais de passer un seul Noël sans mes proches, c’est à dire mes parents et mon frère (en dehors de l’amoureux et de mes enfants, cela va de soi).

Au delà des différends qui nous ont opposés, des conflits qui nous ont parfois séparés, de ces épreuves nous sommes ressortis renforcés.

C’est pourquoi j’ai du mal à comprendre que l’on puisse passer cette fête (indépendamment de la religion embrassée), loin de ses parents, loin de ses enfants.

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Pour moi, Noël c’est avant tout les retrouvailles familiales.

Oui, sans aucune équivoque, Noël représente à mes yeux les fous rires entre frères, faire tourner ses parents en bourrique, revoir ces Polaroïds usés par nos regards sur le canapé, un plaid recouvrant les genoux de parfois 4 générations.

Manger à n’en plus pouvoir, jouer à ce jeu de société juste pour faire plaisir, regarder ce vieux film déjà visionné tant de fois.

Oui, regarder pour la 1001 ème fois Love Actually, Sissi, Maman j’ai raté l’avion, les bêtisiers de fin d’année et partager nos éclats de rire et nos émotions.

J’ai cette petite boule au ventre qui me chuchote de ne pas m’en mêler, parce que voilà, cela ne me regarde pas ou peu finalement.

Mais cette petite voix dans ma tête me chantonne également d’essayer de faire quelque chose et je ne peux m’empêcher d’y penser.

C’est mon point de vue très personnel et chaque famille a ses blessures, son histoire, un parcours plus ou moins difficile.

Je trouve que comme pour beaucoup de choses de nos jours, nous avons tendance à faire de moins en moins d’efforts.

La distance, certaines difficultés et autres excuses parfois bancales remplacent trop facilement à mon goût les valeurs familiales.

On ne se déplace plus, on est fatigué, on est débordé, c’est trop compliqué.

J’ai du mal avec tout cela.

Peut être mon raisonnement est-il stupide, ringard ou déplacé.

Mais souvent je pense à moi dans 20 ans et je me dis que je serai profondément blessée de ne pas être assise à table avec mes enfants le soir de Noël.

Pourquoi les aurai-je eus, ces divines créatures, si je ne peux partager avec eux ces moments de magie ?

Voir les yeux qui pétillent, lever ma coupe de champagne, entendre le crépitement du feu dans la cheminée, voir les cadeaux se dénuder de leurs robes dorées.

Nonobstant les difficultés, les divergences ou querelles qui pourront nous habiter,  j’espère bien que nous réussirons toujours à nous réunir pour ces occasions spéciales, bien qu’il ne faille pas, bien entendu, attendre ces moments pour se retrouver.

J’espère bien que les enfants feront l’effort de venir à moi, malgré toutes les barrières que la vie aura peut-être dressées entre nous.

Et si ce n’est pas eux qui le font car parfois les choses ne sont pas si simples d’explications, c’est moi qui irai à eux.

Car je trouve qu’il y a des rendez-vous qu’on se doit de ne pas manquer.

Parce que la vie est bien trop courte pour ne pas bien l’honorer.

Certainement aussi parce qu’un jour nous pourrons le regretter.

Il faut parfois essayer d’oublier, quelques instants.

Pardonner aussi il est important.

Personne n’est parfait, le sommes-nous vraiment ?

Laissons-nous entraîner par cette féerie de Noël et imprégnons-nous de cette légèreté et gaieté qui s’en dégagent.

Ouvrons nos cœurs et ayons un peu de bienfaisance envers notre famille.

A Noël, tout est possible…

Cette année, nous offrirons des souvenirs.

Hier matin, alors que la nuit avait été bien trop courte à mon goût, je me suis réveillée de la plus douce façon qu’il soit, avec des douces caresses sur le ventre et toutes les autres parties de ma peau que je n’avais pas réussi à enrouler autour des draps qui sentaient encore la bonne odeur de lessive.

Un concentré de douceurs de la part de mon petit mouflet, comme s’il cherchait à compenser la nonchalance et la désobligeance constante de son grand frère.

Il le sait, il le voit mais il ne comprend pas pourquoi son frère est si souvent de mauvaise humeur, incapable de transpirer une émotion positive ou un message d’empathie vis à vis des gens qui lui souhaitent du bien, c’est à dire nous.

C’est normal, il n’a que 6 ans.

Et pourtant, moi à 38, je ne suis plus.

Le seul élément qui le raccroche à notre monde, monde qui semble si terrifiant à ses yeux est son téléphone portable.

Cet objet sacré qui est devenu le faiseur d’amis et le seul lien social digne de son nom.

Tout le reste est pour lui anecdotique.

Il préfère s’enfermer dans sa chambre et passer en revue des comptes IG, Snapchat ou autres réseaux de désocialisation.

A ses yeux je ne comprends rien, car je suis restée dans les années 80.

En effet, je ne comprends pas qu’on ne passe pas plus de temps ensemble et que l’on préfère se cloîtrer pour mieux se regarder en chiens de faïence.

Je ne comprends pas non plus que la première question que l’on me pose quand on parle de la prochaine destination de vacances est de savoir s’il y aura du wi-fi.

Je ne comprends pas que l’on soit si égoïste et insensible.

Je ne comprends pas ce déversement de méchancetés gratuites vis à vis d’autrui alors qu’il en a été lui même victime.

Je m’insurge contre cette violence verbale, cette absence de mots et de sourires, ce déversement de colère, cette irrévérence.

Je refuse que mon fils ai comme idole un youtubeur de 15 ans, et qu’il le vénère plus que Shiva.

C’est l’adolescence me criez-vous.

Je le sais !

Mais je ne m’y fais pas, voyez-vous.

Ce contexte nous a fait prendre une décision à laquelle nous réfléchissions déjà depuis un moment.

Cette année, pour Noël , nous avons décidé que les enfants n’auraient qu’un seul cadeau de notre part.

Ils ont pourtant une liste aussi longue qu’une de mes rédactions de français (deux copies double s’il vous plaît, et oué, déjà plus jeune je parlais trop).

Las de les voir chaque année se battre pour compter le nombre de cadeaux remporté.

Soucieux de les voir s’approprier des valeurs qui nous sont chères.

Une forte envie de les réconcilier avec la vraie vie.

Noël revêtira cette année plus que jamais son plus généreux costume chez nous, et sans doute le plus important dans nos coeurs : le partage de moments, l’amour, la famille.

Nous sommes prêts à faire face à cette vague de contestation que nous croyons déjà presque entendre, nous y ferons face.

Cette année,notre plus beau cadeau de Noël à tous, sera partager un beau moment, tous ensemble, un moment qui restera pour toujours.

Notre budget sera presque entièrement alloué aux émotions, bien qu’elles n’aient pas de prix, nous le savons.

Un souvenir qu’ils garderont quand nous ne serons plus là, un sourire esquissé en regardant les photos, des images qui les rempliront de bonheur dans les moments plus durs que la vie leur offrira certainement.

Oui, cette année, nous avons décidé que nous offrirons des souvenirs.

Sans doute avez-vous vu circuler ces deux vidéos dernièrement sur la toile.

(en espagnol)

Elles illustrent parfaitement ce que nous ressentons et avons envie de faire.

Il ne tient qu’à nous de le changer, voyez-vous.

Avant qu’il ne soit trop tard.

Bonne semaine à tous <3.

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Une maman rêvée, une maman en réalité

Etre mère, ce n’est a priori pas la mer à boire selon certains.

Une liste de règles, un soupçon de patience, quelques gouttes de sagesse, 3 cuillerées de bienfaisance et tu peux repartir faire du shopping en talons.

Si seulement, si seulement.

Quand tu n’es pas encore maman et tu souhaites le devenir un jour, tu imagines déjà parfaitement quelle maman tu rêves être pour tes progénitures.

Avant cela, évidemment, tu as imaginé le papa idéal, mais ça, c’est une autre histoire.

Et naturellement, tu sais que tu seras une super maman.

Comment est-ce que cela pourrait être autrement ?

Si, comme moi, tu as connu des parents qui ont passé leur vie à se haïr et à se faire la guerre, forcément tu n’aspires qu’à un foyer de paix et à une vie de famille digne de « 7 à la maison ».

Tu n’envisages pas autre chose que de construire le schéma contraire.

La réalité m’a pourtant trop vite rattrapée.

En handicapée de l’amour que j’étais devenue sans le savoir, j’ai fait subir deux séparations à mes enfants, multipliant ainsi leurs angoisses et entamant quelque peu leur éducation sentimentale.

Alors même que je condamnais en silence les choix et les décisions de ma propre mère, je me suis vue emprunter une route encore plus chaotique.

A la place des paisibles dimanches en famille, je leur ai offert une succession de rendez-vous sur les trottoirs au cours desquels on échangeait les sacs à dos et les consignes.

Au lieu de la stabilité que l’on sait si importante aux enfants, je leur ai fait connaître déménagements et changements d’école.

Je n’étais pas en ce point la maman que je rêvais d’être, c’est certain.

Encore à l’école, j’enviais secrètement les mamans qui étaient de toutes les sorties scolaires, qui étaient les premières à venir chercher les copines avec une compote à la main et une madeleine dans l’autre, toujours avec le sourire et une maîtrise Van Der Kampienne.

La petite Cristina que j’étais jurait être la première à franchir la porte en jupe crayon et chemisier blanc à 16 :30 quand elle serait maman à son tour.

J’ai très vite compris que ça n’allait pas être compatible avec la vie que je menais.

Si je préparais avec soin les goûters que je glissais avec amour dans leurs petits sacs à dos Disney, j’étais bien souvent la dernière à aller les chercher, ayant troqué les talons pour les baskets, de façon à courir plus vite dans les couloirs du métro.

C’est alors cheveux ébouriffés et parfois dégoulinante de sueur que j’arrivais à la garderie ou à l’étude du soir pour me voir accueillir par un « Maman, pourquoi tu viens jamais la première ? ».

Là encore, j’avais modifié le scénario de maman idéale sans le vouloir réellement.

Je voulais que nos moments soient plus importants que tout, que le bain dure des heures, que le repas ne soit pas englouti en un temps record alors que l’horloge du salon me rappelait à nouveau que je faillissais à mon devoir, que les week-ends soient synonymes de ballades au grand air.

Je confesse pourtant sans honte, m’être fait remplacer par un DVD (parfois deux), ne pas avoir respecté l’heure militaire du coucher, avoir cédé à la tentation de la junk-food parce qu’ils me le demandaient, avoir préparé le dîner en même temps que le bain, avoir fait les devoirs à leur place (chuuuuut).

Tu ne nais pas maman, tu le deviens.

Aucun livre ne te l’apprend, aucune théorie ne s’applique de la même façon, nulle part il n’est écrit que les choses ne peuvent pas changer.

Je me suis souvent demandé si j’étais réellement faite pour être mère, tellement mes choix de vie s’étaient révélés catastrophiques et douloureux pour les fruits de mes entrailles.

Une petite voix m’a longtemps murmuré que je préférais être femme et que c’est pour cela que je n’avais pas réussi à muer en la maman que j’idéalisais être.

J’ai appris depuis que les deux ne sont pas incompatibles, bien au contraire.

Souvent je rêve d’une baguette magique qui me ferait revenir dans le passé et agir différemment.

Pas pour moi, pour eux.

Est-ce que tout changerait pour autant ?

D’une chose je suis certaine : ce qui ne changera jamais sera l’amour que je leur porte à toute épreuve.

Alors, non, je ne suis pas du tout la maman que j’avais rêvée, j’en suis même très éloignée.

Je m’énerve parfois, me montre de temps en temps moins présente, rêve parfois d’ailleurs.

Mais avec une dose de folie, un zeste de tendresse, des litres de patience et surtout une tonne d’amour, je suis votre maman de la réalité.

Une maman qui vous AIME.

J’espère que vous le comprendrez un jour.

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« Les yeux de la mama »

C’était jeudi dernier.

Mon 4ème jour d’assignation à résidence.

Je réussissais enfin à déplacer mes fesses qui criaient au secours.

Je ne sais pas si c’est parce qu’elles ne supportaient plus d’être prisonnières de Mickey dans mon boxer de chez Undiz ou parce qu’elles avaient créé une relation trop intime avec le lit.

Arrivée sur mon canapé, donc, trop fière que j’étais, mais ne pouvant pas non plus encore participer au Top Body Challenge, j’appuyais machinalement sur la télécommande de la télévision et tombais sur l’émission TPMP de Cyril Hanouna.

Sans honte.

Il me fait rire, désolée de vous décevoir.

Et je sens que je vais encore le faire, vous décevoir.

Il annonçait la venue de la dernière star de The Voice, Kendji Girac.

Cela fait plusieurs jours que j’entends et je lis partout la sortie de son nouvel album.

Je ne comprends pas cet engouement et décide de rester avec mon pote Cyril pour décrypter ce phénomène.

Il est plutôt mignon, souriant… Bon.

Je ne comprends toujours pas.

Puis passe l’extrait d’une chanson de son dernier album « Les yeux de la Mamma ».

Attention, je ne suis absolument pas fan.

Je lui en ai d’ailleurs voulu très longtemps d’avoir volé la victoire à Maximilien (mais t’es où? ).

Mais je ne sais pourquoi (enfin si, en vrai, je sais), les paroles de cette chanson m’ont touchée en plein cœur.

Heureusement que j’étais en mode no make-up et que le rouleau de sopalin était à proximité.

Les larmes ont coulé chaleureusement.

Il parle de sa maman, vous l’aurez compris, même si vous n’avez pas fait espagnol LV1,  ce qu’elle est, ce qu’elle représente à ses yeux, tout le bien qu’elle lui a fait, blablabla.

Bateau me direz-vous.

Un petit extrait :

Oh mon Dieu, laissez-les-moi
Les beaux yeux de la Mama
Enlevez-moi même tout le reste
Mais pas la douceur de ses gestes
Elle m’a porté avant le monde
Elle me porte encore chaque seconde
Elle m’emportera avec elle
Je lui serai toujours fidèle

Et pourtant, purée, comme c’est beau de dire ca, de pouvoir le chanter au monde entier.

Je me dis que sa petite maman doit être bien fière de son fils et bien plus que de son succès, d’ailleurs.

Que son fils doit vraiment aimer sa maman, c’est fou mais ça se ressent tellement dans son interprétation et pardonnez-moi (ou pas) mais je trouve ça si touchant.

Combien d’entre nous osent se mettre ainsi à nu ?

Je repense à ce que disait ma maman quand elle parlait du changement qui s’opère dans votre vie quand vous devenez parents.

Source Pinterest
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Cette souffrance latente, cette préoccupation constante, cette volonté à toute épreuve, cette force que l’on puise on ne sait où.

Puis je me dis que j’aimerai qu’un jour mes enfants puissent parler de moi ainsi.

Cela me paraît très improbable pour le moment.

Mais je me dis surtout que j’aimerai pouvoir dire des choses aussi simples que belles, à la mienne, de Maman.

Ce n’est pas que je ne les pense pas.

C’est que je ne sais pas si j’y arriverai un jour.

J’ignore s’il nous reste assez de temps ici pour arriver à faire tomber  toutes ces barrières, ces non-dits et ces blessures qui n’en ont pas fini de cicatriser.

Nous ne sommes pourtant que de passage, pourquoi tant d’orgueil mal placé ?

Parfois je me réveille la nuit et j’ai peur que tu ne sois plus là et de ne pas avoir eu le temps de te chanter.

Source Pinterest

Alors, Kendji, d’abord , je retire tout ce que j’ai dit sur toi, et je te pardonne d’avoir empêché mon Maximilien de gagner.

Puis, Kendji, je te remercie pour cette chanson et cette magnifique interprétation.

Tu nous fais une jolie piqure de rappel, une maman on en a qu’une et on ne lui dit pas assez souvent je t’aime.

Tu le fais avec grande humilité et pour cela tu as toute mon admiration.

C’est tellement plus facile de ne retenir que le négatif, ce qui ne va pas, ce qu’elle n’a pas fait.

Mais si on regarde bien, à côté, elle en a joué son rôle du mieux qu’elle a pu.

Peut-être pas comme nous le souhaitions, peut-être pas de la meilleure forme.

Mais depuis que je suis maman , je sais, oui, je sais.

Je vais essayer de m’inspirer de tes jolis mots et de cette force qui s’en dégagent.

Je vais tenter d’écrire ma propre chanson avant qu’il ne soit trop tard.

Je vais oser réécrire l’histoire.

Merci à toi Kendji, pour ce moment d’émotion.

Bonne semaine à tous.