Les grands voyageurs que nous sommes… (!)

Cadix - Septembre 2016
Cadix – Septembre 2016

« Mais vous êtes toujours en vadrouille ! »

« Vous bossez des fois ?»

« Mais comment vous vous débrouillez pour partir toujours en week-end ici et làbas » ?

Voilà le genre de réflexion épicée que nous nous prenons régulièrement en pleine face (parfois de dos), avec l’amoureux.

Amis, famille, collègues de travail ou co-locataires de bureau, tous y vont de leur commentaire quelque peu grinçant.

Au départ, cela me faisait sourire, et je répondais allègrement à chacun de ces commentaires, qui, à mon sens, ne présentaient aucune méchanceté (et je le pense toujours).

Puis en ce début d’année, je discutais avec quelqu’un de mon entourage qui énumérait tous les endroits où nous avions été dernièrement en me faisant remarquer avec une certaine poésie, que nous étions des enfoirés de chanceux.

Oui, je le sais…nous avons beaucoup de chance, évidemment, nous le reconnaissons et essayons de nous le remémorer autant que possible dans les périodes les plus compliquées (en fait, on se le rappelle du lundi au jeudi, à 06 :50, dès que le réveil sonne).

Mais, tout de même, j’aimerai éclaircir un peu la chose.

La chance se cherche, se titille (j’adore ce mot débile), il faut arrêter de croire que tout tombe du ciel, les enfants (l’amoureux ne m’est pas tombé du ciel non plus, je l’ai cherché !).

Tout d’abord, nous travaillons tous les deux, et on ne peut pas dire que ce soit l’amour à la plage (mes yeux dans tes yeux, baisers et coquillages, tchatchatcha) tous les jours !

Sauf que nous refusons catégoriquement de faire partie de ces gens qui se plaignent constamment que leur vie est métro-boulot-dodo depuis des années.

Ça l’est pour nous aussi parfois, je vous rassure, après tout, la frénésie de la vie parisienne nous affecte également, nous ne sommes pas intouchables, si seulement, si.

Mais nous ne laissons jamais ce passage sous le tunnel durer trop longtemps, au risque de mettre en péril tout ce qui fait notre bonheur aujourd’hui !

Alors, oui, nous estimons que nous avons le droit de nous octroyer ces phases spatio-temporelles, qui contribuent à notre équilibre et à la préservation de notre vie de couple et de famille.

Nous nous organisons toujours en conséquence, et prévoyons souvent quelques mois à l’avance…cela nous permet de réaliser de sacrées économies, croyez-moi (l’amoureux est champion du monde de l’organisation).

Et si nous y arrivons, nous mettons peut-être certaines choses en pointillés, voire parfois entre parenthèses.

Par exemple, depuis que nous avons acheté notre appartement en juin 2015, nous n’avons pas réalisé la moitié des travaux planifiés.

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Vous croyez vraiment que je suis faite pour les travaux?
Beaucoup de choses restent à faire pour que cela devienne le petit nid douillet de rêve, néanmoins, nous sommes désormais dans une période de notre vie où nous appliquons une logique non mathématique.

Nos précédentes relations et expériences nous auront appris cela.

Nous écoutons plus notre cœur et notre besoin d’être ensemble et préférons par conséquent, et encore une fois (combien de fois devrai-je le répéter ?), vivre des moments à deux, en famille, des moments qui resteront là pour TOUJOURS.

A quoi me servirait d’avoir la salle de bains de Maisons et Objets, ma cuisine où je pourrai me travestir en Bree Van Der Kamp si pendant tout ce temps, je ne peux m’offrir des moments d’escapade et de liberté pour justement fuir le métro-boulot-dodo ?

Chacun a sa manière de voir les choses, de concevoir sa vie et surtout, chacun ses priorités.

Les travaux se feront petit à petit, ce n’est pas cette demeure qui est en péril.

Notre vie de famille recomposée est de plus déjà assez compliquée pour que nous ne sachions lâcher prise.

Je ferai également remarquer que si nous faisons plusieurs escapades au cours de l’année, nous ne partons pas non plus à l’autre bout de la planète ou dans les endroits les plus exotiques qui existent.

Certains choisissent de faire un très beau voyage, loin, onéreux une fois par an, nous, nous privilégions de courtes escapades, mais plus régulières.

Nous ne passons pas non plus nos soirées au restaurant ou à boire des bières, et à Paris, cela peut rapidement être un sacré budget.

Ce budget que certains allouent à leurs sorties régulières, nous préférons le mettre dans notre cochon (tirelire, les gars) et nous envoyer en l’air !

Mettez l’argent de 2 restaurants en semaine et 2 pubs (qui en plus de vous faire pousser la brioche, vous videront le porte-monnaie) et vous pourrez partir en week-end !

Nous faisons également très attention à nos budgets voyage, en réservant les vols assez tôt (Skyscanner est devenu notre meilleur ami) et prenons la plupart du temps des appartements sur Airbnb.

Je me sens si coupable en écrivant cela, car je dois bien avouer quelque chose les gars, c’est que c’est la plupart du temps l’amoureux qui passe son temps à trouver les meilleures offres…mais il a évidemment tout mon soutien moral, pendant que je fais la vaisselle !

A l’heure qu’il est, par exemple, il a déjà réservé les vacances pour cet été…avec mon accord, of course !

Cyclades -Juillet 2015
Cyclades -Juillet 2015
Organisation, quelques sacrifices, une revue de nos priorités et surtout l’envie, sont nos atouts majeurs pour des fenêtre ouvertes sur le monde, sur la vie…et oui, notre business plan est pourtant simple, non ?

Alors, certes, nous n’avons pas besoin d’un gestionnaire de fortune pour gérer notre argent car nous n’en avons pas plus que ça, mais nous sommes intégralement responsables du portefeuille de notre bonheur et c’est pour nous le plus important !

A bon entendeur, je vous souhaite une belle soirée.

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Lisbonne, mon amour

Nous sommes tous pareils, dès que les journées s’écourtent, on pense vacances, soleil et chaleur.

Ce week-end, nous sommes partis à Provins (pas dans les Cévennes, pour ceux qui ont suivi).

C’était chouette, je ne connaissais pas du tout.

Et pourtant, c’est de Lisbonne que j’ai envie de vous parler aujourd’hui.

Nous avons tous dans notre entourage quelqu’un qui est parti en week-end ou quelques jours à Lisbonne dernièrement.

Nous avons contribué à accroître cette moyenne, cet été, lors de notre périple au Portugal, que nous  avons bouclé par la capitale de la Lusitanie.

4 jours n’auront pas suffi pour abreuver notre soif de cette ville, si cosmopolite et lumineuse, moderne et vieillissante, pauvre et indécemment luxueuse.

Lesson 1 : ne restez pas dormir dans le quartier du Bairro Alto.

Vous y ferez la fête, vous mangerez pour pas grand-chose, boirez à n’en plus pouvoir, pleurerez sur du fado si vous y êtes sensible, tout ça, tout ça. Mais vous ne dormirez pas.

Nous n’avons pas dormi car notre appartement (réservé sur airbnb) se situait juste au-dessus du Chiado) qui est un point de départ de tramway. Touristes à foison, personnes venues faire la fête, habitants vivant dehors, cet endroit ne connaît jamais le calme.

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Cela ne nous a pas empêchés d’être sur pieds le matin très tôt.

Ouvrez la fenêtre, écoutez le bruit enivrant  de la ville qui monte, respirez ses odeurs, regardez le bleu azur du ciel lisboète et vous serez dehors  en moins de 2 minutes.

Qu’est-ce qu’il fait bon vivre à Lisbonne !

Il faut dire que cette ville a la chance d’être située au bord de la mer avec un climat plus qu’agréable.

La combinaison de lumières entre le ciel et  le soleil brûlant qui se reflète sur les anciennes constructions de chaux blanche d’inspiration Maure est juste fabuleuse.

Il y a tant d’endroits à visiter, où vous pourrez rester des heures,qu’il serait impossible d’y consacrer un seul article.

Chaque quartier mériterait à lui seul que l’on se penche amoureusement sur lui.

Mais évidemment, il faut que je vous dise que vous adorerez la Baixa, le Chiado, le Rossio, le Bairro Alto, zones historiques chargées d’histoire et de patrimoine.
C’est là que vous trouverez l’âme de Lisbonne : dans ses immeubles en ruines, dans ses pharmacies authentiques datant de 2 siècles, dans ses balcons baignés par le soleil où l’on met le linge à sécher (comme en Italie!), dans ses buvettes typiques où vous pourrez écouter les chants mélancoliques dont Amalia Rodrigues fut la plus grande cantatrice.
Vous devez bien sûr allez au Château S.Jorge qui surplombe la ville, d’où vous aurez une vue époustouflante sur la ville.

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Lesson 2 : si vous pouvez, arpentez la ville à pied. Vous prendrez alors le risque de  découvrir des points de vue panoramiques extraordinaires,  dans des endroits au charme insoupçonnable, pénétrerez dans des ruelles qui sont uniquement piétonnes et qui abritent par exemple de somptueuses demeures dont la façade est recouverte de sublimes azulejos peints à la main, et tant d’autres secrets.

Vous pourrez surtout flâner et découvrir à votre guise : vous ne serez pas déçus. Il y en a vraiment pour tous les goûts.

Toute la zone dédiée aux conquêtes maritimes du Portugal vaut parfaitement la chandelle aussi : la Torre de Belém, le Mosteiro des Jéronimos, le Padrao dos Descobrimentos, autant de joyaux et hommages aux navigateurs portugais qui ont colonisé le monde.

Classique mais incontournable : manger un pastel de Belèm, dans la plus ancienne fabrique de la ville. Sortis du four et saupoudrés de cannelle, vous vous en lécherez les doigts (on l’as tous fait !).

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Lesson 3 : les environs de Lisbonne méritent également d’être parcourus. Faites-le !

Notre coup de cœur va à Sintra, classée au Patrimoine Mondial de l’Unesco. Située à une vingtaine de minutes de Lisbonne, cette ville est une véritable perle architecturale, en plein cœur d’une végétation luxuriante.

Palais et demeures royales en font son charme principal. Le château des Maures  finira de vous convaincre.

Toute la marginale lisboète vous offrira des haltes que vous apprécierez : Cascais et son port si bucolique, les plages de Carcavelos ou la très huppée ville de Estoril.

Aller à Lisbonne vous permettra de satisfaire de multiples  envies  : culture, histoire, plage, soleil, farniente et détente. Tout cela dans une ville où les habitants sont très agréables et accueillants, on y mange bien  (mais trop je dois dire- compter une portion pour 2, voir 3 personnes) et l’on y boit encore mieux).

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Tout cela à moins de 2 heures de Paris, avec un aéroport situé à 20 minutes de la Capitale.

Qu’attendez-vous ?

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Et s’il faisait beau comme en Italie?

Je hais la météo.

Oui parce que ce week-end nous partons (ou plutôt nous allons peut-être partir)dans les Cévennes en amoureux, dans une cabane perchée dans les arbres. On est comme ça nous, roots toujours !

(j’omets volontairement de vous dire qu’il y a un sauna et un jacuzzi dans ladite cabane 🙂 Pff

Concentrons-nous sur ma préoccupation du moment : le temps.

Parce que depuis lundi je regarde mon téléphone 10 fois par jour pour voir s’il n’y a pas une petite lueur d’espoir, je ne sais pas moi, des fois que l’anticyclone revienne de ses vacances. Mais non, c’est sans appel : nous serons bien attendus par de la pluie et des orages.

Et si c’était comme en Toscane ? Comme aujourd’hui, 8 jours avant de nous envoler pour l’Italie pour un long week-end de 4 jours (en juin), je m’étais abonnée à toutes les chaînes de météo possibles (on ne sait jamais, hein). Les prévisions étaient noires : orages et pluie, pendant 4 jours.

J’étais VERTE.

Je l’attendais depuis 3 mois ce week-end, je voulais enfin découvrir de mes propres yeux la Toscane que j’avais tant aimée dans les pages de Stendhal.

Ne t’inquiète pas me disait mon amoureux, ce sera merveilleux, même sous des trombes d’eau.Ouais…c’est ça.

Nous nous envolons donc, le jeudi matin, vers Pise (les vols vers Florence étaient hors de prix).

Première surprise quand nous atterrissons sur le sol italien : ciel bleu et grand soleil, 26 degrés. Youhou !

Nous prenons vite possession de notre Fiat 500 et mettons Romina Power et Albano à fond …oui c’est ça Felicita, nananananananana Felicita…( j’avoue, c’est mon idée).

Premier stop à Lucca, superbe et charmante ville fortifiée avec un grand nombre de monuments historiques, principalement des églises, mais aussi des villas et des palais qui nous donnent envie de revêtir une robe de princesse et revenir à l’époque de la Renaissance.

Je ne ferai pas ici de description exhaustive de ce que nous avons vu (pour ça il y a des guides), je préfère vous donner notre ressenti.

Cette ville a un charme fou, peu touristique et il est très agréable de s’y promener dans ses rues pavées.

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Après quelques heures, nous avons pris la direction de Firenze la Magnifique. Et elle s’est fait désirée cette Florence ! Nous avons mis autant de temps à rentrer dans la ville que la durée du trajet elle même depuis Lucca (1 h30 environ).

Mais cela valait le coup : à peine rentrés dans le centre historique ( où nous avions réservé notre hôtel), nous étions déjà tombés amoureux (pas nous deux, amoureux de la ville!).

La nuit tombait et nous n’avions qu’une hâte, qu’il fasse de nouveau jour pour admirer les promesses entrevues au clair de lune.

07:00 du matin, le lendemain, nous étions prêts à fouiller la capitale toscane de long en large. C’est que la ville se réveille tôt! Et nous n’étions pas seuls, nous l’avons vite compris!

Des cars et des cars de touristes, des gens qui sortaient de tous les recoins…Cela aurait pu en être étouffant.

Et pourtant, nous étions émerveillés. Presque sous le choc de tant de trésors concentrés dans une même ville, tant de beauté à ciel ouvert, offerts à la vue de tous, des richesses à chaque coin, ruelle, café, restaurant, immeuble,impasse…OUAOUH

Mon amoureux s’arrête toutes les 30 secondes pour capturer chaque merveille dans sa boîte numérique.

Pour une fois, je ne râle pas. Je contemple.

Vous l’aurez compris, nous avons adoré Florence : églises, basiliques, places, jardins, dômes, palais, tout est à voir.

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Notre prochaine étape fut la ville de Sienne, située au coeur de la campagne toscane, que nous avons atteint après avoir traversé la route du Chianti.

Que dire de Sienne?  Tout comme sa rivale Florence, elle regorge de trésors architecturaux, mais à plus petite échelle. Un peu moins touristique, on y circule plus librement .

La piazza de l’anfiteatro donne juste envie de s’asseoir en tailleur juste au milieu pour pouvoir admirer  le panorama 360 degrés. Les commerçants et restaurateurs étaient plus accueillants qu’à Florence, certainement parce qu’il y a justement moins de touristes, ils prennent plus le temps.

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On ne le perd pas nous, le temps ! Nous avons un ferry à prendre ! En route (ou plutôt en mer) pour l’ïle d’Elbe. Un peu de culture française? Ça vous revient hein? C’est bien sur cette île paradisiaque (nous ne le savions pas encore) que Napoléon 1er a été exilé (le pauvre).

Nous avons été jusqu’à Piombino, dans la province de Livourne pour embarquer à destination de Portoferraio.

Nous l’avions un peu mauvaise car la traversée ( avec la voiture) nous a coûté 2 bras ( au moins) . Cela allait devenir un détail une fois arrivés sur place.

Comment ce paradis est-il si peu connu? Eaux turquoises, végétation luxuriante, luminosité incroyable (si vous aimez la photo, vous serez servis), des petites ruelles pavées, QUEL CHARME FOU. FELICITA, nananananananana FELICITA.

Je veux m’exiler ici. Nous avons pu nous baigner ( météo FANTASTIQUE : 29 degrés, ciel bleu azur, lumière absolument fabuleuse) dans une superbe crique où nous étions seuls au monde. Voui voui !

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Portoferraio
Portoferraio

Mais il fallait déjà repartir!

Nous prenons à nouveau possession de notre Cinquencento et longeons la côte pendant 2 heures ( que d’endroits charmants que nous traversions et où nous voulions nous arrêter) en route vers Pise d’où nous décollions.

Nous y sommes passés en coup de vent, avons pris la photo à côté de la Tour, et avons mangé notre glace, à l’italienne, of course. No more.

Franchement quand vous avez été à Florence, toutes les villes qui passent après paraissent insignifiantes.

Il faut du temps pour oublier.

Une chose est sûre, non, deux choses : nous reviendrons en Toscane mais pas seulement 4 jours.

En attendant, je vous confirme que ce n’est pas ce week-end que nous ne dormirons dans notre cabane dans les Cévennes. Je viens de l’apprendre. ALERTE METEO.

Pas grave,je viens de voyager un peu avec vous.

P-S: Je hais la météo

Cadeau