Vacances A5

Ce matin, sur Paris, il fait tout gris.

Je crois que demain, ce sera le cas aussi.

Pourtant, je m’en secoue le sein gauche, voire même le droit.

Moi, j’attends midi.

Parce qu’à midi, aujourd’hui, après 27 rondades et 15 nuits sans dormir, nous entamerons 3 semaines A5, en 3D.

Vous suivez ?

Demain matin, décollage imminent pour les eaux turquoises, le ciel bleu (le vrai hein, pas la copie made in China), la focaccia, les gelati et les bibite (pour les incultes, ça ne veut pas dire petit bite, ça veut dire boissons).

Voilà.

Je vous vends du rêve, ou pas ?

Alors, imaginez, dans vos bagages…

Un petit garçon de huit ans, la maladie du purpura sous la peau, hyperactif, caractère de cochon, qui se croit le meilleur en tout et qui n’a JAMAIS sommeil.

Une petite fille de sept ans avec un ver solitaire qui a pris un bail à durée indéterminée dans son corps, qui se croit la meilleure (qui l’est sur beaucoup de points), capricieuse et coquine, qui se lève à SIX heures du matin (c’est un motif d’enfermement à la cave, nous sommes bien d’accord, les amis).

Un adolescent de quinze ans, dont je vous ai déjà beaucoup parlé ici , qui communique en monosyllabes, dort la journée entière si on le laisse et qui comme signe de contentement, se limite au grognement…sauf s’il y a le WI-FI everywhere…U see what I mean ?

Au milieu de ces trois adorables créatures, vraiment (promis à la fin du billet, je vous mets le lien vers l’annonce du boncoin.fr où nous les avons mis en donation – sans succès à ce jour), deux parents d’enfants qui ne sont pas les leurs, fous amoureux, ne rêvant que de nuits torrides.

Tout ça, sous 35 degrés.

Vous le sentez comment, vous ?

Avant d’arriver à la nuit torride, il faudra :

  • Préparer le petit-déjeuner pour 5
  • Préparer l’immense sac bleu IKEA, qui est le seul à pouvoir contenir 5 serviettes, le ballon de foot, le frisbee , deux seaux, deux pelles (si tu es un fou tu prends les râteaux), 3 paquets de brioches et 2 de petits-beurre, 3 bouteilles d’eau, les crèmes solaires, ton Cosmo que tu n’auras JAMAIS le temps de lire.
  • Déballer le contenu de ton sac IKEA sur le sable
  • Faire des châteaux de sable, TOUTE la journée.
  • Remettre TOUT le contenu dans le sac, cherchez la pelle, le râteau, tes enfants

Ca y est, j’ai mal à l’épaule droite.

Ce n’est pourtant pas fini. Continuons :

  • Préparer le déjeuner pour 5 ou aller au restaurant : tiens-toi bien, ne cries pas, ne manges pas avec les mains, ne prends pas ça, c’est trop cher, non pas de coca, non tu n’as pas le droit de prendre 3 desserts, tu as fait pipi il y a 5 minutes, quoi, encore ?
  • La douche…on en parle de la douche ?

A ce stade, vous rêvez déjà d’aller coucher…euh, vous coucher.

Ne rêvez pas…vous avez déjà une machine à faire tourner, car bolognaise, glaces, et autres substances illicites auront investi les t-shirts vieux de 3 jours.

Je vous vois venir…et je valide…laissons-les nus pour le reste des vacances.

Si vous avez le temps, vous prendrez votre douche.

A tour de rôle, bien sûr.

Oubliez les douches Tahiti, senteur vanille, sensuelles et parfumées, corps à corps.

Il faut toujours un garde de service pour surveiller la troupe.

Vous les aurez déjà punis à tour de rôle, menacés de rentrer ou de les abandonner au bord de la route.

Après le dîner, vous irez marcher sur la plage ou faire un tour dans le village, de façon à préparer la machine à laver du lendemain, car pendant les vacances, les tournées de glace du soir sont OBLIGATOIRES.

En vacances, aucun des nains ne veut JAMAIS dormir.

D’abord, parce que c’est les vacances.

Ensuite parce qu’il fait trop chaud, il fait soif, on entend les moustiques, un chien qui aboie au loin, le cœur qui bat, les rires refoulés de toutes les autres nuits de l’année, le pipi et plus si affinités.

Il est minuit.

Un inconnu est dans votre lit.

Bonsoir, vous! 

Aurez-vous encore de l’énergie après tout ça ?

Nous, oui,.

Dans quatre heures, il sera midi.

Salut, les ouistitis !Signature

P-S-1 Je viens de voir que leboncoin.fr vient de supprimer mon annonce, je me demande pourquoi…c’était gratuit 🤔

A mon bébé sumo à la clavicule cassée

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Un doudou oublié, les chaussons rangés, le calme retrouvé, la porte de la chambre refermée, mais pas la sérénité.

Une nouvelle semaine qui commence chez papa, où tu vas cocher les jours sur le calendrier posé au dessus de ton lit, afin de compter les dodos qui te séparent des câlins de maman, de ses fajitas et des meilleures pâtes à la carbonara de l’univers, comme tu le dis.

Pourtant tu te plains souvent que chez maman on se couche trop tôt, on a trop de règles « énervantes ».

Tu m’as dit hier que tu préférerais que je retourne vivre avec ton papa.

Je te réponds que tu étais pourtant trop petit lorsque nous avons décidé de ne plus nous aimer, que tu as connu la valse des sacs à dos très tôt, que tu n’as peut-être pas eu le temps de garder des images de nous dans ta petite tête de bébé joufflu.

Et que c’est peut-être mieux ainsi.

Tu me susurres que tu t’en fiches, même si on se n’aime plus, ce serait le seul moyen de me voir plus souvent, car, après tout, ce n’est pas juste que ce soit ton frère qui profite de moi tous les jours et pas toi.

Toi qui es un petit bonhomme si dur et si fort de caractère, du haut de tes presque huit ans, tu oses enfin me demander pourquoi est-ce que l’on s’est séparé.

Toi, qui sais si bien faire la part des choses et qui semble profiter pleinement de ton papa et de ta maman séparément, tu poses enfin des mots sur ce qui apparaissait si naturel depuis toujours.

Comment mettre à mon tour des mots sur ce qui s’est passé ?

Je ne pourrai jamais te l’expliquer.

Je me dois de te préserver.

Distinguer mon rôle de maman et de femme et faire ainsi la part des choses, n’a pas toujours été facile.

Lors de ce tremblement de terre, j’aurai voulu t’arracher de ton père et faire en sorte qu’il ne te voit plus jamais, pour qu’il mesure les conséquences de ses actes et qu’il souffre, à son tour.

Je mesure la dureté de mes propos.

Cela n’aurait évidemment pas été intelligent, tu aurais probablement été celui qui en aurait finalement pâtit le plus, plus tard.

Mais fait-on preuve d’intelligence quand on est submergé par la peine et terrassé par la douleur ?

Il faut croire que oui, que l’on va puiser quelque part cette lumière de lucidité et c’est ce que j’ai choisi pour toi, alors que d’autres s’évertuent à faire la guerre, moi, j’ai déposé les armes.

Si tu avais vu « Kramer contre Kramer », tu comprendrais…

Pour l’instant nos échanges cinéphiles se limitent aux Disney.

Cela ne signifie pas que je n’ai pas décidé de me battre pour toi, bien au contraire.

Cette peur que tu m’en veuilles un jour me réveille parfois.

Je comprends mieux ton agressivité et ton hostilité à l’égard de l’image de la famille recomposée parfaite que nous véhiculons, tes paroles souvent rudes, tes regards et gestes qui peuvent être blessants.

Peut-être penses-tu au plus profond de toi que je ne t’ai jamais assez aimé pour te garder toujours auprès de moi.

Ta peine fait finalement surface, nous qui pensions avoir réussi à la noyer au milieu de l’océan de nos propres pleurs.

Il faudrait peut être que tu saches pour comprendre, toutes ces choses que je m’interdis de te dire.

La seule réponse que je puisse t’apporter est l’amour, l’amour A2, A3, A4, A5, l’amour sous tous ses formats, de toutes les couleurs, celui qui empêchera nos cœurs de s’assécher, de devenir aigris et vivre dans le passé.

Parce que le présent est aujourd’hui en quadrichromie et que c’est ainsi que nous souhaitons que tu vois l’avenir, la vie, l’amour, le monde.

Je me dois de t’écrire ces mots si un jour tu te mettais en quête de réponses.

Le fait que j’aime un autre que toi, ton frère ou ton papa, n’enlève rien à tout l’amour que mon cœur de maman ressent pour toi, bien au contraire.

Et que même si ce n’est pas le parfum de mon cou que tu respires les soirs où tu es avec papa, lorsque tu vas te coucher, je m’efforce de t’envoyer par bluetooth, toi qui es déjà si familier avec les nouvelles technologies, toutes les notes de senteurs qui sont uniquement les nôtres, à toi et moi, depuis que tu es apparu dans ma vie, cette journée ensoleillée d’avril, avec ta tête de sumo et ta clavicule cassée.

Signature

P-S : Oui, je sais, ce n’est pas avec ce titre que je vais améliorer le référencement de mon blog sur Google…mais est-ce le but?

Nous ne retiendrons que la douceur

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Nos cœurs se remplir d’amour en les entendant mettre la table du petit-déjeuner, bien que nous aurions préféré que leurs petits corps chauds restent plus longtemps enveloppés dans leur couette molletonnée.
Toucher la liberté, le ciel et le silence lors de nos ballades sur ces longues étendues de plages désertes.
Apprendre de nouveau à vivre à cinq pour quelques jours, réinstaller des règles mais pas trop, car nous savons que le temps est précieux, et ces moments aussi, la vie nous l’a appris.
Moments que nous leur avons offerts d’abord emballés dans du papier cadeau doré à paillettes, accompagnés d’une lettre dans laquelle le Père- Noël leur expliquait mieux que nous, les parents, qu’il avait cette année décidé de leur offrir des souvenirs.
Ce n’était pas gagné, nous partions d’ailleurs avec une sérieuse réprimande de l’adolescent.
Leur mine déconfite face au petit nombre de cadeaux sous l’arbre scintillant ne nous a pas découragés.
Nous étions bien décidés à leur apprendre à porter un regard différent sur le monde.
Je ne vais pas vous dire que tout a été parfait.
Je ne vais pas écrire que ces jours de vacances sont l’image des photos postées sur mon compte Instagram.
Non, le ciel n’a pas été toujours bleu.
Oui parfois les pleurs ont volé la place aux sourires.
Non, l’entente entre les deux petits n’a pas été toujours des plus cordiales.
Oui, il a fallu composer et s’armer de patience face à une petite fille capricieuse et colérique dont nous avons entendu bien trop souvent les pleurs.
Non, l’adolescent ne nous a pas offert de trêve de Noël, bien au contraire, il a bien failli nous le gâcher.

Oui, le petit mouflet de 6 ans est une petite teigne qui veut toujours avoir raison et qui est capable de tout pour arriver à ses fins.

Ajouter à cela que chaque parent doit conjuguer habilement tout son art et sa patience face à un enfant qui n’est pas le sien et dont il doit supporter les attitudes hostiles.

Avec tout l’amour du monde, ce n’est pas la chose la plus facile, ceux qui vous peignent le tableau de rose ne vous racontent pas toute la vérité, je vous assure qu’il est bien plus nuancé.
Et pourtant, nous avons réussi à vivre de beaux moments, tout en douceur.
Nous avons parfois déjeuné à 15 heures, mangé plus de M&M’S et de chips que de raison, les avons laissé se bagarrer en pouffant de rire derrière la porte.
Nous n’avons jamais allumé la télévision, sauf pour mettre un DVD spécialement acheté pour l’occasion et cela ne leur a pas manqué, pas un seul instant.
Les petits pas sur le sable, leur ténacité à trouver un restaurant qui servait des moules-frites, leurs rires pour un rien, les parties de Puissance 4, leur capacité à nous suivre partout, leur enthousiasme lors de la lecture de aventures de Max et Lili, les entendre chanter « Formidable » de Stromae pour la centième fois dans la voiture, nous ne retenons que cela.
Grimper sur la Dune du Pilat, courir dans la nuit noire sur la plage les yeux fermés, les voir se régaler de Paella, les entendre parler de la vie avec leurs mots d’enfants, nous retenons cela aussi.
Nous prendre dans les bras en nous disant qu’avec notre amour, nous arriverons à surmonter chaque obstacle, même ceux que les enfants nous dressent sans le savoir.
Tous les deux, nous en ressortons encore plus forts, une nouvelle fois.
Dire merci à  l’amoureux pour cela.
Oui, nous ne retiendrons que cela, la douceur de ces moments.
Une douceur égale à la météo plus que clémente que nous a offert la magnifique région Aquitaine.
Je viens de refermer la porte de leur chambre toute neuve, regarder une dernière fois les petits chaussons disposés à côté des lits, qui devront attendre quelques jours pour mon petit mouflet, un peu plus pour la Miss, avant de retrouver leurs petits propriétaires pour vivre à nouveau ces doux moments.
Ceci est mon premier billet de l’année 2016, livré un peu à chaud après quelques semaines d’absence, et je profite de cette petite place sur la toile pour vous souhaiter à toutes et à tous une très belle année 2016, riche de moments qui vous comblent, proches des vôtres, de ceux que vous aimez et qui vous aiment.
Mes seules résolutions importantes pour ces nouveaux 365 jours sont de continuer à construire les fondations de cette famille qui ressemble bien souvent une équation mathématique, chérir mon amoureux et voir plus souvent mes VRAIS amis.
Bonne reprise à tous.


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Quand les familles sont coupées en deux

Cette semaine nous avons Boucle d’Or avec nous car elle est en vacances. Boucle d’Or,c’est la petite fille de mon amoureux qui vit avec sa maman en Alsace. Je redoute toujours la semaine où elle est chez nous car elle soumet mes nerfs à dure épreuve. Elle se réveille toujours très tôt le matin alors que mes petits mecs dorment sans problèmes et sont familiers avec la grasse matinée,eux.Et moi,je suis une dormeuse invétérée. Elle est également très capricieuse et est dans la phase où elle affirme de plus en plus son caractère, nous repoussant toujours dans nos limites. Et qu’est-ce que c’est dur quand il ne s’agit pas de ton enfant! Il ne faut pas se voiler la face.

A l’instant où je vous parle,je viens d’ailleurs  d’avoir droit à un « De toute façon,Cristina,c’est pas ma mère »!

Mais c’est également une petite fille très intelligente et c’est surtout et d’abord une enfant,il ne faut pas l’oublier. Nous avons été au restaurant japonais hier soir pour célébrer son arrivée et les hostilités ont débuté à table alors qu’elle ne tenait pas en place, ronchonnait parce ce que ça n’allait pas assez vite ou se mettait à pleurer parce qu’elle n’obtenait pas ce qu’elle voulait. Classique, une enfant,donc,rien d’alarmant.

Source: ufunk.net
Source: ufunk.net

Ce qui m’a véritablement attristée c’est sa réponse alors que son papa évoquait avec elle la notion de famille. Elle lui rétorqua alors avec une non dissimulée effronterie que nous n’étions pas sa famille,qui était véritablement constituée uniquement par sa maman, son beau- père et son petit frère tout neuf. Elle savait ce qu’elle disait et qu’elle blessait son père en le disant. Cette réponse a été une vengeance à la fessée qu’elle venait de recevoir quelques minutes auparavant. Elle va avoir 5 ans et utilise déjà cette forme de chantage affectif. Je le sais car mon petit mouflet qui a juste un an de plus que Boucle d’Or fait de même dès que nous ne faisons pas à sa guise. C’est terriblement cruel, croyez- moi. Du haut de leur mètre et des poussières,ils savent pertinemment ce qui nous fait mal et que c’est sur ce bouton qu’il faut appuyer pour faire échec et mat. Est- ce que c’est nous qui avons fait d’eux de petits manipulateurs dignes de Dallas? Ils sont déjà très familiers avec le mensonge, la manipulation, le semblant et le paraître. Il est pour moi très important, dès le plus jeune âge d’essayer au maximum de mettre cela au clair avec nos progénitures. Leur expliquer très tôt ce qu’est vraiment la famille, bien que le schéma dit classique ai forcément été bousculé. Nous ne sommes évidemment pas obligés de leur expliquer les véritables raisons de la rupture familiale. Mais il semblerait que nous ne leur répétions pas encore assez que malgré la séparation, nous les aimons de façon égale. Que ce n’est pas parce que nous n’habitons pas toujours ensemble qu’ils ne sont pas au plus profond de nous et qu’ils n’occupent pas nos pensées. Le rôle de l’autre parent est indéniablement fondamental dans cette construction de notion de famille. Il semblerait naturel que l’autre parent parle en bien de celui ou celle qui fut un jour son grand amour et avec qui il avait à priori décidé de vivre une aventure pour la vie. Mais ce n’est pas toujours le cas. Ce n’est pas toujours si simple. On garde souvent le souvenir de la souffrance à laquelle il nous a exposé et la rancoeur qui se marie souvent avec. Pourtant il faut tirer un trait dessus. D’abord pour nous, évidemment. Surtout pour eux, logiquement. Il me semble bon de rappeler qu’ils ne sont en rien responsables de leurs nos actes, qu’ils doivent rester neutres dans cette mésaventure. Et qu’avec nous aussi,ils peuvent vivre de jolis moments car, si si, nous sommes bien leur famille. Nous sommes, papa, maman, beau- papa, belle- maman.

Source Pinterest
Source Pinterest

Cette fois- ci, nous aimerions arriver au bout de l’aventure,tous ensemble. Et je ne voudrai plus jamais revoir le visage triste de mon amoureux,après que la petite femme la plus importante de sa vie ai voulu le toucher en plein cœur.

Avoir envie d’un bébé et devoir faire un choix

Pourtant tout le monde sait que j’ai détesté être enceinte et l’état hippopotamus.

J’ai toujours dit plus JAMAIS de grossesse, plus jamais de doigts en knackis, de carte michelin sur mes seins, d’aigreurs et de nausées insupportables et horreur absolue, être privée de sashimis saumon, non, plus JAMAIS.

Mais si ça ne tenait « qu’à ça »…peut-être oserai-je vous confesser que je serai prête à tenter de nouveau l’aventure.

Ce n’est pas l’âge qui m’en empêche, je vous rassure.

Oui, je crois que je serai prête à tenter de nouveau l’aventure.

Pour être choyée au moins une fois en tant que femme enceinte dans toute sa fragilité.

Pour que l’on m’aime un peu malgré mes 20 kilos de trop et mes fesses XXXXXL.

Pour que je ressente pendant quelques petits instants de mon existence que c’est un projet qui va aboutir, que l’on a voulu tous les deux et pour lequel on sera TOUJOURS deux.

Pour que cette fois-ci, ce bébé ne fasse pas l’objet d’un planning excel pour synchroniser les gardes.

Pour que pendant l’accouchement, je sente dans le regard de mon amoureux l’amour qui lui a donné envie de me choisir pour mère de son enfant, notre enfant.

Pour que pendant toute une vie, on rit, on pleure, on se soucie et on blasphème,à deux.

Pour que dans la cuisine, on entende « papa » et « maman » et cette fois-ci on tourne la tête, tous les deux.

Pour offrir à ce trésor ce que je ne pourrai pas donner à mes garçons.

Seulement, si aujourd’hui nous décidions d’avoir « notre » bébé, cela signifierait peut-être la fin de ce sentiment de bonheur que personne ne peut entraver.

Nous avons déjà 3 enfants avec des aléas non négligeables.

Nous avons toujours su jusqu’à présent tout concilier et avons tiré de chaque situation compliquée un enseignement qui nous a été bénéfique.

Les choses ne sont pas si simples.

L’organisation est minutieusement ficelée des mois à l’avance, afin que les vacances et les week-ends puissent coïncider et que nous puissions nous retrouver tous ensemble mais aussi tous les deux.

Nous apprécions ces moments où finalement grâce à notre malheur, nous avons l’occasion de nous retrouver en tête en tête.

Un bébé tout neuf nous priverait de ces moments de liberté et de cette insouciance que nous retrouvons volontiers 1 week-end sur deux.

Un bébé tout nouveau viendrait encore rallonger nos journées et charger nos plannings déjà si bien remplis.

Mais voilà, j’aimerai tellement avoir un bébé à nous.

Comment faire un choix?

Comment définir la priorité?

Aujourd’hui j’ai envie de choisir ma vie de couple, ma vie de femme.

Et puis, ce n’est pas comme si je n’avais jamais été maman.

Un choix égoïste me diront certains.

Mais si,comme par le passé, et comme il arrive à un certain nombre de couples,le bébé venait nous éloigner?

Non, j’ai peur.

Mon choix est fait.

Mais voilà, j’aimerai tellement avoir un bébé à nous.

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Familles re-composées, c’est comment?

Quand mon amoureux a vu que Ali Vardar avait écrit une nouvelle pièce, il ne s’est pas posé la question deux fois.

« Ce soir, on va au théâtre et tu vas A-D-O-R-E-R »

J’avais effectivement tellement ri en assistant au « Clan des Divorcés » et « Dix ans de mariage », que cette troisième pièce ne pouvait être qu’une véritable orgie (de rires hé) !

En entrant dans la salle et cherchant désespérément une pièce au fond de mon sac, en angoissant déjà d’entendre d’un ton strident « les ouvreuses des théâtres privés ne sont rémunérées qu’au pourboire, merci de votre générosité », je riais déjà intérieurement par anticipation.

Trop chouette on se disait.

Et puis le titre de la pièce était vraiment prometteur.

Familles re-composées.

On se sentait pleinement concernés, il avait écrit la pièce pour nous !

Parce qu’une famille re-composée c’est bien ce que nous sommes.
Et on ne le dira jamais assez, ce n’est pas une mince affaire de vouloir assembler à tout prix 2 morceaux qui existaient séparément avant.

On a toujours besoin de conseils, de connaître l’expérience des autres, d’en rire, de partager et apprendre.

Trop chouette on se disait.

Parce que ce n’est pas facile d’accepter les enfants dont on n’est pas parents.

D’abord, cela nous ramène toujours au fantôme de l’ex.

Moi, jalouse, nan? Crédit photo :
http://www.surletagere2.fr

Avant nous, il l’a connu, « lui » ou « elle ».

C’est avec « lui » ou « elle » qu’il a eu envie de partager sa vie, construire, et preuve ultime de l’amour, avoir des enfants avec.

Quand il y a des enfants des 2 côtés (c’est mon cas), c’est 1-1 et la balle au centre.

Sauf que moi j’en ai deux, deux garçons, deux grognons.

L’un a 13 ans : la crise d’adolescence dans toute sa splendeur !

Et là je me demande si j’aurai accepté ce grognon si il avait été de l’autre côté.

Impertinent, paresseux, nonchalant, irrespectueux, menteur et manipulateur.

Cela fait mal, mais c’est bien de mon fils dont je parle. En toute conscience.

Seulement, c’est mon fils.

Moi, je me dois de le supporter, de l’élever et d’avoir toute la patience du monde pour le faire grandir, c’est mon sang, c’est ma chair.

Il me fait pleurer, il me fait hurler, m’empêche souvent de dormir la nuit mais je ne lâcherai pas, je veux y arriver, je dois y arriver.

Mon amoureux, il boue parfois, je le sens mais il l’accepte, plutôt très bien d’ailleurs.

L’autre a 5 ans, un caractère bien trempé mais est tout de même encore une crème (profitons-en).

De l’autre côté, il y a une petite fille de 4 ans, aussi mignonne que chipie.

Nous ne l’avons pas souvent, car sa maman a refait sa vie loin de Paris et en a la garde.

Elle vient donc à Paris pour les vacances scolaires.

Et puis son papa va la voir pendant un long week-end toutes les 3 semaines, ces fameux week-ends qui me sont insupportables.

Quand nous nous sommes rencontrés, je me suis très vite demandé si j’allais supporter son absence pendant ¾ jours toutes les 3 semaines.

C’est comme s’il partait pour une autre à chaque fois…et clairement, ça me gave.

C’est pourtant normal, c’est le seul moyen qu’il a de garder le contact avec sa fille et je l’admire pour cela, j’espère que la fée clochette le comprendra un jour plus tard.

Il a raison de persister.

Parce que pour toi Petite Fée, il faut que tu saches que quelques petites choses en souffrent : le confort financier, la vie professionnelle et la vie de couple.

Mais bien sûr, un enfant ça n’a rien demandé.

Fée Clochette est une petite fille épanouie et intelligente, il faut qu’elle soit préservée de tout cela.Elle n’a pas à savoir.

Quand elle est avec nous, Fée Clochette, nos habitudes changent un peu…(à peine selon son papa).

Elle est assez capricieuse et chouine dès qu’elle n’obtient pas ce qu’elle veut (d’après moi, son papa, évidemment ne le voit pas, enfin pas autant que moi :-)).

Rien d’anormal, c’est un boutchou de 4 ans.

Ce qui est le plus dur à supporter pour moi ce sont ses réveils nocturnes.

Elle se réveille très souvent pendant la nuit et son papa doit aller terminer la nuit avec elle.

Pas de soucis, c’est un boutchou de 4 ans.

Sauf que moi, je ne me rendors pas. Et moi quand je n’ai pas dormi…je ne vous raconte pas.

Elle se réveille également très tôt le matin et estime par conséquent que tout le monde doit être réveillé à la même heure pour jouer aux playmobils avec elle (contrairement à mes garçons qui dorment plus tard et font leur vie).

Grasse matinée, tu seras oubliée pendant TOUTES les vacances scolaires donc.

Ce n’est pas un problème grave, je vous l’accorde.

Ce que j’essaie de dire c’est que quand il s’agit de notre enfant, on le tolère sans problèmes.

Toute la difficulté réside là : réagir de la même façon avec un enfant qui n’est pas le nôtre.

Cela peut créer des tensions : entre nous et entre les enfants eux-mêmes.

Attendre toute l’année ses vacances d’été et ne pas réussir à dormir une seule nuit complète en 3 semaines, croyez-moi, cela peut vite devenir le Koh-Lanta de l’amour. A nous le Totem !

Mais justement, par amour, on supporte tout ça.

On essaie de ne pas se laisser gagner par la fatigue et le stress.

Du café, un bon anti-cernes et on tient le coup. On s’aime bordel !

Mais ce n’est pas facile d’être une famille re-composée (sauf dans les séries américaines où ils sont tous beaux et s’entendent tous à merveille, c’est trop merveilleux).

Crédit Photo : http://www.nt1.tv/7-a-la-maison/
Crédit Photo : http://www.nt1.tv/7-a-la-maison/

Chacun apporte ses habitudes de l’autre côté, il faut maintenant cuisiner tout ça à la même sauce.

Pas évident.

Pas évident du tout de composer avec des principes d’éducation parfois très éloignés (coucher à 19 :30 versus coucher à 22 :00), avec une culture familiale très différente de la vôtre (réunions de famille tous les we versus une rencontre furtive à Noël) ou tout simplement des habitudes alimentaires diamétralement opposées (légumes poisson versus pizza-pasta).

Ce n’est pas notre cas, et je remercie mon amoureux pour cela, car pour l’équilibre de notre famille re-composée, il compose lui-même, et beaucoup…Je le sais. Mais moi aussi, il ne faut pas croire.

 Est-ce que je dois vraiment m’impliquer dans l’éducation d’un enfant qui n’est pas de moi ? 

Est-ce que je dois le punir quand il le mérite ?

Quelle est la place que je dois occuper ?

Est-ce que je prends le risque même si il n’hésitera pas à me crier à la figure que je n’ai aucun droit sur lui car je ne suis pas son père ou sa mère?

Un enfant qui pourra parfois prendra un malin plaisir à entretenir les désaccords entre vous et son père/mère.

Difficile de définir une ligne conductrice, elle dépend tellement du vécu de chacun.

En tout cas, nous, on y arrive plutôt bien je trouve.

Crédit Photo : http://veroniquebaudoux.com/tous/le-defi-de-la-famille-recomposee/
Crédit Photo : http://veroniquebaudoux.com/tous/le-defi-de-la-famille-recomposee/

Ce n’est pas simple, je le redis, mais cela constitue également notre force!

Pour en revenir à la pièce, nous avons été extrêmement  déçus.

Elle ne traitait que très vaguement de la famille re-composée, nous n’avons même pas ri.

Les blagues étaient lourdes, vues et revues quand on a déjà assisté aux 2 autres pièces d’Ali Vardar.

La chose la plus agréable ( pour les hommes) était la charmante blonde qui jouait son rôle de bimbo écervelée à la perfection, à moitié dévêtue. Jolies fesses Mademoiselle 😉

Et comme dirait Miranda dans « Le diable s’Habille en Prada »:

« C’est tout ».

Bon we à toutes en solo,en duo, en famille, composée ou re-composée 😉

Pour ma part, j’ai un week-end mouvementé car mon amoureux est allé voir Fée Clochette, donc c’est un week-end filles. Girl powâ !

Crédit Photo : http://www.notre-monde.fr/sex-and-the-city-la-serie/
Crédit Photo : http://www.notre-monde.fr/sex-and-the-city-la-serie/