Femme ou maman? Les deux, s’il vous plaît !

Est-ce que l’on doit nécessairement se sentir plus maman que femme quand on a donné la vie?

Ces deux rôles seraient-ils réellement si incompatibles que cela ?
Vous êtes-vous déjà posé cette question, à savoir quel rôle choisiriez-vous si tel vous était demandé ?
Abdiqueriez- vous de votre vie de femme ou vie de maman ?
Cela fait beaucoup de questions à la fois, je vous l’accorde.
Mais c’est que personne ne me répond clairement,  voyez-vous.

Je vois des points d’interrogation partout mais nulle part je ne reçois de confirmation.
C’est une question qui plane toujours au-dessus de ma petite tête, perchée sur mes 10 centimètres de talons.
J’en parle beaucoup sur mon blog, il faut croire que cela m’obsède, et mon premier billet abordait déjà ce vaste et complexe sujet, évidemment, toujours à partir de mon expérience personnelle.
Je me sens souvent en décalage avec la plupart des mamans qui abdiquent de beaucoup de choses pour se consacrer uniquement au bien être de leur progéniture.

Est-ce que cela fait de moi une mauvaise maman ?
Elles abdiquent trop souvent de leur temps, de leurs rêves, de leur corps, démissionnent parfois de leur couple.
La frontière entre ces deux vies paraît beaucoup trop bien dessinée, souvent infranchissable, malheureusement.
Je ne ressens pas cela, moi, et je me demande maintes fois si c’est moi qui ne suis pas normale.
Je privilégie autant mon couple que mes enfants, et il m’est arrivé de choisir quelque chose qui serait plus bénéfique pour mon couple au détriment de mes enfants.
Si l’on peut utiliser l’expression « au détriment de », bien sûr.
En fait, je ne suis pas convaincue que se consacrer corps et âme à son mistouflon soit le meilleur et le plus salutaire des compromis.
C’est mon opinion personnelle (coucou la ligue des supers mamans).
Lui consacrer tout son temps au risque de s’oublier, ne me paraît pas mériter pour autant un oscar et je suis même convaincue que l’on finit par payer un jour une addition conséquente ( pour son couple).

Source Pinterest
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Je me rends compte que mes enfants préfèrent me voir rayonnante, me pomponner, bien habillée, sortir, voyager, rire aux éclats, ou tout simplement heureuse, même s’ils ne sont pas tout le temps présents  pendants ces moments.

Ils savent que d’autres viendront, de moments, partagés cette fois-ci avec eux.

Ils ont fini par comprendre que du temps est nécessaire pour moi et avec l’amoureux pour que leur maman soit bien dans ses Stan Smith.

Si des femmes se montrent plus épanouies que jamais uniquement quand elles sont parées de  leur habit de maman, d’autres aimeraient qu’il en soit autrement et n’arrivent tout simplement pas à résoudre cette énigme.

Ces derniers mois, quelques copines sont devenues maman.

Des filles actives, qui avaient pour habitude de sortir, très coquettes.

Quand je les entends parler maintenant, je ne les envie vraiment mais vraiment pas.

Et pourtant, moi aussi, je suis passée par là.

Elles me disent que leur emploi du temps est uniquement et entièrement consacré à leur rejeton, ne plus savoir ce qu’est un coiffeur, un DVD, une vraie douche, Monoprix (la base), un miroir.

Elles ne font pas que me dire, elles le crient, elles pleurent, elles sont enragées, ne comprennent pas.

Mais ce n’est pas le pire, toutes les mamans ont connu cette difficile phase de réglages entre leurs désormais multiples jobs.

Le pire (à mes yeux) est l’éloignement de son amoureux, conjoint, mari, Lapinou, Petit Canard ou tout autre petit nom animalier que vous lui donnez en secret.

Une situation de crise s’est installée, sans qu’aucune des parties ne sache vraiment comment la résoudre, crise qui peut avoir des conséquences très néfastes pour la vie de couple.

Pour cet homme et cette femme qui se sont aimés mais qui ne savent plus se retrouver.

Je les vois claquer la porte pour faire un break, parfois ne pas revenir.

La maman déclame que le papa ne la comprend pas, l’homme riposte qu’il a perdu sa femme pour donner naissance à une maman.

Cette situation je l’ai connue, moi aussi.

C’est pour cela que je m’investis autant dans l’entretien de mon couple comme une bonne vieille Rolls.

Je ne culpabilise plus de partir en week-end sans les enfants, de sortir en semaine pour aller au théâtre, de prendre de temps en temps une après-midi pour m’occuper de moi et pas nécessairement d’eux.

Ce n’est pas si grave, ils le comprennent parfaitement et ne me l’ont jamais reproché.

Le reste du temps leur est généreusement offert, mon attention est là au quotidien, mes sourires, mes peurs, mes angoisses, mes reproches, mes préoccupations aussi.

Je sais que je peux mieux assumer mon rôle de maman en étant accomplie dans mon rôle de femme.

Mon ado conserve dans sa tête des souvenirs d’une époque où je souffrais profondément sans pouvoir lui cacher  et accueille aujourd’hui avec bienveillance la situation de paix et de bonheur installés dans notre Sweet Home.

Rien ne torture plus un enfant que de voir ses parents se déchirer, pensant parfois même être l’objet de ces disputes.

Je pense que le plus important c’est vraiment que vos enfants vous voient heureux, ils ne recherchent pas des parents parfaits, des nounous à temps plein, ils sont avides de votre amour.

Existe-t-il une meilleure façon d’aimer et d’apprendre à aimer à ses enfants que de leur montrer que vous aimez vous-mêmes ?

Si, l’amour est contagieux !

Je ne souhaite pas choisir entre mon rôle de femme et mon rôle de maman, je veux combiner harmonieusement les deux, avec mes défauts et mes imperfections, mais toujours avec amour.

Et vous?

Bonne soirée à tous ❤

3 jours après la journée de la femme

Un matin comme les autres.
Ou presque.
Elle est peut-être plus enjouée et souriante que d’habitude.
Parce qu’elle est en train de concrétiser un de ces rêves.
Parce que ce soir elle fête les 60 ans de sa maman et pense qu’elle en sera heureuse.
Parce qu’elle se dit que la roue tourne et qu’elle est contente de se dire que sa souffrance n’a pas été en vain.
Puis arrive cet énergumène,casquette sur son crâne qu’elle devine rasé, un baggy 3 fois trop large et des baskets d’un rouge étincelant comme pour ne pas l’oublier.

Il lui dit qu’elle est charmante.
Elle ne répond pas.
Il lui dit qu’elle est vraiment bonne.
Elle ne l’entend pas.
Il se colle à elle.
Elle lui dit alors de se pousser.
Ils ne sont pourtant pas seuls.
Personne ne bouge.
Ce n’est pas dans une banlieue douteuse, c’est en plein Paris, sur la ligne 2 du métro.
Ce n’est pas la nuit,il est 09:12.

Source Pinterest
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Elle se fait insulter.
Traiter de pute parce qu’elle porte une jupe plissée qui est faite « uniquement pour aguicher ».
Elle sort à sa station.
Il la suit.
Elle lui demande ce qu’il veut.
Il lui dit de fermer sa gueule parce qu’elle n’est qu’une grosse pute (notez la promotion).
Elle transpire plus qu’elle ne le devrait en cette saison et n’a qu’une hâte, arriver en haut des escaliers.
Les couloirs sont bondés et elle ne s’est pourtant jamais sentie aussi seule.
Le guichet de la RATP devant elle.
Elle s’adresse aux deux jeunes femmes qui se trouvent derrière la vitre.
L’individu est toujours là et les insultes fusent de plus belle.
Résignées, elles lui répondent qu’elles ne peuvent rien faire,après tout, il y a des fous partout.
Il s’éloigne finalement au milieu de la foule.

« Sale pute », lui crie-t-il une dernière fois en se retournant et en crachant sur l’escalator.

Cela n’a duré que quelques minutes mais elles lui ont semblé durer une éternité.
Elle a le sentiment de voir des baskets rouges partout depuis ce matin.
Voilà ce qui m’est arrivé hier en plein cœur de Paris, pleine journée et heure de pointe,le 10 mars,année 2015.
Alors 3 jours après la journée de la femme, je crois qu’il y a encore beaucoup de travail à faire pour que l’on soit considérées comme nous en avons le droit.


Apprendre à accepter son corps et finalement s’assumer, le travail de toute une vie.

Apprendre à accepter son corps peut être un travail de longue haleine pour une femme.

Parfois la labeur de toute une vie.

Cela peut paraître une chose futile et superficielle, et pourtant…ne pas être bien dedans peut donner lieu à tant de mal-être.

Quand ton corps de petite fille  de 13 ans commence à voir se dessiner des formes voluptueuses, tu le vis mal, très mal.

Pour moi, l’adolescence a été un véritable calvaire pour cela.

Sur les photos de classe, depuis le plus jeune âge, j’étais toujours celle qui avait la tête qui dépassait, avec la frange trop courte (ça peut traumatiser tout une vie une frange trop courte, merci maman).

Puis à l’entrée au collège, je suscitais le regard et les convoitises de certains hommes.

A cet âge encore si tendre, on ne comprend pas.

On ne comprend pas qu’une poitrine naissante qui se dévoile au détour d’un débardeur petit bateau, un nombril à l’air et une petite jupette à fleurs qui laisse dévoiler plus que de jambes, cela ne laisse pas le sexe opposé indifférent.

A 13 ans, on est encore un enfant.

Puis comme au printemps, tout semble vouloir fleurir en même temps, on était encore en train de jouer à la poupée hier, que le lendemain on se retrouve femme.

Sans l’avoir demandé, sans que personne ne nous l’ai vraiment expliqué.

J’ai très mal vécu cette période, petite fille dans la tête avec le corps d’une femme, il devrait y avoir une matière au collège pour apprendre à l’appréhender.

J’avais une poitrine, trop grosse pour mon âge, des fesses trop proéminentes également, bref, ça y est, je me trouvais déjà trop grosse.

C’était l’époque des mannequins des années 90, Cindy, Linda, Naomi, Tatiana, Christy, Claudia et compagnie…

Je les trouvais tellement belles, je n’avais qu’un envie, c’était leur ressembler.

Elles, c’étaient de vraies femmes pour moi, tout ce qu’il faut où il faut et minces, surtout très minces.

Etre mince est alors devenu mon obsession pendant des années.

Moi qui était l’ado avec des formes qui faisaient se retourner les vieux pervers et suscitaient la risée des stupides garçons boutonneux ( coucou Frantz), je commençais à vivre un véritable cauchemar.

Je voulais à tout prix être mince, avoir des jambes fines,être transparente, ne pas avoir de seins, ne pas avoir de fesses.

J’enviais ces filles qui pouvaient tout mettre sans qu’aucune partie de leur corps ne soit spécialement mise en valeur, cette fille qui était en fait la femme cintre.

Je la détestais même. Car je n’étais pas comme elle. Je me démarquais.

J’étais « La Romaine » du roman d’Alberto Moravia.

Des formes trop lourdes et trop voluptueuses pour mon esprit si immature.

Le diktat de la minceur était déjà bien présent et j’en ai bien payé les frais.

Régimes à répétition, complexes maladifs,se cacher sous des vêtements qui, je le pensais, occultaient un peu ce que je ne voulais pas être.

J’adore la mer et la plage, pourtant y aller accompagnée était devenue l’épreuve ultime.

Je ne me levais jamais, j’allais me baigner quand tout le monde s’était endormi sous le soleil.

Il ne fallait surtout pas qu’on me regarde.

Puis on grandit et on commence à s’apercevoir que finalement, les formes, cela plaît à certains garçons.

Et on commence à aimer ça, plaire aux garçons. On commence à en jouer.

Puis viennent les grossesses qui viennent transformer votre corps, voire y laisser des marques indélébiles.

Avoir un sacré mental il faut avoir pour se regarder dans la glace après une grossesse : les vergetures, le ventre flasque, des rondeurs qui se sont installées et qui ont l’air d’avoir envie de rester, tu te tates et tu cherches la tonicité de tes 18 ans?

Youhou, où es-tu?

Mais devenir maman, c’est aussi ça.Accepter que son corps devient celui d’une maman, celui qui a porté un enfant et qui a donné la vie (ne pleurez pas, je vous en prie).

Sauf, que moi, souvenez-vous, je suis la maman qui veut être FEMME, FEMME, FEMME.

Alors, on y va au combat.S’accrocher. Régime. Se remettre au sport.Hop, hop, hop!

Surtout ne pas se transformer en patate, c’était mon adage (toi, qui me connais bien tu m’as entendue prononcer cette phrae des centaines de fois, n’est-ce pas?

Avoir vécu avec un homme qui trouvait toujours que vous aviez quelques kilos en trop et que vous pouviez toujours être mieux, qui vous interdisait de manger un dessert au cours des repas de famille, qui vous encourageait à vous affamer pour que vous soyez bien dans votre corps.

Tu parles !

J’ai compris qu’il y avait un problème quand après notre séparation,et ma maladie qui s’en ai découlée, il me dit un jour lors de la douloureuse passation d’enfant du week-end, qu’il ne m’avait jamais trouvé aussi belle.

Tout le monde me trouvait anorexique, je pesais 49 kilos.

Et lui me trouvait belle?

Il y avait réellement un problème qui existait.

Le problème c’était moi parce que j’ai cru pendant des années que c’était ça d’être belle, c’était lui parce qu’il a voulu me transformer en quelqu’un que je n’étais pas.

J’ai alors cessé de me mettre la pression.

Il fallait que je retrouve le chemin de la vie, et cela passait par l’acceptation de mon corps.

Il était là, il était à moi, seule moi pouvait m’entendre mieux que personne avec lui, et je ne devais plus autoriser quiconque à mal lui parler.

Pourquoi je vous raconte cela?

Pour vous dire qu’aujourd’hui, finalement à 37 ans, je m’assume.

J’essaie de prendre soin de moi, fais du sport mais je vis, putain, je vis.

Je mange,et je bois, je ne me prive plus et je n’ai plus l’obsession du corps de rêve.

Je suis comme je suis, apparemment plutôt pas mal pour mon âge et il ne faut pas que j’ai peur de le dire.

Avoir confiance en soi, c’est primordial et fondamental pour vivre sa vie à pleine dents.

Chez moi, cela passait par m’accepter, accepter de me regarder dans la glace sans faire la moue ou essayer de cacher mes fesses.

Se lever à la page devant tout le monde et ne plus avoir peur du regard des autres.

Accepter que l’on me trouve sexy bien que moi je me trouve toujours trop grosse (je vous apprends un truc les filles, non, se trouver toujours trop grosse?).

Mais aujourd’hui,je suis bien.

Alors, non, je ne suis par parfaite, loin de là.

Mais je ne suis pas TOP-MODEL, la bonne nouvelle :-).

Je m’habille comme je veux et je m’aime ainsi.

Vous montrer ces photos de moi, c’est une sorte de rédemption, la fin d’un travail de toute une vie.

Ce ne sont pas de belles photos, elles montrent également mes imperfections, mais elles sont moi et aujourd’hui j’ai envie d’assumer que « ça », c’est MOI.

Ceux qui me connaissent bien, savent que c’est un véritable effort que de faire cela, que je n’en aurai été incapable il y a quelques temps.

C’est fou, ce qu’à 37 ans, encore, on apprend.

Décidément, 2015, sera définitivement pour moi l’année de la remise en question, du changement et de l’acceptation de soi.

Comme quoi, il n’est jamais trop tard. Et cela ne fait que commencer.

En fait, j’ai l’impression, d’être au début du reste de ma vie.

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La femme idéale selon…les hommes qui m’entourent

Quel sujet inépuisable que celui des relations hommes/femmes, les différences entre le sexe masculin et féminin, ce qui nous attire et ce qui nous éloigne…je pense qu’il n’y a pas assez de claviers dans ce monde pour réussir à consumer cette thématique.

Il n’y a pas à dire : c’est le sujet qui revient  le plus avec mes collègues de bureau (composé à 90% par des hommes), mes copains (j’ai toujours eu plus d’amis hommes que de femmes, ça doit être parce que j’aime le foot) ou même les gens que l’on rencontre au détour d’une soirée, une Coronal à la main (la mienne).

On peut commencer par la crise économique qui sévit,continuer avec la victoire du parti de gauche radicale en Grèce ou des jumeaux de Charlène et son Altesse Le Prince Albert(enfin, on pense qu’ils sont de lui), au dessert, c’est toujours le zigouigoui et la foufoune qui sont servis au dessert.

Alors, au fil de mes discussions et avec mon grand âge, j’ai pu identifier de nombreux points communs entre vos propos, Chers Messieurs.

Le corps de votre femme de rêves, on en parle?

Vous souhaitez que votre Chère et Tendre s’épanouisse, ne subisse pas de privations, bon sang!

En bon vivants que vous êtes, vous aimez vous faire des petits restos et ne rechignez pas à la deuxième tournée de frites. « Ressers-toi, chérie, tu ne vas pas faire comme ces anorexiques qui ne mangent plus rien pour rester minces? »

(Dans sa tête, la femme pense : tu veux dire celles que tu reluques alors que tu me donnes la main dans la rue, darling?).

D’après mon échantillon d’opinions masculines, vous aimez les filles avec les formes, mais pas trop et puis ça dépend où…

Z’êtes pas nettes? Alors, on traduit : petit cul, gros seins, taille de guêpe , des hanches et si possible des jambes interminables.

Vous acceptez même une taille 40, pas de problèmes…du moment que le cul reste petit et les seins toujours gros.

Adriana Karembeu ou Heidi Klum? Oui, ça passe, vous n’êtes pas si compliqués que ça,finalement.

Par contre, autant vous bavez volontiers sur les jolies jeunes filles que vous croisez en mini-jupe et imposant décolleté, vous ne tolérez pas que nous fassions la même chose « Non mais, tu t’es vue? Tu ne vas pas sortir comme ça? On dirait Julia Roberts dans « Pretty Woman ».

Mais c’est qu’elle est très jolie Julia, en plus elle se tape Richard, hé.

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Le caractère de votre femme de rêves, on en parle?

Ah c’est un grand sous-sujet celui-ci également!

La femme idéale (la vôtre,donc), il faut qu’elle ait du caractère, une forte personnalité…certainement, vous n’avez pas envie d’une courgette toute molle, qui ne dise jamais rien.

Mais il ne faut pas non plus qu’elle soit trop chiante, qu’elle ne la ramène pas trop et qu’elle ait son avis à donner sur tout!

Et puis il faut qu’elle soit aussi compréhensible et tolérante.

Pour toi Cher Homme (oui, parce qu’on commence à se connaître un peu maintenant, depuis le temps qu’on se pratique, j’ose le « tu »), il est tout à fait normal que Madame tolère tes soirées interminables foot ou console, qu’elle applaudisse quand tu rentres raide bourré à 4 heures du matin en réveillant tout le monde et en disant « ché pas comment, avec les coupains, euh, on a fini au Pinkeu Pardiseuh », qu’elle encourage tes regards insistants envers la jolie vendeuse du magasin (attends, elle est trop bonne quand même) ou qu’elle se montre indifférente au fait que tu aies  encore une fois oublié son anniversaire.

Donc du caractère, mais pas trop non plus…C’est qui le patron?

Le rôle de la femme de tes rêves dans le couple, on en parle?

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Bah dans l’ordre: sexe, les gosses et la maison! Of course.

Non, sans rire. Tu reconnais volontiers que la femme est le cerveau du couple, l’organisatrice, ton pense-bête même, parfois ton post-it :-).

Tu veux qu’elle travaille, la working girl et sa jupe crayon, ça te fait triper, hein mon coquin…mais pas à un poste à plus haute responsabilité que le tien non plus, faut pas déconner. C’est qui le patron?

Et puis tu les aimes indépendantes, pas trop envahissantes et si elle peut ne pas poser trop de questions, c’est tellement bien…parce que les femmes, qu’est-ce que ça parle, ça fouine, ça ragote, ça peut se transformer en détective privé!

Mais surtout, tu es prêt à éponger toutes ces petites choses qui t’agacent au quotidien si elle est au taquet tous les soirs!

Evidemment, ta femme idéale, il faut qu’elle soit sexuellement active, qu’elle fasse preuve d’imagination et d’entrain pour que votre sexualité soit épanouie…

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En gros, dans le couple, la femme c’est un peu Shiva: épouse, compagne, amie, maîtresse, maman et deseperate housewife par la même occasion.

ll fait que ce soit également une bonne mère, c’est important pour toi, ne l’oublions pas.

Sauf que mec, laisse moi te dire: c’est un peu dur d’avoir Adriana à la maison qui fasse bobonne et change les couches de ton môme sans broncher, ait le frigo toujours rempli, la maison qui sente Monsieur Propre, qui ferme sa gueule quand tu mates Cindy ou Naomi dans la rue ou quand tu as ramené 20 potes pour le PSG-Barça et qui t’attende malgré tout avec une tenue de star du X dans la chambre, fraîche comme une fleur, prête à jouer Tabata pour toi(non pas celle de la Sorcière bien aimée).

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Mais attends, Shiva, c’est un Dieu?Ah, mais c’est pour ça…

Alors, redescends sur terre, mec!

Vous avez dit maman super-héroïne ?

Petit billet en passant car je manque de temps.

Et oui je suis une working girl, maman et qui plus est, femme et compagne (ce qui sous-entend que j’ai un amoureux, vous me suivez ?)👍.

Donc je n’ai pas le temps mais je supprime ma pause déjeuner pour vous parler (pas plus mal après mes dernières dérives gastronomiques).

Car il y a quelques semaines, j’avais été exaspérée par le billet d’une blogueuse qui censurait lourdement les mamans (je cite) : « qui se prennent un peu trop pour des supers héroïnes ».

Le droit à la parole et à la liberté d’expression n’ont jamais été autant d’actualité et je suis la première à les revendiquer.

J’ai donc le droit, à mon tour de m’exprimer à ce sujet.

J’avais lu ce billet au petit-déjeuner et en avais recraché mes tartines de pain complet ( je prends soin de ma ligne, si si, je vous jure)!

Mon amoureux me demandait pourquoi je me mettais dans cet état et j’ai donc commencé la lecture dudit billet à haute voix (ceci dit au passage, il a été un peu choqué aussi).

Puis mon exaspération passée et divers échanges avec d’autres blogueuses sur ce texte, je suis redescendue en température (je bénéficie grâce à mon caractère latin d’une grande amplitude thermique et peux donc passer du 37 au 50 très facilement, pas de panique à avoir).

Ce matin, je discutais avec un (j’ai bien dit UN) collègue au bureau qui me disait textuellement

« Je ne sais pas comment vous faites.

Moi je suis célibataire et n’ai pas d’enfant et pourtant, je  n’ai le temps de rien faire. Vous méritez vraiment une médaille ».

Et tilt, incroyable ! Mot magique : MEDAILLE.

Dans ce fameux billet (attention, ce n’est pas une attaque personnelle, je m’exprime juste sur cette thématique à laquelle je suis particulièrement sensible), il y était justement dit ironiquement « Et alors tu veux une médaille ? ».

Parce qu’il paraît que  nous revendiquons souvent être des supers nanas parce que nous travaillons, nous occupons de la maison, des enfants et de notre vie de couple.

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Crédit photo :http://www.zen-et-organisee.com/

Alors j’ai envie de rappeler, très succinctement, ce qui n’est manifestement pas évident de constater pour tout le monde. 🆘

Non, ce n’est pas si simple que ça de trouver du temps pour soi et il ne suffit pas de vouloir pour le pouvoir car quand tu as passé  10 heures au bureau, que sur le chemin tu vas faire les courses pour le dîner, tu arrives à la maison, tu es décalquée mais là tu changes de casquette et avec le sourire s’il te plaît…ta journée est loin d’être finie.

Tu revêtis alors ta combinaison de maman qui te prend une bonne partie de la soirée entre le bain, le dîner, les devoirs et trouver un petit moment pour jouer, ou lire une histoire.

Et quand ils sont couchés, tu crois que c’est gagné ? Et bien pas forcément, car c’est comme au théâtre, il y a souvent le rappel (voir plusieurs)🎵.

Entre temps tu dois avoir le temps de t’occuper de toi : par exemple faire un soin pour ne pas avoir de la paille à la place des cheveux, te mettre du vernis (c’est pas parce qu’on est maman qu’on n’aime pas être féminine, si si, je vous jure), te couper simplement les ongles pour ne pas faire peur, faire du sport  ou simplement prendre un verre  avec une copine.

Et ta vie de couple alors ? Ah merde, elle est plus qu’importante elle aussi et si tu veux qu’elle soit toujours là et bien tu la soignes, hé oui.

Tu organises des dîners ou des escapades en amoureux, tu prends le temps de choisir une tenue sexy pour plaire à ton homme (même avec des enfants on peut avoir une vie sexuelle très active, si si je vous jure 😊.

Mais on voit nos amis quand là-dedans ? On va quand au cinéma au théâtre, voir un concert ?

Oui parce qu’on a une vie sociale aussi…si si, je vous jure.

Et bien  effectivement, on fait tout pour le trouver ce temps.

Mais cela nécessite une organisation et ce n’est pas si simple.

Personnellement, j’arrive à concilier tous ces paramètres qui sont pour moi indissociables et indispensables à mon épanouissement personnel.

Je l’ai dit maintes fois, je ne pourrai pas être uniquement maman.

J’ai besoin de me sentir femme aussi et d’avoir une vie de couple aussi pimentée qu’harmonieuse.

J’ai la chance d’avoir un amoureux plus que parfait (ah cette guimauve…) qui m’aide énormément dans mon quotidien ❤️.

Je vais au sport le midi et m’aménage des créneaux pour voir des amis, sortir et même partir en week-end sans enfants.

Je ne parle même pas ici des tâches administratives et autres petites choses que nous avons toutes
à faire, nous, communes des mortelles. Je vous dispense des lessives et du repassage, je suis bien bonne 😁.

Encore moins de tenir un blog, faire des études ou des activités en parallèle.

Il ne faut pas croire que c’est tout 🌹.

Je me couche souvent très tard et ai donc la sensation d’être fatiguée en permanence…je recherche toujours un vendeur de temps. Vous me dites si vous le trouvez?

Parce que je veux tout ça. Et encore ça. Et j’y arrive.

Et surtout, je suis heureuse ainsi avec mon joyeux fouillis et mes journées supra chargées.

Mais je ne peux pas accepter qu’on dise que « Quand on veut du temps, on en trouve point barre » et surtout que l’on dénigre tout ce que l’on fait pour y arriver. Parce qu’on y arriiiiiiiiive!
Et je suis loin d’être la seule.

Ce serait trop simple. Et bordel que j’aime cette complication finalement.

Sans rancune.

Des bisous 😘

P-S : Oui des fois, je trouve qu’on mérite vraiment une médaille.

Crédit Photo: http://nodshop.com/cadeau-original-gadgets-/
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Une grossesse merveilleuse

Evidemment, tous ceux qui me connaissent bien savent que ce titre est ironique.

Depuis que je suis toute petite, j’adore les enfants, j’ai toujours été la baby-sitter préférée des petits dans mon entourage.

Logiquement me direz-vous,  quand on adore les enfants, la grossesse c’est que du BONHEUR !

Ah oui ? Eh bien, pardonnez-moi de vous dire que  non seulement ce n’est pas que du bonheur mais cela peut être très proche du cauchemar, oui Mesdames et Messieurs, un CAUCHEMAR.

Ceux qui ont lu mon Edito savent où je veux en venir.

« Donner la vie, c’est tellement beau ». Que cette phrase m’exaspère.

Pas pour ce qu’elle signifie au sens premier. Naturellement que le phénomène de la procréation est magique. Pas de doute là-dessus.

Ce qui m’insupporte vraiment, ce sont toutes les suppositions et conclusions qui en découlent naturellement.

Je m’explique : pour un grand nombre de personnes, nous sommes tellement privilégiées de pouvoir  donner la vie, nous, femmes, que nous devons oublier  tous les PETITS désagréments liés à la grossesse et à la naissance du bébé.

Je me sens obligée de le redire, cet article n’a pas un fond noir et n’a pas pour finalité l’extinction de l’espèce humaine.

Mais bon sang, être enceinte c’est aussi de la souffrance. Pourquoi se le cacher ?

De la souffrance physique bien sûr. Je ne referai pas ici le sketch de Florence Foresti que tout le monde connaît si bien. Nous pensons toutes en être l’auteur.

Seins surdimensionnés, prise de poids importante, pass intégral pour toutes les toilettes de la ville, nausées, aigreurs, troubles du sommeil, maux de dos, bref, j’en passe des dizaines !

Chacune d’entre nous pourrait enrichir cette liste.

Donc nous sommes nées femmes. Parce que nous sommes femmes nous pouvons donner la vie. Mais parce que nous pouvons donner la vie, nous devons oublier d’être femmes.

Ne me dites pas le contraire.

A titre d’exemple : J’ai toujours été très coquette et même pendant mes grossesses, je tenais à bien m’habiller. Et bien ce n’est pour cela que je me sentais féminine pour autant !

Ma poitrine avait triplé de volume. Sexy ? Non, pas du tout. J’avais déjà de la poitrine naturellement.

Impossible de trouver un haut sans que je me sente une star du X. Star du X enceinte ? Huuum…moyen.

Je vous parle de mes pieds qui se sont transformés en knackis ? Non.

Je vous parle de mes charmantes vergetures qui sont venues se dessiner sur mon ventre ? Non.

Je vous parle de mes fesses qui ne rentraient plus que dans des leggings ? Non.

D’accord, j’arrête.

Au-delà de ces transformations physiques qui ne sont pas rien (je vous apprends un truc quand je vous dis que les seins ça dégonfle ? Que les kilos, une fois qu’ils ont le permis de séjour, ils ne veulent plus être délogés ?), il y a une chose que je n’ai jamais acceptée : qu’on ne me voit plus comme une femme.

T’es maman ? Géniaaaaal ! Une épisiotomie de 7 cm, des crevasses dignes de la guerre du Vietnam, un ventre qui ne dégonfle pas !

Eho ? Pourquoi on ne m’avait pas  dit ça avant ?

Le papa te dit, mais c’est normal, t’as été enceinte ! Tu t’attendais à quoi?

Donc je considère normale la phrase qui a résonné 9 mois dans ma tête quand nous regardions nos photos de vacances  (j’étais alors enceinte d’un mois)  «  Tu as intérêt à être comme ça dans 1 an »?

NON.

Je considère normal que nous ne partions plus en week-end tous les 2 parce que nous ne pouvons laisser le bébé à personne, c’est comme ça maintenant, on ne peut plus s’en séparer. « Enfin, ça c’est ça être parents ! »?

NON.

Je considère normal que le soir, quand papa rentre du bureau, il aille direct dans la chambre pour voir bébé et ne me dise pas bonjour (genre 15 minutes après).

NON.

Je considère normal que le papa ne me demande pas comment je vais. Parce qu’il est évident que  tout va bien, je suis toute la journée à la maison avec bébé. C’est top de pouvoir varier entre courses, machines à laver, ménage, changes. Et de ne même pas avoir eu le temps de prendre sa douche. Ehehe, j’en ai toujours rêvé !

NON.

Je considère normal que je sois maintenant vue exclusivement comme une maman et plus comme une femme. Je dois vivre, respirer, penser, dormir, manger MAMAN. Langage Guigoz et Pampers en gros.

Soirées en amoureux, we, siestes crapuleuses, aller danser, TU OUBLIERAS.

NON.

Alors je vais arrêter ici les dégâts.

Tout le monde n’a fort heureusement pas vécu la même situation.

Ce sujet est encore tellement tabou dans notre société. C’est dingue au 21ème siècle quand même. Vous ne trouvez pas ?

Et je soutiens les papas qui ont vécu ou vivent cette situation.

J’en connais personnellement qui aiment profondément leur femme, épouse, bref, la maman de leur enfant.

Mais qui ne comprennent pas pourquoi après être devenue maman, elle ne vit plus que par et pour ce rôle.

Beaucoup trop de couples en souffrent en silence. Beaucoup trop de couples se séparent ou vivent dans le déni total.

On ne se remémore pas assez que la personne avec qui on a voulu avoir un bébé (non, qu’on a choisie en fait) est la personne qu’on aime et avec qui on a décidé de faire un bout de chemin  (avec ou sans enfant).

Les conséquences sont trop lourdes pour que le dialogue ne soit pas ouvert. Je vous l’assure.

Nous pouvons êtres femmes, amies, complices, maîtresses et confidentes de nos hommes.

Ils en rêvent !

A vous de jouer.

P-S– je vous rassure aussi, mais j’en parlerai certainement dans d’autres articles, on arrive à redevenir FEMME quand on veut 😉 Pour cela, il suffit de…..le vouloir.

Ça, c’est cadeau !

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2009

Dans mon entrée en matière, je parlais de 2009, date qui m’a marquée, à vie.

Pour deux raisons : la naissance de mon deuxième enfant et cinq mois après …la rupture.

Je n’ai pas envie de vous faire pleurer, et ai encore moins comme but que vous vous apitoyiez sur mon sort ! PAS DU TOUT!

Mais récemment,  lors de la lecture d’un article d’une blogueuse que j’apprécie à travers ses mots, je me suis surprise en train de pleurer et je me revoyais quelques années en arrière.

J’étais touchée en plein cœur.

Sans connaître les détails de ce qui lui arrive et sans que vous connaissiez les détails de mon histoire personnelle, s’il y a un terme que nous connaissons tous et qui nous fait peur c’est RUPTURE.

Rupture, ça fait mal. Rupture avec des enfants en bas âge, ça fait encore plus mal. Rupture avec enfants en bas âge alors qu’on était dans le monde des bisounours, cela fait très très mal.

Perte de confiance, remise en question, ne plus avoir envie de vivre, me demander si j’étais vraiment faite pour être mère, tels étaient les maux qui se bousculaient dans ma tête jour et nuit.

Le plus difficile pour moi a été de ne pas en vouloir à mon fils qui était apparemment la cause du désamour de son père à mon égard. Je ne pensais pas que ce sentiment pouvait exister, en vouloir à son enfant, à son bébé.

J’en ai eu très honte. Mais plus maintenant et c’est bien pour cela que je peux l’écrire.

On a voulu me faire croire qu’à partir du moment où on est maman, on a plus le droit de vouloir et  avoir une vie de femme. Tout doit tourner autour des enfants?

J’observais les autres mamans et je vérifiais qu’effectivement, beaucoup sacrifiaient leur vie de femme ( ou d’épouse) parce qu’après avoir donné la vie, et bien, c’est simple, tu oublies la tienne !  Pas toi?

Non, mais moi je ne voulais pas être comme ça! J’adore être féminine, séduire (mon homme hé, je vous rassure), m’habiller, faire du shopping, voyager, faire des surprises, des têtes à tête .

Tout ça,FINI?

PAS POSSIBLE.

C’était le début d’une longue lutte et d’une discussion permanente avec moi même : étais-je une mauvaise mère parce que je voulais continuer à avoir ma vie de femme, d’amoureuse, de maîtresse et de copine?

J’aimais pourtant mes enfants comme je pense qu’on peut , qu’on doit les aimer. Quelle est la meilleure façon de faire?

Tout cela a tergiversé pendant un bon bout de temps, beaucoup de pleurs, de peurs, de questions sans réponse, de nuits sans dormir, de journées passées avec des lames de couteau plantées dans la  poitrine, ne plus respirer, survivre.

Puis grâce à ma psy, mes amis, ma famille  (mes parents et mon frère) à qui je n’ai jamais assez dit merci, j’ai remonté la pente et j’ai compris que ce n’était pas moi qui avais un problème. Que l’on a tout à fait le droit de vouloir garder son rôle de femme et qu’il est tout à fait compatible avec le rôle de maman.

Le papa ne le voulait pas ainsi. Soit. Ce n’est plus si grave.

J’ai retrouvé un amoureux ( un vrai qui m’aime pour moi, comme je suis), recomposé une famille à laquelle est venue s’ajouter une petite fille de 4 ans.

Aujourd’hui je suis parfaitement femme, maman et HEUREUSE comme je ne pensais pas qu’on pouvait l’être.