De l’importance d’avoir une idole (même si on n’a plus 14 ans)

Bonjour, Bonjour !

Quelques jours après ma rencontre avec Garance dont je ne me suis pas encore tout à fait remise, tout en essayant de continuer ma vie, rentrer mon ventre, essayer de me coiffer une fois par semaine (penser à me mettre un rappel dans Outlook) et avoir autant de classe qu’elle, perchée sur mes nouvelles superstar roses des escarpins noirs, je reviens vous parler de l’importance d’avoir une idole.

J’envisage presque de me couper les cheveux courts, comme elle, voyez-vous.

Je vous asticote, bien entendu, les cheveux courts avec ma tête de fouine, ce serait le début des emmerdes.

Rêver ce n’est pas fait que pour les princesses, mais je ne vous apprends rien, n’est-ce pas ?

Rêver ce n’est pas qu’aspirer à avoir une propriété à Miami, le petit sac matelassé Chanel, un(e)partenaire  beau (belle), riche et Dieu (Déesse) du sexe (pas forcément dans cet ordre-là, hein).

J’ai été un peu surprise, voire stupéfaite par la réaction de certaines personnes quand je  leur ai  raconté que j’avais pu approcher la Papesse internationale du style.

Oui parce que de l’épicier du G20 à ma gardienne, j’en ai parlé à tout le monde, bien que j’ai senti de façon plus ou moins prononcée que le salon de l’agriculture était pour eux un sujet plus intéressant et que j’étais perçue comme une groupie écervelée et superficielle.

On s’en fout n’est-ce pas ? Oui, à 38 ans, on s’en fout  encore plus, âge et poids étant mes plus grands alliés du jemenfoutisme intergalactique!

La réaction la plus entendue :

« Qu’est-ce que ça t’apporte de voir 5 minutes dans ta vie une star qui se fout de toi et qui n’a rien à t’offrir ? »

La deuxième qui a été, je pense, celle qui m’a le plus secoué le popotin (note qu’il est de plus en plus ferme après mes séances de squats quotidiennes, donc il remue mais ne l’imagine pas non plus faire des vagues, c’est important de le préciser) :

« Tu lui as parlé de ton blog alors, qu’est-ce qu’elle a dit ? »

Non mais les terriens, habitants de cette planète, people around the world, Justin, Freros de La Vega,Kim et compagnie, what do you mean ?

Il est vrai que pendant que j’attendais sagement dans la file de filles bien rangée (la file, pas les filles), j’entendais ces rêveuses parler de leurs projets à Garance, lui demander des conseils, lui parler d’une possible collaboration.

Et j’ai trouvé cela très bien, il faut avoir de l’audace pour aller au bout de ses rêves, transformer ses envies vaporeuses en projets en béton, se bouger le popotin quoi (on revient toujours au popotin).

Garance se montrait d’ailleurs très à l’écoute.

Et puis détrompez-vous, elle m’offre tellement!

Quand mon tour est arrivé, je me suis assise, rouge écarlate, trop serrée dans ma jupe en cuir, le string dans les fesses (penser à arrêter d’acheter la taille S, ça ne fait pas maigrir)- ne pas le mettre dans outlook-calendrier partagé.

Et je lui ai simplement dit que j’étais venue pour lui dire merci.

J’ai pu lire dans son regard la recherche d’éventuelles traces de cannabis ou de vodka-pomme dans mon comportement.

Absolument pas.

J’étais venue lui dire merci pour son livre qui est un hymne absolu à la femme, à la vie, gai, drôle, réaliste, plein d’amour et de conseils.

Je l’ai remerciée pour tous ses billets, ses histoires de vie, sa sincérité, sa joie de vivre.

Je lui ai dit que j’étais amoureuse de son histoire d’amour avec Chris.

Je lui ai dit que j’étais reconnaissante qu’elle  partage avec nous ses tranches de vie, ses défaites mais surtout ses plus grandes victoires et cet incroyable destin.

Parce que cela fait du bien.

Parce que cela donne de l’espoir.

Parce que cela fait rêver.

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Je ne rêve en aucun cas de devenir Garance Doré.

Parce que je ne suis pas elle.

Il ne faut pas se couvrir le minois, ce parcours n’est pas donné à tout le monde.

Elle a un talent gigantesque, DES  talents qui font d’elle l’immense personne qu’elle est.

Elle raconte et chronique comme personne, elle est une journaliste incroyable, ses notes sont inspirantes, et de surcroît elle est tombée dans la marmite de la mode quand elle était petite car elle est la définition de STYLE.

Bon ok, j’ai voulu lui crier MAIS comment tu fais pour être en plus trop belle, c’est pô juste d’avoir TOUT.

Est-ce mal d’avoir de l’admiration pour quelqu’un qui est un bel exemple de réussite ?

Evidemment que je ne lui ai pas parlé de mon blog . Pour quoi faire ?

Mon petit bébé de blog, ma petite pharmacie de quartier, mon journal intime, mon bricolage personnel, ma bouillabaisse, mon potager mal arrosé, mon DIY.

Qu’est-ce que vous voulez qu’elle en ait à cirer ?

Ce n’est pas pour cela que j’ai été la voir.

Je voulais juste rencontrer une sorte d’idole, voilà, tout simplement.

On a le droit d’avoir des idoles un peu après 14 ans, il me semble.

Evidemment, moi aussi j’ai des rêves, et j’ai envie d’y croire.

Et elle fait partie des personnes qui me donnent envie, d’y croire, qui me permet d’affirmer que tout peut arriver.

Son exemple pourra m’aider à persévérer dans ce que j’ai envie de faire, à ne pas baisser les bras, à me jeter à l’eau tôt ou tard, c’est certain.

Mais elle ne le fera pas à ma place, c’est bien moi qui doit croire en moi avant tout, et personne d’autre.

Voilà les amis, 964 mots pour vous dire juste que je suis une groupie, que j’ai un rêve et que certaines personnes sont capables de  nous insuffler cette folie délirante qui vous propulse dans les étoiles et que je trouve cela bien, et même, important.

Et se remuer le popotin aussi c’est important (je vous avais dit, on y revient toujours).

Vous n’avez pas d’idole, vous?

Je vous bise, quand même.

A très vite,

                                                                                                                                                             , GROUPIE

Un week-end, un sentiment de honte, une belle rencontre.

J’ai lu Love X Style X Life, par Garance Doré

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Garance Doré, rien que ce nom, ça fait un peu rêver je trouve, non?

Un nom glamour, fin et élégant avec une touche de paillettes, un nom tout à fait en accord avec sa personnalité.

En vérité, ce pseudonyme s’inspire du nom de l’illustrateur Gustave Doré.
Je me suis rendue compte en commençant à lire son livre que tout le monde ne connaît pas Garance, alors que j’étais vraiment, mais vraiment persuadée du contraire.
Mais sur quelle planète vivez- vous avais- je envie de dire !
Garance est LA bloggueuse, le modèle de réussite, l’American Dream, notre frenchie à nous.

Mais non. Une fois de plus, je m’aperçois que le monde du blogging est un monde parallèle.
Je lis le blog de Garance depuis quelques années.
Je ne suis pourtant pas une « followeuse » folle de blogs mode mais Garance, c’est différent.

C’est un style, c’est une histoire incroyable, une signature, un modèle de réussite.
Quand je parle de modèle, je souhaite surtout souligner sa persévérance, sa volonté, son entêtement à suivre son intuition, à réussir à faire ce dont elle rêvait.
Quand vous la voyez avec cette classe folle, cette beauté saisissante et assise aux côtés de Anna Wintour aux défilés de mode, vous vous dites que tout a été très facile pour elle, n’est-ce pas?
Détrompez-vous!
Cela a été tout sauf évident !
Nous le découvrons dès les premières pages de son livre, au format très agréable à lire, aux jolies illustrations, construit un peu à la manière de son blog, avec cette typographie qui lui est propre et qui vous donne l’impression d’avoir une véritable conversation avec elle.
Elle nous permet de rencontrer sa famille, en nous parlant amoureusement de son papa chef cuisinier corse, de sa maman marocaine qui lui a inculqué son amour du style et des vêtements, sa grand mère, sa petite sœur dont elle a été jalouse de son époustouflante beauté (quand on regarde Garance, on se dit, vraiment?).
Son caractère fonceur et sa beauté envoûtante, Garance les doit certainement un peu à cette mixité culturelle.
Nous la voyons se chercher, en tournant les pages, vivre ses premiers amours sur l’île de beauté, poursuivre des études à Aix en Provence sans trop savoir ce qu’elle voulait faire.
Une chose est sûre, elle a très bien profité de sa jeunesse, même si elle était fauchée comme les blés et dormait souvent sur le canapé de ses amis !

A contre courant, contre la volonté de sa famille, Garance semble irrésistiblement attirée vers une carrière d’artiste bohème.

Je ne vais pas raconter son histoire dans les moindres détails car je trouve qu’elle vaut vraiment la peine d’être lue.

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L’ouverture de son blog en 2006 a définitivement propulsé Garance dans la sphère de la mode, pour la voir aujourd’hui citée comme la gardienne du style.

De belles rencontres, notamment celle avec Scott Schuman, le Sartorialist, célèbre photographe des Fashion Weeks, ont contribué également à faire de Garance l’icône internationale qu’elle est aujourd’hui.

Elle vit actuellement à New-York, ou elle a créé son agence, the « Garance Doré Studio ».

Dans ce livre autobiographique, Garance nous livre ses conseils en matière de mode, style, vie, savoir-vivre et même amour.

Ces conseils ne sont aucunement utopiques ou démesurés, ils se basent sur sa propre expérience, ces conseils sont donc réels et applicables !

Elle le fait avec humour et simplicité, parfois même de l’autodérision, ce qui rend, une fois de plus, son histoire si incroyable, à la portée de tous.

Le livre ne déborde pas de clichés de Garance pour illustrer ses looks ou suggestions, il n’y a finalement que très peu de photos d’elle.

Elle a préféré laisser la place à d’autres femmes qu’elle admire, alors que je pense qu’elle pourrait illustrer à la perfection chacun de ses conseils.

Garance, c’est aussi ça, l’humilité qu’elle semble avoir conservé malgré cette ascension fulgurante.

Elle a beau avoir été photographiée par Patrick Demarchelier, être amie avec Diane von Fürstenberg, côtoyer les noms qui vont rêver toutes les fashionistas, Garance nous raconte sans vergogne sa prise de poids, comment elle se fait plaquer, ses doutes, ses erreurs, ses fragilités.

Elle se livre un peu à nous comme la bonne copine, ne rendant pas son parcours sans failles, sans chutes, trop glamour ou construit uniquement autour de la perfection.

Elle ne sublime pas la réalité, du moins, c’est le sentiment que j’ai eu.

Un détail qui m’a d’ailleurs marquée c’est le grand nombre de fois où elle raconte adorer s’habiller chez Zara.

Je vois rarement de grandes stars, représentantes de marques de haute couture oser avouer qu’elles aussi, peuvent sortir sans leur Manolo Blahnik aux pieds ou leur pochette Chanel pour aller prendre un Starbucks.

Garance, elle, elle le fait.

Au contraire de tous ces magazines qui regorgent de corps de filles que nous n’aurons jamais et de tenues que nous ne pourrons certainement pas acheter au cours d’une vie.

Nous apprenons les différences entre Paris et New-York, à travers des parallèles dont Garance s’amuse, d’habitudes ou petits manies qu’elle confesse avoir elle même adoptées.

Aussi, je ne saurai que vous conseiller ce livre (je l’ai lu en 2 jours), féru de mode ou pas, ce livre est avant tout l’histoire d’une réussite, qui vous donne envie de conquérir le monde, de croire en vous et de ne pas vous avouer vaincu.

Si vous ne connaissez pas son blog : http://www.garancedore.fr/

Ma catégorie préférée est « Histoires », une sorte de journal intime que j’adore lire !

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Le tout, toujours avec style et élégance, ne serions-nous pas en train de parler de Garance Doré ?

Bonne fin de dimanche à tous !