Un anniversaire pour toute la vie

Il y a ceux qui laissent des dizaines de cadavres dans tout l’appartement.

Il y a ceux où vous finissez la tête dans la cuvette des toilettes.

Il y a ceux que vous passez en amoureux, d’autres avec votre bande de potes.

Sans que vous sachiez comment, vous terminerez certains en petite culotte.

Et puis, il y a ceux qui fabriquent vos plus beaux souvenirs.

Il y a encore quelques jours, j’appréhendais ce week-end.

Comme nous essayons de le faire depuis que nous nous connaissons, soit 1609 jours, 11 heures et 16 minutes, nous avions programmé une escapade pour mon anniversaire.

En septembre, ce sera au tour de l’amoureux.

Tous deux in love de l’Italie, nous avions choisi cette fois-ci de poser nos petites valises remplies de guimauve, sur le Lac de Côme.

Un cadre idyllique, une région magnifique, une gastronomie comme nous les aimons, le tout baigné par le soleil et arrosé par du vin pétillant.

Le décor était planté pour faire des bébés, pour passer un super week-end et par conséquent un très bon anniversaire.

C’était sans compter sur le départ de mes parents.

Je vous avais déjà parlé ici de ma fuite du canal lacrymal.

L’amoureux a beaucoup de qualités et de vertus, vous le savez déjà.

Plusieurs soirs, il avait revêtu sa salopette de Super Mario et avait tenté de réparer la fuite.

Il est à moitié italien, après tout, ça aurait presque pu marcher.

Pourtant, il n’y avait rien à faire, il me voyait inconsolable, encore plus quand mes yeux baignés de larmes se posaient sur sa casquette rouge et sa nouvelle moustache.

C’est néanmoins le cœur gonflé de tendresse et des papillons plein le ventre que je partais mercredi soir.

Plusieurs gaffes auraient pu me mettre la puce à l’oreille.

J’ai d’abord cru que l’amoureux s’était laissé convaincre par Frédéric (Beigbeder, pas mon frère).

Plus de 3 ans passés à s’aimer passionnément et à s’astiquer le dos (bande de coquins, vous pensiez que j’allais dire autre chose…m’enfin) et voilà, tout était fini, il avait trouvé une maîtresse.

Son portable ne cessait de sonner et il se précipitait pour cacher son écran et répondre hâtivement.

Il me mentait effrontément en se plaignant qu’il s’agissait de boulot, de clients chiants.

A 22H00 ?

Je l’imaginais alors écrire « j’ai envie de toi », « retrouvons-nous demain », « dire que l’autre se ballade dans l’appartement aves son nez en patate, son rouleau de PQ parce qu’il n’y a plus de mouchoirs et son pot de glace, alors que je pourrai être avec toi ».

Ma fuite s’aggravait.

Il ne manquait plus que mon périnée lâche et je fasse dans la culotte.

La boucle serait bouclée.

Je n’ai rien vu venir.

Même quand son papa a dit avoir réservé le restaurant pour 7 personnes.

Aveugle, j’étais.

Même quand l’amoureux me parlait d’un jean qu’il ne pourrait porter devant mes parents.

Bouchée, je dormais.

A aucun moment je n’ai ressenti une pointe de stress et d’énervement de sa part, notre programme semblait se dérouler comme il l’avait prévu.

Pourtant, rien ne se passait comme prévu, mais je ne le savais pas encore.

Sa maîtresse nous accompagnait, s’inquiétant de notre périple toutes les 30 minutes.

En fin de journée, nous avons découvert, des étoiles plein les yeux, la villa que l’amoureux avait réservé.

Le cadre était somptueux, la vue sur le Lac de Côme époustouflante.

Il y avait beaucoup de lits dans la maison.

Peut-être allait-elle nous rejoindre ?

Je n’étais pas encore prête pour un plan à 3.

Blondie par le soleil, je ne réfléchissais plus.

C’est après une journée de jeudi éreintante, que nous posions nos fesses sur des chaises en plastique d’une pizzeria de la petite ville de Bellano à 22 heures.

Alors que j’élaborais intérieurement un plan pour reconquérir celui que je ne voulais pas voir partir (et assassiner celle qui osait voler mon bonheur, la SALOPE), je les voyais.

Mon frère, d’abord, avec ses jambes toutes fines et ses dents blanches.

Puis, maman, un chapeau à fleurs blanches posé sur ses cheveux, la fatigue sur le visage.

Enfin, papa, égal à lui même, l’estomac criant famine.

Je restais quelques secondes sans voix.

Ils étaient là. Bien là.

J’apprenais alors qu’ils devaient arriver dans la matinée et que nous devions nous retrouver à Côme pour le déjeuner.

Seulement, mes parents avaient raté leur vol.

Ce n’est pas comme s’ils n’avaient pas dormi à l’aéroport la veille.

Un pipi de dernière minute et tout part en vrille.

Mes parents décollaient de Porto, mon frère de Paris, ils n’arrivaient pas au même aéroport.

Pour corser un peu les choses, mon frère avait oublié son permis.

Il ne pouvait donc pas prendre la voiture qu’il avait réservée.

A moins de changer le conducteur.

C’est alors que je recevais sur mon portable la photo du permis de conduire de mon père, dans un message envoyé par maman.

Elle n’avait pas vu qu’elle répondait à une conversation de groupe que nous avions eu avec mon frère.

Je demandais à maman pourquoi elle m’envoyait ça.

En menteuse professionnelle, elle me répondait que mon père était parti en courses et qu’il avait oublié son permis.

Et puis elle ajoutait « Sinon, il fait beau chez vous? ».

Vous suivez ?

Il n’y a que moi qui ne comprenais rien ?

Pendant que je me plaignais des embouteillages à Milan, mon frère qui était depuis 8 heures du matin dans la capitale de la mode italienne, se démenait pour trouver une solution afin que nos parents puissent nous retrouver.

Et il trouvait !

Nos parents furent obligés de prendre un vol Porto-Paris puis un deuxième Paris-Milan.

Evidemment, le vol n’atterrissait pas à l’aéroport où leur voiture de location était prévue.

Mon frère avait donc poireauté toute la journée à Milan, seul, affamé, avec sa petite valise métallique sous le bras, en attendant de pouvoir récupérer mes parents qui arrivaient en fin de journée.

D’autres auraient abandonné, je le sais.

Trop compliqué, trop d’imprévus, trop de frais, trop fatigant.

J’en connais plus d’un qui n’aurait pas tenté de trouver une solution.

Seulement, ils s’étaient tous promis de me faire une surprise pour mes 40 ans.

Je salue ici bien bas mon plombier adoré, qui en grand chef d’orchestre, a planifié tout cela, depuis des semaines.

Il confirme une nouvelle fois le titre de meilleur amoureux de l’univers.

Je remercie mon frère, Mac Gyver, et mes incroyables parents qui n’ont à aucun moment renoncé.

Ils m’ont offert le plus beau des cadeaux et ont fabriqué tous ensemble mon plus beau souvenir.

Les 40 ans, ça fait mal ? C’est passé comme une lettre à la poste, les amis.

Je me sens plus jeune qu’hier et prête à affronter demain.

Ne me reste plus qu’à ajouter que nous avons passé un trop court mais merveilleux week-end sous le soleil et la beauté de l’Italie, détail non négligeable.

L’ado n’a presque pas fait la tête.

Je repars la tête emplie de paillettes, les veines de spritz, les fesses de mozzarella.

C’était bien. Même très bien.

Je vous laisse, je dois aller perdre 4 kilos et devenir la maîtresse de mon mec.

Bonne semaine à tous.

Signature

Le mauvais œil à Milan

Est-ce que vous croyez au mauvais œil, vous ?

Mes proches m’ont toujours dit qu’il fallait cacher son bonheur, surtout des personnes envieuses et de Nelly Olson, des personnes aigries et de JR et même de Cendrillon figures-toi.

« Vivons heureux, vivons cachés ».

Que nenni, ce ne pourra jamais être ma maxime.

Manque de chatoune, je suis en peu exhibitionniste, moi, alors quand j’aime et quand tout va bien, je le dessine, je le chante (mal), je l’écris (comme je parle), je le photographie, je mets la main au panier dans la rue, et je marque !

Bref, je peux être un tantinet énervante, en tous cas pour une certaine catégorie de la population, infime, je préfère à le croire.

Dernièrement, je suis un peu Pierrette Richard, toute sorte de problèmes viennent à moi, un peu comme si j’étais Rome.

Au point de me demander si je ne suis pas victime du fameux mauvais œil dont nous parlaient nos grand-mères.

Si tu me suis Instagram, tu as pu voir que pour notre rendez-vous mensuel avec l’amoureux, nous étions partis à Milan le week-end dernier.

Tu as dû voir des photos qui te laissaient croire que nous, les enfoirés de service, nous étions encore en train de nous la péter et cracher des paillettes sur tout le monde, enfin, sur vous, le peuple.

Oui, un peu mais, tu n’as pas tout vu !

C’est le principe d’Instagram…que du jôôôôôli !

Laisse-moi te dire que le séjour avait très mal commencé quand samedi matin, en sortant de la douche, après m’être lavé les cheveux avec le shampoing de l’hôtel qui te transforme en égérie de Courte Paille, je me rends compte que j’avais oublié ma fucking brosse.

Des images effrayantes sont passées par ma tête, de Pollux aux Jackson Five, avec un petit crochet par Afida Turner.

5 minutes ont suffi pour conclure qu’il y avait plus grave dans la vie et je m’étais accommodée plus vite que je ne pensais en être capable, à ma tête de caniche (et pour rappeler à l’amoureux ô combien j’étais une fille facile à vivre, d’autres princesses auraient casser tout le mobilier dans la chambre après avoir vidé le mini-bar).

Nous avons passé une merveilleuse journée de samedi, marché des kilomètres, entrevu les principales merveilles de Milan, la mal-aimée, avons même pu faire une petite sieste au soleil dans le Parc Sempione.

J’avoue que j’appréhendais un peu car après avoir visité pas mal l’Italie, rien ne m’a jamais paru aussi beau que Florence et la Toscane, rien que de l’écrire, je me vois courir toute nue sur la route du Chianti et je me fouette pour ne pas aller sur le site d’Alitalia.

Bon, toi qui me connais bien et sais que je suis ultra pudique, tu esquisses un léger doute, je le sais.

De plus, Milan n’a pas la meilleure des réputations, jugée sale, bruyante, sans trop d’intérêt.

Pourtant, nous avons apprécié son côté cosmopolite et fashion, la douceur de vivre que l’on retrouve presque partout en Italie, les rues regorgeant de ses habitants une bouteille à la main, ses restaurants, ses monuments et ses boutiques de dingue!

Leurs vitrines sont incroyables, elles émettent toutes des signaux lumineux (plus aux femmes, je ne comprends pas pourquoi) qui t’ obligent à ramper à l’intérieur, tel un pèlerinage.

IMG_0624

IMG_0632
Les enseignes de luxe dans la Galleria Vittorio Emanuele II
IMG_0634
Les sublimes sols de la Galleria Vittorio Emanuele II
IMG_0642
Galleria Vittorio Emanuele II

Nous avons finalisé notre journée de samedi avec un Spritz dans le quartier des Navigli et surtout par un dîner au restaurant la Trattoria Toscana (Corso di Porta Ticinese 58), que la moitié de l’humanité nous avait recommandé, et sur lequel nous sommes tombés par hasard.

Le lieu ne paie pas de mine de l’extérieur mais une fois passée la première salle, on se retrouve dans un charmant petit jardin avec fontaine, ambiance romantique tutti quanti, mozzarella, stratacciella, limoncello,la vita é bella !

Nous nous sommes régalés, et je recommanderai comme la moitié de l’humanité ce petit cocon gastronomique italien.

Malgré ce qui m’est arrivé après. Oui.

Rentrés à l’hôtel après avoir encore déambulé dans la ville et admiré la place du Duomo (la cathédrale de Milan) sous les douces lumières de la nuit, je te passerai les ébats bizarres de nos voisins de chambre (je soulignerai néanmoins l’endurance de Monsieur, ou peut-être la frigidité de Madame d’ailleurs).

Vers 4 heures du matin, je me réveille, brûlante de fièvre et avec une folle envie de me pencher sur la cuvette des toilettes, peut-être était-ce ma conscience qui me sommait de vomir les milliards de calories ingurgitées dans la journée.

Là aussi, je te passerai les détails, sauf un : dans ma précipitation pour ne pas changer la couleur de la jolie moquette de notre chambre d’hôtel, je me coince le dos (je revenais d’un épisode de sciatique aiguë qui m’avait clouée au matelas et mis 50 ans dans la tronche, même avec la crème anti-rides).

Mon calvaire commençait alors : fièvre non identifiée, vomissements, étourdissements à la limite de l’évanouissement, le tout sans presque pouvoir marcher.

Autant vous dire que la journée de dimanche s’annonçait chouette.

Mourante (si, mourante) jusqu’à midi dans la chambre, j’ai finalement puisé dans tout mon gras pour me donner la force de marcher et je priais pour qu’on me loue un déambulateur, mais non, on voulait à tout prix me vendre une perche à selfie, et surtout je  m’accrochais au bras de l’amoureux pour ne pas me planter dans le décor.

J’en profitais également pour me muscler le périnée en me retenant de faire pipi, redoutant toute position qui me fasse plier le dos.

Nous avons tout de même réussi à monter sur la terrasse du Duomo de Milan, terrasse sur laquelle mon agonie et moi nous sommes allongées, sans aucune peur du ridicule.

DSC_1450
Mourante j’étais…mais sur la terrasse du Duomo de Milan tout de même
DSC_1422
Vous souffrez avec moi, n’est-ce pas?
DSC_1451
La fabuleuse architecture sur la terrasse du Duomo de Milan. Vous m’avez vue?

Pour te dire ô combien j’étais mal, je ne relevais même pas quand je voyais l’amoureux se faire une fracture de l’œil à chaque passage d’une jolie minette italienne (mal mais pas au point de devenir aveugle, hein).

Alors, je me demande, pourquoi ? Pourquoi moi, qui d’accord, n’aime ni les chiens ni les chats, mais ne ferai pas de mal à une mouche, suis accablée par tant de haine ?

A peine sortie d’une galère, me voilà pataugeant dans la mouise encore et encore !

Laissez-moi tranquille, mauvais esprits, qui que vous soyez !

La semaine qui s’en suivie fut très compliquée, puisque cet ovni de virus que j’avais cueilli je ne sais où avait décidé de faire son touriste et venir à Paris avec moi.

Laissez-moi vous dire mauvais œil, que vous ne m’aurez pas.

Je suis une guerrière et vous n’avez pas réussi à me gâcher le joli souvenir que je garde malgré tout de Milan, aujourd’hui que je suis guérie et que je reviens de l’au-delà.

DSC_1416

DSC_1368

DSC_1425

DSC_1454 (1)

DSC_1412
Le quartiers des Navigli, peuplé de bars et de restaurants où vous pourrez prendre l’apperitivo

IMG_0648 (1)

 

DSC_1363

 

DSC_1355
La fameuse Scala de Milan

IMG_0660

IMG_0670

Et oui, je sais qu’une question vous brûle les lèvres.

Est-ce que j’ai fini par acheter une brosse?

NON.

Je suis forte je vous dis.

Je suis ton père.

Bonne fin de week-end à tous!

                                                                                                                                                                                                                                                                                        JONES

3 jours à Rome, oui, mais plus jamais avec la famille.

C’est très drôle car une semaine avant de partir nous nous questionnions sur le fait de partir en week- end (ou en vacances) avec des amis ou de la famille et évoquions justement ensemble la perversité et la dangerosité de cet acte qui paraît au premier abord si anodin.
Car passer de nombreuses heures ensemble non-stop et voir tous les travers et les défauts de chacun révélés au grand jour, c’est toujours un grand risque.
Et bien cela n’a pas loupé pour nous malgré toute la bonne volonté du monde!
Nous avons tenu un jour,un tout petit jour.
Puis dès le deuxième matin,au petit déjeuner,les hostilités ont débuté.
Avec mon frère, puis ma mère.
Je ne rentrerai pas dans les détails car cela serait bien puéril et si inutile!
Mon père m’a finalement achevée le soir même.

Après tout, il fallait que le tableau soit complet.

Il ne me l’a pas dit en face.
Mais leur chambre étant attenante à la notre,nous avons pu entendre à travers les fines parois qui nous séparaient,tout le bien qu’il pensait de moi.
Je n’ai pas été déçue.
Heureusement,mon amoureux était là pour me permettre de ne pas m’effondrer.
Pas à ce moment là.
Cette fois- ci je le sais, je suis et je serai toujours le vilain petit canard.
Mais je ne serai pas Calimero.
Donc très bien.
J’ai voulu bien faire, je vais essayer de vivre pour moi, pour nous.
Des fois peut- être qu’il ne faut pas insister ou laisser passer du temps.
Cela aurait dû être le weekend de la réconciliation, cela a été celui de la scission.
Sans transition, nous avons tout de même pu profiter de la dolce vita!
Le soleil nous a gratifié de sa présence pendant les 2 premiers jours, ce qui nous a permis d’arpenter de long en large la ville romaine où l’on respire histoire et art à chaque recoin de rue, derrière chaque porte ou au détour d’une colline!
Nous avons bien évidemment fait nos parfaits touristes et sommes passés par tous les sites mondialement connus et recommandés par Lonely Planet.
Colisée (en rénovation mais toujours aussi impressionnant),Fontaine de Trevi (en travaux),Forum romain (ou le musée à ciel ouvert) le Vatican et son musée et avons même assisté à une messe dans la basilique Saint -Pierre après avoir fait une heure de queue sous la pluie.
Le pape François nous a  fait l’honneur d’une apparition éclair de 15 minutes,soulevant ainsi la foule d’un simple geste de la main.
Ici quelques uns de mes clichés pris avec mon iPhone car notre appareil photo marquait une erreur 99 et nous a lâchement abandonnés!

IMG_2769

IMG_2767

IMG_2774
IMG_2776

IMG_2787

IMG_2778

IMG_2794

IMG_2793

IMG_2792

IMG_2795

IMG_2799

IMG_2808

IMG_2796

IMG_2798

Nous avons naturellement fait le plein de pizza,pastas, mozarella et jambon de parme.

Nous vous recommandons d’ailleurs un excellent restaurant pour dîner,qui n’est certes pas donné, mais vous ne le regretterez pas!

Un super service, dans un cadre simple mais élégant et surtout une excellente carte (recommandé et très bien noté sur Tripadvisor), nous vous avons eu du mal à choisir : restaurant La Caletta (à deux pas du Vatican,Via Aurelia, 74, 00165 Roma).

Nous nous sommes régalés!


photo 1

IMG_2838
Le Colisée
photo 1
Romus, Romulus et La Louve
IMG_2866
Le Palatino
IMG_2827
Musée du Vatican (galerie moderne)

IMG_2834photo 3
photo 2

photo 4
La Basilique Saint-Pierre photographiée à partir du Ponte Umberto I

 

IMG_2880
Le forum romain

IMG_2881

IMG_2882

 

IMG_2812

IMG_2826

Les moins de notre séjour: nous avons été déçus par le nombre de travaux dans toute la ville, le prix des restaurants, les vendeurs à la sauvette qui vous harcèlent en permanence et la foule où que nous allions!

Les berges du Tibre ne sont pas du tout aménagées, ce qui est vraiment dommage.

Les plus de notre séjour: vous êtes dépaysés à moins de deux heures d’avion,on y mange divinement bien,on ressent la Dolce Vita et on revient 2 siècles en arrière (super façon de parler d’histoire avec vos enfants)!

Les romaines et les romains sont beaux ! Agréables à regarder, bien habillés, bien coiffés, un régal pour les yeux, aussi bien pour les hommes que pour les femmes!

Alors, un conseil : allez-y, mais en amoureux!

Oui, c’est définitivement une ville à faire à deux!

Moi, plus jamais avec la famille ! Leçon apprise,merci!

 

 

 

Et s’il faisait beau comme en Italie?

Je hais la météo.

Oui parce que ce week-end nous partons (ou plutôt nous allons peut-être partir)dans les Cévennes en amoureux, dans une cabane perchée dans les arbres. On est comme ça nous, roots toujours !

(j’omets volontairement de vous dire qu’il y a un sauna et un jacuzzi dans ladite cabane 🙂 Pff

Concentrons-nous sur ma préoccupation du moment : le temps.

Parce que depuis lundi je regarde mon téléphone 10 fois par jour pour voir s’il n’y a pas une petite lueur d’espoir, je ne sais pas moi, des fois que l’anticyclone revienne de ses vacances. Mais non, c’est sans appel : nous serons bien attendus par de la pluie et des orages.

Et si c’était comme en Toscane ? Comme aujourd’hui, 8 jours avant de nous envoler pour l’Italie pour un long week-end de 4 jours (en juin), je m’étais abonnée à toutes les chaînes de météo possibles (on ne sait jamais, hein). Les prévisions étaient noires : orages et pluie, pendant 4 jours.

J’étais VERTE.

Je l’attendais depuis 3 mois ce week-end, je voulais enfin découvrir de mes propres yeux la Toscane que j’avais tant aimée dans les pages de Stendhal.

Ne t’inquiète pas me disait mon amoureux, ce sera merveilleux, même sous des trombes d’eau.Ouais…c’est ça.

Nous nous envolons donc, le jeudi matin, vers Pise (les vols vers Florence étaient hors de prix).

Première surprise quand nous atterrissons sur le sol italien : ciel bleu et grand soleil, 26 degrés. Youhou !

Nous prenons vite possession de notre Fiat 500 et mettons Romina Power et Albano à fond …oui c’est ça Felicita, nananananananana Felicita…( j’avoue, c’est mon idée).

Premier stop à Lucca, superbe et charmante ville fortifiée avec un grand nombre de monuments historiques, principalement des églises, mais aussi des villas et des palais qui nous donnent envie de revêtir une robe de princesse et revenir à l’époque de la Renaissance.

Je ne ferai pas ici de description exhaustive de ce que nous avons vu (pour ça il y a des guides), je préfère vous donner notre ressenti.

Cette ville a un charme fou, peu touristique et il est très agréable de s’y promener dans ses rues pavées.

Lucca DSCF4098

Après quelques heures, nous avons pris la direction de Firenze la Magnifique. Et elle s’est fait désirée cette Florence ! Nous avons mis autant de temps à rentrer dans la ville que la durée du trajet elle même depuis Lucca (1 h30 environ).

Mais cela valait le coup : à peine rentrés dans le centre historique ( où nous avions réservé notre hôtel), nous étions déjà tombés amoureux (pas nous deux, amoureux de la ville!).

La nuit tombait et nous n’avions qu’une hâte, qu’il fasse de nouveau jour pour admirer les promesses entrevues au clair de lune.

07:00 du matin, le lendemain, nous étions prêts à fouiller la capitale toscane de long en large. C’est que la ville se réveille tôt! Et nous n’étions pas seuls, nous l’avons vite compris!

Des cars et des cars de touristes, des gens qui sortaient de tous les recoins…Cela aurait pu en être étouffant.

Et pourtant, nous étions émerveillés. Presque sous le choc de tant de trésors concentrés dans une même ville, tant de beauté à ciel ouvert, offerts à la vue de tous, des richesses à chaque coin, ruelle, café, restaurant, immeuble,impasse…OUAOUH

Mon amoureux s’arrête toutes les 30 secondes pour capturer chaque merveille dans sa boîte numérique.

Pour une fois, je ne râle pas. Je contemple.

Vous l’aurez compris, nous avons adoré Florence : églises, basiliques, places, jardins, dômes, palais, tout est à voir.

DSCF4182 DSCF4187 DSCF4154 DSCF4196

Notre prochaine étape fut la ville de Sienne, située au coeur de la campagne toscane, que nous avons atteint après avoir traversé la route du Chianti.

Que dire de Sienne?  Tout comme sa rivale Florence, elle regorge de trésors architecturaux, mais à plus petite échelle. Un peu moins touristique, on y circule plus librement .

La piazza de l’anfiteatro donne juste envie de s’asseoir en tailleur juste au milieu pour pouvoir admirer  le panorama 360 degrés. Les commerçants et restaurateurs étaient plus accueillants qu’à Florence, certainement parce qu’il y a justement moins de touristes, ils prennent plus le temps.

DSCF4214

On ne le perd pas nous, le temps ! Nous avons un ferry à prendre ! En route (ou plutôt en mer) pour l’ïle d’Elbe. Un peu de culture française? Ça vous revient hein? C’est bien sur cette île paradisiaque (nous ne le savions pas encore) que Napoléon 1er a été exilé (le pauvre).

Nous avons été jusqu’à Piombino, dans la province de Livourne pour embarquer à destination de Portoferraio.

Nous l’avions un peu mauvaise car la traversée ( avec la voiture) nous a coûté 2 bras ( au moins) . Cela allait devenir un détail une fois arrivés sur place.

Comment ce paradis est-il si peu connu? Eaux turquoises, végétation luxuriante, luminosité incroyable (si vous aimez la photo, vous serez servis), des petites ruelles pavées, QUEL CHARME FOU. FELICITA, nananananananana FELICITA.

Je veux m’exiler ici. Nous avons pu nous baigner ( météo FANTASTIQUE : 29 degrés, ciel bleu azur, lumière absolument fabuleuse) dans une superbe crique où nous étions seuls au monde. Voui voui !

DSCF4401 DSCF4376

Portoferraio
Portoferraio

Mais il fallait déjà repartir!

Nous prenons à nouveau possession de notre Cinquencento et longeons la côte pendant 2 heures ( que d’endroits charmants que nous traversions et où nous voulions nous arrêter) en route vers Pise d’où nous décollions.

Nous y sommes passés en coup de vent, avons pris la photo à côté de la Tour, et avons mangé notre glace, à l’italienne, of course. No more.

Franchement quand vous avez été à Florence, toutes les villes qui passent après paraissent insignifiantes.

Il faut du temps pour oublier.

Une chose est sûre, non, deux choses : nous reviendrons en Toscane mais pas seulement 4 jours.

En attendant, je vous confirme que ce n’est pas ce week-end que nous ne dormirons dans notre cabane dans les Cévennes. Je viens de l’apprendre. ALERTE METEO.

Pas grave,je viens de voyager un peu avec vous.

P-S: Je hais la météo

Cadeau