Lectures d’automne

Quelques longues semaines d’absence de la toile, parsemées d’embûches mais aussi parfumées d’espoir.

D’autres penseront que je fais ma Diva et que je me fais désirer.

Que nenni.

La vie est ainsi parfois, a-t-on-besoin d’en dire plus ?

Je m’évade follement grâce à mes lectures, et étant une fidèle des livres papier (je n’éprouve absolument pas le même plaisir sur une liseuse, c’est comme l’amour avec une capote pour moi, vous voyez ?), mes yeux délaissent non sans une petite pointe de satisfaction, toute forme d’écran.

Mes infidélités au web m’ont donc conduite sur le chemin de nombreux livres, tous très différents, avec des messages et des histoires hétéroclites.

J’ai choisi de partager avec vous 3 de ces lectures, pour des raisons très différentes.

Vous savez que je ne suis pas la spécialiste du pitch que je n’affectionne d’ailleurs pas particulièrement de faire, mais, plutôt du partage d’émotions ressenties, cela me ressemble plus.

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Je commencerai par un livre qu’on destinerait au premier abord plus aux femmes, puisqu’il s’agit de la biographie de la créatrice de mode Diane Von Furstenberg, « The woman I wanted to be ».

Il s’agit en fait du deuxième volet de ses mémoires car elle avait déjà publié 16 années auparavant « Diane : a signature of life ».

J’avais envie d’en connaître en peu plus sur celle dont j’admirais d’abord les robes aux célèbres imprimés, la beauté et l’élégance.

Diane von Furstenberg est considérée comme une des femmes les plus influentes au monde, mais vous seriez surpris par son parcours quelque peu chaotique pour être la femme qu’elle est aujourd’hui, et surtout, la femme qu’elle voulait être : forte, indépendante, aimante et aimée.

Je vous confesse qu’au début du livre, j’ai rapidement pensé que le livre allait être « so cliché » : sa maman avait miraculeusement échappé à la mort dans un camp de concentration nazi, Diane a très tôt baigné dans l’aristocratie et la jet-set qui lui ont permis de côtoyer beaucoup de célébrités, ce qui a priori lui aurait gentiment facilité la vie, blablabalabla.

Puis j’ai rapidement changé mon fusil d’épaule (c’est quand j’utilise ce genre d’expression que je me dis qu’il faut que je songe au lifting).

Diane s’est révélée très tôt une femme d’affaires passionnée, créative, entrepreneuse, déterminée, n’ayant peur de rien.

Elle est en parallèle devenue princesse en épousant le beau Egon von und zu Furstenberg et très jeune maman de deux enfants.

Mais Diane ne voulait pas se contenter d’être femme de.

Elle rêvait d’indépendance, de créer et faire rêver.

La robe portefeuille qu’elle a elle-même dessinée et créée, lui a très vite valu reconnaissance et argent.

La suite ne fut pas toute rose.

Diane est avant tout une créative et pas une financière. Ses sociétés ont connu maintes fois des déboires économiques, qui l’ont contrainte à vendre, puis à tout recommencer de 0, à plusieurs reprises.

Jamais Diane n’a abdiqué ou a pensé que c’était fini pour elle, Diane, c’est un exemple de persévérance et combat.

Elle a affronté de cette même façon un cancer, un divorce, des désamours, son passé, toujours la tête haute, en assumant parfaitement ses actes et leurs conséquences, toujours avec beaucoup de lucidité.

Aujourd’hui adulée et très respectée, très engagée aux côtes des femmes, Diane, est en quelque sorte le symbole d’indépendance féminine et rien que pour cela, son parcours mérite d’être lu et connu.

Mon seul bémol va à la mauvaise traduction du livre en langue française, ce qui entraîne quelques fautes de syntaxe et même d’orthographe.

Source https://www.unidivers.fr
Source https://www.unidivers.fr

Dans un tout autre registre, le deuxième livre dont je souhaitais vous parler est le roman de Baptise BEAULIEU, « La ballade de l’enfant gris », un véritable tourbillon d’émotions intenses, qui vous prennent aux tripes, au cœur et tout autre partie de votre corps qui vibre à la lecture de mots à la fois délicats et percutants.

Vous connaissez peut-être le blog de Baptise Beaulieu Alors Voilà, si ce n’est pas le cas, allez-y jeter un œil avec un mouchoir ou deux (attention je n’ai pas dit que vos larmes ne seraient que de tristesse, au contraire, bande de crocodiles).

Dans ce roman, qui est son 3ème si je ne m’abuse, Baptiste, inspiré de son expérience de médecin généraliste dont il parle avec tant de sensibilité, humour et beauté sur son blog, nous raconte l’histoire d’un jeune interne en pédiatrie, d’un petit garçon à la personnalité si attachante, atteint d’une maladie incurable et de sa maman, si secrète, qui n’est pratiquement jamais au chevet de son fils, sans que l’on comprenne le pourquoi de cette attitude qu’on ne peut qualifier que de cruelle.

Je ne vous en dirai pas plus sur l’histoire, ô combien bouleversante.

On ressent toute l’émotion et la frustration de Baptiste qui planent au-dessus de ce merveilleux roman, clairement inspiré par le choc qu’il a ressenti lors de la disparition d’un de ses jeunes patients.

On ne comprend pas tout de suite, on s’interroge, on est souvent dans le noir, on souffre, on est en colère, on est triste, on a envie de percer les mystères.

Mais on sourit et on rit aussi, beaucoup.

On voyage, on s’illumine, on a peur, on ne veut presque plus savoir puis si, quand même, on veut tout savoir, vite.

Ce roman est un poème lyrique, une quête vers l’humain, une symphonie de couleurs sur un fond de fantaisie.

J’ai été prise à la gorge par des émotions si différentes, la tristesse, la tendresse, l’espoir, la bienveillance, la sensibilité, la douleur, la magie, l’inconnu.

Au travers de ces dualités de sentiments si forts auxquels on ne peut rester insensible à moins de s’appeler J.R Ewing (oui cette référence me dicte une nouvelle fois la nécessité du recours au lifting), les mots de Baptiste Beaulieu m’ont rappelé un peu Agnès Ledig dans sa façon de nous faire entrevoir le beau dans ce qui ne l’est pas forcément.

Alors, si comme moi, vous aimez avoir le rimel qui coule et le nez tout rouge, le cœur qui palpite, partez en ballade avec l’enfant gris.

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Le troisième livre a été acheté sur un coup de tête alors que je flânais à la librairie des Galeries Lafayette, à la recherche de mon amie perdue.

La couverture m’a plu, le titre avait un goût d’espoir et de légèreté, « La tentation d’être heureux ».

Les « happiness books » se multiplient ces dernières années, et je ne suis pas la dernière à m’en nourrir et à m’en délecter, ce type de lecture fait toujours du bien, n’en déplaise à Yann Moix.

L’auteur de ce roman est Lorenzo Marone, un ancien avocat qui a décidé d’embrasser sa première passion, l’écriture.

Vous l’aurez deviné, l’écrivain est italien, tout comme le héros principal de l’histoire, Cesare, vieil homme de 77 ans, vivant seule dans la grouillante ville de Naples.

Ronchon à tout heure, Cesare déteste avant tout être vieux et ne prend de pincettes avec personne, ni même avec ses enfants (coucou papa).

Pourtant, dès les premières lignes, j’ai été conquise et je suis devenue la meilleure amie de Cesare : je le comprenais.

Je ne pourrai pas dire qu’un roman sur la vieillesse puisse être considéré très sexy ; néanmoins, encore une fois, je me suis rapidement attachée à chaque morceau de cette fresque de vie italienne, à chaque personnage, tous touchants à leur manière.

Marié à une femme qu’il n’aimait pas, ayant exercé une profession qu’il a toujours détesté, plus près de sa demeure ultime que de sa jeunesse, c’est en décidant de tendre la main aux autres que Cesare sera à son tour, tenté par le bonheur.

Lorenzo Marone ne tombe pas dans la niaiserie pour nous décrire ces portraits de vie, ces drames familiaux, ces tragédies de l’existence.

Il le fait parfois même avec un certain cynisme, un réalisme décapant, tout en subtilité.

Nous sommes souvent aux portes du drame dans ce roman, nous le touchons même du bout des doigts, c’est parfois d’une grande violence.

C’est avec lucidité, humour et justesse que notre spirituel héros napolitain affronte son quotidien avec un nouvel objectif : essayer d’être heureux le peu de temps que la vie voudra bien lui accorder, et surtout, essayer de rendre ses proches heureux avec les moyens que possède un vieux monsieur.

Cela peut vous paraître complètement bateau dit ainsi, pourtant cela ne l’est pas, croyez-moi.

Ce livre m’aide grandement à me remettre en question en ce moment.

Priorisez ce qui nous rend vraiment heureux au détriment de la superficialité de nos existences, Cesare le comprend peut-être un peu tard mais il le comprend encore à temps.

Certains s’acharneront toute une vie à passer à côté de la leur car ils n’ont jamais fait la différence entre l’essentiel et le futile, l’important et le désuet, le vrai bonheur et le faire semblant.

Pour ces raisons, cette petite pépite feel-good doit se retrouver sous le sapin d’une personne qui vous est chère, elle comprendra forcément le message.

J’ai lu sur ce livre une phrase qui l’illustre parfaitement :

« Un livre à mettre entre toutes les mains de ceux qui souhaitent mourir plus heureux et moins idiots » (Isabelle Falconnier, L’hebdo sélection Payot).

Vous êtes arrivés jusqu’ici? Vous êtes trop forts. Merciiiii!

Et vous, avez-vous des lectures à me conseiller, à partager ?

Bonne semaine à tous !

Signature

Lecture coup de coeur « Tu comprendras quand tu seras plus grande », par Virginie GRIMALDI

Sur la quatrième de couverture du livre, une promesse :

« En le refermant, on n’a qu’une envie : se délecter des petits bonheurs qu’offre la vie ».

Ce livre, je l’ai terminé il y a quelques minutes.

L’amoureux a voulu nous prendre en photo, mes yeux de panda et moi, pour immortaliser ce que refermer la dernière page a provoqué en moi.

Je l’ai menacé de mort.

Il a dit « d’accord ».

Oui, je me retrouve encore à ressembler à une vieille prostituée.

(Note à moi même : ne plus me maquiller quand je lis un billet ou un livre de Virginie GRIMALDI parce qu’à chaque fois je pleure, de rire ou d’émotion).

Tout d’abord, je tiens à dissiper tout de suite la question de la promesse : elle est tenue, bien au delà de ce que vous pouvez espérer.

Effectivement, une fois lu le dernier mot de l’épilogue et le redoutable « FIN » qu’on repoussait aussi fort qu’on le pouvait, on ressent une sorte de bouleversement émotionnel.

Personnellement, j’ai été saisie d’une schizophrénie passagère, je suis passée du sourire aux larmes pendant quelques minutes, sans que l’on puisse m’arrêter.

Je pleurais, je riais, j’ai eu l’air con, je me suis posé des questions, je me suis dit « putain qu’est-ce que c’est beau ».

J’ai clamé que j’adorerai avoir le talent de Virginie, ce talent qui fait du bien aux gens, ce talent pour décrire et nous faire ressentir de telles émotions, de fabriquer de si jolis moments, ce talent de savoir appuyer sur les bonnes touches chez nous, afin de déclencher la symphonie de sentiments.

« Il faudra quand même que je vérifie sur Google si ça fait mal quand on explose de bonheur » (chapitre 107).

Quand j’ai commencé à lire « Tu comprendras quand tu seras plus grande », je me suis demandé tout de suite comment est-ce que Virginie avait tricoté cette histoire, qui commence plutôt très mal pour Julia, jeune trentenaire psychologue, originaire de Biarritz et installée à Paris.

C’est d’abord la perte de son papa, puis de sa grand-mère « Maminou » et comme ce n’était pas assez drôle comme ça, la séparation de son petit ami Marc, qui viennent chambouler l’existence de Julia.

Perdue et en grande détresse, elle quitte la capitale sur un coup de tête, pour accepter un poste de psychologue dans une maison de retraite dans sa ville natale, « Les Tamaris », elle qui n’affectionne pas particulièrement les papys et les mamies.

Dans ma tête, je me disais, mais dans quel merdier elle s’est foutue ? Dans une maison de retraite ? Ah bah on va se marrer !

Elle a craqué Virginie cette fois-ci ?

Mais confiante, je reprenais vite la lecture.

On découvre avec Julia chaque pensionnaire de cet établissement avec vue sur l’océan.

On s’attache aux petites manies, au grincheux, au raconteur de blagues potaches, à Miss Mamie, à ces personnes âgées qui ont décidé que la vie n’était pas terminée pour autant bien qu’ils aient tous traversé de nombreuses décennies, les déboires , les joies et les peines qui vont avec.

Vous savez quoi ?

On oublie que l’on a à faire à des personnages qui sont plus proches de la fin que du début tellement ils sont vivants.

Touchants, drôles, débordant d’énergie mais également de secrets inavoués, de nombreux chemins se croisent aux Tamaris, judicieusement tracés par la plume de Virginie.

Des cœurs brisés, des personnalités écorchées, de l’amour, de la tendresse, de la bienveillance, de la résilience, des rires, des renaissances, de l’espoir, du bonheur à l’état pur, tels sont les ingrédients principaux de ce roman, de cette ode à la vie.

Julia va donner énormément à ses pensionnaires mais elle va à sa grande surprise, énormément recevoir en retour.

Aux côtés de ses très vite inséparables collègues, le sexy Greg et l’authentique Marine, l’héroïne du roman va réapprendre le sens du verbe « vivre » et apaiser peu à peu ses peines et ses démons, tutoyer de nouveau l’amour de façon très inattendue.

J’ai enfin compris à la fin du livre le titre qui a pris tous son sens, comme une évidence (grosse quantité de liquide lacrymal versé à cet instant précis, si seulement ça pouvait peser en négatif sur la balance).

Le style de Virginie est celui que je connais depuis longtemps à travers les billets de son blog Femme Sweet Femme, et que j’ai retrouvé dans son premier roman « Le premier jour du reste de ma vie », mon Love Actually à moi.

Si vous ne le connaissez pas encore, je vous invite à y aller faire un tour en vous recommandant deux choses : essuyez-vous les pieds avant d’entrer et prévoyez du temps car vous risquez d’y passer un moment.

Je ne vais pas vous chanter à nouveau mon amour pour ses mots, son humour à toute épreuve, sa capacité à vous toucher, à traiter des sujets graves et délicats.

Ah merde, je viens de le faire.

Je ne vais pas vous dire que c’est le blog qui me procure le plus de plaisir à lire, toujours si drôle, inattendu et touchant, nourri de précieux moments de vie que Virginie nous offre avec tant de justesse.

Ah merde, je viens encore de le faire.

Ce que je n’ai pas encore fait c’est vous dire que vous devez absolument lire ce deuxième roman de Virginie GRIMALDI, que j’ai eu la chance et le privilège de recevoir avant sa sortie en librairie le 4 mai prochain.

Si j’avais adoré le premier, ce deuxième bébé consacre définitivement Virginie en tant qu’auteure, généreuse, sensible, à l’humour qui pétille, tout en restant simple et agréable à lire.

J’en redemande.

J’étais triste de voir que les billets de Virginie se faisaient de plus en rares sur son blog.

Maintenant que j’ai fait connaissance avec l’objet du crime, je lui pardonne.

Virginie a ce talent de faire du bien aux gens, elle aurait tort de s’en priver, elle aurait surtout grand tort de nous en priver.

(Oui, Virginie, tu peux dormir tranquille).

Vous voulez que je vous fasse à mon tour une promesse ?`

Vous allez l’adorer et vous allez en redemander aussi, bande de gourmands !

Bon dimanche à tous, n’oubliez pas de vous délecter de chaque petit bonheur de la vie!

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« Marie d’en haut », par Agnès Ledig, un hymne au bonheur.

Alors que j’attends depuis des semaines le nouveau diamant de Virginie Grimaldi, « Tu comprendras quand tu seras plus grande », trois livres me faisaient de l’œil sur le bord du lit, à côté de la petite boule de neige marmottes et de Notre Dame de Fatima.

Je les ignorais comme cela n’est pas permis, me disant que si le facteur daignait enfin m’apporter le livre de Virginie, j’allais les oublier lâchement, comme s’ils n’avaient jamais existé, les laissant orphelins avant l’heure.

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Décidément, je suis vraiment une mauvaise mère.

Le facteur étant peut-être en grève, le mauvais œil ayant éventuellement encore frappé ou le facho de voisin ayant possiblement sévi, la boîte aux lettres demeurait toujours aussi vierge.

J’ai alors timidement cédé à l’appel de « Marie d’en haut », d’Agnès LEDIG qui fut d’ailleurs son premier roman.

J’avais lu il y a quelques temps « Juste avant le bonheur », livre qui m’avait bouleversée et qui ne laisse assurément personne indifférent.

Ce fut un de mes grands coups de cœur de ce début d’année 2016.

« Marie d’en haut » c’est l’histoire de 3 adultes brisés par une enfance difficile : Olivier, Marie et Antoine.

Marie a 30 ans, est agricultrice dans une vallée de montagne perdue et élève seule son adorable petite fille, Suzie.

Elle a une forte personnalité et un caractère bien trempé, qu’elle nous révélera joyeusement à de nombreuses reprises.

Olivier, lieutenant de gendarmerie par dépit, souffre-douleur de ses parents, recueilli finalement par la gentille voisine Madeleine, personnage torturé et désabusé, se fait muter dans la vallée des naufragés de l’amour.

Enfin Antoine, meilleur ami de Marie, victime lui aussi de la violence de ses parents, pour une raison différente que je ne peux révéler ici sans parler de l’intrigue, raison qui l’a poussé à quitter son Cantal natal et s’éloigner de sa famille qui l’empêchait d’être lui.

Un fait divers permet à ces trois personnalités blessées de nouer un curieux trio, rencontre qui va bouleverser leur vie à tout jamais.

On découvre comment et pourquoi Marie élève sa fille seule, leurs fêlures, leur fragilité mais aussi leur force à vouloir se reconstruire, l’importance de l’amour et du regard des autres, la bienveillance.

Agnès LEDIG aborde avec simplicité, justesse et humour des sujets graves et prenants, dans un style fluide et vivant.

Si aucun de ces personnages n’a été épargné par la vie, ils décident de la défier et de la vivre pleinement, bien que celle-ci les mette régulièrement à l’épreuve et on lui en veut tellement pour cela, à cette chienne de vie parfois, de na pas leur offrir un moment de répit si mérité.

Oui, parce qu’on s’y attache à ces personnages.

De mon point de vue, ce roman est une cure d’amour et de tendresse, dans lequel on arrive à voir le beau dans le moins beau, la tendresse dans la dureté, la joie dans la tristesse.

C’est un roman d’espoir, tout comme l’est « Juste avant le bonheur ».

C’est une leçon de vie, qui nous enseigne la tolérance et nous rappelle combien il est important de vivre chaque jour comme le dernier.

Je vous avouerai avoir refermé le livre le visage baigné de larmes, le mascara coulant, le fond de teint creusé de sillons me faisant ressembler à une vieille prostituée.

Je sanglotais à chaque phrase et poème en hommage à l’amour, à cette peine ressentie malgré tout dans ce sentiment de bonheur si fort et intense.

J’étais dans le roman à deux mille pour cent, j’étais copine avec Marie et Olivier, j’avais envie de venir en aide à Antoine, je me plaisais pleinement à la ferme, j’avais envie d’adopter Suzie.

Et c’est exactement ce que j’attends d’un livre.

Je ne le répéterai jamais assez, l’auteur qui arrive à me faire rire et pleurer à travers ses mots a accompli pleinement son devoir auprès de moi.

Un tourbillon d’émotions, de sentiments et de réflexions.

On ressent, je pense, le vécu personnel de l’auteure qui a su retrouver le chemin de bonheur après un épisode tragique, le décès d’un de ses enfants.

Je remercie Agnès LEDIG d’avoir su me toucher par sa justesse et son regard sur la vie, on ne nous dira jamais assez qu’il faut en être acteur et pas spectateur.

Sans vous dévoiler les nombreuses autres ficelles du roman, vous comprendrez que je vous conseille indéniablement cette lecture, ce moment de partage, ce voyage vers le cœur, cette mélodie d’amour.

Je n’ai aucun talent pour la critique littéraire, mais vous livre mon ressenti sincère.

Je vous laisse avec un extrait du livre, un échange entre Olivier et Marie, qui me parle énormément :

Tu m’aimeras toujours ?

Toujours.

Et si j’ai les seins qui tombent ?

Je les relèverai.

Et si j’ai de la peau d’orange sur les cuisses ?

Je t’éplucherai.

Et si j’oublie tout le temps où j’ai mis mes lunettes ?

Je les chercherai.

Et si j’ai un dentier ?

Je ferai tremper le mien à côté du tien.

Et si je ne peux plus marcher ?

Je te porterai.

Et si je deviens méchante ?

Je te l’interdirai.

Et si je tombe malade ?

Je te soignerai.

Et si je meurs avant toi ?

Je te survivrai.

Bonne fin de journée et n’oubliez pas de croquer la vie à pleine dent !

Déconnexion forcée et bouillons de culture : mes coups de coeur #2

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La prise,le fil, c’est cadeau…mon fils était tellement fier de cette photo que je me devais de l’utiliser ❤

Comme promis, je reviens pour vous parler de mes derniers amours littéraires, après avoir partagé ici 3 de mes déceptions successives qui m’ont presque laissée KO sur le ring.

Mais maman au BDR ou pas, on se relève, on se ressaisit et on laisse de nouveaux ses yeux caresser les mots couchés sur le papier, on tourne les pages avec entrain, et sacrilège pour certains, on les corne parfois !

Comme dans la vie, pour ses rêves et ses amours, jamais vaincu tu ne dois t’avouer !

Franck Ribéry le disait déjà, la roue tourne ! (enfin lui, il a plutôt dit la roue tourne va tourner)#minuteculture.

800 pages plus tard, me voilà de nouveau amoureuse des mots, des maux, de l’amour, de la passion, de la tristesse, de l’écriture, de l’espoir, de la vie !

Je commencerai par le roman qui m’a pris aux tripes, dont j’ai dévoré les 500 pages en 3 jours à peine, l’emmenant avec moi dans tout recoin possible et inimaginable (non, n’imagine pas trop) :

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« L’invention de nos vies », de Karine TUIL.

« Sam TAHAR, brillant avocat au barreau de New-York, semble tout avoir : la célébrité, la fortune, un beau mariage…Mais sa réussite repose sur une imposture.

Pour se fabriquer une autre identité en Amérique, il a emprunté les origines juives de son ami de jeunesse Samuel, écrivain raté qui s’enlise dans une banlieue française sous tension.

Vingt ans plus tôt, la belle Nina était restée –par pitié- au côté du plus faible. A mie-vie, ces trois comètes se rencontrent à nouveau, et c’est la déflagration…L’histoire d’un triangle amoureux qui percute avec violence la grande Histoire de notre début de siècle ».

AMOUR : ingrédient numéro un pour me tenir en haleine, ne me blâmez pas et ne croyez pas pour autant que je regarde My Litlle Poney en boucle, mais j’aime l’amour bordel !

Et dans ce roman de Karine TUIL, nous en avons à revendre,de l’amour !

L’amour d’une mère pour ses enfants, l’amour inconditionnel d’une épouse aveugle pour son envoûtant mari, l’amour passionné et interdit de deux anciens amants, l’amour platonique d’un écrivain raté pour sa belle muse.

Je ne peux vous en dire plus, l’intrigue se démultiplie au travers des différents personnages, vous réservant de multiples surprises.

Cet excellent roman vient nous poser à tous cette question sur l’identité, notre appartenance à une communauté, ce que nous sommes prêts à faire pour atteindre la réussite, le succès, la richesse.

Comment peut-on construire la vie que tout le monde nous envie, sur une imposture, sur un tissu de faux-semblants, qui nous entraîne dans la spirale infernale du mensonge ?

Une histoire passionnante et bouleversante, vous en traverserez les couloirs avec parfois des sueurs froides, haletant, tournant nerveusement chaque page mais ne pouvant pas vous en empêcher.

Ce roman est addictif, son intrigue est captivante, ce, jusqu’à la dernière ligne de l’ouvrage.

Bref, j’ai adoré !

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« Un tout petit rien », de Camille ANSEAUME

Je reviens de très loin avec Camille.

Je vous avais fait part de ma déception après la lecture de son tout nouveau roman, « Ta façon d’être au monde »

Je m’excusais presque de ne pas y avoir été sensible, de ne pas en être tombée amoureuse.

Je pensais surtout que mon manque d’attirance envers ses mots était essentiellement liée à l’univers triste inhérent à celui du deuil, de la perte d’un être cher.

C’est donc avec prudence que j’ai entamé la lecture de celui qui fut le premier roman de cette jeune écrivaine, « Un tout petit rien ».

On ne peut pas dire que le sujet soit celui qui me fasse faire des roulades de rire par son sujet, qui lui aussi, est assez grave.

Dans ce roman, Camille ANSEAUME nous raconte le choix qu’une jeune fille de 25 ans va devoir faire lorsqu’elle découvre qu’elle est enceinte.

Enceinte d’un homme avec qui elle ne partage pas grand chose à part ses nuits.

« On s’aime surtout à l’horizontal et dans le noir.(…)On n’a ni projets ni même le projet d’en avoir. Le plus gros engagement qu’on aurait pris ensemble, c’était de se dire qu’on s’appellerait en fin de semaine. C’était quand même un mardi… »

Comme vous le devinez sans doute, l’amant de ses nuits fuit en apprenant cette nouvelle.

Nous assistons alors à la venue au monde d’une maman en devenir, qui face à l’urgence de décider si elle veut garder ou non cet enfant, dresse des listes, doute, angoisse, désespère, pleure, se relève, réfléchit.

Elle n’a que 12 semaines pour se résoudre à devenir maman célibataire avec toutes les complications qui s’annoncent déjà à elles, ou au contraire, reprendre le cours normal de sa vie.

Cette aventure presque dramatique, nous la vivons avec humour, poésie et la délicatesse qui caractérise si bien l’écriture de Camille.

Ce livre se lit d’une seule traite, tant l’écriture est fluide et formidablement bien cousue.

Sa plume est vive, tout comme sur son blog, Camille va à l’essentiel, sans pathos,ce qui rend sa lecture d’autant plus facile et délicieuse.

Impossible de rester insensible à cette histoire, qui peut être l’histoire de toute jeune fille, qui aurait pu être la mienne, la vôtre.

Je suis heureuse de m’être réconciliée avec Camille, peut-être aurai-je du commencer par son premier, très réussi, roman.

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« L’essence de l’être », de Marie Kléber.

« La vie dans toute sa complexité et sa beauté. Nos vies qui se croisent, se perdent, se séparent, se transforment. On peut vivre le pire et rebondir, se réinventer, dessiner notre avenir en lettres d’or ».

Cette lecture avait, avant même que je ne la commence, une saveur particulière.

Marie est une talentueuse blogueuse dont j’admire beaucoup l’écriture, si apaisante, juste et raffinée, qui aborde tous les sujets avec un regard toujours très authentique.

J’essaie de ne manquer aucun de ses billets, et ai fini par tisser un véritable lien avec elle et ses lettres, sur la blogosphère.

Aussi, quand elle nous a fait part de son souhait de sauter le pas de la publication de ses écrits, nous avons été nombreuses à l’encourager.

Ce recueil de poésie est, je l’espère pour Marie, le premier de nombreux autres pas vers le succès.

Dès les premières lignes, j’ai ressenti qu’il y avait beaucoup de Marie et de son histoire personnelle derrière ces délicats vers, ces courtes et percutantes phrases.

Nous devinons l’histoire d’amour dévastatrice, la passion destructrice.

Des mots précis pour décrire la douleur, l’incompréhension, la peur, la rage, l’existence.

Malgré tout cela, Marie nous transmet un message d’espérance, une déclaration d’amour à la vie.

Ce livre, je l’ai lu comme l’histoire d’une renaissance, une sorte de thérapie.

Beaucoup de justesse, de douleur, de tristesse, mais toujours ce sentiment vers la lumière qui nous accompagne tout le long.

Le jour où j’ai eu la chance de rencontrer Marie, j’ai encore mieux appréhendé le sens de ce livre, de son histoire.

J’ai vu de mes propres yeux cette sensibilité, j’ai touché cette douceur, cette authenticité.

Je ne suis habituellement pas une grande lectrice de poésie et ai néanmoins lu ce livre en un souffle.

Beaucoup de ses poèmes m’ont énormément parlé, de part mon histoire personnelle, également, évidemment.

Marie a su mettre les mots sur beaucoup des miens aussi, de maux.

Vous pouvez commander le livre de Marie sur le site internet The Book Edition, en format numérique ou papier.

Je profite de ces quelques jours de vacances pour embrayer de nouveau sur une nouvelle série de lectures qui commence par « Celle que vous croyez », de Camille Laurens.

Et vous?

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Bonne semaine à tous et bonne vacances à ceux qui en sont aussi!

Déconnexion forcée et bouillons de culture : mes déceptions #1

Cela fait un moment que je ne vous parlais pas de mes lectures, non pas que j’ai arrêté de lire, bien au contraire !

Je n’ai jamais lu autant que pendant les dernières semaines.

La principale raison : la batterie de mon smartphone à la pomme verte était HS et je ne pouvais donc ni écrire mes billets pour mon blog, ni vous lire aussi assidûment que j’aime à le faire.

Je passais également moins de temps sur les réseaux sociaux et vous savez quoi, ça m’a vraiment fait du bien !

Un peu libéréée, délivrééééééée, je ne me brancherai plus jamais !

Je vous en dirai même plus, j’ai supprimé mon compte Twitter, tellement ce réseau m’angoissait à chaque fois que je voyais l’oiseau bleu me narguer. Je me sentais happée par les mauvaises nouvelles, méchancetés, futilités et autres -és !

Et puis les live tweets de The Voice, je n’en avais rien à lustrer, je le regarde en direct quoi !

Premier pas de désintoxication fait !

Je vous rassure, ce n’est absolument pas le sujet de mon billet.

Revenons à mes derniers bouillons de culture.

Si je ne vous ai pas parlé de mes dernières collations littéraires, c’est que pour la première fois de ma vie, j’ai enchaîné 3 livres de suite qui ne m’ont pas plu.

CIEL !

Vous rendez-vous compte ? Moi, l’amoureuse des mots, des histoires, des personnages hauts en couleurs, j’ai tenu 700 interminables pages sans trémousser de plaisir, sans changer de petite culotte.

Sans sourire, sans trépigner d’impatience, sans passion.

J’aime être amoureuse de mes livres !

D’autant plus que j’avais lu d’excellentes critiques, beaucoup de gens semblaient les avoir apprécier, pourquoi pas moi ?

Je me suis diagnostiquée malade sans même avoir été consulter un médecin de la littérature, comment dirait-on ? Un « littératologue » ?

Puis l’amoureux m’a dit que ce n’était pas si grave de ne pas avoir aimé un livre que la terre entière acclamait.

Et que j’avais même le droit de le dire.

Sauf que voyez-vous, je ne suis pas Léa Salamé ou Natacha Polony.

Je ne suis pas critique, d’ailleurs je déteste dire du mal (j’ai toujours l’impression que c’est gratuit alors que non, c’est évidemment un vrai métier) je préfère parler de ce que j’aime.

Je n’ai toujours partagé avec vous que mes coups de cœur.

Alors, il m’a fallu relire 3 autres livres que j’ai passionnément aimés d’amour pour être prête à vous en parler.

Je vais d’abord évoquer vaporeusement avec vous mes déceptions pour aborder par la suite mes coups de foudre from the bottom of my heart, oué.

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  • « Cet été-là », de Véronique OLMI

L’histoire se déroule un week-end du 14 juillet, dans une maison de vacances, à Countainville.

3 couples s’y retrouvent depuis toujours, un rite qu’on n’ose plus transgresser.

Mais cet été là, leur rencontre avec Dimitri, un adolescent mystérieux, va rompre cette belle harmonie en faisant planer la menace de la disparition prochaine du grand pin.

Mon avis : Je vous avouerai que j’ai attendu jusqu’à la page 250 qu’il se passe quelque chose de fort. Le livre est écrit dans un style impeccable mais trop lisse et monotone à mon goût. J’ai vraiment peiné à le finir, je ne voulais pas regarder le tableau qu’on me peignait: fragilité du couple, non-dits, vieillesse, subtilités de la vie à deux.

Je n’ai pas pris de plaisir à me balader dans cette Normandie, le temps était trop lourd et orageux pour moi.

 

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  • « Debout-Payé », de GAUZ

« Debout-Payé désigne l’ensemble des métiers où il faut rester debout pour gagner sa pitance ».

Gauz a été lui même vigile au sein de grandes enseignes et retire de son expérience la grande indifférence de notre société face au drame des immigrés.

Il nous raconte l’histoire de ces hommes arrivés d’Afrique pour trouver en France une vie meilleure.

Cette nouvelle est un véritable hommage aux familles africaines, où, de père en fils, on devient vigile à Paris.

Mais c’est aussi un ode à cette communauté, que l’on découvre avec tendresse, avec ses travers et ses inébranlables qualités humaines, chanté avec ironie et humour.

Gauz porte un regard sévère sur les relations politiques entre la France et l’Afrique, sur la place des noirs dans notre société, sur les nouveaux temples de la consommation que nous fréquentons tous.

Mon avis : notre société de consumérisme en prend plein la figure, c’est un fait, c’est tellement réaliste.

Il est vrai qu’après avoir lu ce livre, vous ne percevrez plus jamais les vigiles de la même manière.

Mais cela reste pour moi une sorte de documentaire, certes, bien ficelé, mais je n’en suis pas fan, désolée pour cela.

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  • « Ta façon d’être au monde », de Camille ANSEAUME

« Elles sont amies d’enfance. L’une est inquiète, rêveuse, introvertie ;l’autre est souriante, joyeuse, lumineuse. Ensemble, elles grandissent, découvrent la vie, l’amour. Jusqu’à ce qu’un drame bouleverse le monde qu’elles se sont bâti… ».

Mon avis :c’est probablement le livre qui m’a le plus déçue, tellement j’avais lu d’éloges à son sujet, au style de Camille que je connais pourtant très bien à travers son blog « Café de filles » (et que j’apprécie sincèrement).

Probablement que le thème du deuil est pour moi trop difficile à porter sur la longueur, sur tout un livre.

Je ressentais tout au long de la lecture un secret lourd, un drame funeste, un mystère que je n’avais finalement pas envie de percer.

J’ai fermé le livre, voulu arrêter puis recommencé mille fois.

Les mots sont légers et fins, mais tristes, si tristes.

J’ai eu un mal fou à comprendre le choix de narration pendant presque toute la moitié du livre, je trouve que cela rend la lecture difficile et par conséquent moins plaisante.

J’attendais sans vraiment y croire un moment heureux, un feu d’artifice, un arc-en-ciel.

Il n’est jamais arrivé.

Je me suis sentie soulagée lorsque j’ai tourné la dernière page.

J’ai mis quelques heures à me remettre de cet état de chagrin dans lequel le roman m’a plongée, j’en ai voulu à la narratrice.

Mais je n’ai pas dit mon dernier mot pour Camille, car si son dernier roman m’a laissée de marbre, me plonger dans son premier  » Un tout petit rien », nous a réconciliées!

Voilà, je m’apprêtais à vous parler des trois autres livres qui ont suscité en moi papillons de lumière (copyright Cindy S), impatience, extase et changement de culotte cette fois-ci, mais je me rends compte qu’il est l’heure d’aller vous coucher les amis.

Un billet différent parsemé de cœurs vous attend donc dans les jours à venir car je pense parler beaucoup mieux des choses que j’ai aimées, pas vous ?

Bonne nuit les petits !

« Les gens dans l’enveloppe », mon dernier coup de coeur littéraire.

Ce jour là, je n’avais pas le temps.

Je m’étais arrêtée rapidement à la Fnac Saint-Lazare, en prenant le risque de perdre mon train.

Qu’est-ce qu’on ne fait pas pour ses enfants …mais l’ado avait besoin de livres.

En passant devant les coups de cœur de la Fnac, je n’ai pas pu m’empêcher d’être irrésistiblement attirée par la couverture du livre d’Isabelle Monnin, « Les gens dans l’enveloppe ».

Certainement aimantée par les photos de la couverture, me rappelant mon enfance et les centaines de Polaroïds capturant nos communions, nos Noëls ou les différentes fêtes de famille.

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Cette petite fille sur la couverture, au regard fuyant et mystérieux ça aurait pu être moi, toi, nous, vous.

Cette grand-mère ressemble à la mienne, sûrement à la vôtre.

« On ne retient pas la vie, on peut juste s’en souvenir. La vie est comme les secondes, elle se fiche de nos efforts, elle coule dans son perpétuel effacement. Du sable entre les doigts, une goutte d’eau sur une pierre chaude ».

Cette idée d’écrire ce roman, de l’auteure Isabelle Monnin, peut sembler un peu folle, sûrement originale et encore plus nébuleuse.

Une odeur de papier mouillé, un regard Technicolor, un toucher soyeux et rassurant, un poème que l’on aime à lire.

En 2012, Isabelle Monnin achète 250 photos d’une famille dont elle ignore tout.

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Restés au départ  enfermés dans cette enveloppe, elle se décide un jour à les en sortir.

Elle imagine alors l’histoire de ces inconnus pourtant si familiers, sur ces photos.

Il s’agit de la première partie du livre, le roman.

Ce roman, je l’ai dévoré.

J’ai accompagné l’histoire de ces personnages avec ferveur, parfois un peu d’angoisse et de tristesse, mais toujours avec cette envie de savoir.

De savoir le destin que l’auteure avait pu imaginer pour cette petite fille, cette grand-mère aux lunettes noires, cette maman qu’on ne voit pas.

Pourquoi ? Où ? Comment ?

Après avoir dessiné leur histoire sur le papier et dans ses rêves, Isabelle Monnin décide de mener l’enquête.

L’enquête est la deuxième partie du livre.

Avec autant ou plus d’appétit que le roman, je me suis régalée de cette investigation qu’Isabelle Monnin avait décidé de mener à propos de ces (ou ses) personnages auxquels elle s’était tant attachée.

C’est avec fébrilité que j’ai découvert le vrai Serge, la petite Laurence, qui était Mamie Poulet, ou encore Simone dans la réalité , toujours avec poésie et grande finesse.

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Je me suis sentie traverser les années, bercée par ces histoires de vie, emportée par le même courant d’eau, que nous retrouvons à maintes reprises dans le livre.

J’ai été touchée par cette façon d’écrire, si fluide et si sensible à la fois, une délicatesse extrême qui peut provoquer en vous de nombreux sentiments : la colère, la tristesse, la joie, l’impatience, la fébrilité et surtout le plaisir, le plaisir de lire.

« Les gens dans l’enveloppe », ce sont aussi des chansons, qu’Alex Beaupain a écrites pour ces gens, hors de l’enveloppe.

On y retrouve les empreintes de sensibilité et de tendresse.

L’exercice intéressant que l’auteure a réalisé est celui d’écrire le roman avant même d’entreprendre une quelconque recherche.

Les recherches ont été menées en toute pudeur, ayant toujours comme but de préserver les vrais « Serge » ou « Laurence ».

Nous ressentons toute la sincérité qui se dégage des liens tissés petit à petit entre l’auteure et les membres de cette famille qui ont bien voulu la rencontrer.

C’est une famille qui au premier regard paraît ordinaire.

Isabelle Monnin a su nous la rendre passionnante, et les quelques coïncidences troublantes la rendent encore plus attachante.

C’est mon grand coup de coeur de la rentrée littéraire.

Et oui…j’ai raté mon train, mais pour une fois, c’était pour une bonne raison.

Bonne semaine !

Lectures ou humeurs ?

À la fin de ce billet, il va bien falloir que je le classe dans la catégorie « lectures ou humeurs ».
Pourtant j’en suis incapable.
C’est la lecture de ce livre qui a déclenché ce flot d’émotions en moi, de cela j’en suis sûre.
Vous aurais- je parler de ce livre s’il ne m’avait pas bouleversée ?
J’en suis moins certaine.
Vous aurais-je parler de ce mélange de sentiments déclenchés par ces mots s’il ne s’agissait pas de ce livre?
Permettez- moi d’en douter.
Le livre dont je vous parle s’intitule « Juste avant le bonheur », a été écrit par Agnès Ledig et a obtenu le Prix 2013 de la Maison de La Presse.
Le titre m’en disait au premier abord que le bonheur devait être au bout du chemin…
Je comprenais que des difficultés ou même des épreuves allaient certainement se présenter à nous.
Mais pas CETTE épreuve.
Nous entendons dès les premières pages du livre que Julie, une jeune femme de 20 ans, caissière dans un supermarché a une triste vie, monotone et linéaire.
Un emploi loin d’être épanouissant,elle est victime de harcèlement de la part de son supérieur,a du mal à boucler ses fins de mois.
Son seul bonheur,c’est Lulu, son petit garçon de 3 ans, qu’elle a eu avec une « erreur » de soirée un peu trop arrosée,peut être.
Ce petit garçon, elle l’élève seule.Elle l’a voulu.

Il est son soleil, sa nourriture spirituelle, son combat.
Puis un jour, derrière son tapis de caisse, entre deux kilos d’oranges et un pack de bière,elle fait connaissance avec un client qui a l’air de vouloir la prendre sous son aile et lui offrir des petits moments de bonheur, la tristesse de Julie se lisant certainement sur son visage.

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Source Pinterest

Elle se méfie car Paul a bien plus que l’âge d’être son père.
Et puis pourquoi pas?
Dans un élan de folie (ou de lucidité), Paul lui propose de l’emmener en Bretagne,voir la mer.
Son fils Jérôme sera également de la partie, lui, dont la femme a mis fin à ses jours.
Tous les deux ont des douleurs et des maux à apprivoiser.
Pour Lulu, elle accepte.
Car Lulu n’a jamais vu la mer et elle rêve depuis toujours de l’y emmener mais n’en a pas les moyens.
Je ne vais pas vous raconter toute l’histoire.
Rencontres délicates, relations émouvantes, des liens se tissent.
Malgré leurs différences, ils apprennent à s’aimer, à trouver en chacun un petit bout de réconfort, une petite noix de baume à passer sur leurs cicatrices respectives.
L’événement qui m’a bouleversée: la mort du petit Ludovic, suite à un accident de voiture, sur le chemin du retour des apaisantes vacances en Bretagne.
Il n’est pas mort sur le coup.
Plongé dans le coma pendant de nombreuses semaines, sa maman prend alors la décision de le débrancher des machines qui le maintiennent artificiellement en vie, qui ne le laissent pas traverser le couloir.
Quelle décision à prendre…
Lulu, la seule chose qui la maintenait en vie, elle.
Le voir partir.
Décider qu’il parte.
Voir son tout petit cercueil se recouvrir de terre.
Le rejoindre?
Ne plus avoir la force.
Devoir rester en vie ?
Pourquoi ?

Source Pinterest
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Nous vivons avec Julie, Paul, Jérôme et les autres personnages du livre, un véritable combat pour la vie.
Construire une vie avec les autres.
Construire une vie sans lui.
Pleurer, penser ne plus avoir de larmes et en avoir tant encore.
Esquisser un sourire et se sentir coupable pour cela.
Rechuter et se sentir incapable de continuer.
Puis,petit à petit, à l’aide de ses nouveaux amis et en particulier d’une rencontre faite à l’hôpital, Julie reprend goût à la vie.
D’abord tout doucement, comme un chuchotement.
Puis un peu plus vite.

Source Pinterest
Source Pinterest

Cette histoire,qui on ne peut le nier,est tout de même très triste,est un véritable message d’espoir.
La lumière peut s’entrevoir derrière toute ces portes si lourdes et obscures.
Accepter que l’on vous tende une main, faire à nouveau confiance et se laisser guider.
J’ai beaucoup pleuré à la lecture de ce livre, ressenti énormément de bienveillance et ai reçu une leçon de courage et d’espoir.
Parce qu’à la fin, on sait que Lulu, il sera toujours là et qu’un jour, ils se retrouveront,lui et sa maman.
Si vous devez le lire? Oui.

Ce roman est touchant,rempli d’amour,vous vous attacherez rapidement à ces personnages cabossés et fragilisés par la vie.

Ensemble, tout est possible.
Vous allez apprendre comment.

Le premier jour du reste de sa vie ! Oui oui oui !

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Non je ne me suis pas trompée.

Le titre du livre de Virginie GRIMALDI  est  « Le premier jour du reste de ma vie ».

Mais je pense sincèrement que c’est le premier jour du reste de sa vie…on va dire…normale!

Virginie (on se tutoie, tu permets?), je te lis sur ton blog depuis de nombreux mois déjà et je guette chacun de tes nouveaux billets avec une impatience d’enfant gâtée. Un peu comme quand je passe devant la vitrine de mon magasin préféré.

Parce que à chaque fois, je sais que tu vas déclencher en moi quelque chose : rire (tout le temps, même quand les sujets de tes articles sont plus graves),envie de faire pipi (ça va avec le rire…bien que 2 enfants soient passés par là…bon, on en parle plus tard?), pleurer, m’émouvoir, me remettre en cause…

C’est tellement génial de déclencher tout ça, tout ça (cette répétition est voulue, je le précise) avec des mots, de simples mots.

Alors évidemment, quand j’ai vu que ton roman était enfin publié, je me suis empressée de le commander chez mon épicier FNAC.

Commande récupérée jeudi 22/01/2015. Lecture terminée le 23/01/2015.

Entre les 2, j’ai été au bureau, fait un poulet au thym, lancer et étendu 2 machines, pris 3 nurofen flash (à cause de mes règles) récupérer petit mouflet et engueuler le grand parce qu’il n’avait pas fait ses devoirs.

J’ai fait vite alors?

Ah oui j’ai fait vite parce que c’était tellement nul; mais vraiment, vous n’avez pas idée.

Sans rire? !

Non. En fait, je suis restée bloquée au chapitre 70 parce que je respirais le parfum de la fin.

Le terminus, la fin du voyage. C’était imminent et je ne le voulais pas. J’étais tellement bien.

Je tournais les pages avec des sanglots dans la gorge, triste et impatiente en même temps.

Elle est étrange cette sensation, non?

Dans ce livre, je me suis fait des copines, des vraies.

J’ai retrouvé foie en l’amour. Même moi avec mon parcours chaotique, je me dis que je peux m’autoriser à y croire de nouveau.

Dans ce livre, comme dans les billets de Virginie sur son blog, j’ai ri, j’ai frissonné et j’ai encore pleuré, putain !

J’ai lu dans le métro, aux toilettes, en marchant dans la rue, dans mon lit et en buvant mon cappucino.

Je vous préviens, ce livre est addictif.

Si vous le lisez d’une traite, vous prenez de sérieux risques.

Je vous aurais avertis !

Vous prenez le risque de vous sentir léger, bah ouais, tout à coup, bim, vous avez perdu 5 kilos. Sacré exploit quand vous venez d’engloutir une boîte de ferreros.

Vous allez rire, sourire, respirer cette odeur de bonheur, vous sentir heureux.

Heureux pour vous, mais aussi pour les autres, et c’est important.

Vous aurez envie de passer du temps avec les amis que vous n’avez pas vu depuis longtemps, dire aux gens que vous aimez que vous les aimez bordel ! Et vous vous donnerez une chance.

Car ce livre est comme tous ces anti dépresseurs que l’on prend quand on a un coup de blues, un passage avide ou une grosse journée de merde.

Une chanson qui nous parle, un film que l’on a regardé mille fois, un livre que l’on ouvre à chaque fois à la même page. Parce qu’on sait que cela va nous faire du bien.

Il est frais, léger, simple et efficace.

Alors c’est drôle parce que j’ai déjà lu dans un commentaire (ou plusieurs même) qui avait été adressé à Virginie que son livre c’était Love Actually.

C’est exactement ça. C’est ce que j’ai ressenti à la fin.

Et tous ceux qui me connaissent bien savent que Love Actually est mon meilleur anxiolytique.

Je ris toujours autant, je chiale toujours aux mêmes passages, et éteint toujours la télé avec cette sensation que tout est de nouveau possible.

« Love is everywhere »

Le livre de Virginie, c’est ça. Tout est de nouveau possible.

Le livre de Virginie, c’est aussi fermer les yeux et entendre le bruit de l’océan. C’est apaisant.

Bon Virginie, prends pas la grosse tête.

Parce que maintenant, on veut la suite.

Bonne chance pour les premiers jours du reste de ta nouvelle vie ;-).

Love Actually Crédit Photo : http://filmsandcoke.com/
Love Actually
Crédit Photo : http://filmsandcoke.com/

P-S: est-ce que vous avez compris que vous deviez le lire?