Etre femme, le combat de tous les jours

C’est fou ce qu’on a pu voir passer hier comme articles ou déclarations, comme statuts sur les réseaux sociaux,  parce que nous célébrions dans le monde entier la journée internationale des droits de la femme.

Enfin, célébrions, est un bien grand mot.

On inonde la toile de déclarations féministes, on trace, tout comme le 8 mars de l’année dernière, le constat affligeant de la disparité entre les hommes et les femmes, les violences et les inégalités, les moins farouches défileront seins nus en criant « GIRL POWER » et puis, on sera le 9 mars et on aura oublié toute cette symphonie rose et fleurie.

Voilà.

Aujourd’hui, tout est oublié et la défaite du PSG  face au FC BARCELONE aura pris le dessus et ça oui, ça restera dans l’histoire, les gars.

Ça nous fait une superbe jambe poilue de célébrer les droits de la femme une journée dans l’année, quand, le lendemain tu te fais traiter de chaudasse parce que tu portes une robe moulante et tu n’y peux rien, tu as un corps de déesse.

Les droits de la femme acquis, ôtés, retirés, violés, bafoués, reconquis, est un sujet tellement vaste que tout comme la question de l’épilation intégrale, on peut en faire une thèse.

J’ai peut-être l’air de prendre ce sujet à la légère, mais non, Messi (seuls les adeptes de foot peuvent comprendre cette blague carambar).

Mais évidemment que non, et si j’en viens à écrire sur le sujet c’est que je suis encore, tous les jours consternée par l’inéluctable besoin de devoir se battre pour exister en tant que femme.

Parfois, j’ai envie de remplacer « exister » par « survivre », car c’est le cas pour beaucoup trop d’entre nous.

Mon chemin vient récemment de recroiser la route d’une femme que j’ai connu il y a quelques années, qui vit actuellement en apnée, entre parenthèses, meurtrie, son corps entier n’est que douleur, ses pensées ne sont plus qu’en noir et blanc, ses rêves inexistants.

Je ne vous parle pourtant pas de violence conjugale, de coups, de blessures physiques.

J’aimerai vous parler de violences psychologiques, harcèlement, abandon, désamour, irrespect, soumission, humiliation.

Forcément, son histoire me touche bien là où cela a fait mal il y a quelques années, quand moi aussi, je me réveillais avec des couteaux dans le ventre, engloutie sous une montagne de peine, qui me paraissait infranchissable.

Après une histoire d’amour, sans trop de pierres sur le chemin, un test de grossesse est venu bouleverser ce quotidien et un avenir qui se dessinait plutôt en couleurs.

9 longs mois pendant lesquels Agnès a vu son corps se transformer, ses hormones lui dicter ses humeurs, ses réveils, ses nuits, bref, sa vie.

Et cela n’a pas plu.

9 longs mois à subir des remarques sur son poids, sa poitrine excessive qui lui a valu la distinction honorable de « vache laitière de l’année », sa fatigue inexplicable, ses nausées trop fréquentes, son manque d’envie de se faire culbuter à 4 heures du matin, jupe retroussée, sur le canapé usé.

Son compagnon a cessé de la voir comme une femme, la femme qu’il aimait.

Agnès s’est transformée en une enveloppe porteuse, un organisme charnel dont la morphologie ne lui appartenait plus mais qui se devait de rester la même à toute épreuve.

Son manque de libido s’est vu punir de propos et menaces élégantes telles que « tu vas m’obliger aller voir une pute », « tu ne m’en voudras pas de ramener une copine à la maison », « heureusement que les actrices des films X ne tombent jamais enceinte, elles », « regarde-toi, tu pourrais faire des efforts quand même ».

Agnès s’en est voulu pendant toute sa grossesse…elle ne savait même plus pourquoi.

Elle culpabilisait d’être tombée enceinte, de ne pas avoir avorté, d’avoir envie de ce bébé, de vouloir s’en défaire, de ne pas se sentir prête à l’accueillir, de ne plus rentrer dans ses slims, de ne pas ressentir la fibre maternelle.

Elle regardait avec envie les couples se promener main dans la main, dans la rue, le ventre de l’homme caresser amoureusement le ventre arrondi de la femme.

Mais ce n’était pas pour elle.

Chaque jour, elle se réveillait en disant que ça allait mieux, elle a attendu la première échographie, la deuxième, ses rendez-vous chez la sage-femme, seule.

Elle ne lui a même pas annoncé que c’était un petit garçon, il ne lui a pas demandé.

Ses sorties à elle, ne se faisaient désormais plus qu’en solo, le couple n’en était plus un, ils allaient devenir trois, mais elle n’était plus qu’une.

Aujourd’hui, Agnès est seule, élève seule ce petit garçon.

Son compagnon s’est peu à peu éloigné d’elle pour complètement l’abandonner à la naissance du bébé.

Brisée par la douleur et cette séparation pour laquelle elle n’a pas été consultée, elle fait face à la vie après l’avoir donnée.

Les messages d’insultes ou de menaces font encore partie de son quotidien, car cela n’était pas suffisant pour l’autre, il fallait continuer à la ruer de coups même si Agnès se trouvait déjà à terre, baignant dans ses larmes et sa peine.

Tout est bien entendu de sa faute, elle a trop changé, il n’était pas préparé.

Cela me donne envie de vomir, oui, comme si j’étais enceinte.

Autant de lâcheté et de mépris réunis, c’est un candidat à la légion d’honneur, toutes mes félicitations.

Evidemment que ce que je veux surtout dire à Agnès aujourd’hui et demain, et pendants tous les longs mois à venir c’est qu’elle va y arriver, bien qu’elle ne l’imagine pas un seul instant.

Le chemin va être long mais elle aussi va avoir le droit à sa part de bonheur, à un avenir insouciant et léger, plus pigmenté.

Parce que oui c’est un droit d’être heureuse et épanouie en tant que femme et maman.

Que cet homme n’était pas celui avec qui elle allait de toute façon poursuivre ce chemin.

Et si pour une fois je peux servir d’exemple, je veux bien être la démonstration vivante de la femme qui a réussi à renaître des cendres, cendres qui m’ont semblé chaudes pendant trop longtemps.

Aucun homme n’a le droit de nous maltraiter, nous humilier ou nous mépriser de la sorte.

Aucun homme ne le mérite non plus d’ailleurs, ceci dit en passant.

Alors c’est bien joli toutes ces émulations de part et d’autre pendant un jour de l’année, on ne le dira jamais assez, les femmes méritent d’être femmes et d’être traitées en tant que telles EVERY FUCKING DAY.

Voilà.

Signature

Femme ou maman? Les deux, s’il vous plaît !

Est-ce que l’on doit nécessairement se sentir plus maman que femme quand on a donné la vie?

Ces deux rôles seraient-ils réellement si incompatibles que cela ?
Vous êtes-vous déjà posé cette question, à savoir quel rôle choisiriez-vous si tel vous était demandé ?
Abdiqueriez- vous de votre vie de femme ou vie de maman ?
Cela fait beaucoup de questions à la fois, je vous l’accorde.
Mais c’est que personne ne me répond clairement,  voyez-vous.

Je vois des points d’interrogation partout mais nulle part je ne reçois de confirmation.
C’est une question qui plane toujours au-dessus de ma petite tête, perchée sur mes 10 centimètres de talons.
J’en parle beaucoup sur mon blog, il faut croire que cela m’obsède, et mon premier billet abordait déjà ce vaste et complexe sujet, évidemment, toujours à partir de mon expérience personnelle.
Je me sens souvent en décalage avec la plupart des mamans qui abdiquent de beaucoup de choses pour se consacrer uniquement au bien être de leur progéniture.

Est-ce que cela fait de moi une mauvaise maman ?
Elles abdiquent trop souvent de leur temps, de leurs rêves, de leur corps, démissionnent parfois de leur couple.
La frontière entre ces deux vies paraît beaucoup trop bien dessinée, souvent infranchissable, malheureusement.
Je ne ressens pas cela, moi, et je me demande maintes fois si c’est moi qui ne suis pas normale.
Je privilégie autant mon couple que mes enfants, et il m’est arrivé de choisir quelque chose qui serait plus bénéfique pour mon couple au détriment de mes enfants.
Si l’on peut utiliser l’expression « au détriment de », bien sûr.
En fait, je ne suis pas convaincue que se consacrer corps et âme à son mistouflon soit le meilleur et le plus salutaire des compromis.
C’est mon opinion personnelle (coucou la ligue des supers mamans).
Lui consacrer tout son temps au risque de s’oublier, ne me paraît pas mériter pour autant un oscar et je suis même convaincue que l’on finit par payer un jour une addition conséquente ( pour son couple).

Source Pinterest
Source Pinterest

Je me rends compte que mes enfants préfèrent me voir rayonnante, me pomponner, bien habillée, sortir, voyager, rire aux éclats, ou tout simplement heureuse, même s’ils ne sont pas tout le temps présents  pendants ces moments.

Ils savent que d’autres viendront, de moments, partagés cette fois-ci avec eux.

Ils ont fini par comprendre que du temps est nécessaire pour moi et avec l’amoureux pour que leur maman soit bien dans ses Stan Smith.

Si des femmes se montrent plus épanouies que jamais uniquement quand elles sont parées de  leur habit de maman, d’autres aimeraient qu’il en soit autrement et n’arrivent tout simplement pas à résoudre cette énigme.

Ces derniers mois, quelques copines sont devenues maman.

Des filles actives, qui avaient pour habitude de sortir, très coquettes.

Quand je les entends parler maintenant, je ne les envie vraiment mais vraiment pas.

Et pourtant, moi aussi, je suis passée par là.

Elles me disent que leur emploi du temps est uniquement et entièrement consacré à leur rejeton, ne plus savoir ce qu’est un coiffeur, un DVD, une vraie douche, Monoprix (la base), un miroir.

Elles ne font pas que me dire, elles le crient, elles pleurent, elles sont enragées, ne comprennent pas.

Mais ce n’est pas le pire, toutes les mamans ont connu cette difficile phase de réglages entre leurs désormais multiples jobs.

Le pire (à mes yeux) est l’éloignement de son amoureux, conjoint, mari, Lapinou, Petit Canard ou tout autre petit nom animalier que vous lui donnez en secret.

Une situation de crise s’est installée, sans qu’aucune des parties ne sache vraiment comment la résoudre, crise qui peut avoir des conséquences très néfastes pour la vie de couple.

Pour cet homme et cette femme qui se sont aimés mais qui ne savent plus se retrouver.

Je les vois claquer la porte pour faire un break, parfois ne pas revenir.

La maman déclame que le papa ne la comprend pas, l’homme riposte qu’il a perdu sa femme pour donner naissance à une maman.

Cette situation je l’ai connue, moi aussi.

C’est pour cela que je m’investis autant dans l’entretien de mon couple comme une bonne vieille Rolls.

Je ne culpabilise plus de partir en week-end sans les enfants, de sortir en semaine pour aller au théâtre, de prendre de temps en temps une après-midi pour m’occuper de moi et pas nécessairement d’eux.

Ce n’est pas si grave, ils le comprennent parfaitement et ne me l’ont jamais reproché.

Le reste du temps leur est généreusement offert, mon attention est là au quotidien, mes sourires, mes peurs, mes angoisses, mes reproches, mes préoccupations aussi.

Je sais que je peux mieux assumer mon rôle de maman en étant accomplie dans mon rôle de femme.

Mon ado conserve dans sa tête des souvenirs d’une époque où je souffrais profondément sans pouvoir lui cacher  et accueille aujourd’hui avec bienveillance la situation de paix et de bonheur installés dans notre Sweet Home.

Rien ne torture plus un enfant que de voir ses parents se déchirer, pensant parfois même être l’objet de ces disputes.

Je pense que le plus important c’est vraiment que vos enfants vous voient heureux, ils ne recherchent pas des parents parfaits, des nounous à temps plein, ils sont avides de votre amour.

Existe-t-il une meilleure façon d’aimer et d’apprendre à aimer à ses enfants que de leur montrer que vous aimez vous-mêmes ?

Si, l’amour est contagieux !

Je ne souhaite pas choisir entre mon rôle de femme et mon rôle de maman, je veux combiner harmonieusement les deux, avec mes défauts et mes imperfections, mais toujours avec amour.

Et vous?

Bonne soirée à tous ❤

A toi, toute nouvelle maman.

Suite à mon billet sur les difficultés rencontrées par l’homme, après l’accouchement de sa tendre moitié, je reviens aujourd’hui pour parler aux femmes, suite aux nombreux messages reçus.

Parce qu’il faut le dire, il n’y a pas que les femmes qui souffrent de la grossesse et des multiples conséquences déjà évoquées ici bien assez souvent.

Après avoir supporté les innombrables variations d’humeur,de poids, les doutes, les peurs aussi, dormir sur la béquille ou se la mettre derrière l’oreille pendant 9 mois, pour reprendre leurs expressions chargées de phéromones, le mâle se retrouve souvent au placard après la naissance d’un minipouce.

Comme si après avoir trouvé le géniteur considéré idéal au moment où la femme avait envie de goûter à la maternité, elle n’avait plus besoin de lui par la suite.

Allez, range tes boules et ta quille, va jouer ailleurs maintenant.

Le rôle de femme, séductrice et maîtresse qu’elle avait endossé avec brio jusqu’au moment où elle ressort la tige plongée dans le flacon rempli de son pipi, posé sur la table de la salle à manger à côté des tartines (et même pas ça te dégoûte alors que quand l’homme laisse une petite goutte sur la lunette des toilettes, tu le fais dormir sur le canapé pendant une semaine), s’envole bien trop souvent dans les WC, en vidant ce même flacon.

Et oui, il faut le dire, Mesdames, bien souvent l’apparition de la croix sur le Clearblue dicte la sentence finale de votre homme.

Vous êtes nombreuses à vous investir dans une campagne de maternité à toute épreuve, en oubliant parfois le jardinier qui a déposé la précieuse petite graine!

Et si c’est bien avec lui que tu as voulu avoir cet enfant, si tu jures, oui tu jures, sur un livre sacré, que c’est lui plus que quiconque ou Orlando Bloom  (coucou Elsa)  qui t’a donné envie de t’envoyer en l’air tous les jours de la semaine sans exception, dans la buanderie, dans le garage, dans l’ascenseur ou dans l’avion (ne mens pas coquine), pourquoi le reléguer en 3ème division à présent ?

Tu l’as pris pour une de tes culottes jetables?

Oui, je sais, tu as énormément souffert pendant la grossesse, l’après ne se compare pas à la descente d’une piste verte et tu ne t’aimes plus.

(Je suis femme et maman, rappelle toi et ce billet n’est pas sponsorisé par la ligue du mâle en chaleur, je t’ai déjà dit, je n’écris pas d’article sponsorisé).

Il te faut du temps pour apprivoiser ton nouveau corps, cette nouvelle vie que tu as offert et qui dépend de toi (mais pas que), les changements du quotidien, et toussa toussa…

Mais il y a temps et TEMPS.

Tu sursautes au moindre cri, te lèves à l’ébauche d’un pleur et tu n’entends plus l’homme qui te dit qu’il t’aime comme un fou, comme un soldat, comme une star de cinéma, qu’il est fier de toi, qu’il essaye de faire son maximum (bien que tu ne t’en rendes pas compte) et surtout qui tente de se défaire de la cape d’invisibilité que tu lui as cousu de tes propres petites mains, toi qui n’aimes même pas la couture.

Tu ne remarques pas le bouquet de fleurs qu’il a voulu te donner car tu n’as pas voulu poser le bébé un instant pour lui permettre de te prendre dans ses bras, alors, désabusé, il l’a couché sur le plan de travail (le bouquet, pas le bébé hein) au milieu des biberons et boîtes de lait qui fleurissent désormais dans la cuisine.

Tu ne frémis plus quand tu entends les clefs tourner dans la serrure, en fait tu ne l’attends même plus en trépignant d’impatience, car ton unique obsession est devenue ton mini-toi, la prolongation de ta chaire, en somme TA chose et pas la VOTRE.

Sur Instagram tu postes des photos de ton bébé avec les hastags #mavie #monamour #maraisondevivre.

Te rappelles-tu pour qui tu les utilisais avant ces # il n’y a pas si longtemps que cela?

Pourquoi est ce que le petit être a remplacé le grand? Les deux ne seraient-ils pas compatibles?

Et bien vois-tu, je crois que bien que si, non j’en suis sûre et certaine et je crois même qu’elle est indispensable à la pérennité du couple, cette compatibilité.

Comment réagirais-tu par exemple, si, pendant des mois, ton homme refusait tout contact physique, et se dégageait de toi comme si tu avais la peste?

Tu es une femme, alors, tu commencerais à t’imaginer des intrigues dignes des feux de l’amour, tu te prendrais pour Nikki, tu penserais certainement qu’il te trompe avec sa secrétaire Samantha, celle-là même qui t’a empêché d’avaler quoi que ce soit au repas de Noël de son entreprise JBL Confections, tellement tu étais subjuguée par son 95D et ses jambes interminables (Adriana quoi).

Il est normal que nous ayons besoin de temps après un accouchement (note que je parle maintenant à la 1ère personne du pluriel).

Mais les transformations, je me répète, ne sont pas délicates que pour nous, gente féminine.

L’homme ne tombe pas enceinte et ne peux donc ressentir toutes les bizarreries de notre corps et encore moins l’accouchement.

D’où son expression de merlan frit quand tu tentes de lui expliquer les brûlures d’estomac et les contractions, ou si tu es courageuse, les hémorroïdes.

Il était le seul et l’unique jusqu’à l’apparition de cette crevette qui semble avoir la jaunisse.

Il cherche sa place en tant que mari,  il répète du mieux qu’il peut son nouveau rôle de parent pour lequel, ceci dit en courant au passage, il n’a pas fait de Master non plus.

Mais il cherche surtout sa place dans ton (votre) lit, désormais occupée par 49 cm et 3200 grammes, dans ton coeur qui ne s’exprime plus que pour l’enfant, dans ta vie qui était la votre.

Il est important que vous puissiez vous retrouver et vous accorder des moments à deux, précieux moments au cours desquels vous ôterez vos casquettes de parents, tous les deux.

Bébé ne t’en voudra pas, tu verras.

N’hésites pas à demander de l’aide si tu n’arrives pas à dégager du temps.

Du temps pour toi, du temps pour vous.

Aimerais-tu rentrer à la maison tous les soirs pendant 9 mois durant et retrouver l’élu de ton coeur et de ta petite culotte, dans son vieux jogging PSG, nuit et jour?

NON.

Comme pour tout, nous devons nous prendre en main et nous donner les moyens de le faire.

Nous complaire dans notre malheur ne changera rien.

Et d’ailleurs, pourquoi parler de malheur? Ne l’as-tu pas voulu cet enfant?

La fatigue, les kilos, les vergetures, le manque de temps ne peuvent pas avoir raison de votre couple, vous devez être plus forts que cela.

C’est un moment difficile à passer, certes, il faut en avoir conscience.

Crois-moi, certains papas sont prêts à t’aider et veulent tellement retrouver la femme qu’ils aiment, qu’ils sont prêts à beaucoup de choses.

Et soyons honnêtes les filles, nous pouvons être sacrément insupportables dans ces moments là, Nelly Olson de la Petite Maison dans la Prairie était une sainte à côté de ce que nous pouvons leur faire endurer(si si, tu vois très bien de quoi je parle).

Ce que je veux vous dire et je parle en connaissance de cause car  j’ai vécu cette situation à l’inverse, c’est que la naissance d’un enfant ne doit pas vous transformer au point d’oublier celle que vous étiez avant.

Beaucoup de mamans ne se sentent plus que mères et délaissent totalement les maris papas.

D’autres donneraient presque l’impression qu’elles ne cherchaient qu’un géniteur ou qu’elles ont un problème de vue, tellement l’homme est devenu transparent.

Alors, retrouve-toi dès que tu le pourras.

Car si c’est vraiment lui, il sera là, il t’attendra.

Et vous pourrez être de nouveau VOUS.

Prenez soin de vous !

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Note que je voulais me suicider au toblerone tellement je n’en pouvais plus ! Et aujourd’hui je suis toute pimpante et rafraîchie ! (oui ça fait six ans, d’accord)

Jeune papa en manque de sexe

« Cela fait six mois, je n’en plus ».

« Elle ne me regarde plus, je ne peux plus la toucher, je crois qu’elle ne me voit même plus ».

« Il n’y en a que pour le bébé ».

Trois phrases qui pèsent bien lourd de désarroi et d’impuissance, trois phrases qui résument la conversation que j’ai eu avec un ami il y a quelques jours.

Elles résument peut-être ce que tu vis en ce moment ou ce que ton amoureux ressent sans te le dire ou du moins sans que tu l’entendes.

Oui, à la naissance d’un bébé, on devient parfois sourd.

Cette phase fabuleuse post-naissance où tu ne sais pas si tu dois rire ou pleurer, si tu es heureux ou au bord du suicide, ou encore si tu veux rester ou partir loin et tout laisser derrière toi.

Je ne t’apprendrai rien en te disant que l’arrivée d’un bébé dans un couple est une sorte de tsunami tropical, un licenciement pour faute grave, le Koh-Lanta de la vraie vie, mon ami.

Derrière cette douce odeur de Mustella, cette montagne de bodys et de couches, ces doudous choisis avec tant d’amour, il y a un couple.

Un couple qui était là avant la naissance du bébé.

Un couple qui a désiré ce bébé ENSEMBLE, c’est important de se le rappeler.

Un couple qui essaie de survivre tant bien que mal, bouleversé dans ses habitudes et son quotidien.

Bon je ne vais pas tourner autour du pot.

Et le sexe dans tout ça ?

Oui parce que de l’amour il y en a, n’est-ce pas ?

Nombreux sont les hommes laissés sur le banc de touche, livrés à eux-mêmes (ne me demande pas de détails s’il te plaît), assoiffés comme dans le désert.

Beaucoup ne comprennent pas pourquoi, dès la rentrée de la maternité, leur amoureuse ne les attend pas en guêpière et bas en dentelle, à quatre pattes sur le lit conjugal en criant « Vas-y, vas-y, je t’en supplie ».

Cher ami homme et fraîchement papa, c’est à toi que je m’adresse.

As-tu réfléchi 5 bonnes minutes (de suite, hein) au chemin qu’avait parcouru ton enfant avant de venir te réveiller chaque nuit toutes les 2 heures ?

Tu revois la position et la place qu’il occupait dans le ventre de ta Chère et Tendre ?

Il s’est retourné puis s’est laissé glisser lentement vers l’autoroute du soleil.

Sauf que sur ce chemin, il n’a pas respecté les vitesses de limitation et a fait sauter tous les portiques, pas le temps de prendre de ticket au péage.

Jusqu’à l’arrivée dans le tunnel.

N’y penses pas trop.

Garde juste en tête qu’une maintenance doit être assurée et que la voie doit rester libre, fermée à tout usager.

On ne peut pas te dire pour combien de temps, chaque intervention est différente et très personnelle.

Alors si ta femme te dit qu’elle a mal, c’est qu’elle a mal.

Il faut laisser le temps au puzzle de se reconstituer, chaque pièce doit retrouver naturellement sa place.

A part Heidi Klum ou dans un autre genre Rachida Dati, aucune femme ne se remet d’un accouchement en 5 jours.

Alors oublie le défilé ou le strip-tease pour un moment, mon coquin.

9 mois se sont écoulés.

Tu n’en peux plus.

Je te rassure, elle non plus.

9 mois durant lesquels tu as vu le corps de ta jolie moitié se transformer.

Sauf qu’elle, la transformation, elle la vit.

Et pas qu’un peu.

Seins qui se transforment en obus, ventre qui menace d’éclater comme une bulle de malabar, vergetures qui se dessinent, lourdeurs des jambes, et je te passe les détails plus croustillants car même elle, elle n’a pas osé t’en parler.

Tu avais raison de croire que tous ceux qui te disaient qu’une femme enceinte est la plus belle chose qui soit étaient des sacrés cons hypocrites, mais ça, il ne faut pas lui dire à elle.

Tu sais pourquoi ? En fait, elle le sait déjà.

Il est très difficile pour nombreuses d’entre nous de se regarder dans la glace après une grossesse, on voudrait retrouver le corps d’avant en clignant des yeux, on serait prêtes à faire appel à Tabata la sorcière, si, si.

Mais cela ne marche pas comme ça.

Encore une fois, il faut du temps.

Du temps que tu dois laisser à ta femme pour apprivoiser sa nouvelle image, retrouver sa féminité égarée malgré elle, du temps pour redevenir celle qui t’a donné envie d’avoir un bébé.

Ce n’est pas facile.

Les hormones étant de plus nos grandes BFF copines, elles nous font croire un jour qu’on va y arriver, et le lendemain elles nous mettent 3 tablettes de Crunch sous le nez que l’on s’empresse d’engloutir en sachant qu’on va le regretter.

Ajoute à cela les nuits sans dormir et la conséquente fatigue, et l’addition est supra salée.

Ta femme est aussi chamboulée que toi, crois-moi.

Ce n’est pas parce qu’elle est devenue maman qu’elle ne veut plus être femme.

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Seulement, dis-moi, comment veux-tu qu’elle fasse pour jongler équitablement entre toutes ses nouvelles casquettes ?

Maman, femme, épouse,maîtresse, fille de et souvent parfois working-girl.

Crois-tu que l’on adore cette odeur de vomi qui parfume désormais nos pyjamas, que la douche à 23 heures c’est un choix, que le baby-cook est notre nouveau gadget préféré et que le pantalon de grossesse après l’accouchement c’est le nouveau style à adopter ?

NON, veux-tu rendre Cristina Cordula folle mon chérriiiiii ?

Elle a besoin de toi. (ta femme, pas Cristina)

Besoin de ton regard amoureux, de tes mots pour guérir les siens, de ton aide, de ton soutien, de ta patience, de ta bienveillance.

Vous vous êtes vus attribués de nouveaux rôles dans ce long métrage qu’est désormais la vie de famille, répétez-les ensemble et pas chacun de votre côté, sinon, vous risquez de vous tromper dans le texte.

Aucune compétition entre vous ne doit s’instaurer.

Ce bébé est la prolongation de vous, pas une substitution, ne l’oubliez pas.

Les choses rentrent dans l’ordre petit à petit, il ne faut pas les brusquer.

Comme pour tous les problèmes au sein d’un couple, il est important d’en parler, d’échanger autour de ce que vous ressentez après la naissance du bébé.

De dire ce que vous voulez conserver, mais aussi ce que vous aimeriez changer.

C’est une bataille à gagner, ne t’avoue pas vaincu au bout de si peu de temps, mon ami.

Tu verras qu’à deux c’est plus facile.

Et ne t’inquiète pas. Tu es loin d’être seul, sauf qu’entre mecs, on en parle pas (je ne dirai rien).

Comme dirai mon amoureux « Seul on va plus vite, à deux on va plus loin ».

A-t-on le droit de Juger les femmes qui ne veulent pas avoir d’enfants?

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C’est une discussion que nous avons eu ce midi pendant le déjeuner.

Moi qui pensais que cela allait être un repas très tranquille au cours duquel on allait juste parler pour la énième fois de sexe, je me suis retrouvée arbitre des partisans des deux camps.

Et ce fut un match musclé! Digne du calendrier des Dieux du Stade.

Certains, mais soyons honnêtes, plus certaines affirmaient avec une particulière véhémence qu’il était inconcevable de vivre pleinement une vie sans avoir connu la joie d’être maman (et non pas celle d’être parents, nuance).

Les mamans ont souvent tendance à ramener la maternité à elles, le désir d’enfanter, l’horloge biologique, ce serait réservé exclusivement aux femmes…soit.

De l’autre côté de la table (pile poil), les adeptes de la liberté comme ils le disaient.

Oui, parce que selon eux, ne pas avoir d’enfants,c’est choisir d’être libres.

Et moi, la maman qui voulait être femme, comment me situer au milieu de tout ça?

Ce qui m’a donné envie d’écrire ce billet c’est le jugement très sévère de certaines personnes à l’égard de ceux et celles qui affirmaient avec conviction, ne pas avoir envie d’avoir de descendance.

Je ne pense pas qu’il faille avoir une opinion si tranchée, un jugement presque sans appel.

Je les ai trouvés un peu durs.

Une femme ou un couple qui, par choix, n’aura pas d’enfant, ne passe pas  forcément à côté de sa vie.

D’autres zones d’épanouissement seront privilégiées et cultivées différemment.

Ne pas avoir d’enfant ou d’attache comme on aime à dire, c’est être libre de partir en vacances quand on veut, voyager sans aucune contrainte, partir en week-end sur un coup de tête, rentrer du bureau à l’heure qu’on veut ou ne pas courir à la crèche perchée sur ses talons au risque de se tordre la cheville (oui, oui, c’est un métier dangereux).

C’est aussi pouvoir avoir des parties de jambes en l’air improvisées dès qu’on passe la porte sans glisser sur un playmobil ou une barbie mais aussi ne pas tomber sur les mômes tout court !

Hello les nains de jardin, aujourd’hui on va vous enseigner la 43 ème position du Kama Sutra !

Non, mais vous imaginez? Oui, hein?
Moi oui, ça m’est déjà arrivé! 
Et là on dit tous en cœur  » faites des gosses »!

Ne pas avoir d’enfant est donc très souvent vu comme une forme d’égoïsme.
Parce que forcément, on se prive moins, on peut se permettre d’aller plus souvent chez le coiffeur, s’acheter la dernière robe atrocement chère qui nous plait ou aller dîner à ce nouveau restaurant hyper branché qui vient d’ouvrir.
Et oui, pas besoin d’économiser pour leurs études, encore faut- il qu’il ne choisisse pas l’option Tanguy.
Choisir de ne pas devenir maman, je ne le répéterai jamais assez, c’est également prendre l’option ventre lisse et sans vergetures, ne pas infliger de blessures à son corps ou encore de traumatismes intemporels.

La vie nous en inflige déjà de si durs…

On sait ce que sont les grasses matinées quand on est pas parents,cela vaut combien ça, en euros?

Mais ne pas avoir d’enfants c’est surtout avoir un bien inestimable : du temps.

Du temps pour soi, du temps pour les autres, pour faire une multitude de choses, du temps pour ne rien faire aussi.

Vous hallucinez une maman qui dit ça, non ? Vous me jugez mauvaise mère pour ça ?

Et quand on choisit de devenir maman, qu’est-ce qu’on gagne dans la pochette surprise ?

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Parce que c’est définitivement un lot que l’on va tirer.
Bon ou mauvais, ce sera notre enfant, à tout jamais.
Cela commence dès la grossesse sur laquelle je ne m’attarderai pas car j’en parle déjà beaucoup sur mon blog…et pour moi, être enceinte, vous savez ce que cela signifie…la torture.
Je soulignerai juste à nouveau, histoire de ne pas oublier, que ces 9 mois peuvent être très durs… Ou pas.
Pour certaines c’est un état de grâce et c’est tant mieux.

Mais encore…

La sensation de ressentir ce petit être dans son ventre, une crevette au départ, et le sentir grandir,vous donner des coups de pieds, c’est juste magique.

Voir le produit fini, sortir de votre propre usine, c’est juste incroyable:-).

Avoir un petit bébé qui sent la Mustela, toucher ses petites mains, ses petits pieds, lui faire plein de bisous sur le ventre, l’endormir sur sa poitrine, c’est indescriptible.

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J’ai moi aussi du mal à comprendre que l’on n’ai pas envie, un jour peut-être pas aujourd’hui,ni demain, mais un jour, d’avoir un petit prolongement de soi, que l’on puisse chérir jusqu’à l’infini.

Ses premiers sourires,son premier « maman » ou « papa », ses premiers pas, c’est inestimable.

Ces moments de petits bonheurs que seuls eux savent tisser au quotidien, c’est irremplaçable.

Les voir se jeter dans nos bras après une journée toute pourrie, cela n’a pas de prix.

Avoir un projet pour votre enfant,le construire et tout donner pour le réaliser, c’est ça aussi être maman.

Rien ne remplace le câlin et le je t’aime de son enfant. Il est sincère et n’est pas intéressé.

Bon, jusqu’à 6 ans…après c’est une autre histoire.

On leur transmet nos valeurs, nos centres d’intérêt, on essaie de leur enseigner la vie, à notre tour.

On ne naît pas parents.

C’est un apprentissage permanent.

On peste souvent, on pleure parce qu’on y arrive pas, parce que ce ne sont pas les enfants dont on a rêvé.

Mais ces petits êtres qui deviennent grands, c’est notre prolongement, notre chaire, notre sang.

Et ce sentiment, il est inexplicable.

Réunir sa famille autour de la table, la joie qu’ils apportent à ces réunions dominicales auxquelles on ne veut pas se rendre, ils les transforment, par leur cris, leurs éclats de rire, leurs pitreries.

Et le temps dont je parlais plus haut, quand je me retrouvais dans l’autre clan, c’est eux qui l’occupent de ce côté.

On ne s’ennuie jamais, on cherche des occupations en permanence, on donne en permanence.

Alors, oui, ce sont d’innombrables sacrifices parfois, mais ils nous apportent tant,tant.

« Je t’aime tout là-haut jusqu’au ciel » ou « Maman t’es la plus belles des mamans », ce sont des phrases cotées au Nasdaq de notre coeur et qui ne se dévalorisent JAMAIS.

Parce que tout ça, en fait, ce n’est qu’une chose, la seule chose qui puisse changer profondément les choses dans une vie.

C’est l’AMOUR.

Et cet amour il a une autre saveur, plus sucrée ( une fois la phase du vomi passée).

Pourtant, malgré tout ce que je viens de dire, je ne porte pas un regard noir envers les femmes qui ne souhaitent pas donner la vie.

Je respecte leur choix car j’entends parfaitement leurs arguments, je les comprends et j’y adhère parfois bien souvent pour une maman.

Mais c’est ainsi.

Et je terminerai comme souvent, en disant que dans la vie, rien n’est immuable, rien n’est figé à jamais.

Parfois une rencontre peut bouleverser vos convictions que vous pensiez vous mêmes inébranlables.

Et là, tout peut changer.

Mais non, je ne vous jugerai pas.

Pas moi qui ai fait un choix, et vous en parlais il n’y a pas si longtemps ici Avoir envie d’un bébé et devoir faire un choix.

J’ai fait le choix de pas voir un autre bébé pour préserver mon couple.

Alors, non, je n’ai pas le droit de vous juger.

La liste de mes envies à moi ;-)

Comme je vous disais dans mon avant-dernier billet, la lecture du livre « Demain si tout va bien » m’a inévitablement  fait réfléchir au sujet de  ma propre liste des envies, de mes envies à moi (je sais, c’est un pléonasme que je vous jugerez inutile, j’en conviens mais il est volontaire).

Non je n’avais pas griffonné sur un bout de papier mes rêves inavoués d’adolescente.

Si, bien sûr, j’avais pourtant en tête le « Quand je serai grande, j’aurai et je serai… ».

Non je ne rêvais pas d’être chanteuse, créatrice de mode, infirmière ou maman au foyer.

Si, je rêvais du grand Amour. Quelle banalité. Beurk.

En fait, je réalise ô combien tous mes vœux les plus chers gravitaient autour du Prince Charmant et de la vie idéale que j’aurai aimé avoir avec LUI.

Mais pourquoi est-ce que j’ai toujours été aussi mièvre et toubisou ?

Déjà en CE2 (c’est-à-dire il y a à peu près un siècle) je me prenais pour Kelly dans Santa Barbara et rêvais que je me faisais prendre euh embrasser par Joey.

Je lisais en cachette tous les livres d’Arlequin , regardais avec ma mère Autant en emporte le vent et Les oiseaux se cachent pour mourir. Beurk.

Je me devais quand même de tout savoir sur l’amour, bordel !
Faut croire que j’ai fait une amnésie sévère car ma vie amoureuse a quand même été en travaux pendant de longues années (un demi-siècle ?).

Je m’égare, je m’égare, éclairez-moi.

Oui, mes envies, donc.

Je réfléchissais donc à tout ce que je rêvais de faire et d’avoir quand je serai grande.

Alors, grande, je le suis maintenant, on peut le dire, à 37 ans et 1,74 m (je n’ai pas encore commencé à  me ratatiner).

Et pourtant.

Je n’ai jamais eu de demande en mariage digne d’un film avec tout le tralala, ni le mariage qui va avec, cela va de soi.

Je déclenche souvent la furie de quelques amies quand je leur dis ça.

M’enfin, on pas besoin de se marier pour être heureux. Soit.

Et alors ? Si moi j’en avais vraiment envie ?

J’essaie de me rassurer en me disant que même Carrie Bradshaw s’est fait plantée par Big (et oui même en robe Vivienne Westwood)…mais suis obligée d’auto invalider cet argument puisqu’elle finit tout de même par se marier à la fin du film (et je verse toujours ma larmichette…enfin, larmichette qui mouille 3 mouchoirs, je me dois d’être honnête avec vous).

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Je me suis longtemps demandé pourquoi est-ce que pour moi, jamais aucun  homme n’a eu envie de faire ça ? De s’engager avec moi For Ever ?

Non non, je ne fais pas Causette (ou Lucette, je ne sais plus), je vous  parle de mes rêves, de mes envies.

Donc oui, si j’avais écrit une liste, sans équivoque aucune, le Grand  Amour arriverait en première position.

Je reviendrai certainement dessus car tout est intrinsèquement lié à  cette quête presque maladive de l’amour.

Donc avant JC, je rêvais, vous savez de quoi ? D’être maigre, d’avoir les jambes toutes fines et pas de fesses.

Ma meilleure amie était une fille très jolie et nous étions toujours fourrées ensemble.

On nous comparait souvent parce qu’on était toutes les deux grandes et brunes.
Sauf que moi, on m’appelait Samantha Fox (j’ai jamais compris pourquoi on ne m’appelait pas Sabrina, après tout, je n’étais pas blonde).

J’avais donc déjà une poitrine de femme et des fesses que la plupart des autres n’avaient pas.

J’ai grandi avec ce complexe et le regard des hommes l’a très vite accentué.

Je me rappelle un garçon dont je revois encore parfaitement les traits (il s’appelait Ludovic F…je me rappelle encore de ton nom mec) alors que nous étions en 5ème et qui nous avait dit à M. et moi : « Vous êtes trop sympas les filles, et mignonnes. C’est juste dommage toi, Cristina,que tu aies ces fesses. Oui, tu vois, ces fesses qui ressortent un peu, elles remplissent ton jean, là tu vois. Pas comme M.»

CONNARD . T’as vu tes dents de Bugs Bunny ? Tu fais1,10m, t’as déjà arrêté ta croissance ?

J’espère secrètement qu’il se soit marié avec une femme avec les fesses de Nicki Minaj, cela me rassurerait grandement.

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Credit Photo: http://www.contactmusic.com/article/nicki-minaj-

Puis j’avais appris à grandir avec mon corps, on va dire,plutôt féminin.

Un homme qui a croisé mon chemin a vite réveillé à nouveau ces complexes et ces envies d’être maigre et transparente.Et merde.

La vie m’a ensuite joué quelques tours et j’ai été maigre, malgré moi, plus que je ne l’aurai jamais souhaité.

Je me suis revue en photo (merci à mon fidèle ami PR) et me se suis dit que non, en fait, la maigreur ne m’allait pas si bien que ça.

Je pouvais donc rayer cette « envie » de ma liste et m’assumer telle que je suis.

Après tout, je plais un peu quand même 🙂

La maternité. « On » dit qu’on ne peut être totalement accomplie sans être maman.

Bien sûr je voulais avoir des enfants.

Je suis tombée enceinte de mon premier enfant alors que j’avais à peine 24 ans.

Cela signifiait à ce moment exact un frein à mes ambitions professionnelles, une nouvelle vie qui commençait alors que je me sentais encore si jeune (peut-être parce que je l’étais) et voulais encore accomplir tant de choses.

Je ne peux pas dire aujourd’hui que je referai les choses de la même façon.

Dans la liste secrète de mes envies, j’aurai idéalement eu 3 enfants, j’aurai pu m’occuper beaucoup plus d’eux et surtout je les aurais élevés avec leur père, au sein d’une famille aimante mais surtout où les parents s’aiment et le montrent, comme dans « La Petite Maison dans la Prairie ».

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Donc ça, je considère que c’est raté ?

Ok, J’en ai 2 sur les 3 rêvés (kids…ah, vous ne suivez pas), donc techniquement, ce serait possible.

Mais après tout ce que j’ai déjà infligé à mes enfants (je ne parle même pas de moi, moi je suis Wonder Woman), la peur de voir le schéma se reproduire est bien trop grande (cela signifie que j’aurai été prête à repasser par l’état « enceinte » alors que j’ai détesté l’être…allez comprendre les filles).

Du temps et encore du temps. J’aurai aimé pouvoir faire partie de ces mamans qui peuvent aller les chercher tous les jours à l’école, voir leur regard fier quand on est de sortie avec eux, faire des d’activités topissimes le mercredi.

Pas pour moi. Mais pas pour tant d’autres non plus, je le sais.

Il y aurait des tas de « petites » choses que je pourrais citer dans cette liste.

Mais elles sont tellement accessoires à côté de ce que j’ai toujours vraiment (trop) idéalisé : un mari aimant, des enfants heureux et épanouis, le BONHEUR, peut-être ?

Oui, c’est ça le BONHEUR pour moi. Chacun en a sa propre définition.

Cela peut vous paraître peu ambitieux, et pourtant, quand on ne l’a pas, je pense que l’on rate vraiment quelque chose.

Je me reconnais tellement  dans la chanson de Rose « La liste »:

« Jeter tout par les fenêtres
T’aimer de tout mon être
Je ne suis bonne qu’à ça
Est-ce que ça te dé-çoit ? »

Mais qui sait, je n’ai peut-être pas encore terminé mon chemin, je continue ma quête.

Je vous conseille d’en faire autant ❤