Nous ne retiendrons que la douceur

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Nos cœurs se remplir d’amour en les entendant mettre la table du petit-déjeuner, bien que nous aurions préféré que leurs petits corps chauds restent plus longtemps enveloppés dans leur couette molletonnée.
Toucher la liberté, le ciel et le silence lors de nos ballades sur ces longues étendues de plages désertes.
Apprendre de nouveau à vivre à cinq pour quelques jours, réinstaller des règles mais pas trop, car nous savons que le temps est précieux, et ces moments aussi, la vie nous l’a appris.
Moments que nous leur avons offerts d’abord emballés dans du papier cadeau doré à paillettes, accompagnés d’une lettre dans laquelle le Père- Noël leur expliquait mieux que nous, les parents, qu’il avait cette année décidé de leur offrir des souvenirs.
Ce n’était pas gagné, nous partions d’ailleurs avec une sérieuse réprimande de l’adolescent.
Leur mine déconfite face au petit nombre de cadeaux sous l’arbre scintillant ne nous a pas découragés.
Nous étions bien décidés à leur apprendre à porter un regard différent sur le monde.
Je ne vais pas vous dire que tout a été parfait.
Je ne vais pas écrire que ces jours de vacances sont l’image des photos postées sur mon compte Instagram.
Non, le ciel n’a pas été toujours bleu.
Oui parfois les pleurs ont volé la place aux sourires.
Non, l’entente entre les deux petits n’a pas été toujours des plus cordiales.
Oui, il a fallu composer et s’armer de patience face à une petite fille capricieuse et colérique dont nous avons entendu bien trop souvent les pleurs.
Non, l’adolescent ne nous a pas offert de trêve de Noël, bien au contraire, il a bien failli nous le gâcher.

Oui, le petit mouflet de 6 ans est une petite teigne qui veut toujours avoir raison et qui est capable de tout pour arriver à ses fins.

Ajouter à cela que chaque parent doit conjuguer habilement tout son art et sa patience face à un enfant qui n’est pas le sien et dont il doit supporter les attitudes hostiles.

Avec tout l’amour du monde, ce n’est pas la chose la plus facile, ceux qui vous peignent le tableau de rose ne vous racontent pas toute la vérité, je vous assure qu’il est bien plus nuancé.
Et pourtant, nous avons réussi à vivre de beaux moments, tout en douceur.
Nous avons parfois déjeuné à 15 heures, mangé plus de M&M’S et de chips que de raison, les avons laissé se bagarrer en pouffant de rire derrière la porte.
Nous n’avons jamais allumé la télévision, sauf pour mettre un DVD spécialement acheté pour l’occasion et cela ne leur a pas manqué, pas un seul instant.
Les petits pas sur le sable, leur ténacité à trouver un restaurant qui servait des moules-frites, leurs rires pour un rien, les parties de Puissance 4, leur capacité à nous suivre partout, leur enthousiasme lors de la lecture de aventures de Max et Lili, les entendre chanter « Formidable » de Stromae pour la centième fois dans la voiture, nous ne retenons que cela.
Grimper sur la Dune du Pilat, courir dans la nuit noire sur la plage les yeux fermés, les voir se régaler de Paella, les entendre parler de la vie avec leurs mots d’enfants, nous retenons cela aussi.
Nous prendre dans les bras en nous disant qu’avec notre amour, nous arriverons à surmonter chaque obstacle, même ceux que les enfants nous dressent sans le savoir.
Tous les deux, nous en ressortons encore plus forts, une nouvelle fois.
Dire merci à  l’amoureux pour cela.
Oui, nous ne retiendrons que cela, la douceur de ces moments.
Une douceur égale à la météo plus que clémente que nous a offert la magnifique région Aquitaine.
Je viens de refermer la porte de leur chambre toute neuve, regarder une dernière fois les petits chaussons disposés à côté des lits, qui devront attendre quelques jours pour mon petit mouflet, un peu plus pour la Miss, avant de retrouver leurs petits propriétaires pour vivre à nouveau ces doux moments.
Ceci est mon premier billet de l’année 2016, livré un peu à chaud après quelques semaines d’absence, et je profite de cette petite place sur la toile pour vous souhaiter à toutes et à tous une très belle année 2016, riche de moments qui vous comblent, proches des vôtres, de ceux que vous aimez et qui vous aiment.
Mes seules résolutions importantes pour ces nouveaux 365 jours sont de continuer à construire les fondations de cette famille qui ressemble bien souvent une équation mathématique, chérir mon amoureux et voir plus souvent mes VRAIS amis.
Bonne reprise à tous.


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4 jours en Sicile versus 30 secondes sur le tarmac de l’aéroport CDG

Fraîchement sortie de l’avion, de retour dans la cohue parisienne, je n’avais pas prévu de reprendre la plume aussi rapidement.

Mais après de longues minutes à attendre un taxi, à voir les gens courir et s’enfuir dans tous les sens, se bousculer, s’ignorer et à sentir à nouveau cette boule de stress s’emparer de moi, je me demande.

Je me demande après quoi nous courons en permanence.

Je me vois déjà demain matin à la Gare Saint-Lazare, noyée au milieu de la foule qui m’engloutit et par laquelle je vais une fois de plus, me laisser emporter.

Je me demande avec quel véritable but nous levons-nous chaque matin.

Accomplissons-nous vraiment nos rêves d’enfant ?

Avons-nous le job rêvé et espéré ?

Sommes-nous épanouis ou en quête continue et permanente de ce que nous osons songer être un jour ?

Je viens de passer 4 jours de rêve dans un endroit merveilleux, une petite bulle hors du temps et quelque peu réfractaire au changement.

Il m’aura fallu quelque secondes à terre, sur le tarmac de l’aéroport CDG, pour me sentir à nouveau en mode névrosé, élaborant et revoyant dans ma tête la liste de choses urgentes à faire, réfléchissant déjà à comment je vais devoir les gérer.

Est-ce normal de régir ainsi ?

Je ne le crois pas.

Est-ce que cela signifierait donc que je ne sais savourer les moments passés et la chance que j’ai de les vivre, finalement, ces moments ?

Pour mon anniversaire, mon amoureux m’avait offert un long week-end en Sicile.

Mon anniversaire était en mai, mais, contraintes de calendrier de famille recomposée obligent, je me suis vue fêter mes 38 ans une deuxième fois, en 6 mois.

Sans prendre une ride, sauf celles du bonheur.

Nous avons vite compris tous les deux en nous rencontrant que nous étions plus friands de ces moments vécus ensemble, plutôt que d’un gros paquet avec un noeud scintillant.

Notre richesse, nous considérons que c’est celle-là, la découverte de nouveaux endroits, de nouvelles personnes, de nouvelles cultures.

Je nous vous en ai déjà beaucoup parlé ici.

Nous voilà donc perchés sur la ville mystique ville de Taormina, surplombant majestueusement la mer de toute sa grandeur.

Mon amoureux avait choisi une charmante maison d’hôtes, avec vue imprenable sur le Grand Bleu.

Nos hôtes étaient charmants, d’une gentillesse et simplicité si évidente, tellement contagieuse.

Nous avons eu de la pluie, des orages, du soleil, avons été à la plage, avons marché pieds nus sur le sable, avons goûté la mer.

Nous avons escaladé un des cratères du volcan Etna (au secours), respirer l’air des montagnes, avons bu, ri, mangé, aimé.

Nous avons assisté à des couchers de soleil que je ne l’ai l’habitude d’admirer qu’en photos.

Nous avons aimé la Sicile sans nous poser de questions.

Et la Sicile nous l’a bien rendu.

Malgré des conditions qui peuvent pour nous, simples touristes, paraître extrêmement favorables, la vie ne doit pas être si simple.

La Sicile est une région très escarpée et accidentée, dans laquelle tu peux difficilement vivre confortablement sans voiture.

Les cours d’eau sont assez nombreux, source de grande richesse me diras-tu, mais ils sont presque tous de caractère torrentiel, coulant à pleins bords et divaguant largement pendant la saison des pluies, restant à sec le reste de l’année.

Mais je ne suis pas venu ici pour faire un cours de géographie.

Je n’évoquerai même pas la Mafia, la pauvreté, les disparités sociales.

Alors oui, il y a ce soleil et ces paysages à couper le souffle.

Nous ressentons cependant une certaine mélancolie qui plane, une sorte de souffrance enveloppée de dolce vita.

Ces portraits de famille en noir et blanc, exposés avec fierté dans les maisons et les restaurants en racontent long sur cette vie sicilienne, et ne laissent personne indifférent.

Les valeurs familiales y sont si présentes, cela fait chaud au coeur.

Les générations se retrouvent chaque dimanche pour un repas familial, nous avons observé avec plaisir et presque envie des tables de 30 personnes !

Le soir, la ballade digestive est de rigueur, et peu importe si la veille, les intempéries ont eu raison de quelques routes à Messine, ils choisissent de vivre l’instant présent et non de se soucier du lendemain.

Les habitants de la Sicile ne courent pas (sauf quand ils conduisent), ils avancent piano piano, ils profitent de ce que le Ciel leur offre de meilleur.

La croyance en Dieu y est évidemment pour quelque chose.

C’est LUI qui les aidera à surmonter les épreuves de la vie.

Alors, avec l’amoureux dans l’avion, nous nous disions que c’est nous qui avions tort.

Que finalement, ils sont plus heureux que nous.

Que nous, qui nous levons pour être au bureau à l’heure convenue, pour ouvrir notre boîte mail avec 150 points d’exclamation en rouge, tous revêtus du caractère « URGENT ».

Que nous, qui à 10:03, avons déjà souvent envie de repartir en courant, parce que « l’autre » ne sait nous transmettre que négativité, partager avec nous que problèmes.

Alors, avec l’amoureux dans l’avion, nous nous sommes aussi dit que nous ne voulions pas de ça, que nous allions travailler pour pouvoir être maîtres de notre destin et non son esclave et pas simplement pour rembourser notre crédit.

Nous allons essayer de nous déformater sans pour autant nous défragmenter.

Alors, avec toi, je partage ici un peu de ce voyage dans le temps, une façon aussi pour moi, je le crois, de prolonger ce moment et de fermer la porte à l’angoisse qui me grignote ces petits instants de bonheur.

Avec la promesse de ne pas me laisser faire.

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Comme une petite fille je m’émerveille des paysages
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Vue pittoresque de notre terrasse sur la mer
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Sur le chemin de Castelmola, alors que le ciel se montre menaçant, nous touchons presque les nuages
Cabines de plage à Giardini Naxos
Cabines de plage à Giardini Naxos
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Coucher de soleil sur le volcan Etna
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Une jolie statue, un vélo, la mer, what else?
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Les jolis balcons de Taormina
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Mes petits pas sur le sable mouillé
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Vestiges de la civilisation grecque à chaque coin de rue
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Vue de la salle des célébrations des mariages civils, à Taormina
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Passer de 26 degrés à 6 degrés, c’est possible ! Sur un des cratères de l’Etna
26 degrés je vous disais !
26 degrés je vous disais !
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Ciel, terre et mer, époustouflant de beauté
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Village de Castelmola, un des plus beaux villages d’Italie, désert et mystique
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Une affiche de 1939 qui nous a bien fait sourire
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Paysages dignes du Seigneur des Anneaux, sur l’Etna
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Les saveurs des marchés authentiques italiens

Bonne semaine à tous !

Tout ce qui compte…

    « Tout ce qui compte, c’est d’être avec la bonne personne, peu importe l’endroit, comment ou le moment ».

Cette phrase bateau, nous l’avons tous entendue et à chaque fois on se dit, moui, c’est bien beau, on nous la fait à l’envers, prenez-nous pour des jambons de Paris.

On pense que ce sont toujours les personnes privilégiées qui peuvent se permettre de l’affirmer sans vraiment y croire.

Moi, avant, je ne les croyais pas ces gens, ces fous, ces soldats, ces stars de cinéma (je déteste Lara Fabian en fait).

Mais ça, c’était avant.

Aujourd’hui, cette phrase n’a jamais eu autant de sens à mes yeux.

Comme si toutes les choses simples redevenaient évidentes et les plus appréciées.

Nous nous sommes faits cette réflexion avec l’amoureux alors que nous étions allés fêter son anniversaire au restaurant « Les Ombres », situé au dessus du Musée du Quai Branly.

Nous nous sommes dits que nous étions alors privilégiés de pouvoir être là, notre table collée à la terrasse, embrassant la Tour Eiffel.

L’endroit était surtout fréquenté par des touristes, qui avaient des étoiles plein les yeux.

C’est sûr que cette vue sur la Grande Dame, cette terrasse immense sur Paris et sur la végétation luxuriante du Musée, c’est tout le cliché so Paris auquel s’attendent tous les étrangers.

Et pourtant, nous aussi nous les avions, les étoiles.

Un peu de champagne certes, un grand zeste d’amour mais surtout la capacité à apprécier le beau moment qui nous était offert, avec la bonne personne.

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Tchin !

Nous avons été tous les deux émus par une demande en mariage qui s’est tenue sous nos yeux, alors que la plupart des gens peuvent se montrer parfois aigris ou blasés face à ce genre de situation (nous en avions l’impression en tous cas), leur bonheur nous a touchés (bon ok, moi j’ai pleuré).

C’est pourtant la situation que j’aurai rêvé de vivre quand j’étais petite fille (je le suis encore, petite, dans la tête, sinon 1,74m pour le détail important) et que je ne vivrai probablement pas.

Mais ce n’est pas grave.

D’autres moments viennent combler ces failles et ces cicatrices encore un peu ouvertes.

J’ai, dans une vie antérieure, pu par exemple fréquenter des établissements de très haut standing (pour ne pas parler d’étoiles, qualification que je trouve tellement snob et démesurée), dans des endroits paradisiaques et me sentir malheureuse, si malheureuse.

Kleenex était mon meilleur pote.

Passer mes nuits à pleurer parce qu’on me faisait sentir que je n’étais pas à la hauteur, que je ne pouvais déambuler en mini tanga jaune comme les autres parce que mon corps ne me le permettait pas.

Et oui de de brésilienne, je n’ai que le prénom! (mais j’imite très bien Cristina Cordula il paraît).

À quoi bon alors, péter plus haut que son cul et se géolocaliser sur Facebook sur une île de rêve alors qu’en réalité tu passes des vacances bien pourries et  que tu ne t’aies jamais sentie aussi seule et méprisée.

Je garde par exemple un pitoyable souvenir de Venise, probablement parce que je n’y étais pas avec la bonne personne.

Il faisait trop froid, l’hôtel n’était pas assez bien, les gens étaient antipathiques, on mangeait mal, ça n’avait rien d’exceptionnel, non mais allô,Venise quoi !

C’est donc avec un grand sourire aux lèvres (et un peu béât) que je viens de constater en écrivant ces lignes que chaque endroit où nous avons été avec l’amoureux a été magique, nous arrivions  toujours à ressortir tout le positif qui s’en dégageait, parce que nous ne voyions  que cela en fait, je crois.

Pluie, froid, accident de scooter, odeurs nauséabondes dans la salle de bains de notre chambre d’hôtel (souvenir de Grenade, coucou), maladie, et j’en passe, nous avons su et savons toujours retirer le meilleur de chaque instant.

Le pique-nique au Bois de Boulogne sur un vieux drap tâché, le camping dans la baie de Somme, les apéros sur la terrasse, les ballades à vélo sur les bords de Marne, les galères de train et de papier -peint, les carrés de chocolat Michel et Augustin, la découverte des Cyclades, l’oubli de culottes dans la valise, nos nouveaux meilleurs amis chez Leroy Merlin.

Tous ces moments ont eu une meilleure saveur parce que j’étais avec la bonne personne, parfois épicée mais le plus souvent délicieuse, cette nouvelle saveur.

Je vous assure, cela change tout.

Sinon, pour le Restaurant, ce serait dommage de ne pas vous en dire plus si vous êtes arrivés jusque là.

Pour un dîner romantique, nous vous le recommandons vivement.

Vue de notre table
Vue de notre table

Nous avons très bien mangé, les prix sont abordables pour un restaurant de ce standing, l’accueil est chic tout en restant simple (ce qui change des restaurants Costes par exemple où les hôtesses peinent à te décrocher un sourire et où les serveuses défilent presque en petite culotte, (du mal à avaler mon risotto la dernière fois chez Kong alors que j’avais sous les yeux le minuscule, certes, mais néanmoins fessier de notre hôtesse).

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Comme des touristes, devant la big Eiffel

La personne qui s’est occupée de nous était adorable, de bon conseil, présente mais pas envahissante, merci encore pour ce moment (décidément, Valérie va me demander des droits d’auteur).

Si tu comptes aller demander en mariage ta moitié là-bas ( il paraît que cela arrive tous les jours), préviens-moi, j’adore vivre ces moments et cela m’évitera de regarder Love Actually une 10001 ème fois.

Tout ce qui compte, c’est d’être avec la bonne personne !

Bonne soirée !

Acheter des moments de vie

La question s’est posée naturellement après l’achat récent de notre nid d’amour.

Nos amis et notre famille nous ont évidemment chaleureusement félicité à cette occasion.

D’abord parce que le fait d’avoir ce projet à deux leur offre un sentiment de rassurance ,comme si, en quelque sorte,cela légitimait notre couple.

Puis,ensuite,parce que c’est bien d’être propriétaire,être propriétaire c’est se mettre à l’abri…disent-ils tous.

Mais à l’abri de quoi,en fait?

Attention,nous sommes très heureux d’avoir acheté et de réaliser ensemble ce dont nous avons envie dans notre home sweet home pour y vieillir jusqu’à ce que les rides aient creusé profondément nos visages.

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Je sais qu’on va s’éclater à transformer notre chez nous en chaleureuse petite bulle d’amour.

A nous les peintures dans les cheveux, les fous rire dans le plâtre, les mains entremêlées dans l’enduit!

Construire un foyer à notre image à tous les deux, avec nos marques et nos empreintes,c’est vital, surtout après notre passé.

Mais l’achat d’un bien immobilier en soi n’est pas ce qui me fait rêver.

Si je pouvais disposer de mon argent comme je le voudrais, qu’est-ce que j’achèterai vraiment?

Et bien j’achèterai des moments de vie.

Oui,des moments qui restent pour toujours, figés dans nos souvenirs,des moments que l’on peut partager avec ceux que l’on aime, des expériences de vie inoubliables.

Des moments où l’on s’émerveille, on découvre, on s’ébahit, on rit, on pleure,on chante, on partage, on aime,on apprend,on a peur,on se construit.

Mais est-ce que ces moments ont un prix?

Hélas, oui,un certain prix.

Mon argent je préférerai le dépenser à recevoir tous les jours mes amis autour d’une grande table.

Je l’utiliserai bien plus volontiers à voyager et à découvrir d’autres cultures et d’autres mondes avec nos enfants.

Oui, en réfléchissant bien je préfère être plus riche de ces moments que de toutes ces choses achetées et que l’on exhibe en société pour mieux rentrer dans le moule.

Je paierai volontiers pour changer un comportement dans mon passé qui a pu faire mal à d’autres ou faire revenir quelqu’un qui est parti trop tôt.

Je me dis alors que j’ai bien changé car  si je m’étais posée la même question il y 15 ans, je pense que j’aurai été plus friande de biens de consommation.

Avoir la maison de mes rêves, une belle voiture, une garde-robe fournie (pour la fashion victime que je suis pourtant) ne sont désormais plus mes ambitions premières.

Vivre de belles expériences de vie l’est par contre devenu,mon ambition première.

Mon amoureux pense comme moi et je sais qu’il privilégiera également ces moments et nous allons tout faire pour nous en donner les moyens, les vivre et les partager.

Source Flickr
Source Flickr

Une chose est certaine.

S’il y a une chose que l’on ne peut pas acheter,c’est l’amour.

Et cet amour ,je peux enfin le toucher, sentir et respirer,propriétaire de mon appartement ou pas.

Et ça,ça n’a pas de prix,pas besoin d’emprunt à la banque.

Et vous, quels moments de vie vous achèteriez si vous le pouviez?

Relativisons, positivons.

Oui parce qu’après les tourbillons, les frémissements dans le bas du ventre, les giboulées familiales,et j’en passe, je pourrai avoir envie de me mettre au fond du trou.

Après tout, je suis humaine.

Ce lundi,j’ai appris le décès d’un ami de la famille,dans un accident.

Stupéfaction, tristesse, sentiment de n’être rien dans ce monde,dans lequel nous ne faisons que passer.

Et sa fille qui me confiait il y a quelques semaines au combien elle était si fière de son papa, fière qu’il la conduise à l’autel pour son mariage prévu en août.

En quelques secondes,tout s’écroule.

Hier, cet avion qui s’écrase avec à son bord,plus de 150 personnes,dont deux bébés.

Je me suis mise à réfléchir.

Et à relativiser.

Je me suis mise à penser à tout ce qui m’était arrivé de bon ces derniers jours.

Des petites choses et des grandes.
Mais oui,il y en a eu des choses.

Toutes m’ont réchauffé le cœur.

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Ce déjeuner avec une très bonne amie, enceinte, alors qu’elle n’osait même plus l’espérer, qui, grâce à son grand sourire et sa positive attitude à toute épreuve, m’ont donné envie de courir un marathon sous la pluie qui était en train de tomber.

Ces retrouvailles avec mon amoureux après son déplacement…des retrouvailles passionnées comme si nous nous étions quittés depuis des mois.

Ces papillons dans le ventre…

Ce film, « Still Alice » qui m’a tellement émue, qui m’a tellement fait pleurer et Dieu,ce que ça fait du bien de pleurer quand on veut laver ses peines!

Source Pinterest

Ce concert exceptionnel de Michaël Gregorio, artiste fabuleux, au Bataclan, un moment magique de partage et de générosité avec des amies et mon fils aîné.

Ces deux nouveaux jeans skinny achetés, un rose et un camel, qui me font sentir comme une jeune fille qui connaît ses premiers émois,quel petit bonheur!

Ce fou rire avec mes collègues préférés du bureau, à la cafétéria, ce bon fou rire qui vous donne mal aux côtes mais qui est si salutaire pour le bon déroulement de la journée.

Cette session de sauna infrarouge qui m’a vue sortir de la cabine perchée sur un petit nuage.

Ce bouquet de fleurs que j’ai fait envoyer au bureau de mon amoureux, juste comme ça, pour le remercier d’être toujours là,et,son sourire que j’entendais au téléphone quand il m’a appelée.

Ce rayon de soleil il y a quelques instants qui inondait mon bureau alors que mon horloge marquait 18 :26…oui oui, le printemps frappe à la porte !

Ce week-end que nous avons réservé pour le mois de mai dans les Cévennes.

Cet appartement que nous allons pouvoir  aménager et décorer à notre goût.

Ce sourire sur le visage de cette petite fille dans la salle d’attente du médecin qui me dit du haut de ces 3 ans « Tu es belle Madame ».

Source Pinterest
Source Pinterest

Cette enveloppe envoyée au Brésil, à destination de mon filleul que je parraine grâce à l’association PLAN, une enveloppe remplie de rêves et de tendresse.

Voilà.

Cela peut ne pas vous sembler grand-chose.

Mais tous ces petits et grands moments sont venus me chuchoter qu’il fallait que je relativise.

Que je positive.

Le bonheur est ici et là-bas, au détour d’une rue, derrière le visage d’une petite fille ou dans les bras de ceux qu’on aime.

A portée de mains.