Que reste-t-il de Noël?

Voilà, Noël est passé, des semaines de préparation pour certains, et tout s’est envolé en fumée en 2 petites journées pour d’autres.

Que reste-t-il de Noël ?

Plus grand-chose sur le compte en banque, première constatation.

Quelques jours avant les fêtes, j’ai été, comme tous les ans, à nouveau assaillie par ce sentiment de culpabilité, celui qui envahit toutes les consommatrices compulsives à la vue d’objets brillants.

Cela a commencé quand je revenais de ma consultation chez ma gynécologue pour la pose d’un stérilet (on en reparle une prochaine fois si vous voulez bien), et chez laquelle je venais de lâcher 135 €.

Parcourant toute la rue Saint-Lazare avec ce nouvel habitant au creux de mon corps, force était de constater que je n’avais jamais vu autant de sans-abris dans les rues de Paris.

Jeunes, vieux, enfants, français, étrangers, beaux et moins beaux, la précarité n’épargne désormais aucun visage.

Je me demandais alors si ces 135 € n’avaient pas été mal employés, si je ne devais pas aller me faire retirer l’intrus de suite et distribuer ces quelques billets à ceux qui avaient des besoins bien plus vitaux que les miens.

Plus je marchais, plus la douleur éprouvée dans le bas-ventre se répandait dans l’intégralité de mon grand corps tout endolori.

C’était néanmoins mon cœur qui me faisait le plus peiner, alors que je calculais (comptais sur mes doigts en fait), la somme que j’allouais à mes cadeaux de Noël, alors qu’eux, ceux que je m’obligeais presque à ne pas voir, assis sur un vieux carton de déménagement, n’avaient rien.

Je rejoignais mon quartier un peu plus maussade que la veille, lors de ma virée aux Galeries Lafayette où Noël n’est qu’explosion d’étoiles filantes.

La réalité est pourtant toute autre quand on passe la grande porte et on s’engouffre dans le métro.

J’ai honteusement eu envie de cacher mes sacs quand j’ai aperçu de nouveau cette jeune fille, dans les courants d’air de la station Chaussée d’Antin-La Fayette, cette même jeune fille que j’aperçois là depuis des semaines, cette jeune fille qui me ressemble presque.

Puis cet adolescent, guère plus âgé que mon fils, qui affiche un sourire qui me surprend (note à moi-même : faut-il que je mette l’ado à la porte pour qu’il montre ses dents ?).

Deux femmes s’approchent de lui, j’imagine alors qu’elles ont été également touchées par celui qui pourrait être leur fils.

J’apprendrai plus tard sur le quai par une de ces 2 femmes, que Nicolas vit dans la rue depuis 3 semaines, après une énième dispute familiale, cela lui était devenu insupportable.

Je rentre chez moi en me disant que le Père-Noël ne faisait pas bien son job, il distribue toujours aux mêmes, oubliant ceux qui n’ont pas d’adresse postale.

Tout cet étalage de cadeaux sous le sapin m’écœure quelque peu, j’y ai pourtant grandement contribué, cela est bien hypocrite de ma part.

J’essaie de déculpabiliser en me répétant de ma petite voix aiguë, que cela est pour faire plaisir à ceux que j’aime, il n’y a pas de mal à cela.

Pour fuir Paris et cette frénésie contagieuse avant Noël, nous partons 2 jours avec les enfants, sur un coup de tête, vivre quelques moments en famille loin de tout cela.

Nous nous ressourçons, mangeons beaucoup trop, rigolons, avons froid, les enfants se disputent, et surtout, nous sommes ensemble et c’est le plus important.

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A l’ouverture des cadeaux, dimanche matin, la principale préoccupation des petits, avant même de savoir ce qu’il y avait dedans, était celle de savoir qui avait récolté le plus de paquets.

Cela en devient déplaisant.

Mais à qui l(m)a faute ?

Aujourd’hui, les poubelles débordent d’emballages de papier doré déchiré sans aucune considération pour les petites mains qui l’ont plié avec amour, les chambres regorgent de nouveaux jouets, et les enfants ne sont pas là.

Bien sûr, le Père-Noël nous a encore une fois drôlement gâtés, trop, cela en devient gênant quand on regarde les infos, que l’on lit les journaux, que l’on lève un peu le nez de son téléphone dans la rue.

J’apprécie ENORMEMENT chacun des cadeaux qui m’a été fait, bien évidemment (je les kiffe grave).

Mais savez-vous ce que je retiendrais le plus ?

Les moments passés avec la smala, le fait d’avoir pu nous réunir avec les 2 familles.

Je les apprécie d’autant plus que je sais que mes parents ne seront plus en France l’année prochaine et c’est comme si Noël allait perdre tout son sens.

Car sans cette même famille, il y a 7 ans, alors que le monde s’écroulait autour de moi, c’est moi qui aurait pu me retrouver assise sur un bout de carton de déménagement, dans le métro, à regarder les autres courir avec leurs immenses sacs remplis de présents, ceux-là mêmes qui n’auraient pas eu un seul regard pour moi.

Alors, que reste-il de Noël ?

Des sourires, des rires, des pleurs, des moments de colère, des cris, des punitions, de l’énervement, parfois un peu de désespoir mais tous ENSEMBLE.

Et ça, cela ne s’emballe pas.

Distribution d’amour sur tous et bien évidemment, bonnes fêtes !

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Sea, Sex & Sun ? (ou les grandes vacances avec des enfants)

Tu crois que c'est ça?

L’été approche (je n’y crois pas une seconde si je regarde par la fenêtre, emmitouflée dans mes charentaises), bientôt le Sea Sex & Sun time!
Ah, cet adage que l’on criait sans vergogne à l’approche de l’été quand on avait 17 ans!

Est-il toujours d’actualité, 2 décennies plus tard, 3 enfants en prime?
Comme tu le sais, je compte les dodos pour renouer d’intimes et sexys liens avec le soleil.
Dans 20 dodos, je serai normalement en communion absolue avec l’astre suprême et la mer méditerranée…pour le reste, ce n’est pas si simple.

Partir en vacances avec des enfants, c’est évidemment du bonheur (pendant 1 jour et demi).

Tu as enfin du temps à leur consacrer, tu ne les presses pas au petit-déjeuner, tu tolères même un certain laisser-aller.

Partir en vacances avec des enfants, c’est aussi s’oublier un peu en tant que couple, ne nous mentons pas.
Pourtant, vacances à la plage riment avec farniente, lâcher prise et décontraction, n’est-ce pas ?
Ta peau est dorée, tes gambettes douces et épilées après des mois d’hiver en jachère, tu sens le monoï, tes épaules sont dénudées et tu es finement prête à te faire secouer la cafetière !

Sauf que les enfants, en vacances ou pas, ils ont toujours besoin que l’on s’occupe d’eux, ces assistés, dingue, vraiment dingue.

Ils n’ont toujours pas compris que toi aussi tu es en vacances, et que tu aimerais bien ne rien faire de tes journées, par exemple.

Seuls au monde

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Incapables de mettre leur maillot à tremper, d’aller à la douche avant 25 rappels et menaces de mort, de se tenir correctement au restaurant, de ne pas jeter un sceau de sable sur ta serviette alors que tu viens de t’allonger, cheveux mouillés, bouche en cul de poule, telle une sirène botoxée.

Tu te ballades, où que tu ailles, avec un garde manger mobile car un enfant, ça a toujours faim ou soif et surtout, un enfant, ça ne sait pas attendre.

Pelles, râteaux, ballons, bouées et autres jouets de plage deviennent les outils indispensables à ta survie…ou pas, quand tu es sacré champion de monde de constructeur de châteaux de sable, à l’insu de ton plein gré.

Alors que tu te délectes de ton livre et que tu arrives au moment où Christian enlève la culotte d’Anastasia la farouche, tu entends un de tes enfants (bien que tu fasses semblant de ne pas le connaître) hurler parce qu’un autre enfant que tu feins ignorer également, vient de lui faire manger une délicieuse pizza…en sable.

Désormais ensemble 24 heures par jour, les enfants tissent d’incroyables liens de complicité mais ont aussi beaucoup plus l’occasion de se chamailler allègrement.

Et au bout de 3 minutes de cris, tous les regards posés sur tes bourrelets, tu es obligé d’intervenir et de planter ton cornetto dans le sable, pour ne plus jamais le retrouver.

Tu deviens aussi agent de sécurité pendant les vacances, sache-le.

Derrière tes lunettes noires, tu rêves de piquer du nez, de Louboutins et de paillettes mais tu n’as jamais le temps d’écrire la première ligne de ton fantasme car tu surveilles en permanence ton enfant, ta plus grande peur étant la noyade de la progéniture.

Tout ceci est un peu hypocrite car secrètement, tu lui plongerais bien la tête sous l’eau pendant une heure ou deux, histoire d’avoir la paix ou d’envisager une sieste crapuleuse.

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La grasse matinée est une équation qui n’est toujours pas résolue chez tes marmots.

Tu les couches pourtant plus tard, les croyant épuisés et prêts à dormir 3 jours durant.

Que nenni, d’épuisé il n’y a que toi et tu finis par t’endormir en leur racontant une histoire.

Voilà, tu as passé ta journée à t’occuper d’eux et maintenant, 00 :17 affichés sur ton téléphone, 3 photos postées sur Instagram, tu regardes ta moitié et en même temps vous prononcez honteusement ces 3 mots :

« Je suis mort(e) ».

Les vacances censées être une parenthèse à la routine du reste de l’année peuvent donc mettre un couple à dure épreuve si les enfants prennent les commandes, ce qu’ils ont tendance à faire avec beaucoup d’aplomb.

Il est important de leur faire comprendre que ces vacances sont aussi et surtout les vôtres et que vous avez besoin de repos et d’intimité (mais ne les noyez pas).

N’hésitez pas à leur donner la chance d’être plus autonomes, en les responsabilisant, cela vous permettra de souffler un peu.

L’année dernière, il nous est par exemple arrivé, au restaurant, de faire table séparée.

Nous avions envie de nous retrouver en tête à tête et de ne pas passer le dîner à crier, pour une fois.

Aussi, nous avions demandé au grand de s’occuper des deux petits.

Je vous rassure, leur table était à côté de la nôtre, ils ont trouvé ça très drôle et nous avons payé leur addition !

Mais à aucun moment nous sommes intervenus et nous avons pu avoir une conversation longue de plus de trois mots sans interruption, admirer nos bronzages respectifs et nous dire que nous étions bien, là <3.

Dans notre situation de famille recomposée, les moments où nous pouvons être tous les 5 aussi longtemps sont finalement trop rares.

Nous nous efforçons par conséquent de partager le plus de moments ensemble, alors oui, parfois nous nous oublions un peu tous les deux, mais nous en avons conscience et savons pourquoi nous le faisons.

Enfants heureux

C’est pourquoi, dès que nous le pouvons, et, que notre austère banquière nous l’autorise, nous nous accordons de courts moments rien que tous les deux et revisitons pleinement l’adage de nos 17 ans, histoire de rattraper ces instants dérobés !

« Sea, Sex & Sun »

Bonne fin de week-end à tous!

Suivre les tendances…ou pas.

Bonsoir tout le monde,

J’avais prévu déjà la semaine dernière de venir partager avec vous ici plein de jolies choses, notamment mes retrouvailles avec une amie que je n’avais pas vue depuis cinq ans et notre déjeuner (qui a duré cinq heures, qu’on se le dise,une heure par année c’était le minimum syndical) dans le superbe, magnifique et incroyable restaurant situé sous la Coupole du Printemps Haussmann, coupole majestueuse et opulente  que nous ne nous lassions d’admirer avec béatitude.

Très bien, je me calme avec l’adjectif qualificatif, soit-il épithète ou attribut, je promets de l’utiliser avec modération aujourd’hui, du calme.

Puis le mardi 22 mars est arrivé.

C’était au tour de Bruxelles.

A nouveau ce climat de terreur, ce sentiment d’injustice, la peur, la colère, la solidarité, la déferlante d’informations et d’intoxications, les mots violents, les suppositions, les erreurs, les hommages.

Comme tous, je me suis sentie touchée par ces tragiques événements, et ne soyons pas hypocrites, encore plus parce que c’était chez nos frères et voisins belges, et, que ces événements s’inscrivent forcément dans la continuité de ce qui s’est tragiquement passé à Paris en 2015.

Mais je n’ai pas ressenti le besoin d’écrire sur le sujet, ni d’en parler, souhaitant plutôt évoquer des sujets moins sévères , bien que ce dernier en particulier, fasse manifestement partie de notre quotidien pour une durée malheureusement indéterminée, difficile d’y échapper, donc.

J’ai lu de jolis billets dès le lendemain, certains très justes, d’autres criants de douleur, quelques-uns à vocation de changer le monde, ah si seulement si.

Puis j’ai arrêté de lire tous les billets dont le titre évoquait à nouveau ces événements.

J’ai dit STOP.

Ce n’est pas pour autant que je me sois sentie légitime de venir vous parler de choses plus légères auxquelles j’ai pourtant plus que jamais envie de me raccrocher en ce moment.

J’ai d’ailleurs souvent cette impression dernièrement, quand je survole la blogosphère ou le web de façon plus élargie, ne pas être en phase avec les tendances.

Manger vegan et sans gluten, ou même bio, ce n’est pas fait pour moi.

J’aime trop manger de tout pour m’imposer des concessions et  faire attention, ne pas pouvoir manger partout et à ma guise me ferait court-circuiter mes deux neurones, et ce serait bien navrant, convenez-en, pour pas grand-chose.

Me lever deux heures plus tôt pour faire plein de choses stimulantes pour le corps et le cerveau ?

Je ne dors déjà pas beaucoup alors me priver de 2 heures de sommeil (sacrées pour ma petite personne), tu as craqué ton slip, ou bien ?

Ma journée est déjà fondamentalement méga remplie pour que je vole à la nuit ou aux premières heures du jour leur  fonction première : DORMIR. Si je ne dors pas, je ne suis pas de bonne humeur, c’est donc pour le bien être interplanétaire qu’il me faut mes heures de sommeil que je ne sacrifierai même pas pour une bonne partie de jambes en l’air (ouais, je suis plutôt du soir…tout tout tout,tout, tu sauras tout  sur le zizi).

Etre en révolte permanente contre tout et nimportequoi, le nouvel Instagram, Cyril Hanouna, les grosses, les maigres, les politiques, au point de perdre son temps (bien si précieux) à pondre des ignominies à vomir. Rien d’autre intéressant chez vous, les gens ? Too bad.

Faire du running de façon compulsive et dire que j’adore ça, non non non, je ne peux pas.

J’ai pourtant moi-même couru pendant longtemps, mais ce n’était pas par plaisir, c’était vraiment pour m’entretenir et  c’est vrai que c’est à portée de pieds !

C’était néanmoins une véritable corvée, je ne comprenais pas pourquoi j’avais l’impression de courir depuis ½ journée alors que RunKeeper affichait seulement 10 minutes !

Mon dos a dicté la fin de cette douleur par la douleur elle-même !

Je fais depuis du sport en salle en plus du sport en chambre  (à l’ancienne) et je préfère mille fois car je peux varier les activités et les positions  dès que j’en ai ras la bidasse !

M’habiller avec 3 sweats superposés, porter des sabots et un jean 3 fois trop grand et trouver ça beau, non, décidément, je ne suis pas tendance.

Je reste assez basique finalement sur mon style vestimentaire, bien que j’adore m’habiller et habite un peu aux Galeries Lafayette mais JAMAIS je ne porterai des choses qui me semblent ridicules juste parce que c’est swag ou me donner un genre qui n’est finalement pas le mien.

Refuser les partenariats, les articles sponsorisés, vous croyez que je suis une résistante qui finira par mourir seule sur mon vélo elliptique, avec une seule et unique dent, des poils jaillissant de mes grains de beauté ?

Je vois que nombreux sont ceux qui finissent par en faire et je ne les critique absolument pas à partir du moment où  c’est en accord avec leur éthique et leur ligne éditoriale.

Moi, je me suis dit depuis le départ que ce n’était pas pour cela que j’ouvrais un blog, point final, inutile de tergiverser et de me justifier sur une copie double.

Pour toutes ces raisons, je serai donc une fille old school ou pas tendance du tout, mon ado aurait-il raison ?

Bon en vrai, je m’en fous un peu, même beaucoup.

Pour tout vous dire parce que vous le valez bien, la cause que je ne rejoins pas aujourd’hui parce que je serai sacrément artificieuse est celle du « Je n’ai pas peur ».

C’est pour cette raison que je n’ai pas écrit sur les attentats de Bruxelles.

Vous qui me connaissez bien maintenant, savez que mes billets sont la plupart du temps liés au quotidien.

Comment ne pas être impacté par de tels événements ?

J’avais déjà écrit et exprimé mon ressenti après les attentats du 13 novembre à Paris ici.

Mon sentiment demeure désespérément le même : je ne me sens pas en sécurité à Paris, je crains pour les miens et appréhende sérieusement pour l’avenir de mes proches dans ce pays.

La situation est grave et vivre avec la peur au ventre ou me demander si je vais revenir entière de mon concert  n’est pas proprement la définition de vie que j’ai envie d’appliquer pour nous.

Bien sûr, nous continuons de vivre, nous prenons l’avion, allons à des spectacles, n’avons pas pris un chauffeur privé pour éviter le métro et le RER mais bordel, les choses ne sont pas si simples.

Quand j’entends mon plus jeune fils me dire qu’on ne doit pas prendre le métro parce que « les terroristes, ils sont partout », je lui rétorque sans aucune conviction que cela ne se reproduira plus.

Je vis dans le mensonge, combien sommes-nous à vivre ainsi ?

Enormément et je serai vraiment reconnaissante que l’on arrête de blâmer les gens comme moi.

Les gens qui comme moi continuent de croquer la vie à pleine dents mais qui ont toujours cette appréhension dans un petit coin de la tête qui donne de plus en plus envie d’ailleurs et qui ne s’en cachent pas.

Le paradis existe-t-il vraiment ?

En attendant, je préfère me remémorer des moments tous doux et profiter des moments simples en vous promettant un prochain billet plus joyeux !

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Je vous quitte sans vergogne car mon amoureux m’attend chez Starbucks avec mon chai tea.

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Vous voyez, nous continuons à profiter  et savoir savourer ces petits instants de bonheur, c’est aussi ça, la vie !

Bonne soirée à tous !

                                                                                                                                                                                                                               ,pas swag du tout.

Pas de Saint-Valentin pour nous cette année

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A l’hôtel Meyerhold SPA, Paris 9ème

Pas parce que nous avons décidé de faire nos rebels et de nous hisser aux côtés de la ligue des anti Valentine’s Day, militer tous culs nus dans la rue, tout le tralalala.

Définitivement pas (tu sais à quel point je suis pudique).

Laissez-moi vous confesser que nous sommes plutôt bons clients en matière de célébrations (oui des chocolats aussi, surtout les milkyway), nous ne ratons pas un clin d’œil du calendrier pour une petite attention, Outlook n’a même pas besoin de nous faire de rappels.

Tout est prétexte à faire, à dire, à offrir, à plaire, à se souvenir.

Souvent je me dis que j’aurai du vivre à l’époque de Lord Byron, être l’héroïne d’un roman de Jane Austen ou encore jouer dans « Orgueil et Préjugés ».

Sauf que ce ne serait pas compatible avec la Bridget Jones que je suis parfois (et je ne suis pas Keira knightley, détail non négligeable).

« La Belle su Seigneur » est de tous les temps, mon roman préféré, cela vous en dira quelque chose sur ma personnalité.

Je devrais mettre « romantique invétérée » sur mon CV, je suis consciente que je ne dis pas toute la vérité.

Heureusement, j’avais annoncé très vite la couleur à l’amoureux.

Nous étions ensemble depuis très peu de temps, quand je lui ramenais déjà (après un séminaire à la montagne), une kitschissime petite boule de neige avec un couple de marmottes et des petits cœurs.

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Nos marmottes qui nous protègent, chez nous

Pour qu’il ne prenne pas peur et qu’il ne s’enfuie pas la queue entre les jambes, je lui avais également offert un t-shirt sur avec le kamasutra des marmottes.

Cela faisait 1 pour l’amour, 1 pour le sexe, balle au centre.

Tout est une question d’équilibre dans la vie, n’est-ce pas ?

Et l’homme est resté (toujours la queue entre les jambes).

Nous ne fêterons pas la Saint Valentin le 14 février car nous ne sommes tout simplement pas disponibles, le calendrier affiche « date de recomposition de famille ».

Et oui, vacances scolaires obligent (encore ?!!!!), nous redevenons une famille au complet, ce qui dans notre cas, redevient la priorité.

Alors, nous, la Saint-Valentin, nous la célébrons un peu quand on veut, quand on le peut.

Oui, je sais, cela va te paraître bateau et complètement banal, mais c’est pourtant vrai, juré, craché (sans photo à l’appui).

Et finalement je crois que c’est ainsi que l’on devrait tous faire.

Le week-end dernier par exemple, l’amoureux avait détecté que j’étais sur le fil rouge, après une période compliquée (lui avec une charge de travail qui ne fait qu’accroître, l’adolechiant au top de sa forme, moi qui patine dans mes projets).

Il m’a annoncé vendredi que nous nous ne dormirions pas à la maison, qu’il avait réservé une chambre sur Paris dans un charmant hôtel.

Nous avons envoyé valser nos tâches quotidiennes plus tôt que prévu et nous sommes retrouvés, dans tous les sens du terme.

Restaurant corse, orgasme des papilles, verre de chianti, pièce de théâtre drôle juste ce qu’il nous fallait et délicieuse nuit.

Prendre un bon petit-déjeuner sans être pressé, s’accorder du temps, au bon moment.

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Adieu les Watabix en 5 minutes aujourd’hui !

What else ? Tout le reste restera entre lui et moi, je ne sais pas si vous êtes tous majeurs par ici.

Nous avons déambulé dans Paris le lendemain, comme de jeunes touristes en lune de miel.

C’est tout con hein, mais ça te remplit la chaudière de fuel pour un moment !

Et notre quotidien peut ainsi se parsemer de jolis détails, Saint-Valentin ou pas.

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Les jolies couleurs de la rue Crémieux que nous n’avions jamais vues en vrai avant

Se faire plaisir, serait si nous le pouvions, remplir le calendrier des chiots que tu t’es senti obligé d’acheter au facteur, tous les jours avec des cœurs en guise de croix, et pas seulement aux dates stipulées officielles.

Un texto, un gâteau, un câlin, une bouquet, un silence, une rose, un sourire, une tenue, et mille autres choses que nous nous offrons tous les jours.

Alors, cette année, la Saint Valentin nous ne la célébrerons pas pendant, mais l’avons croisée avant et partirons à nouveau à sa rencontre après.

Et vous ?

PS1- Parce que c’est toi, je peux te confier que l’amoureux dort encore avec le t-shirt marmottes (so sexyyyyy)

PS2- Parce que tu es encore là, je veux te dire aussi que la boule de neige siège dignement dans notre chambre (so kitschyyyyy)

PS3- Que la force soit avec vous 😉

Nous ne retiendrons que la douceur

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Nos cœurs se remplir d’amour en les entendant mettre la table du petit-déjeuner, bien que nous aurions préféré que leurs petits corps chauds restent plus longtemps enveloppés dans leur couette molletonnée.
Toucher la liberté, le ciel et le silence lors de nos ballades sur ces longues étendues de plages désertes.
Apprendre de nouveau à vivre à cinq pour quelques jours, réinstaller des règles mais pas trop, car nous savons que le temps est précieux, et ces moments aussi, la vie nous l’a appris.
Moments que nous leur avons offerts d’abord emballés dans du papier cadeau doré à paillettes, accompagnés d’une lettre dans laquelle le Père- Noël leur expliquait mieux que nous, les parents, qu’il avait cette année décidé de leur offrir des souvenirs.
Ce n’était pas gagné, nous partions d’ailleurs avec une sérieuse réprimande de l’adolescent.
Leur mine déconfite face au petit nombre de cadeaux sous l’arbre scintillant ne nous a pas découragés.
Nous étions bien décidés à leur apprendre à porter un regard différent sur le monde.
Je ne vais pas vous dire que tout a été parfait.
Je ne vais pas écrire que ces jours de vacances sont l’image des photos postées sur mon compte Instagram.
Non, le ciel n’a pas été toujours bleu.
Oui parfois les pleurs ont volé la place aux sourires.
Non, l’entente entre les deux petits n’a pas été toujours des plus cordiales.
Oui, il a fallu composer et s’armer de patience face à une petite fille capricieuse et colérique dont nous avons entendu bien trop souvent les pleurs.
Non, l’adolescent ne nous a pas offert de trêve de Noël, bien au contraire, il a bien failli nous le gâcher.

Oui, le petit mouflet de 6 ans est une petite teigne qui veut toujours avoir raison et qui est capable de tout pour arriver à ses fins.

Ajouter à cela que chaque parent doit conjuguer habilement tout son art et sa patience face à un enfant qui n’est pas le sien et dont il doit supporter les attitudes hostiles.

Avec tout l’amour du monde, ce n’est pas la chose la plus facile, ceux qui vous peignent le tableau de rose ne vous racontent pas toute la vérité, je vous assure qu’il est bien plus nuancé.
Et pourtant, nous avons réussi à vivre de beaux moments, tout en douceur.
Nous avons parfois déjeuné à 15 heures, mangé plus de M&M’S et de chips que de raison, les avons laissé se bagarrer en pouffant de rire derrière la porte.
Nous n’avons jamais allumé la télévision, sauf pour mettre un DVD spécialement acheté pour l’occasion et cela ne leur a pas manqué, pas un seul instant.
Les petits pas sur le sable, leur ténacité à trouver un restaurant qui servait des moules-frites, leurs rires pour un rien, les parties de Puissance 4, leur capacité à nous suivre partout, leur enthousiasme lors de la lecture de aventures de Max et Lili, les entendre chanter « Formidable » de Stromae pour la centième fois dans la voiture, nous ne retenons que cela.
Grimper sur la Dune du Pilat, courir dans la nuit noire sur la plage les yeux fermés, les voir se régaler de Paella, les entendre parler de la vie avec leurs mots d’enfants, nous retenons cela aussi.
Nous prendre dans les bras en nous disant qu’avec notre amour, nous arriverons à surmonter chaque obstacle, même ceux que les enfants nous dressent sans le savoir.
Tous les deux, nous en ressortons encore plus forts, une nouvelle fois.
Dire merci à  l’amoureux pour cela.
Oui, nous ne retiendrons que cela, la douceur de ces moments.
Une douceur égale à la météo plus que clémente que nous a offert la magnifique région Aquitaine.
Je viens de refermer la porte de leur chambre toute neuve, regarder une dernière fois les petits chaussons disposés à côté des lits, qui devront attendre quelques jours pour mon petit mouflet, un peu plus pour la Miss, avant de retrouver leurs petits propriétaires pour vivre à nouveau ces doux moments.
Ceci est mon premier billet de l’année 2016, livré un peu à chaud après quelques semaines d’absence, et je profite de cette petite place sur la toile pour vous souhaiter à toutes et à tous une très belle année 2016, riche de moments qui vous comblent, proches des vôtres, de ceux que vous aimez et qui vous aiment.
Mes seules résolutions importantes pour ces nouveaux 365 jours sont de continuer à construire les fondations de cette famille qui ressemble bien souvent une équation mathématique, chérir mon amoureux et voir plus souvent mes VRAIS amis.
Bonne reprise à tous.


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Cette année, nous offrirons des souvenirs.

Hier matin, alors que la nuit avait été bien trop courte à mon goût, je me suis réveillée de la plus douce façon qu’il soit, avec des douces caresses sur le ventre et toutes les autres parties de ma peau que je n’avais pas réussi à enrouler autour des draps qui sentaient encore la bonne odeur de lessive.

Un concentré de douceurs de la part de mon petit mouflet, comme s’il cherchait à compenser la nonchalance et la désobligeance constante de son grand frère.

Il le sait, il le voit mais il ne comprend pas pourquoi son frère est si souvent de mauvaise humeur, incapable de transpirer une émotion positive ou un message d’empathie vis à vis des gens qui lui souhaitent du bien, c’est à dire nous.

C’est normal, il n’a que 6 ans.

Et pourtant, moi à 38, je ne suis plus.

Le seul élément qui le raccroche à notre monde, monde qui semble si terrifiant à ses yeux est son téléphone portable.

Cet objet sacré qui est devenu le faiseur d’amis et le seul lien social digne de son nom.

Tout le reste est pour lui anecdotique.

Il préfère s’enfermer dans sa chambre et passer en revue des comptes IG, Snapchat ou autres réseaux de désocialisation.

A ses yeux je ne comprends rien, car je suis restée dans les années 80.

En effet, je ne comprends pas qu’on ne passe pas plus de temps ensemble et que l’on préfère se cloîtrer pour mieux se regarder en chiens de faïence.

Je ne comprends pas non plus que la première question que l’on me pose quand on parle de la prochaine destination de vacances est de savoir s’il y aura du wi-fi.

Je ne comprends pas que l’on soit si égoïste et insensible.

Je ne comprends pas ce déversement de méchancetés gratuites vis à vis d’autrui alors qu’il en a été lui même victime.

Je m’insurge contre cette violence verbale, cette absence de mots et de sourires, ce déversement de colère, cette irrévérence.

Je refuse que mon fils ai comme idole un youtubeur de 15 ans, et qu’il le vénère plus que Shiva.

C’est l’adolescence me criez-vous.

Je le sais !

Mais je ne m’y fais pas, voyez-vous.

Ce contexte nous a fait prendre une décision à laquelle nous réfléchissions déjà depuis un moment.

Cette année, pour Noël , nous avons décidé que les enfants n’auraient qu’un seul cadeau de notre part.

Ils ont pourtant une liste aussi longue qu’une de mes rédactions de français (deux copies double s’il vous plaît, et oué, déjà plus jeune je parlais trop).

Las de les voir chaque année se battre pour compter le nombre de cadeaux remporté.

Soucieux de les voir s’approprier des valeurs qui nous sont chères.

Une forte envie de les réconcilier avec la vraie vie.

Noël revêtira cette année plus que jamais son plus généreux costume chez nous, et sans doute le plus important dans nos coeurs : le partage de moments, l’amour, la famille.

Nous sommes prêts à faire face à cette vague de contestation que nous croyons déjà presque entendre, nous y ferons face.

Cette année,notre plus beau cadeau de Noël à tous, sera partager un beau moment, tous ensemble, un moment qui restera pour toujours.

Notre budget sera presque entièrement alloué aux émotions, bien qu’elles n’aient pas de prix, nous le savons.

Un souvenir qu’ils garderont quand nous ne serons plus là, un sourire esquissé en regardant les photos, des images qui les rempliront de bonheur dans les moments plus durs que la vie leur offrira certainement.

Oui, cette année, nous avons décidé que nous offrirons des souvenirs.

Sans doute avez-vous vu circuler ces deux vidéos dernièrement sur la toile.

(en espagnol)

Elles illustrent parfaitement ce que nous ressentons et avons envie de faire.

Il ne tient qu’à nous de le changer, voyez-vous.

Avant qu’il ne soit trop tard.

Bonne semaine à tous <3.

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Un parfum de douceurs

Comme une envie incommensurable de sortir de cette vague de paranoïa, cette peur qui me guette à chaque recoin parfois  et qui chuchote tout bas, tout bas.

Aujourd’hui, plus que jamais.

Comme un besoin de me pencher sur les jolies choses qui peuvent venir délicatement à notre rencontre, parfois sans les avoir cherchées et d’autant plus appréciées.

Une volonté de partager avec vous ces petits moments qui sont venus parfumer ces derniers jours d’automne alors que l’on respire déjà l’hiver, la clémentine, la cannelle et l’on entrevoit presque Noël.

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J’ai tout d’abord eu cette agréable surprise de découvrir jeudi dernier cette page qui m’est consacrée dans l’édition n°4 de As You Like Magazine.
Non pas que je n’étais pas au courant, évidemment que je l’étais .

Mais je ne m’en rappelais plus, comme si ce trop plein d’information des dix derniers jours ( ou désinformation, au choix) avait effacé toutes les choses positives de notre cerveau , car si nous affirmions  voir la vie en bleu, blanc, rouge, il faisait pourtant parfois bien noir chez nous.

Mon blog n’a que un an et je dois admettre aujourd’hui qu’il me procure beaucoup de plaisir.

Écrire, lire et partager, tout cela de façon spontanée et sans prétention aucune, authentique, oui, je peux le dire.

Je n’écris pas pour vous obliger à acheter quelque chose, je ne vous impose pas mon point de vue ni mon style de vie, je les partage.

Je vous livre très souvent mes ressentis à vif et des moments de vie, je vous donne même parfois les battements de mon cœur, les entendez-vous?

C’est pour cela que voir ce petit clin d’oeil sur papier a été pour moi un vrai moment de pure douceur, comme un bonbon qui fond lentement dans la bouche et que l’on savoure finement.

Puis vendredi recevoir un emballage de ma taille au bureau, contenant une magnifique plante et apprendre qu’il s’agit d’un cadeau d’un groupe de collègues.

« Comme ça, parce qu’on avait envie ».

Ça vous paraît peut-être bête mais ce geste m’a vraiment touchée.

Qui de nos jours fait attention  à son voisin, à son prochain, à ses collègues?

Un cadeau sans rien demander en retour, comme cela réchauffe l’âme.

Ils ont ri quand je leur ai proclamé que cela me redonnait foi en l’humanité.

Oui, parce que peut-être plus aujourd’hui qu’hier, c’est bien de ça dont nous avons besoin.

Un chocolat chaud, un brunch en famille, la douceur d’un doux plaid sur ses pieds nus, une gentille attention, les bras de ceux qu’on aime pour humer l’amour.

Ne rien dire mais savoir que nous sommes là les uns pour les autres.

Na pas parler mais écouter, laisser le temps au silence d’apparaître.

Dimanche, ce brunch en famille, simple et sans histoires, ce qui n’est pas rien après ce que nous avons vécu cette année.

C’est aussi être plus tolérant, ne pas s’agacer des mêmes choses, être plus patient, pardonner plus facilement les erreurs, relativiser.

S’il y a bien un enseignement que l’on peut tirer de ces événements tragiques c’est que soudainement, on se rend compte qu’on est tous dans le même bateau et ON RELATIVISE.

Le plus cons des cons, la pétasse finie, le râleur de service, l’aigrie de toute une vie, la personne qui vous bouscule dans le bus, tous relativisent.

Oui parce que tout peut arriver, personne ne connaît son destin.

C’est aussi pour cela que je passe un peu moins de temps par ici, comme si je ne voulais plus voler de temps aux miens.

Et comment ne pas vous parler du concert des Scorpions auquel nous avons assisté hier soir.

Je ne vous cache pas que j’étais terrorisée à l’idée de m’y rendre, revoyant en boucle dans ma tête toutes ces images des victimes du Bataclan.

Ce fut un moment de célébration de la vie, la paix, du rock-n-roll, la Marseillaise a même résonné dans tout Bercy, quel moment d’émotion.

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Le concert s’est clos avec le tube mythique et surtout cet hymne à l’amour qu’est « Still loving you », laissant naître quelques larmes au coin de nos yeux embrumés.

Et parce que dans un mois tout juste, c’est Noël.

Et plus que jamais, chrétiens, musulmans, orthodoxes, protestants, juifs ou athés ressentiront le besoin de se retrouver autour du sapin, et de se donner la main.

Au nom de la religion qui s’appelle la vie.

Bon mercredi à tous.

Nos Cyclades en clichés

Bonjour, bonjour !

Je vous avais promis un billet sur notre escapade dans les Cyclades…déjà 11 jours que nous sommes rentrés!

Ayant lu récemment de nombreux jolis articles sur ces îles féeriques, j’ai choisi de faire différemment.

Plutôt que de vous décrire en détail par où nous sommes passés, quel loueur choisir, le tarif du ferry, etc…, j’ai sélectionné pour vous 25 clichés parmi 1246 (exactement) qui pour moi sont synonymes de beaux moments.

Nous avons été émus par ces instants, avons ri, avons pris du plaisir aussi.

J’ai souhaité les partager avec vous.

Comme je vous disais ici, ce que nous avons préféré a été la gentillesse et l’hospitalité des personnes rencontrées.

Ce ne sont certes pas les clichés de rêve, mais pour moi, ils signifient beaucoup.

J’espère qu’ils vous plairont !

 

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Les vacances pour nos enfants, c’était ça
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Encore une plage déserte…Apeiranthos
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Tour de contrôle !
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Moment d’évasion face à la mer
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Confidences sur le chemin qui mène à la plage (en fait,nous devions traverser un champ!)
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Un des nombreux points de vue de l’île de Paros
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Nous visitions une église, nous avons assister à un mariage…en toute simplicité
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Les chats…il y en avait partout !! Un régal pour les enfants !
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Jeunes et moins jeunes aiment à se réunir sur les très nombreuses places
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Vue de Chora (impossible de faire une photo sans câbles électriques !)
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On ne se lasse pas de cette eau transparente
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Coucher de soleil vu du Temple d’Apollon (incroyable)
Dîner les pieds dans l’eau à Aliki
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Les jolis toits bleus
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La salade grecque et son immense portion de feta !
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Comme un paysage désertique, puis tout à coup…
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Un touchant vieux Monsieur de 94 ans qui tenait une boutique qui n’avait pas bougé depuis des siècles !
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Les jolies rue de Chora
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Le village de Koronos,au coeur des montagnes, entre ciel et mer
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Moment de complicité avec mon tout petit (plus si petit)
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Un dîner particulièrement réussi avec une lumière incroyable
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Une impressionnante carrière de marbre
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Un prêtre orthodoxe qui allait célébrer un mariage
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Cyclades, nous reviendrons! (nous avons ramené tous ces jolis cailloux avec nous)

Moi,je ne hais pas la Saint-Valentin

Je m’amuse à lire ici et là depuis la semaine dernière des billets sur la Saint Valentin.

Alors, d’emblée, je sais que je suis à contre courant.

Ce n’est pas grave.

C’est une fête commerciale. Oui, c’est vrai.

Entièrement d’accord et ma banquière partage également cet avis.

Nous n’avons pas besoin de la Saint-Valentin pour célébrer le jour des amoureux, cela devrait arriver tous les jours.

Oui bien sûr que l’on a pas besoin d’un jour spécial, et heureusement.

Ce serait bien triste d’attendre le 14 février pour se montrer que l’on s’aime ou avoir une attention particulière.

Mais est-ce qu’on a vraiment l’occasion, le temps et la volonté d’avoir une love attitude 365 jours par an?

Pendant mes années de célibat, après ma séparation en 2009, moi aussi j’ai maudit cette fête, dans mon for intérieur.

Parce que je me retrouvais seule devant Love Actually ou N’oublie jamais et mes 10 paquets de mouchoirs, je savais que j’allais pleurer et en plus, j’aimais ça (pleurer).

Ce n’est pas parce que j’étais seule le jour de la Sain-Valentin.

Parce que j’étais seule et que cela me renvoyait à ma réalité.

Tout simplement.

Je ne suis néanmoins jamais allée jusqu’à organiser une fête « Je déteste la Saint Valentin » » comme Heather dans Valentine’s Day (cela m’a fait pourtant bien rire).

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Car quand j’étais au bureau et je voyais certaines recevoir un joli bouquet ou partir déjeuner avec leur amoureux, leur sourire et leur air parfaitement guimauvesque rendaient mon petit coeur tout sucré à son tour et cela me remplissait de bonheur.

Et la vie est belle à vivre quand elle est exactement tricotée de petit moments de bonheur.

Donc si ce jour peut en devenir un de plus, pourquoi pas?

Nous n’avons effectivement pas besoin d’aller dîner à la Tour d’Argent ou recevoir le dernier Marc Jacobs en guise de preuve.

Nous somme prêtes à recevoir cette marque d’affection profonde tous les autres jours de l’année aussi :-).

Ce qui compte c’est d’avoir un je t’aime,une pensée spéciale,une marque d’attention, un « t’es belle ma poule », les 364 autres jours de l’année aussi,on est bien d’accord.

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Pas que le 14 février.

Alors moi, cette année, parce que je suis heureuse et amoureuse, que je trouve que je n’ai pas assez d’occasions de lui prouver,j’ai décidé d’offrir à mon Valentin une opportunité supplémentaire de nous retrouver tous les deux, dans un endroit différent de celui de notre quotidien habituel.

Sans ressentir aucune pression, contrainte ou obligation.

Je n’affectionne pas le côté commercial de cette occasion, comme la plupart d’entre vous.

Je suis par contre absolument fan des coeurs, de ces visages béats et transis d’amour, des sourires observés, de ces moues langoureuses, de ces pensées lubriques que l’ont peut deviner.

Peu-être parce que je suis amoureuse de l’amour.

Je préfère mille fois cela que les gens aigris, vindicatifs de tout,qui en veulent au monde entier et qui détestent les gens amoureux sous prétexte qu’ils ne le sont pas.

Mais dites-moi franchement…est-ce que vous connaissez réellement quelqu’un qui n’accepte pas une marque d’affection, un je t’aime plus prononcé ou une attention particulière, simplement parce que ce n’est pas le bon jour pour le faire?

Moi, ce jour là, je n’attends rien de lui (sincèrement), je lui ai juste demandé de se rendre disponible.

Il ne sait pas où on va, je lui ai juste donné rendez-vous vendredi à 18:13.

Et il s’en fiche bien de savoir où on va.

Je ne l’ai dit à personne, juste à vous…

Alors oui, ce n’est rien d’exceptionnel, ce n’est pas la lune.

Mais ce sera encore un moment magique qui nous sera offert.

Un moment pour nous permettre d’atteindre les étoiles.

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Je suis toujours un peu la tête dans la lune, alors, si le 14 février, je peux être aussi dans les étoiles, ça me va bien!