Que reste-t-il de Noël?

Voilà, Noël est passé, des semaines de préparation pour certains, et tout s’est envolé en fumée en 2 petites journées pour d’autres.

Que reste-t-il de Noël ?

Plus grand-chose sur le compte en banque, première constatation.

Quelques jours avant les fêtes, j’ai été, comme tous les ans, à nouveau assaillie par ce sentiment de culpabilité, celui qui envahit toutes les consommatrices compulsives à la vue d’objets brillants.

Cela a commencé quand je revenais de ma consultation chez ma gynécologue pour la pose d’un stérilet (on en reparle une prochaine fois si vous voulez bien), et chez laquelle je venais de lâcher 135 €.

Parcourant toute la rue Saint-Lazare avec ce nouvel habitant au creux de mon corps, force était de constater que je n’avais jamais vu autant de sans-abris dans les rues de Paris.

Jeunes, vieux, enfants, français, étrangers, beaux et moins beaux, la précarité n’épargne désormais aucun visage.

Je me demandais alors si ces 135 € n’avaient pas été mal employés, si je ne devais pas aller me faire retirer l’intrus de suite et distribuer ces quelques billets à ceux qui avaient des besoins bien plus vitaux que les miens.

Plus je marchais, plus la douleur éprouvée dans le bas-ventre se répandait dans l’intégralité de mon grand corps tout endolori.

C’était néanmoins mon cœur qui me faisait le plus peiner, alors que je calculais (comptais sur mes doigts en fait), la somme que j’allouais à mes cadeaux de Noël, alors qu’eux, ceux que je m’obligeais presque à ne pas voir, assis sur un vieux carton de déménagement, n’avaient rien.

Je rejoignais mon quartier un peu plus maussade que la veille, lors de ma virée aux Galeries Lafayette où Noël n’est qu’explosion d’étoiles filantes.

La réalité est pourtant toute autre quand on passe la grande porte et on s’engouffre dans le métro.

J’ai honteusement eu envie de cacher mes sacs quand j’ai aperçu de nouveau cette jeune fille, dans les courants d’air de la station Chaussée d’Antin-La Fayette, cette même jeune fille que j’aperçois là depuis des semaines, cette jeune fille qui me ressemble presque.

Puis cet adolescent, guère plus âgé que mon fils, qui affiche un sourire qui me surprend (note à moi-même : faut-il que je mette l’ado à la porte pour qu’il montre ses dents ?).

Deux femmes s’approchent de lui, j’imagine alors qu’elles ont été également touchées par celui qui pourrait être leur fils.

J’apprendrai plus tard sur le quai par une de ces 2 femmes, que Nicolas vit dans la rue depuis 3 semaines, après une énième dispute familiale, cela lui était devenu insupportable.

Je rentre chez moi en me disant que le Père-Noël ne faisait pas bien son job, il distribue toujours aux mêmes, oubliant ceux qui n’ont pas d’adresse postale.

Tout cet étalage de cadeaux sous le sapin m’écœure quelque peu, j’y ai pourtant grandement contribué, cela est bien hypocrite de ma part.

J’essaie de déculpabiliser en me répétant de ma petite voix aiguë, que cela est pour faire plaisir à ceux que j’aime, il n’y a pas de mal à cela.

Pour fuir Paris et cette frénésie contagieuse avant Noël, nous partons 2 jours avec les enfants, sur un coup de tête, vivre quelques moments en famille loin de tout cela.

Nous nous ressourçons, mangeons beaucoup trop, rigolons, avons froid, les enfants se disputent, et surtout, nous sommes ensemble et c’est le plus important.

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A l’ouverture des cadeaux, dimanche matin, la principale préoccupation des petits, avant même de savoir ce qu’il y avait dedans, était celle de savoir qui avait récolté le plus de paquets.

Cela en devient déplaisant.

Mais à qui l(m)a faute ?

Aujourd’hui, les poubelles débordent d’emballages de papier doré déchiré sans aucune considération pour les petites mains qui l’ont plié avec amour, les chambres regorgent de nouveaux jouets, et les enfants ne sont pas là.

Bien sûr, le Père-Noël nous a encore une fois drôlement gâtés, trop, cela en devient gênant quand on regarde les infos, que l’on lit les journaux, que l’on lève un peu le nez de son téléphone dans la rue.

J’apprécie ENORMEMENT chacun des cadeaux qui m’a été fait, bien évidemment (je les kiffe grave).

Mais savez-vous ce que je retiendrais le plus ?

Les moments passés avec la smala, le fait d’avoir pu nous réunir avec les 2 familles.

Je les apprécie d’autant plus que je sais que mes parents ne seront plus en France l’année prochaine et c’est comme si Noël allait perdre tout son sens.

Car sans cette même famille, il y a 7 ans, alors que le monde s’écroulait autour de moi, c’est moi qui aurait pu me retrouver assise sur un bout de carton de déménagement, dans le métro, à regarder les autres courir avec leurs immenses sacs remplis de présents, ceux-là mêmes qui n’auraient pas eu un seul regard pour moi.

Alors, que reste-il de Noël ?

Des sourires, des rires, des pleurs, des moments de colère, des cris, des punitions, de l’énervement, parfois un peu de désespoir mais tous ENSEMBLE.

Et ça, cela ne s’emballe pas.

Distribution d’amour sur tous et bien évidemment, bonnes fêtes !

Signature

 

De la bienfaisance envers sa famille

A l’approche des fêtes de Noël, nous avons tous pour habitude de nous demander ce que nous faisons, chez qui nous passons le réveillon, ce que nous avons de prévu, si nous avons fait tous nos cadeaux…

Une sorte d’excitation collective qui vient se mélanger aux paillettes, aux lumières scintillantes et à la rassurante odeur de sapin qui parfume nos maisons.

Une chose est sûre de mon côté, c’est que quoi qu’il arrive, je n’envisagerai jamais de passer un seul Noël sans mes proches, c’est à dire mes parents et mon frère (en dehors de l’amoureux et de mes enfants, cela va de soi).

Au delà des différends qui nous ont opposés, des conflits qui nous ont parfois séparés, de ces épreuves nous sommes ressortis renforcés.

C’est pourquoi j’ai du mal à comprendre que l’on puisse passer cette fête (indépendamment de la religion embrassée), loin de ses parents, loin de ses enfants.

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Pour moi, Noël c’est avant tout les retrouvailles familiales.

Oui, sans aucune équivoque, Noël représente à mes yeux les fous rires entre frères, faire tourner ses parents en bourrique, revoir ces Polaroïds usés par nos regards sur le canapé, un plaid recouvrant les genoux de parfois 4 générations.

Manger à n’en plus pouvoir, jouer à ce jeu de société juste pour faire plaisir, regarder ce vieux film déjà visionné tant de fois.

Oui, regarder pour la 1001 ème fois Love Actually, Sissi, Maman j’ai raté l’avion, les bêtisiers de fin d’année et partager nos éclats de rire et nos émotions.

J’ai cette petite boule au ventre qui me chuchote de ne pas m’en mêler, parce que voilà, cela ne me regarde pas ou peu finalement.

Mais cette petite voix dans ma tête me chantonne également d’essayer de faire quelque chose et je ne peux m’empêcher d’y penser.

C’est mon point de vue très personnel et chaque famille a ses blessures, son histoire, un parcours plus ou moins difficile.

Je trouve que comme pour beaucoup de choses de nos jours, nous avons tendance à faire de moins en moins d’efforts.

La distance, certaines difficultés et autres excuses parfois bancales remplacent trop facilement à mon goût les valeurs familiales.

On ne se déplace plus, on est fatigué, on est débordé, c’est trop compliqué.

J’ai du mal avec tout cela.

Peut être mon raisonnement est-il stupide, ringard ou déplacé.

Mais souvent je pense à moi dans 20 ans et je me dis que je serai profondément blessée de ne pas être assise à table avec mes enfants le soir de Noël.

Pourquoi les aurai-je eus, ces divines créatures, si je ne peux partager avec eux ces moments de magie ?

Voir les yeux qui pétillent, lever ma coupe de champagne, entendre le crépitement du feu dans la cheminée, voir les cadeaux se dénuder de leurs robes dorées.

Nonobstant les difficultés, les divergences ou querelles qui pourront nous habiter,  j’espère bien que nous réussirons toujours à nous réunir pour ces occasions spéciales, bien qu’il ne faille pas, bien entendu, attendre ces moments pour se retrouver.

J’espère bien que les enfants feront l’effort de venir à moi, malgré toutes les barrières que la vie aura peut-être dressées entre nous.

Et si ce n’est pas eux qui le font car parfois les choses ne sont pas si simples d’explications, c’est moi qui irai à eux.

Car je trouve qu’il y a des rendez-vous qu’on se doit de ne pas manquer.

Parce que la vie est bien trop courte pour ne pas bien l’honorer.

Certainement aussi parce qu’un jour nous pourrons le regretter.

Il faut parfois essayer d’oublier, quelques instants.

Pardonner aussi il est important.

Personne n’est parfait, le sommes-nous vraiment ?

Laissons-nous entraîner par cette féerie de Noël et imprégnons-nous de cette légèreté et gaieté qui s’en dégagent.

Ouvrons nos cœurs et ayons un peu de bienfaisance envers notre famille.

A Noël, tout est possible…

Cette année, nous offrirons des souvenirs.

Hier matin, alors que la nuit avait été bien trop courte à mon goût, je me suis réveillée de la plus douce façon qu’il soit, avec des douces caresses sur le ventre et toutes les autres parties de ma peau que je n’avais pas réussi à enrouler autour des draps qui sentaient encore la bonne odeur de lessive.

Un concentré de douceurs de la part de mon petit mouflet, comme s’il cherchait à compenser la nonchalance et la désobligeance constante de son grand frère.

Il le sait, il le voit mais il ne comprend pas pourquoi son frère est si souvent de mauvaise humeur, incapable de transpirer une émotion positive ou un message d’empathie vis à vis des gens qui lui souhaitent du bien, c’est à dire nous.

C’est normal, il n’a que 6 ans.

Et pourtant, moi à 38, je ne suis plus.

Le seul élément qui le raccroche à notre monde, monde qui semble si terrifiant à ses yeux est son téléphone portable.

Cet objet sacré qui est devenu le faiseur d’amis et le seul lien social digne de son nom.

Tout le reste est pour lui anecdotique.

Il préfère s’enfermer dans sa chambre et passer en revue des comptes IG, Snapchat ou autres réseaux de désocialisation.

A ses yeux je ne comprends rien, car je suis restée dans les années 80.

En effet, je ne comprends pas qu’on ne passe pas plus de temps ensemble et que l’on préfère se cloîtrer pour mieux se regarder en chiens de faïence.

Je ne comprends pas non plus que la première question que l’on me pose quand on parle de la prochaine destination de vacances est de savoir s’il y aura du wi-fi.

Je ne comprends pas que l’on soit si égoïste et insensible.

Je ne comprends pas ce déversement de méchancetés gratuites vis à vis d’autrui alors qu’il en a été lui même victime.

Je m’insurge contre cette violence verbale, cette absence de mots et de sourires, ce déversement de colère, cette irrévérence.

Je refuse que mon fils ai comme idole un youtubeur de 15 ans, et qu’il le vénère plus que Shiva.

C’est l’adolescence me criez-vous.

Je le sais !

Mais je ne m’y fais pas, voyez-vous.

Ce contexte nous a fait prendre une décision à laquelle nous réfléchissions déjà depuis un moment.

Cette année, pour Noël , nous avons décidé que les enfants n’auraient qu’un seul cadeau de notre part.

Ils ont pourtant une liste aussi longue qu’une de mes rédactions de français (deux copies double s’il vous plaît, et oué, déjà plus jeune je parlais trop).

Las de les voir chaque année se battre pour compter le nombre de cadeaux remporté.

Soucieux de les voir s’approprier des valeurs qui nous sont chères.

Une forte envie de les réconcilier avec la vraie vie.

Noël revêtira cette année plus que jamais son plus généreux costume chez nous, et sans doute le plus important dans nos coeurs : le partage de moments, l’amour, la famille.

Nous sommes prêts à faire face à cette vague de contestation que nous croyons déjà presque entendre, nous y ferons face.

Cette année,notre plus beau cadeau de Noël à tous, sera partager un beau moment, tous ensemble, un moment qui restera pour toujours.

Notre budget sera presque entièrement alloué aux émotions, bien qu’elles n’aient pas de prix, nous le savons.

Un souvenir qu’ils garderont quand nous ne serons plus là, un sourire esquissé en regardant les photos, des images qui les rempliront de bonheur dans les moments plus durs que la vie leur offrira certainement.

Oui, cette année, nous avons décidé que nous offrirons des souvenirs.

Sans doute avez-vous vu circuler ces deux vidéos dernièrement sur la toile.

(en espagnol)

Elles illustrent parfaitement ce que nous ressentons et avons envie de faire.

Il ne tient qu’à nous de le changer, voyez-vous.

Avant qu’il ne soit trop tard.

Bonne semaine à tous <3.

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Le SAV de Noël

Noël me paraît déjà si loin…et pourtant c’était il y a 3 semaines.

Tant de choses se sont passées depuis. De bonnes choses.

Il y a eu ce 7 janvier aussi. Je n’ai pas souhaité écrire depuis, ni dessus (j’avais eu le malheur de publier mon article sur ma super escapade en Andalousie au même moment où se produisait la tragédie chez Charlie Hebdo et me suis sentie bien assez mal).

Aujourd’hui je me pose un peu pour savoir si comme je l’avais manifesté dans mon billet Si tout devient possible à Noël alors, la magie de Noël avait bien opéré.

Tout d’abord, matériellement parlant, je peux dire que j’ai été bien gâtée, j’ai même eu 2 cadeaux de ma wish-list, c’est que j’ai été très sage, hé.

Je vous écris avec l’un d’entre eux et porte l’autre au poignet. C’est déjà bien.Très bien.

Mais est-ce que j’ai réussi à obtenir ce qui me tenait vraiment à cœur?

Tout d’abord, nous avons eu la satisfaction de réunir chez nous, pour la première fois, les 2 familles.

Ce n’était pas une mince affaire, réussir à accorder les plannings et réunir tout le monde.

Et les parents de mon amoureux ont fait l’effort d’être présents tous les deux, alors qu’ils sont divorcés et je sais ô combien cela peut être compliqué ( je ne sais pas si je pourrai le faire moi même un jour plus tard, par exemple).

C’était déjà une grande satisfaction.

Se rendre compte que son amoureux est plus que parfait (d’ailleurs parfait dans son aide pour l’organisation de cette soirée) et une véritable épaule au quotidien, énormissime satisfaction.

Ne pas recevoir (ou presque pas) de critiques de maman, quelle autre grande satisfaction.

Ce 24 décembre, comme par magie, je n’étais ni trop grosse, ni trop maigre, mes cheveux n’étaient pas trop secs et je n’avais pas l’air de ne pas dormir depuis 1 mois.

A ses yeux du moins.

Et puis je lui ai enfin dit. Je n’ai pas réussi à lui dire en face mais j’ai réussi à lui écrire. A la fin d’un texto.

Oui, j’ai enfin écrit à maman « Je t’aime ».

Mais je n’ai pas eu de réponse.

Pas de « moi aussi ».

Pas de « ma chérie ».

Alors, vous comprendrez, je n’ai pas envie de recommencer. Pour l’instant.

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Le 23 décembre,la date était drôlement bien choisie, le bulletin de notes du grand garçon est arrivé.

Il était attendu et sans grande surprise, il était à la hauteur de mes espérances ( c’est ironique, bien sûr) : 9.5 de moyenne générale, un comportement je m’en fouttiste au possible et tous les professeurs soulignaient son manque d’implication et son irrévérence.

Je ne savais plus quoi faire.

Discussions interminables, silences insoutenables. Pas d’explication.

Insolence, paresse, insouciance et une sorte de révolte semblent s’être emparés de toi. Et tu trouves cela normal.

J’oeuvre à trouver une solution. Et écoute moi bien petit, je ne te lâcherai pas.

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Petit garçon lui, m’a comblée d’amour et de câlins. Comme s’il se disait qu’il devait compenser et qu’il avait lu ma peine quand il m’avait dit qu’il préférait papa, rappelez-vous c’était ici Parce que tu m’aimes tout là haut jusqu’au ciel.

J’ai même eu l’horrible satisfaction ( je le sais, ce n’est pas bien) de l’entendre dire qu’il voulait être tout le temps avec moi « mais tu comprends maman, si tu devais m’emmener à l’école tous les jours, tu arriverais tout le temps en retard au travail. Alors comme papa habite plus près de l’école, c’est bien aussi que je sois un peu chez lui ». CRO MIGNON.

Sans commentaires me direz-vous.

Donc le petit m’aime et il sait que je l’aime.

J’aime le grand ( je le déteste souvent parfois aussi en ce moment) mais lui a l’air ni de le savoir ni de m’aimer.

Alors s’il existe un service après-vente de Noël, je voudrai bien échanger tous mes cadeaux sans exception (même mes magnifiques perles d’AKoya AAA, désolée chéri) contre :

  • un je t’aime de ma maman ( je ne demande même pas mon papa car je sais qu’il en est incapable)
  •  un je t’aime de mon grand garçon
  • une prise de conscience (ou une demie) de mon grand garçon (je sais qu’à 13 ans c’est très dur de se rendre compte qu’on est en train de construire son avenir)

Voilà, c’est tout.

Est-ce que quelqu’un sait où je peux m’adresser?

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P-S : ne vous inquiétez pas pour moi, je garde espoir, je suis une battante et tant d’autres choses vont bien !

I will survive

Si tout devient possible à Noël, alors…

C’est super, j’adore de nouveau Noël.

Pendant de longues années (qui m’ont semblé durer une vie entière),préparer les fêtes de fin d’année était un douloureux supplice qui me ramenait à ma triste et terrible réalité.

Le sentiment de solitude et d’avoir raté sa vie (oui on est mélodramatique dans ces moments) est encore plus fort à Noël, moment,où, par excellence, les gens qui s’aiment, se réunissent, quoi qu’il arrive.

On regarde Love Actually alors qu’on sait qu’on va pleurer. Toujours. Toujours au même moment.

Révolu ce temps-là !

J’ai déjà préparé notre décoration de table, notre menu pour le réveillon (car cette année c’est nous qui recevons), démarrer depuis quelques temps les décorations pour la maison, et me suis renseignée sur les cadeaux qui feraient plaisir à mes proches.

J’apprécie vraiment aller en courses et acheter un cadeau précis pour une personne précise.

Je n’aime pas faire les choses au hasard ou par dépit, j’aime imaginer le plaisir que je vais procurer (en tout cas je l’espère).

J’ai d’ailleurs tendance à m’oublier dans ces moments-là.

Alors, cette année, Petit Papa Noël, quand tu descendras du ciel, j’aimerai retrouver au moins un de ces cadeaux auprès de mes petits souliers. Je ne vais pas te donner le nom du magasin car mes enfants m’ont dit que tu savais tout, donc comme tu as un œil sur tout, tu vas sûrement trouver…

Peut-être as-tu une super application sur ton smartphone ? Après tout, à l’époque du Web 2.0, toi aussi tu as du investir dans les nouvelles technologies, non ?

Et si si, je te promets, rien qu’un seul de ces cadeaux me fera vraiment, vraiment très très plaisir.

Alors voilà :

J’ai perdu (ou plutôt mon fils m’a perdu, mais bon tu sais bien que les mamans protègent bien trop souvent leurs progénitures) ma montre l’année dernière à la plage.

C’était ma maman qui me l’avait offerte. Je ne m’en suis pas racheté une autre depuis.

Celle-ci me plaît bien elle est un peu masculine, et me donnera de l’assurance (oublie le prénom qui est gravé dessus, moi je m’appelle Cristina).

Accessoirement, elle donne l’heure, ce qui m’évitera de paraître une maniaco-dépressive toujours en train de consulter mon portable

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J’en ai carrément marre de notre halogène dans le salon.

Je rêve d’une lampe en bois flotté. Tu en verras sûrement beaucoup.

Voilà une petite idée qui t’aidera à comprendre ce que nous aimons :

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Là, tu vas dire que je suis trop matérialiste, mais je t’assure, j’en ai vraiment besoin ! C’est mon outil de travail ! Et celui sur lequel je t’écris actuellement est en train de rendre l’âme, il a quelques années de loyaux  services et me connait certainement par cœur.

Bientôt il va me brûler les jambes tellement il chauffe ( car oui, nous avons une relation très proche, je le pose toujours sur mes genoux).

Mais des fois, il faut savoir se séparer de certaines choses 🙂

Le rose tu me demandes ? Bah oui, tant qu’à faire, je veux bien. Mièvre jusqu’au bout.

(Et encore, je n’ai pas demandé une coque Hello Kitty).

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Alors, pour celui-là, je suis un peu embêtée. Comment te dire ? Cela va coûter cher hein ?

Je suis loin du compte pas vrai ? Je ne lui ressemble pas du tout, je sais, il y a du boulot.

Quoi la chirurgie esthétique ça ne compte pas ?

Mais je te mène en bateau  vieux Santa !

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En fait je cherche désespérément un manteau blanc, cintré. Et je n’en trouve pas !

Partout où je vais, je ne vois que des manteaux peignoir jaune moutarde !

Je n’ai que du noir, du noir. Je me révolte, je veux du blanc, du blanc !

Please ❤ (et oublie le décolleté aussi, ce n’est pas le but hé!).

Bon et d’accord, si tu peux faire quelque chose pour qu’il y ai une petite ressemblance entre nous, je ne t’en voudrai pas.

Ok, j’arrête.

Et puis, si toutefois, tu avais gagné à l’Euromillions, nous aimerions beaucoup nous acheter une petite maison coquette, au bord de la mer (tu remarqueras que je pense à tout le monde, et pas seulement à moi).

De préférence dans le sud, si tu pousses un peu, nous sommes prêts à aller en Corse, d’accord, nous sommes prêts à faire des concessions.

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Mais en fait, tu sais quoi ?

Je me rends compte que si je devais vraiment souhaiter que la magie de Noël opère, je me passerai volontiers de ces « petites choses ».

Si je devais fermer les yeux et espérer très fort, mon choix se porterait définitivement ailleurs.

J’oserai peut-être  prendre ma maman dans mes bras et lui dire que je l’aime, que je regrette de l’avoir fait souffrir avec mes tribulations amoureuses épiques.

J’oserai avoir des marques d’affection envers elle et finir mes messages par « je t’aime » au lieu de mettre «  à + ».

Ce n’est pas parce que dans ma famille on n’est pas très démonstratifs que je dois suivre le même exemple.

J’oserai lui dire que je sais ce qu’elle a ressenti parce que moi aussi je suis maman aujourd’hui et je sais ô combien la souffrance de nos enfants fait mal.

J’oserai dire à mon père que notre relation (ou plutôt l’inexistence de cette dernière) a sûrement été conditionnée par certaines choses du passé qu’il pense que j’ignore.

Je ne les ignore pas et je lui en ai toujours voulu pour ça.

Cela a peut-être même formaté  ma vison des hommes.

Si par magie, je pouvais l’effacer, nous pouvions oublier et essayer de profiter des moments de cette vie qui peut prendre fin demain ?

Si par magie, je pouvais gommer subtilement ces moments douloureux que j’ai imposés à mes enfants ?

Si par magie, petit loulou pouvait arrêter de me percevoir comme une maman à mi-temps et surtout arrêter de me dire qu’il préfère papa.

Si par magie, grand loulou pouvait prendre conscience qu’il ne m’aide pas en se renfermant sur lui et que j’ai besoin de son aide pour construire notre famille (si je pouvais aussi demander un extra et qu’il pouvait comprendre que l’école c’est important et qu’il devienne un bon élève, je te préparerai des supers cookies de Noël quand tu passeras).

Et s’il pouvait simplement me dire qu’il m’aime de temps en temps, ça me ferait plaisir.

Pas tous les jours, ni quand il a besoin de 20 € pour aller chez Starbucks.

Juste comme ça. Parce qu’il le penserait vraiment.

Alors tu vois, cher Père-Noël, tu peux oublier ma liste de cadeaux.

Si seulement tu pouvais faire « cette » magie opérer, ce serait vraiment cool.

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