PARIS EST MAGIQUE ?

Alors, évidemment, ce pseudo coup de gueule passera pour une foutaise.

On dira que j’avais mes règles ou que l’amoureux n’avait pas honoré son devoir conjugal.

Ni l’un, ni l’autre, bien que je vous accorde que les deux auraient pu être liés.

Une fille, ça ne comprend de toute façon rien au foot, diront les machos, et encore moins les règles et les subtilités sous-jacentes au mercato.

Seulement, il s’avère que j’aime le foot.

Le foot, dans le pays de mes origines, c’est culturel, on a un peu ça dans le sang.

Ce matin, alors que je faisais défiler mon fil d’actualités dans le RER, on ne parlait que de deux choses : la canicule, certes, mais surtout le transfert le plus cher de toute l’histoire du ballon rond.

A moins que vous ne soyez en trek au cœur de l’Amazonie, que vous aimiez le foot ou non, vous n’avez pas pu passer à côté de cette information.

Le PSG a payé 222 million d’Euros pour s’offrir le joyau brésilien Neymar Jr.

Non, je ne me suis pas endormie sur la touche 2 de mon clavier.

Pas 2, pas 22, 222.

OUTCH.

Ce matin, je descendais à Gare du Nord, pour me mêler à la très éclectique population du quartier.

Comme d’habitude, j’ai croisé les toxicomanes.

J’ai vu ce jeune garçon, qui dort à même le sol, au milieu de son urine.

Il souriait, bien qu’il n’ait plus que deux dents.

Je me suis inquiétée de ne pas voir cette vieille dame, pieds nus, avec son foulard coloré et sa doudoune, quelle que soit la météo.

Elle, qui tient toujours entre ses mains, un vieux carton de déménagement qui a déjà vu la pluie et le beau temps, sur lequel on peut lire:

« J’ai 78 ans. Je suis dans la rue depuis cinq ans. Une petite pièce pour manger, un ticket resto ou un sourire ».

J’ai vu la famille syrienne avec ses trois enfants en bas-âge, désormais habituée à ce qu’on ne les regarde plus.

Au début, ils criaient, pour attirer notre attention.

Aujourd’hui, le son de leur voix ne parvient même plus à nos oreilles.

Devant la boulangerie, ce vieux papi.

Peut-être a-t-il ce partagé ce même morceau de carton que la vieille dame, un peu plus haut.

Son message n’est pas très différent :

« J’ai 81 ans. Je dors dehors. Aidez-moi. Pour manger ».

Une boîte de conserve de thon lui fait office de tirelire.

Plus bas, encore, quelques tentes Quechua colorent quelque peu cette rue un peu plus sombre.

Ce n’est pas du street-art.

Tous les matins, je croise la misère, je la regarde souvent dans les yeux, mais je ne la vis pas.

Alors, je me demande.

Si l’on peut trouver autant d’argent pour se payer le rêve de voir un des meilleurs joueurs de la planète jouer dans son club, pourquoi ne trouve-t-on pas quelques milliers de centimes pour palier à la misère profonde ?

Je ne vous parle pas des gens qui sont à découvert le 15 du mois, qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts, ceux qui ne peuvent pas aller chez le dentiste ou l’ophtalmo.

Je vous parle de ces visages délavés, souillés, tristes, sans espoir et sans âme.

De ces pieds fatigués, souvent nus, noirs et empreints des marques de la rue.

Ceux que vous et moi croisons probablement tous les jours dans les rues de Paris.

Paris, la magnifique, ville qui fait rêver le monde entier, capitale du romantisme et de la mode.

Paris, est magique, disent les supporters du PSG.

Paris, qui laisse ses rues se peupler de détresse humaine.

Combien de millions faudraient-il pour esquisser une solution, pour tendre une main, offrir un moment de dignité, un sourire, une plus belle histoire ?

Je suis persuadée qu’avec 222 millions, on pourrait faire pas mal de choses.

Neymar aurait payé lui-même sa clause libératoire, bien sûr.

Prenez-nous pour des jambons de Paris.

Alors, oui, excusez-moi, mais je suis choquée.

Pas vous ?

Je m’excuse de ce billet qui ne sent ni l’été, ni les vacances.

La prochaine fois, je vous montre des photos de moi en maillot de bain, promis.

Bon week-end à tous et bonnes vacances à ceux qui partent  !

Signature

P-S : Neymar, je crois que tu as fais une grosse bêtise. Pas por ton porte-monnaie, c’est certain.

Tout n’est pas si rose à Paris, tu sais

Paris et ses merveilles.

Ses pavés qui ont peut-être vu naître vos amours, ses bancs qui ont sans doute recueilli un jour vos chagrins.

Ses quartiers dans lesquels on aime à se perdre, suspendus dans le temps, légers comme le vent.

Son histoire que l’on touche du bout des doigts, ce festival de beauté qui nous émerveille à chaque fois que l’on se donne à elle.

Ses lumières, ses belles femmes, son arrogance qui nous fascine pourtant, cette sensuelle indécence.

Paris nous touche, nous caresse, nous envoûte, impossible de ne pas se laisser faire.

Sacha Guitry disait :

« Être parisien, ce n’est pas être né à Paris, c’est y renaître »

Source Flickr Photo de Christian Montone
Source Flickr

Cette excitation que l’on ressent quand on vient habiter Paris, nous l’avons tous un jour entendue, souffler son tourbillon de folie dans nos cheveux.

Paris c’est la nuit, la fête, les théâtres, les expositions, les musées, les bars et restaurants dans lesquels on refait le monde et bien plus encore.

Paris c’est aussi le luxe, l’ostentatoire, la magnificence, l’apparence.

Je me rends compte que peu de gens osent parler de ce qui se passe dans les coulisses, de l’envers du décor.

Ayant moi-même vécu à Paris presque toute ma vie, ces côtés plus sombres, moins glorieux dont on parle moins, je les ai tutoyés, encore un peu aujourd’hui d’ailleurs.

J’aimerai tellement parlé d’eux au passé ou à la troisième personne.

J’écoutais l’autre jour une connaissance évoquer sa situation de précarité comme si de la normalité il s’agissait,  tête levée, fière d’être parisienne.

La trentaine, dans la vie active depuis plusieurs années maintenant, elle n’arrive pourtant pas à s’offrir la stabilité à laquelle elle aurait pourtant droit.

Dans le rouge dès le 10 du mois, elle décline à partir de ce jour toute invitation, désormais marqué dans son calendrier comme date limite de toute activité sociale.

En réponse aux différentes tentations qui lui sont proposées elle répondra de façon très convaincante, en arrivant presque elle même à se convaincre, qu’elle va à la gym suédoise, prétextera un mal de crâne ou s’inventera une autre soirée.

Une fois payé  le loyer de son studio de 20 m² au cœur de Paris, il ne va plus lui rester grand-chose pour vivre.

Ce même studio dans lequel la douche est installée dans la cuisine et dont les murs sont  si mal isolés qu’elle entend 3 fois par semaine, les ébats animaliers de ses voisins.

Ça va, ils sont réguliers et organisés, elle sait nous dire à quelques minutes prêt à quel moment la jouissance va intervenir, ça aide.

Ces mêmes voisins qu’elle croisera le lendemain matin sur l’étroit palier du vieil immeuble sans ascenseur, à qui elle ne dira pas bonjour, elle qui partageait pourtant leur intimité la veille.

Si tu veux habiter dans Paris, tu es souvent obligé d’abdiquer d’espace, de confort.

Beaucoup de parisiens optent d’ailleurs pour ce choix , s’ils désirent plus que tout rester dans la capitale, abandonnant souvent leur intimité à la porte de l’immeuble.

Nous avons la chance d’avoir un nombre incalculable de sorties qui s’offre à nous, tellement que l’on ne sait parfois plus quoi faire, finissant souvent par regarder l’Amour est dans le Pré (moi).

Toutes ces sorties ont un prix.

On aime à fréquenter les derniers restaurants à la mode, se vanter d’aller manger le meilleur burger de Paris (à ce prix-là, tu m’étonnes), boire des verres jusqu’à ce qu’on soit ivre et ne plus s’importer du prix que l’on va payer (quand ton banquier t’appelle le lendemain, tu retrouves brutalement la mémoire), mettre en statut Facebook que l’on est chez Costes (en omettant de dire que c’était horriblement cher, pas forcément bon et que tu as été servi par une minette dont tu voyais la culotte- non ça ne plaît pas à tout le monde).

Pas grave, c’est so tendance.

Tout le monde ne peut assumer un train de vie pareil, beaucoup sont dans cette situation, j’ai l’impression que l’on vit parfois dans une hypocrisie perverse.

On s’invente une vie géniale, on la colorie au feutre doré, on y colle des paillettes, un zeste de Narciso Rodriguez  et on laisse les autres croire.

Une vie comme sur Instagram.

Paris, capitale de la mode, difficile de contourner cet aspect aussi.

C’est un peu la compétition, on veut ressembler à, être aussi beau que, respecter à la lettre les tendances véhiculées par toutes les IT-girls.

A Paris la concurrence est rude, c’est sûr, lève les yeux de ton smartphone pendant quelques instants, il se peut que tu te décroches la mâchoire.

Je ris souvent quand je passe à l’accueil de l’immeuble et  je vois les dizaines de paquets Sarenza, Asos, et autres marques affectionnées par la gente féminine.

Les jeunes filles (moi, fille, pas jeune) qui vont récupérer leur paquet, mi- hystériques mi-angoissées, heureuses pour quelques instants.

On ne comprend pas que tu n’aies pas la dernière palette Nude de chez Naked (je l’ai, rassurez-vous).

Je ne suis également pas  convaincue que tous les parisiens se réjouissent de perdre des heures (du temps si précieux) tous les jours dans le métro parisien (MOI, MOI, MOI, MOI).

Il n’y a pas un jour où il n’y ai pas un problème, où tu ne te retrouves pas écrasé par les milliers de voyageurs qui comme toi courent après le temps ou quelque chose qu’ils ignorent.

Oui, après quoi coure-t-on finalement ?

Je dois vous dire que, personnellement, cela a vraiment un impact sur ma vie, à tel point que cette semaine, j’ai pleuré tous les jours en arrivant sur le quai de la ligne 3 (ceux qui me connaissent bien savent qu’il ne faut pas m’en parler), tellement les conditions étaient insupportables : attendre 10 minutes avant de pouvoir y accéder (au quai), laisser passer 10 métros avant de pouvoir aller t’y engouffrer sous une aisselle à l’hygiène douteuse et retenir ta respiration.

Elle n’est pas belle la vie ?

Métro-boulot-dodo, ce n’est pas un mythe que les parisiens ont inventé pour se rendre encore plus intéressants, c’est le quotidien de la majorité.

Alors, certes, Paris nous procure beaucoup de plaisirs, sait nous faire l’amour comme personne, mais ne nous mentons pas, la vie parisienne n’est pas si rose que l’on veut bien laisser le croire.

Entendre des récits comme celui de cette jeune fille me fait toujours énormément de peine et bien sûr, me fait réfléchir.

A une autre vie ?

Bonne fin de semaine à tous, demain c’est vendrediiiiiiiiiiiiiiiiii (pas de métro pendant 2 jours, youpi!)

Maman, j’ai peur.

Il y a une semaine je vous faisais part ici de ma désolation face à cette société qui me paraît malade.

Il y a trois jours , je pestais encore parce que je devais payer ma taxe d’habitation et faire un chèque de 180 € pour payer la cantine.

Marre de me faire plumer disais-je.

Ce matin,  j’ai tout payé, en silence, sans même un soupir.

Je ne peux pas me plaindre, je n’en ai pas le droit.

Depuis , il y a eu le 13 novembre.

Je n’ai pas payé de ma vie, moi.

Il y a eu trop de victimes, trop de rêves et de familles brisés, des gens qui étaient là juste pour célébrer.

Après le 7 janvier.

Ici, tout va bien.

En fait, non, je corrige, nous sommes tous en vie.

Ici, tout va plutôt mal.

Mon ado tient des propos surréalistes, il ne comprend pas, il juge les mauvaises personnes, celles qui ne le sont pas.

Il ne veut pas retourner au collège, il a peur.

Il a peur d’eux dit-il.

Mais de qui ?

« Des musulmans maman, il y en a beaucoup dans mon école. »

« Et alors ? »

«  Et alors, je sais qu’ils vont dire que c’est bien fait pour nous. »

Voilà.

L’amalgame est le pire ennemi qui soit et il est là, bien encré, vicieux et sordide, s’infiltrant tel un poison dans chaque faille qu’il s’empresse de détecter.

Il vient d’avoir 14 ans, mon ado.

Je ne vais pas relayer ce que je lis ici ou là-bas, ce que j’entends murmurer tout bas.

Il n’est pas le seul à faire cet amalgame, non, malheureusement, ne nous voilons pas la face.

Ce ne sont pourtant pas des propos que nous tenons à la maison, oh que non.

Ces chiens galeux qui ont frappé une nouvelle fois notre pays sèment la terreur et la confusion dans les esprits.

Des esprits qui ont besoin de réponses rationnelles, de faits compréhensibles.

Parce que tout cela est un cauchemar et on ne veut pas y croire.

On ferme les yeux, on baille, on s’étire, on se demande si on n’a pas rêvé.

Est-ce que c’est vraiment arrivé ?

Le drapeau français en berne, la Grande Dame éteinte, les messages des amis qui prennent des nouvelles, ces images qui tournent en boucle, ces avis de recherche qui nous prennent aux tripes.

Il y a ce joueur de piano hier, qui en hommage aux victimes a joué « Imagine ».

Il y a Placido Domingo, qui avant sa représentation à l’Opéra de New York, chante la Marseillaise avec émotion.

Oui, c’est bien arrivé.

Alors j’essaie de lui expliquer en vain que non, ces hommes et ces femmes n’agissent pas au nom de Allah.

J’essaie de lui crier que non, « Allah le très-Haut » ne donne pas puissance et victoire à ces individus et ne facilite certainement pas la réalisation de ces infâmes tueries.

J’essaie de lui souffler que non, il n’y a pas raison d’avoir peur bien que je n’y crois pas vraiment.

Nous sommes en guerre, orphelins de toutes ces vies volées, perdus dans ce brouillard, titubant comme des enfants qui font leurs premiers pas.

Des élans de solidarité nous réchauffent le cœur quelques instants.

Des bougies allumées par milliers, essaient de faire revenir la lumière.

Tout à coup nous sommes tous frères et nous nous sourions même, timidement, solidaires dans cette peine qui nous touche tous.

Nous donnons notre sang en masse, comme pour stopper cette hémorragie et faire oublier celui qui s’est trop déversé, de sang, vendredi soir.

Mais pouvons-nous vraiment quelque chose face à terreur qui nous paralyse malgré tout?

Nous nous sentons impuissants, dénudés, démunis face à cette menace qui semble plus que jamais peser sur nous.

Dire que nous n’avons pas peur ? Le croyons-nous vraiment ?

Nous n’avons pas de kalachnikovs, de fusils à pompe, de grenades meurtrières.

Certes. Et heureusement.

Mais nous avons les mots.

Les mots pour combattre l’ignorance, la méchanceté, ces propos ignobles qui sifflent à nos oreilles, ce dangereux amalgame.

Un musulman n’est pas un terroriste, nous devons le prêcher.

C’est mon travail avec les miens, ma petite contribution à cette guerre contre l’aveuglement, l’ânerie, l’inculture, l’insuffisance, l’obscurantisme profond.

La stigmatisation ne doit pas être française.

Des français, nous préférons lire ces quelques lignes du New York Times, légères et parfumées (merci Adrien pour le partage) :

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Mon combat à moi, c’est ne plus entendre « Maman, j’ai peur ».

Je n’ai plus de mots.

Merci à tous. #PRAYFORPARIS

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Nous te quittons

Nous y sommes.

L’heure de la rupture approche.

Nous en avons parlé,couché les points positifs et négatifs sur le papier,avons bien tout pesé.

Nous avons douté,nous sommes inquiétés et avons tranché.

Oui,toi et nous,ce n’est plus possible.

Nous avons grandi en toi,accompagné tes changements,apprécié tes richesses.

Nous avons humé tes parfums,t’avons parcouru de long en large,cherché tes secrets les plus enfouis.

Nous avons habité tes monuments,caressé tes oeuvres d’art,joui de tes trésors.

Nous avons écumé tes sous terrains,piétiné tes jardins,usé tes bancs publics.

Source Pinterest

Tu nous as cultivés, tu as éveillé notre curiosité,tu as nourri nos esprits.

Mais voilà,depuis quelques temps,tu nous plais moins.

Ton bruit incessant ne nous sied plus.

Ta foule ne nous fait plus vibrer.

Le manque d’espace nous étouffe.

Ta générosité n’est plus la même.

Ton charme n’opère plus si bien.

Tu as changé.

Comme dans un vieux couple, notre relation s’est ternie,éteinte à petit feu.

Nous t’avons été souvent infidèles ces derniers temps.

Nous ne ressentons plus d’excitation envers toi.

Tes terrasses improvisées au pied des voitures ne nous donnent plus envie.

Le paysage que nous offre la vue de notre fenêtre nous semble oppressant.

Nous avons besoin d’air.

A l’aube d’une nouvelle vie qui se dessine,nous souhaitons donner d’autres couleurs à notre quotidien.

Ouvrir la fenêtre et plonger dans la nature.

Contempler le fleuve qui couche devant notre nouveau chez nous et nous sentir apaisés par les reflets du soleil qui peint ses rivages.

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Mais ne sois pas triste,nous reviendrons.

Après tout,nous nous sommes beaucoup aimés.

Nous ne partons pas loin.

Pas pour le moment.

Et nous savons que là-bas, tout ne sera pas tout le temps rose non plus.

Tu nous manqueras,sûrement.

Nous te regretterons,parfois.

On ne termine pas une histoire d’amour si brusquement.

Et puis,il faut le dire,tu restes une des plus belles que nous ayons jamais vue.

Alors,nous choisissons d’abord de nous éloigner un peu de toi pour trouver un autre confort.

Nous aspirons dorénavant à un cadre plus apaisant,le stress étant devenu une maladie dévastatrice qui ronge beaucoup de tes habitants.

Nous te rendrons une courte visite quotidiennement,les obligations professionnelles restant inchangées.

Et nous reviendront profiter des nombreux divertissements que tu sais nous offrir.

Mais nous ne ferons que passer.

Il est dorénavant certain qu’un jour,nous te quitterons définitivement.

Le jour où nous aurons décidé que nous n’avons plus besoin de toi.

Le jour où la vie nous permettra de partir à la découverte d’autres merveilles de ce monde.

Oui,Paris,c’est décidé,nous te quittons.

Une visite dans la jungle urbaine de la Défense

J’aime Paris, tu aimes Paris, nous aimons tous Paris.

Comment rester insensible à ses trésors architecturaux, à ses monuments historiques, à ses quartiers si hétéroclites, à ses rues pavées, ses lumières, son romantisme.

Nous avons la chance d’habiter à 5 minutes de l’Arc de Triomphe et de pouvoir admirer au quotidien des séquences de film.

A quatre stations en métro, se tient le premier quartier d’affaires de toute l’Europe, La Défense.

Dieu que je le déteste!

Ces couloirs interminables,ces grattes-ciel qui ne laissent pratiquement pas le voir, justement,ce ciel.

Cette sensation de vent permanent, d’obscurité diurne, de gens qui se bousculent sans même se regarder, tels des robots.

Je n’ai y jamais rien trouvé de beau, et me suis toujours félicitée d’avoir eu la chance de décliner tous les postes qui m’y avaient été proposés.

Comme j’aurai été malheureuse!

Et ce vendredi, le dernier des vacances scolaires, je décide de laisser les enfants décider de l’agenda de l’après-midi.

Ils étaient tous d’accord pour manger japonais (dans celui où ça tourne,maman), et aller chez Toy’s rus pour jeter un coup d’oeil aux dernières nouveautés du rayon loisirs créatifs.

Autrement dit, direction le Centre Commercial Les 4 Temps…oui celui là même où on se fait siffler par des enfants de 20 ans et qui vous disent « T’es belle Madame« .

Qu’à cela ne tienne, quand je suis avec mes deux mecs, je me sens la plus forte, puisque c’est moi qui suis la louve qui protège et je ne crains personne !

Après notre déjeuner chez K10 où nous avons entassé les assiettes colorées et d’où j’ai pu apprécier les cours de tango argentin juste en face (je me suis régalée en les regardant danser), je me suis alors dit qu’avant la corvée SkyLanders, en entrevoyant un petit bout de ciel bleu, on pouvait tout de même essayer de voir ce qui se passait sur cette vaste esplanade de La Défense.

Et voici ce que j’ai découvert avec les enfants:

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Fontaine d’Agam

 

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Je dois avouer que je suis toujours aussi insensible à ce complexe d’immeubles gigantesques, froids et sans âme.

C’est la fascination de mes enfants pour ses symétries, ses formes géométriques, ses ombres et ses quelques oeuvres placées ici et là pour essayer de rendre cette esplanade un peu plus vivante, qui m’a fait porter un autre regard sur ce quartier d’affaires.

Juste un peu d’histoire (merci Wikipédia), pour ceux qui comme moi,croyaient que La Défense était un quartier qui n’en était pas imprégné.

Le nom de ce  quartier vient de la statue nommée La Défense de Paris, qui a été érigée à la gloire des soldats ayant défendu la ville durant la guerre franco-prussienne de 1870.

Cette sculpture de Louis-Ernest Barrias en bronze, inaugurée en 1883 sur ce qui était le rond-point de Courbevoie, fut déplacée en 1964 et remise en place sur un piédestal en 1983 devant la Fontaine d’Agam que vous avez pu observer un peu plus haut, à une cinquantaine de mètres de son emplacement initial.

Voilà, jamais je n’aurai pensé faire un billet sur La Défense…avant cela se limitait à faire mes courses de Noël au Centre Commercial des 4 Temps car il est bien pratique, près de chez nous et avec une multitude de boutiques ou occasionnellement aller au cinéma car il dispose d’un grand nombre de salles.

Merci les enfants de me l’avoir fait découvrir autrement!