Le manque de confiance en soi peut-il mettre fin à une amitié?

J’avais déjà fait connaissance avec la copine qui vous en veut parce que vous êtes enfin heureux et vous le dites, je vous en avais d’ailleurs parlé ici.

Soit, je m’en suis remise, après tout, je ne peux rien y faire, je ne vais pas arrêter de montrer que je croque désormais ma vie à pleine dents, ma porte est  quand même toujours ouverte avec un petit verre de rosé et des olives posées sur la table basse si elle change d’avis (invitation inside).

Je n’avais par contre, pas encore rencontré la copine qui vous congédie parce que son cher et tendre a osé dire au cours d’une conversation banale et un peu arrosée qu’il me trouvait mignonne.

Personne n’a relevé, on s’en fout complètement d’ailleurs, nous sommes toutes deux en couple et heureuses.

Personne sauf elle (qui a relevé, je veux dire).

J’étais, il n’y a finalement pas si longtemps que ça, moi même de nature jalouse, et, je sais aujourd’hui pertinemment que cela venait de mon manque de confiance en moi.

Jamais une once de méchanceté par contre, j’ai toujours eu en tête que c’était moi qui avait un problème, pas les autres.

Je pense que c’est pareil pour elle, je l’ai toujours entendu dire qu’elle détestait son physique et il est vrai que je la sentais mal à l’aise quand arrivait dans le groupe une très jolie nénette.

Regards méfiants et paroles nonchalantes faisaient alors leur apparition.

Pas une once de méchanceté de sa part non plus.

C’est une fille intelligente (brillante même) et son jugement un peu dur disparaissait après avoir constaté que ces filles étaient aussi très sympas malgré leur 95C et leurs jambes fuselées !

Nous étions copines d’excellentes chouilles, d’incroyables fous rires, j’en ai d’ailleurs de mémorables en tête.

Nous avons ri et pleuré ensemble.

Source Pinterest
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C’est aussi une fille joyeuse et très bonne vivante.

Ces derniers mois, nous nous sommes vues très rarement et elle était absente à tous nos rendez-vous organisés avec nos moitiés.

J’ai appris que son cher et tendre l’avait demandée en mariage et j’en ai été très heureuse!

Elle mérite tellement ce bonheur après quelques années sahariennes, et, il faut dire que du peu que j’ai pu voir de son futur époux, il est franchement chouette.

Je me suis empressée de lui envoyer un message pour la féliciter.

Pas de réponse.

Deuxième message, au cas où elle n’aurait pas vu le premier (les working girls de nos jours sont très occupées).

Pas de réponse.

Pas de problème, je ne suis pas une fille compliquée et je n’aime pas les histoires, je ne m’en formalise pas.

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Puis une amie commune me dit qu’elle a reçu l’invitation pour son mariage.

Et toi, me dit- elle?

Bah moi, non.

J’attends.

J’ai alors eu la conversation de la délivrance avec une autre amie du groupe, qui sans hausser un sourcil et n’ayant pas l’air de trouver cela surréaliste, m’a dit qu’elle savait pourquoi j’avais été écartée.

Ah oui raconte?! Ça m’intéresse un peu quand même !

Bah… Elle n’a pas digéré le fait que machin te trouve mignonne et elle n’aime pas se sentir en danger.

Ah ok.
C’est dommage pour vous car ça veut dire que machin vous considère toutes moches alors! Ahaha.

Je ne choisis évidemment pas mes amies pour leur physique mais il est vrai que ce sont toutes de jolies frimousses, bien plus mignonnes que moi, alors cet argument ne tient pas la route.

Je ne peux y croire.

Comme si je pouvais être une allumeuse, une piqueuse de mecs…

Comme si je n’étais pas folle amoureuse et en train de construire ma vie avec mon amoureux.

Danger ?

Je suis restée quelques jours dans une totale incompréhension, essayant de résoudre par tous les théorèmes mathématiques que je connaissais cette incroyable équation.

Puis, une fois de plus, je me dis que je ne pourrai changer les gens et je suis dans une phase de ma vie où je veux avancer et ne pas m’encombrer de détails qui pourraient me tirer vers le bas.

Ma petite tête se pose quand même quelques questions.

Je repense alors à une copine qui me racontait récemment qu’une de ses amies avait coupé les ponts parce qu’elle était inconsciemment jalouse du train de vie qu’elle semblait mener, une vie qui à ses yeux, était meilleure que la sienne.

Un autre sujet mais une réaction tout aussi absurde.

Amies un jour, amies toujours?

J’ai l’impression que ce n’est plus trop ça…comme dans les relations amoureuses, les amitiés se voient éclatées par des anecdotes stupides, des détails cocasses et un conséquent manque de communication.

Jalousie et envie y sont souvent associées…

Mais si aujourd’hui je me sens un peu nuageuse, amère et grise comme la météo du jour à Paris, je sais que demain est un autre jour,car aller de l’avant, il le faut.

Que se passe-t-il?

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Alors ça y est, déménagement fait,106 cartons ouverts et entassés dans une pièce qui nous sert pour le moment de débarras,enfin l’apéro sur la terrasse avec vue sur la Marne (et plus sur les seins de la voisine d’en face,très en face).

Ayant vécu en véritable ermite ces deniers temps, je prends des nouvelles des uns et des autres.

D’ailleurs, allez-vous tous bien?

J’ai été plus qu’heureuse d’appendre la naissance du bébé de mon amie dont je vous parlais ici (sa maman est d’ailleurs venue pour l’occasion, j’en ai été très émue pour elle),le mariage de ma très bonne copine super canon qui est née pour l’organiser (son  mariage) et les petits bonheurs de personnes qui me sont chères.

J’ai par contre été stupéfaite d’apprendre la rupture de certains couples d’amis pour qui j’aurai mis ma main à couper,que je voyais déjà vieillir ensemble et avec qui je comptais bien partir en voyages organisés pour le 3ème âge.

Ils foutent mes plans en l’air. Non mais sans blague.

Pas un, pas deux,mais trois.

Mais que se passe t-il ?

C’est l’approche de l’été qui fait s’emballer les ardeurs et cause un dérèglement climatique dans les cerveaux?

Parce que non, je ne peux pas comprendre que l’on se sépare comme ça ,sur un coup de tête, au premier obstacle, à la première difficulté,à la moindre étincelle.

Nous croyons tous avoir des raisons légitimes de se séparer et en avons,bien souvent.

Mais nous posons-nous les bonnes questions?

Avons-nous déjà essayé d’effleurer ce monstre que semble être pour beaucoup,la communication ?

Nous ne pouvons pas toujours être d’accord, nous sommes parfois fatigués,notre travail est souvent contraignant,la vie de tous les jours peut être usante.

Mais crois- tu cher ami, si tu me lis, qu’en balayant sans appel des années de vie commune et de complicité, tu vas vivre heureux pour toujours en un claquement de doigts?

Non, ça c’est dans Cendrillon…ou dans Shrek.

Cher ami, as- tu essayé de te remettre quelques secondes en cause et d’analyser (sans pour autant faire de maths) l’ampleur de la situation et des dégâts?

Tu es donc prêt à tout foutre en l’air sous le prétexte d’une dispute qui est allée trop loin, de quelques kilos pris ou d’une routine asphyxiante?

Laisse moi te dire que la vie n’est pas si linéaire et que tout se mérite, rien ne tombe du cocotier (ou du ciel si tu es très croyant), tout se travaille et s’entretient.

La facilité est de fuir, tourner le dos à la réalité et oser miroiter un avenir plus sulfureux?

Je ne t’en félicite pas.

As- tu déjà pensé à comment expliquer à ton enfant la raison de votre séparation?

Bah tu vois, Mateo, ta mère sait que j’aime bien les chipos bien cuites.Et ce jour là les chipos étaient crues. Alors, tu comprends, on s’est disputé et ta mère m’a reproché qu’elle en avait marre de me servir de boniche. On a alors décidé de se séparer parce que c’était mieux pour tout le monde ».

Pour qui ? Pour toi qui t’es déjà empressé de télécharger Tinder sur ton téléphone et qui te voit déjà passer des nuits chaudes et endiablées entre les cuisses d’une jeune adulte?

Vous me faites bien de la peine,sincèrement.

J’espérais pourtant que le TCI ( taux de connerie infernale) était en phase de régression,il me semblait même l’avoir vu sur BFMTV lors d’un reportage sur le renouveau des valeurs morales au sein du couple.

Je suis triste d’apprendre qu’il y a encore plus de lâches que de courageux, plus de résignés que d’amoureux, plus d’ingrats que de reconnaissants, plus de moribonds que de passionnés.

Putain,il faut s’accrocher,essayer de balayer chaque difficulté avec un revers de choc,un couple ça se construit AUSSI dans la difficulté bordel (à cause de vous je parle mal maintenant).

J’aimerai ne plus avoir ce genre de nouvelle.

On a tous le droit de se tromper,on peut arriver à bout d’une situation,changer,évoluer,ne plus s’aimer.

Mais on ne peut pas tout envoyer en l’air à la première difficulté.

J’ai l’impression que cela est devenu monnaie courante de se séparer au premier bug…je vous conseille plutôt d’ouvrir un ticket,comme on dit dans le langage informatique et d’essayer de résoudre l’incident,plutôt que vous enfuir de suite chez un nouvel opérateur.

Un jour,on le regrette,mais il est trop tard.

Non,vraiment,je ne voudrai plus avoir ce genre de nouvelle.

Bonne semaine à tous.

Après l’éclipse

Vendredi dernier beaucoup d’entre vous ont peut-être pu assister à ce phénomène appelé éclipse.

A Paris,nous n’avons pas vu grand chose,le ciel était gris et lourd sous le poids des particules de pollution.

Lourd et gris, l’était mon cœur aussi.

Tant d’efforts inutiles.

Un simple texto et c’est fini.

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37 ans d’absence d’amour gommés d’une traite.

37 hivers à la recherche de moi même,en vain.

37 printemps d’espoir,inutiles.

37 automnes de doutes,si pénibles.

37 étés de questions,sans réponses.

Tant de rêves brisés.

On n’a pas le droit de faire ça à un enfant.

Je ne méritais pas si peu de considération.

J’espérais encore l’impossible.

Ce n’était donc qu’un mirage, dans un désert.

Alors c’est ça,le calme avant la tempête de sable?

Vous me tournez le dos,vous avez fait votre choix.

tourner le dos
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Vous faites donc une croix sur mon petit moi.

Vous oubliez également vos petits-enfants.

Je ne me retournerai pas,même si la boule au ventre est bien là.

Je ne me courberai plus,même si c’est ce que auriez souhaité.

Je ne dépenserai plus une once d’énergie dans cette guerre inutile.

Si je ne suis pas digne de vous, vous n’êtes pas dignes de moi.

Je serai triste encore quelques temps, je le sais.

Mais cela passera.

Parce que j’en ai décidé ainsi.
Vous ne me boufferez plus.
Vous ne me direz plus que je suis une bonne à rien.

Vous ne vous cacherez plus derrière moi pour occulter vos propres malheurs.

Parce que derrière le nuage et après cette éclipse, oui, le soleil reviendra.

Et j’oeuvrerai désormais dans ce sens: construire, reconstruire, aller plus haut, ne plus regarder derrière moi, quoi qu’il arrive.

Parce que j’en ai décidé ainsi.

C’était pourtant la journée internationale du bonheur, vendredi.

Elle restera pour moi gravée dans mon calendrier personnel en tant que journée de l’éclipse familiale.

Mais aujourd’hui, on est lundi et le soleil est là.

Et j’espère qu’il le sera pour vous tous aussi.

Bonne semaine!

 

Ne retiens pas tes larmes

J’ai pourtant sous la jupe un billet tout léger, tout frais, prêt à poster, dans lequel je souhaitais partager avec vous mes derniers coups de cœur lecture.

Mais il y a ces larmes que je vois couler sur ton joli visage, mon amie.

J’y pense et j’y repense.

En tant que femme et  encore plus en tant que maman, ces larmes me touchent.

Au-delà de ces deux raisons plus qu’évidentes, elles me touchent parce qu’elles me parlent.

Elles me parlent pour une raison très simple : je crois savoir ce que tu ressens car je me suis retrouvée dans la même situation et je crois donc connaître le goût amer de ces larmes et le son aigu de tes silences.

Je dis bien « je crois », ce que nous ressentons est tellement propre à chacune de nous.

C’est une décision difficile à prendre, qui de surcroît doit être prise dans un délai assez court.

Je connais le poids accablant de cette solitude et de ce sentiment d’abandon.

Prendre cette résolution qui est en fait une sentence, seule et murée dans ce mutisme suffocant est un acte très courageux, ne pense pas le contraire.

Il y a quelques années, quand je me dirigeais vers la clinique, je n’ai pas versé une seule larme.

Je savais que c’était la bonne décision et mon destin m’a confirmé que mon jugement (sans appel) avait été lucide et plein de bon sens (pour une fois me dirait ma mère) puisque nous nous sommes séparés 3 mois plus tard.

L’infirmière me demande si je suis seule. Silence. Elle comprend que oui.

L’infirmière me demande si je suis sûre de ce que je fais. Je lui réponds un oui timide.

L’infirmière insiste. Je lui réponds que bien évidemment que je suis sûre, je suis là parce que je le veux et parce que je veux redevenir maîtresse de ma fortune.

Non, je ne veux que le papa soit au courant.

Je t’avouerai avoir ressenti sur moi le regard de pitié du personnel féminin mais il m’en importait peu.

Mon médecin avec qui j’avais longuement échangé au cours de la semaine me soutenait et avait rapidement saisi les enjeux de cette décision, si elle avait été contraire.

Mon amie, il en est de même pour toi aujourd’hui.

La maternité te tient à cœur, je le sais, je me remémore encore les discussions quand nous étions enfants.

Et pourtant, ce ne serait pas juste.

Ce ne serait pas juste pour toi, ni pour lui.

Aucun couple fragile ou en rupture imminente ne se sauve grâce à la venue d’un enfant.

En tout cas, moi, je ne le crois pas.

J’en parle assez souvent, la venue d’un enfant au sein d’un couple éveille ou réveille fréquemment des désaccords et des tensions moins visibles auparavant, parfois difficilement surmontables.

Mon amie, tu as pris la bonne décision et ne laisse jamais, à aucun moment de ta vie, personne te dire le contraire.

Tu viens de te donner une nouvelle chance de te libérer, je t’en prie, saisis-la.

Ce n’est juste pas le moment pour toi aujourd’hui. Ce n’est juste pas lui.Il viendra.

Tu t’es emplie de courage, je t’en félicite et je suis fière de toi.

Et tu oublieras, tu grandiras et tu vivras, crois-moi.

Moi aussi j’ai oublié.

Ce dont je me rappelle aujourd’hui c’est le  beau sourire du médecin, à mon réveil qui me murmure «Je sais que ce n’est peut-être pas le moment mais je vous souhaite tout de même un joyeux anniversaire, vous allez y arrivez, vous êtes une battante».

Toi aussi mon amie, tu es une battante et tu vas surmonter cette épreuve comme je l’ai fait.

Je serai là à tes côtés, mon amie, je tenais à te le dire.

 

 

2009

Dans mon entrée en matière, je parlais de 2009, date qui m’a marquée, à vie.

Pour deux raisons : la naissance de mon deuxième enfant et cinq mois après …la rupture.

Je n’ai pas envie de vous faire pleurer, et ai encore moins comme but que vous vous apitoyiez sur mon sort ! PAS DU TOUT!

Mais récemment,  lors de la lecture d’un article d’une blogueuse que j’apprécie à travers ses mots, je me suis surprise en train de pleurer et je me revoyais quelques années en arrière.

J’étais touchée en plein cœur.

Sans connaître les détails de ce qui lui arrive et sans que vous connaissiez les détails de mon histoire personnelle, s’il y a un terme que nous connaissons tous et qui nous fait peur c’est RUPTURE.

Rupture, ça fait mal. Rupture avec des enfants en bas âge, ça fait encore plus mal. Rupture avec enfants en bas âge alors qu’on était dans le monde des bisounours, cela fait très très mal.

Perte de confiance, remise en question, ne plus avoir envie de vivre, me demander si j’étais vraiment faite pour être mère, tels étaient les maux qui se bousculaient dans ma tête jour et nuit.

Le plus difficile pour moi a été de ne pas en vouloir à mon fils qui était apparemment la cause du désamour de son père à mon égard. Je ne pensais pas que ce sentiment pouvait exister, en vouloir à son enfant, à son bébé.

J’en ai eu très honte. Mais plus maintenant et c’est bien pour cela que je peux l’écrire.

On a voulu me faire croire qu’à partir du moment où on est maman, on a plus le droit de vouloir et  avoir une vie de femme. Tout doit tourner autour des enfants?

J’observais les autres mamans et je vérifiais qu’effectivement, beaucoup sacrifiaient leur vie de femme ( ou d’épouse) parce qu’après avoir donné la vie, et bien, c’est simple, tu oublies la tienne !  Pas toi?

Non, mais moi je ne voulais pas être comme ça! J’adore être féminine, séduire (mon homme hé, je vous rassure), m’habiller, faire du shopping, voyager, faire des surprises, des têtes à tête .

Tout ça,FINI?

PAS POSSIBLE.

C’était le début d’une longue lutte et d’une discussion permanente avec moi même : étais-je une mauvaise mère parce que je voulais continuer à avoir ma vie de femme, d’amoureuse, de maîtresse et de copine?

J’aimais pourtant mes enfants comme je pense qu’on peut , qu’on doit les aimer. Quelle est la meilleure façon de faire?

Tout cela a tergiversé pendant un bon bout de temps, beaucoup de pleurs, de peurs, de questions sans réponse, de nuits sans dormir, de journées passées avec des lames de couteau plantées dans la  poitrine, ne plus respirer, survivre.

Puis grâce à ma psy, mes amis, ma famille  (mes parents et mon frère) à qui je n’ai jamais assez dit merci, j’ai remonté la pente et j’ai compris que ce n’était pas moi qui avais un problème. Que l’on a tout à fait le droit de vouloir garder son rôle de femme et qu’il est tout à fait compatible avec le rôle de maman.

Le papa ne le voulait pas ainsi. Soit. Ce n’est plus si grave.

J’ai retrouvé un amoureux ( un vrai qui m’aime pour moi, comme je suis), recomposé une famille à laquelle est venue s’ajouter une petite fille de 4 ans.

Aujourd’hui je suis parfaitement femme, maman et HEUREUSE comme je ne pensais pas qu’on pouvait l’être.