Ma come sei bella , Sardegna !

Avant toute chose, je dois vous informer qu’un minimum de pré-requis est indispensable pour un voyage sur cette île enchanteresse qu’est la Sardaigne.

Je vous convie ainsi à valider les points suivants :

  • vous ne devez pas être allergique au bleu, à toutes ses infinies nuances possibles et rêvées, et plus particulièrement au turquoise
  • vous devez pouvoir être capable d’admirer votre reflet dans la mer sans vous en offusquer (rappelez-vous, c’était un vrai problème pour moi, il n’y a pas si longtemps que cela)
  • vous aimez à la folie, voire passionnément, l’astre suprême qu’est le soleil
  • vous êtes friands de paysages spectaculaires, dessinés avec une main de maître, par la Mère Nature, entre ciel, terre et mer
  • vous aimez faire votre rebel et sortir des sentiers battus, braver les guides touristiques
  • vous n’êtes pas jaloux (grosse concentration de belles créatures en string ou en moule-quéquette)
  • vous parlez l’italien (seule et unique langue connue par les sardes, en plus du sarde, bien sûr)

Vous voilà donc prêts à décoller vers ce joyau de la Méditerranée, située au sud de la Corse, avec laquelle nous avons d’ailleurs retrouvé énormément de similitudes.

Quand nous nous sommes penchés, en janvier, sur le choix de notre destination des grandes vacances, nous avions tout d’abord songé de nouveau aux Cyclades, que nous avions tellement affectionnées l’été dernier, destination préférée de nos enfants jusqu’à présent.

Mais, avec l’amoureux, nous avons à coeur de choisir des destinations qui nous sont inconnues à tous les deux, ce qui était le cas pour la Sardaigne.

Cinq autre raisons entrent toujours en considération dans notre choix:

  • beau temps garanti, 30 degrés minimum
  • budget raisonnable, famille nombreuse oblige
  • durée du voyage en avion tolérée par nos farfadets
  • alternatives à la plage, culturelles et historiques
  • destination hors de la France (houhou, je vous entends déjà huer), pour un dépaysement total

Après une petite étude de marché, la lecture de blogs divers et d’autres papiers tissés sur la toile, ces 5 critères se sont vite retrouvés cochés et, séduits par les alléchantes photos offertes par ses nombreux visiteurs, notre choix s’est porté sans aucun doute sur la Sardaigne.

Nous avons planté notre tente (comprendre loué une petite bicoque) sur le Golfe d’Orosei, situé à environ 80 kilomètres au sud d’Olbia, sur la côte Est.

1H30 au départ de Paris, nous aurons suffit pour rejoindre l’île de beauté et atterrir à Olbia.

Il était pour nous hors de question de nous retrouver sur la Costa Esmerala, lieu tant prisé par les touristes.

Si nous fuyions Paris et sa jungle, ce n’était évidemment pas pour nous retrouver avec des milliers d’autres voyageurs en mal de soleil, nez sur la ficelle de Paola, une demi-fesse sur la serviette de Maurizio.

Nous préférons de loin les lieux peu fréquentés, nous aimons à emprunter les chemins de terre, n’avons pas peur de nous retrouver seuls sur la plage (oui, nous sommes adeptes du nudisme).

La curiosité nous a tout de même poussés à monter dans la voiture et aller voir ce qui se passait chez les riches et nous n’avons pas regretté un seul instant notre choix, je vous laisser juger par vous même :

San Teodoro
San Teodoro

Si la Sardaigne est très réputée pour ses plages paradisiaques, l’arrière-pays n’en demeure pas moins charmant et mérite d’être visité.

Et pour cela, une voiture est indispensable, à moins que vous ne souhaitiez tourner en rond dans votre resort.

Mais revenons à la mer.

Ce qui nous revient à l’esprit en permanence, c’est la beauté de sa côte, creusée par d’innombrables grottes, ses baies, ses vertigineuses gorges venant mourrir sur cette eau transparente, d’un bleu caraïbéen qui met tous vos sens en émoi, si, si.

En Sardaigne, on se nourrit de la mer, rien qu’en la regardant.

Justement pour découvrir toutes les nuances de bleu tant attendues, nous avons loué un bateau à deux reprises, de façon à pouvoir explorer le maximum de criques, plages secrètes, jeter l’encre où bon nous semblait et nous offrir sans pudeur à cette mer qui n’attend qu’à être bue.

Nous avons révisé toutes nos onomatopées:

Piscine Di Venere
Piscine Di Venere

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Les fonds marins et la transparence de l'eau sont une invitation au snorkling
Les fonds marins et la transparence de l’eau sont une invitation au snorkeling

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Quand je vous parlais de la transparence 🙂
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Hommage à mon maillot de bain de vieille, selon ma maman
Mer d'huile
Reflet dans la mer d’huile
Nous avons jeté l’encre ici pour rejoindre la petite plage, derrière la grotte
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Tant de beauté invite à la méditation
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Guimauve Time

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La vue en face de notre chez nous
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Ne te moque pas
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Ballade en mer
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Dans un virage, tu t’arrêtes, et tu aperçois cette crique de folie (Cala Golone)

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Je pourrai encore vous coller ici 2000 photos, que je ferai encore « ouaou » « oohohohoh » « uhuhuhuh », tellement c’est beau.

Les grottes marines seront appréciées par les amateurs de plongée, qui adoreront explorer les incroyables formations granitiques de ces immenses blocs de roche.
La Sardaigne, c’est  une beauté sauvage, brute et caractérielle, que vous pourrez contempler en parcourant ses villages escarpés, au sommet des montagnes, surplombant fièrement la mer.

Nombreux sont encore les vestiges de la culture nuragique, qui contribuent à une fidélisation des traditions antiques et à une atmosphère unique.

Loin des projets d’urbanisation de certaines zones côtières, la Sardaigne a su conserver une nature sauvage et fière.

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Orosei
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Magnifique ville de Bosa, sur la côte ouest
Village de Posada
Petit village médiéval de Posada, complètement désert où nous avons été merveilleusement accueillis
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Village fantôme, surréaliste, San Salvatore de Sinis, sur la côte ouest où ont été tournés de nombreux westerns
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Orosei et ses charmants tons pastels
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A Oristano
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San Salvatore de Sinis
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L’église immaculée d’Orosei

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3 semaines ne nous ont évidemment pas été suffisantes pour explorer l’île qui paraît petite mais offre une large palette de loisirs, activités et endroits à fouiller, approfondir, à expérimenter.

Nous aurions aimé pouvoir emprunter un des nombreux chemins de randonnée spectaculaires qui se faufilent dangereusement sur les falaises pour venir terminer leur chemin en mer mais cela nous était complètement impossible avec les farfadets (quelle idée de les emmener dans un endroit aussi paradisiaque – note à nous mêmes, se contenter de les emmener à Center Parcs, la prochaine fois).

Une autre escapade s’impose donc, cette fois-ci, en amoureux, sans pause-pipi et goûter toutes les 7 minutes 30 (on en reparle dans un prochain billet si vous le voulez bien).

Si nous avons été enchantés par les paysages sardes, nous noterons deux petits bémols à notre séjour:

  • Les sardes ne parlent pas un seul mot d’anglais, donc autant vous dire que le français est pour eux une langue morte.

Cela a généré quelques situations cocasses, au restaurant par exemple où nous nous sommes retrouvés avec de la viande à la place de poisson et vice-versa.

Nous avons également fait vivre à nos enfants le premier resto-baskets, après une attente et un service pitoyables dans le touristique village de San Teodoro !

Ils ne font aucun effort et te font comprendre que c’est à toi de parler leur langue, car c’est toi qui viens chez eux.

  • Nous avions lu partout que l’hospitalité des habitants de l’île était légendaire et pourtant nous ne sommes pas sûrs de l’avoir jamais rencontrée.
Hospitalité sarde
Sur un mur, à Posada

Pour la petite anecdote, la personne qui nous a réservé le meilleur accueil était allemande, tombée amoureuse d’un sarde et de son village perdu, Posada, qui s’y est installée et tient aujourd’hui un hôtel-restaurant avec son cher et tendre.

Certains disent qu’ils sont pudiques et fiers.

Peut-être…en tout cas, nous n’avons pu nous empêcher de faire le parallèle avec le sens de l’accueil si généreux des habitants de Paros et Naxos, l’année dernière, qui est une des raisons principales pour lesquelles nos exigeantes progénitures souhaitent y retourner.

Notre constat reste néanmoins sans appel :

 Ma come sei bella , Sardegna !

J’espère que vous passez tous un bel été de votre côté !

A très vite pour la suite des aventures!

                                                   , qui s’est prise pour une sirène pendant 3 semaines

Sea, Sex & Sun ? (ou les grandes vacances avec des enfants)

Tu crois que c'est ça?

L’été approche (je n’y crois pas une seconde si je regarde par la fenêtre, emmitouflée dans mes charentaises), bientôt le Sea Sex & Sun time!
Ah, cet adage que l’on criait sans vergogne à l’approche de l’été quand on avait 17 ans!

Est-il toujours d’actualité, 2 décennies plus tard, 3 enfants en prime?
Comme tu le sais, je compte les dodos pour renouer d’intimes et sexys liens avec le soleil.
Dans 20 dodos, je serai normalement en communion absolue avec l’astre suprême et la mer méditerranée…pour le reste, ce n’est pas si simple.

Partir en vacances avec des enfants, c’est évidemment du bonheur (pendant 1 jour et demi).

Tu as enfin du temps à leur consacrer, tu ne les presses pas au petit-déjeuner, tu tolères même un certain laisser-aller.

Partir en vacances avec des enfants, c’est aussi s’oublier un peu en tant que couple, ne nous mentons pas.
Pourtant, vacances à la plage riment avec farniente, lâcher prise et décontraction, n’est-ce pas ?
Ta peau est dorée, tes gambettes douces et épilées après des mois d’hiver en jachère, tu sens le monoï, tes épaules sont dénudées et tu es finement prête à te faire secouer la cafetière !

Sauf que les enfants, en vacances ou pas, ils ont toujours besoin que l’on s’occupe d’eux, ces assistés, dingue, vraiment dingue.

Ils n’ont toujours pas compris que toi aussi tu es en vacances, et que tu aimerais bien ne rien faire de tes journées, par exemple.

Seuls au monde

Trou 2

Incapables de mettre leur maillot à tremper, d’aller à la douche avant 25 rappels et menaces de mort, de se tenir correctement au restaurant, de ne pas jeter un sceau de sable sur ta serviette alors que tu viens de t’allonger, cheveux mouillés, bouche en cul de poule, telle une sirène botoxée.

Tu te ballades, où que tu ailles, avec un garde manger mobile car un enfant, ça a toujours faim ou soif et surtout, un enfant, ça ne sait pas attendre.

Pelles, râteaux, ballons, bouées et autres jouets de plage deviennent les outils indispensables à ta survie…ou pas, quand tu es sacré champion de monde de constructeur de châteaux de sable, à l’insu de ton plein gré.

Alors que tu te délectes de ton livre et que tu arrives au moment où Christian enlève la culotte d’Anastasia la farouche, tu entends un de tes enfants (bien que tu fasses semblant de ne pas le connaître) hurler parce qu’un autre enfant que tu feins ignorer également, vient de lui faire manger une délicieuse pizza…en sable.

Désormais ensemble 24 heures par jour, les enfants tissent d’incroyables liens de complicité mais ont aussi beaucoup plus l’occasion de se chamailler allègrement.

Et au bout de 3 minutes de cris, tous les regards posés sur tes bourrelets, tu es obligé d’intervenir et de planter ton cornetto dans le sable, pour ne plus jamais le retrouver.

Tu deviens aussi agent de sécurité pendant les vacances, sache-le.

Derrière tes lunettes noires, tu rêves de piquer du nez, de Louboutins et de paillettes mais tu n’as jamais le temps d’écrire la première ligne de ton fantasme car tu surveilles en permanence ton enfant, ta plus grande peur étant la noyade de la progéniture.

Tout ceci est un peu hypocrite car secrètement, tu lui plongerais bien la tête sous l’eau pendant une heure ou deux, histoire d’avoir la paix ou d’envisager une sieste crapuleuse.

Promenade 2

La grasse matinée est une équation qui n’est toujours pas résolue chez tes marmots.

Tu les couches pourtant plus tard, les croyant épuisés et prêts à dormir 3 jours durant.

Que nenni, d’épuisé il n’y a que toi et tu finis par t’endormir en leur racontant une histoire.

Voilà, tu as passé ta journée à t’occuper d’eux et maintenant, 00 :17 affichés sur ton téléphone, 3 photos postées sur Instagram, tu regardes ta moitié et en même temps vous prononcez honteusement ces 3 mots :

« Je suis mort(e) ».

Les vacances censées être une parenthèse à la routine du reste de l’année peuvent donc mettre un couple à dure épreuve si les enfants prennent les commandes, ce qu’ils ont tendance à faire avec beaucoup d’aplomb.

Il est important de leur faire comprendre que ces vacances sont aussi et surtout les vôtres et que vous avez besoin de repos et d’intimité (mais ne les noyez pas).

N’hésitez pas à leur donner la chance d’être plus autonomes, en les responsabilisant, cela vous permettra de souffler un peu.

L’année dernière, il nous est par exemple arrivé, au restaurant, de faire table séparée.

Nous avions envie de nous retrouver en tête à tête et de ne pas passer le dîner à crier, pour une fois.

Aussi, nous avions demandé au grand de s’occuper des deux petits.

Je vous rassure, leur table était à côté de la nôtre, ils ont trouvé ça très drôle et nous avons payé leur addition !

Mais à aucun moment nous sommes intervenus et nous avons pu avoir une conversation longue de plus de trois mots sans interruption, admirer nos bronzages respectifs et nous dire que nous étions bien, là <3.

Dans notre situation de famille recomposée, les moments où nous pouvons être tous les 5 aussi longtemps sont finalement trop rares.

Nous nous efforçons par conséquent de partager le plus de moments ensemble, alors oui, parfois nous nous oublions un peu tous les deux, mais nous en avons conscience et savons pourquoi nous le faisons.

Enfants heureux

C’est pourquoi, dès que nous le pouvons, et, que notre austère banquière nous l’autorise, nous nous accordons de courts moments rien que tous les deux et revisitons pleinement l’adage de nos 17 ans, histoire de rattraper ces instants dérobés !

« Sea, Sex & Sun »

Bonne fin de week-end à tous!

Nous ne retiendrons que la douceur

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Nos cœurs se remplir d’amour en les entendant mettre la table du petit-déjeuner, bien que nous aurions préféré que leurs petits corps chauds restent plus longtemps enveloppés dans leur couette molletonnée.
Toucher la liberté, le ciel et le silence lors de nos ballades sur ces longues étendues de plages désertes.
Apprendre de nouveau à vivre à cinq pour quelques jours, réinstaller des règles mais pas trop, car nous savons que le temps est précieux, et ces moments aussi, la vie nous l’a appris.
Moments que nous leur avons offerts d’abord emballés dans du papier cadeau doré à paillettes, accompagnés d’une lettre dans laquelle le Père- Noël leur expliquait mieux que nous, les parents, qu’il avait cette année décidé de leur offrir des souvenirs.
Ce n’était pas gagné, nous partions d’ailleurs avec une sérieuse réprimande de l’adolescent.
Leur mine déconfite face au petit nombre de cadeaux sous l’arbre scintillant ne nous a pas découragés.
Nous étions bien décidés à leur apprendre à porter un regard différent sur le monde.
Je ne vais pas vous dire que tout a été parfait.
Je ne vais pas écrire que ces jours de vacances sont l’image des photos postées sur mon compte Instagram.
Non, le ciel n’a pas été toujours bleu.
Oui parfois les pleurs ont volé la place aux sourires.
Non, l’entente entre les deux petits n’a pas été toujours des plus cordiales.
Oui, il a fallu composer et s’armer de patience face à une petite fille capricieuse et colérique dont nous avons entendu bien trop souvent les pleurs.
Non, l’adolescent ne nous a pas offert de trêve de Noël, bien au contraire, il a bien failli nous le gâcher.

Oui, le petit mouflet de 6 ans est une petite teigne qui veut toujours avoir raison et qui est capable de tout pour arriver à ses fins.

Ajouter à cela que chaque parent doit conjuguer habilement tout son art et sa patience face à un enfant qui n’est pas le sien et dont il doit supporter les attitudes hostiles.

Avec tout l’amour du monde, ce n’est pas la chose la plus facile, ceux qui vous peignent le tableau de rose ne vous racontent pas toute la vérité, je vous assure qu’il est bien plus nuancé.
Et pourtant, nous avons réussi à vivre de beaux moments, tout en douceur.
Nous avons parfois déjeuné à 15 heures, mangé plus de M&M’S et de chips que de raison, les avons laissé se bagarrer en pouffant de rire derrière la porte.
Nous n’avons jamais allumé la télévision, sauf pour mettre un DVD spécialement acheté pour l’occasion et cela ne leur a pas manqué, pas un seul instant.
Les petits pas sur le sable, leur ténacité à trouver un restaurant qui servait des moules-frites, leurs rires pour un rien, les parties de Puissance 4, leur capacité à nous suivre partout, leur enthousiasme lors de la lecture de aventures de Max et Lili, les entendre chanter « Formidable » de Stromae pour la centième fois dans la voiture, nous ne retenons que cela.
Grimper sur la Dune du Pilat, courir dans la nuit noire sur la plage les yeux fermés, les voir se régaler de Paella, les entendre parler de la vie avec leurs mots d’enfants, nous retenons cela aussi.
Nous prendre dans les bras en nous disant qu’avec notre amour, nous arriverons à surmonter chaque obstacle, même ceux que les enfants nous dressent sans le savoir.
Tous les deux, nous en ressortons encore plus forts, une nouvelle fois.
Dire merci à  l’amoureux pour cela.
Oui, nous ne retiendrons que cela, la douceur de ces moments.
Une douceur égale à la météo plus que clémente que nous a offert la magnifique région Aquitaine.
Je viens de refermer la porte de leur chambre toute neuve, regarder une dernière fois les petits chaussons disposés à côté des lits, qui devront attendre quelques jours pour mon petit mouflet, un peu plus pour la Miss, avant de retrouver leurs petits propriétaires pour vivre à nouveau ces doux moments.
Ceci est mon premier billet de l’année 2016, livré un peu à chaud après quelques semaines d’absence, et je profite de cette petite place sur la toile pour vous souhaiter à toutes et à tous une très belle année 2016, riche de moments qui vous comblent, proches des vôtres, de ceux que vous aimez et qui vous aiment.
Mes seules résolutions importantes pour ces nouveaux 365 jours sont de continuer à construire les fondations de cette famille qui ressemble bien souvent une équation mathématique, chérir mon amoureux et voir plus souvent mes VRAIS amis.
Bonne reprise à tous.


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Nos Cyclades en clichés

Bonjour, bonjour !

Je vous avais promis un billet sur notre escapade dans les Cyclades…déjà 11 jours que nous sommes rentrés!

Ayant lu récemment de nombreux jolis articles sur ces îles féeriques, j’ai choisi de faire différemment.

Plutôt que de vous décrire en détail par où nous sommes passés, quel loueur choisir, le tarif du ferry, etc…, j’ai sélectionné pour vous 25 clichés parmi 1246 (exactement) qui pour moi sont synonymes de beaux moments.

Nous avons été émus par ces instants, avons ri, avons pris du plaisir aussi.

J’ai souhaité les partager avec vous.

Comme je vous disais ici, ce que nous avons préféré a été la gentillesse et l’hospitalité des personnes rencontrées.

Ce ne sont certes pas les clichés de rêve, mais pour moi, ils signifient beaucoup.

J’espère qu’ils vous plairont !

 

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Les vacances pour nos enfants, c’était ça
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Encore une plage déserte…Apeiranthos
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Tour de contrôle !
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Moment d’évasion face à la mer
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Confidences sur le chemin qui mène à la plage (en fait,nous devions traverser un champ!)
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Un des nombreux points de vue de l’île de Paros
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Nous visitions une église, nous avons assister à un mariage…en toute simplicité
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Les chats…il y en avait partout !! Un régal pour les enfants !
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Jeunes et moins jeunes aiment à se réunir sur les très nombreuses places
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Vue de Chora (impossible de faire une photo sans câbles électriques !)
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On ne se lasse pas de cette eau transparente
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Coucher de soleil vu du Temple d’Apollon (incroyable)
Dîner les pieds dans l’eau à Aliki
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Les jolis toits bleus
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La salade grecque et son immense portion de feta !
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Comme un paysage désertique, puis tout à coup…
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Un touchant vieux Monsieur de 94 ans qui tenait une boutique qui n’avait pas bougé depuis des siècles !
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Les jolies rue de Chora
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Le village de Koronos,au coeur des montagnes, entre ciel et mer
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Moment de complicité avec mon tout petit (plus si petit)
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Un dîner particulièrement réussi avec une lumière incroyable
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Une impressionnante carrière de marbre
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Un prêtre orthodoxe qui allait célébrer un mariage
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Cyclades, nous reviendrons! (nous avons ramené tous ces jolis cailloux avec nous)

Une leçon de savoir-vivre dans les Cyclades

Après 3 semaines d’absence,me voilà rentrée des Cyclades, bronzage au top (bronzage que je perdrai au bout d’une semaine à Paris,oui,je sais) mais moral en berne après ce retour (qui ne s’améliorera pas si la pluie décide de rester).

Bon,il faut se ressaisir,je viens pourtant de passer les plus belles vacances de ma vie,vacances où tout coulait de source.

Pas un bobo,un accrochage,une dispute,un faux pas.

J’ai vraiment adoré ces îles grecques,aussi riches en histoire qu’en plages paradisiaques.

J’écrirai prochainement un billet où je décrirai notre escapade en détail.

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Aujourd’hui,j’ai envie de vous parler de ce qui a  fait en sorte que notre séjour soit exceptionnel: l’hospitalité des grecs.

Cela peut paraître bateau,mais je vous assure que c’est vraiment quelque chose qui nous a tous marqué, petits et grands!

Nos enfants en parlaient d’ailleurs encore hier, en racontant leurs vacances,la première chose qu’ils évoquaient était la gentillesse des gens.

Oui,parce que les grecs adorent les enfants.

Donc si vous voyagez dans leur pays avec vos petites progénitures,vous pouvez être sûrs que le tapis rouge vous sera déroulé et que l’on vous réservera un traitement d’exception.

Nous avons appris cela dès notre arrivée sur l’île de Paros, sur laquelle nous sommes restés 10 jours et avions  loué une petite maison auprès de Marina et Giannis.

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Nous nous sommes sentis comme à la maison de suite,ils étaient heureux de nous recevoir et cela se sentait.

Pour eux,que nous fassions l’effort de venir sur leur île,et que nous ayons envie de découvrir leur culture, leurs traditions, leur façon de vivre,était un cadeau.

Nous avons eu droit tous les jours à une attention particulière, depuis le gâteau ou la moussaka faits maison,au barbecue ou la limonade sous le bougainvillier.

Nous n’étions pas des clients pour eux, nous étions des rencontres, des moments de vie partagés.

Nos sorties au restaurant étaient un réel moment de plaisir, nous étions accueillis avec un large (et sincère) sourire, nous étions toujours très généreusement servis et le dessert nous était systématiquement offert!

Nous avons halluciné,la première fois.

Impossible de ne pas faire le parallèle avec les restaurants parisiens où vous avez l’air de déranger, où le verre d’eau supplémentaire vous serait presque facturé et où les portions sont parfois équivalentes à un menu enfant.

Je ne suis pas en train de dire qu’il faille offrir des choses pour apprécier plus le moment.

Ce que j’ai envie de vous transmettre c’est leur gentillesse, leur simplicité et leur humilité.

Si seulement nous pouvions recevoir de la sorte dans notre pays!

La générosité et la solidarité sont des traits de caractère dont ils sont pourvus,on s’en aperçoit très vite.

Lorsque nous évoquions un jour avec notre hôte,Marina, les difficultés que nous pouvions rencontrer à retirer de l’argent liquide (de part la crise financière, à moins que vous n’habitiez sur Venus, vous en avez certainement trop entendu parler),elle nous a répondu calmement que si nous ne pouvions pas la payer, il ne fallait pas que cela gâche notre séjour,nous pourrions certainement le faire un jour.

Là-bas, les gens se font confiance, et font confiance,même aux étrangers.

Est-ce que vous pourriez imaginer cela un seul instant chez nous?

Non, je ne pense pas,malheureusement.

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Ils nous ont expliqué que malgré la crise qui sévissait,ils tenaient le coup,car chacun aidait son voisin, un membre de la famille, un ami.

En dépit de toutes les choses que l’on peut lire et entendre ici et là (et encore une fois, je vous assure que les médias en rajoutent des tonnes avec leurs discours larmoyants et tragiques), les grecs restent dignes et gardent toujours la porte ouverte,porte à travers laquelle vous pourrez entrevoir un sourire,des olives, une part de gâteau,un verre d’orangeade qui vous seront offerts avec amitié,ou encore une chaise où l’on vous invite à vous asseoir pour discuter quelques minutes.

Oui, je le répète,nous avons visité de merveilleux endroits,des plages dignes d’un décor de cinéma,des sites chargés d’histoire.

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Mais ce qui a vraiment rendu notre séjour inoubliable dans ces îles grecques,c’est la leçon de savoir vivre que nous avons reçue.

Nous n’oublierons jamais ces visages creusés mais si gais,ces paroles balbutiées dans un mauvais anglais mais si chaleureuses,ces regards remplis de bienveillance.

Moi qui parlais dans un billet écrit il y a quelques semaines de moments de vie, je peux vous dire,une petite larmichette à l’œil (pas trop sinon je vais perdre mon bronzage), que nous en avons vécu de merveilleux, des moments,grâce à ces très jolies personnes et à leur âme aussi transparente que les eaux dans lesquelles nous nous sommes baignés.

J’espère que ceux qui sont en vacances profitent bien,bon courage pour ceux qui attendent les leurs et ceux qui en sont déjà revenus.

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Fin de la guimauve 🙂

Je vous souhaite de vivre de très très jolis moments!

Ce qui coule dans mes veines 

Comme les enfants, je compte les dodos.

Donc,dans 4 dodos,et autant de journées probablement bien occupées, je vais enfin pouvoir te retrouver.

C’est parfois dur pour moi de vivre ici où tu aimes jouer à cache-cache.

Tu t’es fait si rare dernièrement.

A cause de tes absences répétées, j’ai été bien souvent de mauvaise humeur le matin.

Est- ce que c’est pour qu’on t’apprécie plus quand tu viens nous rendre visite que tu te fais autant désirer ?

Tu me manques tellement que je vais faire rater une semaine  d’école aux enfants pour venir te retrouver plus tôt.

A eux aussi,tu leur manques,tu sais.

Tenues légères,éclaboussures,escapades au grand air,rires,déjeuners joviaux,un vin de rosé,tous sont au rendez- vous quand tu viens nous rendre visite.

Saudade est un mot portugais qui n’a pas son équivalent dans la langue française.

Il signifie ressentir le manque, la mélancolie, une certaine nostalgie.

C’est ce que je ressens pour toi.

Parce que oui, je suis une fille du sud.

Une fille qui aime la cuisine à l’huile d’olive,au tempérament joyeux et latin, une fille qui aime la chaleur.

Et cette chaleur,il n’y a que toi qui peut nous l’apporter.

Parce que ce qui coule dans mes veines depuis toute petite,c’est toi,soleil.

Tu es mon moteur,ma drogue,mon amant,mon amphétamine.

Oui,toi,soleil qui peut à toi seul illuminer nos journées et redonner le sourire à tant de monde,transformer un instant banal en un instant unique.

Ce n’est pas pour rien qu’un de mes fils s’appelle Esteban.

Alors pour te retrouver,nous partons samedi pour 3 semaines dans les Cyclades.

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On nous a dit que tu es là-bas très souvent.

Tu seras là, hein,dis?

Parce que grâce à toi, nous allons vivre  de magnifiques moments de vie, je le sais déjà.

Oui,tu coules dans mes veines, soleil, nous allons nous abreuver de toi, jusqu’à ce que nous en tombions d’ivresse…

Ceci était ma participation aux désormais mondialement connus Apéros Cosmiques d’Aileza du blog interplanétaire http://billetscosmiques.com/.

Comme vous l’aurez compris, je pars avec ma petite famille prendre l’apéro au soleil pendant les 3 prochaines semaines.

Je vais me déconnecter totalement,je pense.

J’espère que l’été s’annonce bien pour vous aussi et que de jolis moments de vie vont s’offrir à vous… Si non, courrez les chercher !

Je posterai certainement quelques clichés de notre découverte des Cyclades sur mon compte Instagram.

Pour me suivre, c’est par ici : https://instagram.com/mcris_ti_na/.

Je vous embrasse tous, soyez sâges et à très vite!

Lisbonne, mon amour

Nous sommes tous pareils, dès que les journées s’écourtent, on pense vacances, soleil et chaleur.

Ce week-end, nous sommes partis à Provins (pas dans les Cévennes, pour ceux qui ont suivi).

C’était chouette, je ne connaissais pas du tout.

Et pourtant, c’est de Lisbonne que j’ai envie de vous parler aujourd’hui.

Nous avons tous dans notre entourage quelqu’un qui est parti en week-end ou quelques jours à Lisbonne dernièrement.

Nous avons contribué à accroître cette moyenne, cet été, lors de notre périple au Portugal, que nous  avons bouclé par la capitale de la Lusitanie.

4 jours n’auront pas suffi pour abreuver notre soif de cette ville, si cosmopolite et lumineuse, moderne et vieillissante, pauvre et indécemment luxueuse.

Lesson 1 : ne restez pas dormir dans le quartier du Bairro Alto.

Vous y ferez la fête, vous mangerez pour pas grand-chose, boirez à n’en plus pouvoir, pleurerez sur du fado si vous y êtes sensible, tout ça, tout ça. Mais vous ne dormirez pas.

Nous n’avons pas dormi car notre appartement (réservé sur airbnb) se situait juste au-dessus du Chiado) qui est un point de départ de tramway. Touristes à foison, personnes venues faire la fête, habitants vivant dehors, cet endroit ne connaît jamais le calme.

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Cela ne nous a pas empêchés d’être sur pieds le matin très tôt.

Ouvrez la fenêtre, écoutez le bruit enivrant  de la ville qui monte, respirez ses odeurs, regardez le bleu azur du ciel lisboète et vous serez dehors  en moins de 2 minutes.

Qu’est-ce qu’il fait bon vivre à Lisbonne !

Il faut dire que cette ville a la chance d’être située au bord de la mer avec un climat plus qu’agréable.

La combinaison de lumières entre le ciel et  le soleil brûlant qui se reflète sur les anciennes constructions de chaux blanche d’inspiration Maure est juste fabuleuse.

Il y a tant d’endroits à visiter, où vous pourrez rester des heures,qu’il serait impossible d’y consacrer un seul article.

Chaque quartier mériterait à lui seul que l’on se penche amoureusement sur lui.

Mais évidemment, il faut que je vous dise que vous adorerez la Baixa, le Chiado, le Rossio, le Bairro Alto, zones historiques chargées d’histoire et de patrimoine.
C’est là que vous trouverez l’âme de Lisbonne : dans ses immeubles en ruines, dans ses pharmacies authentiques datant de 2 siècles, dans ses balcons baignés par le soleil où l’on met le linge à sécher (comme en Italie!), dans ses buvettes typiques où vous pourrez écouter les chants mélancoliques dont Amalia Rodrigues fut la plus grande cantatrice.
Vous devez bien sûr allez au Château S.Jorge qui surplombe la ville, d’où vous aurez une vue époustouflante sur la ville.

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Lesson 2 : si vous pouvez, arpentez la ville à pied. Vous prendrez alors le risque de  découvrir des points de vue panoramiques extraordinaires,  dans des endroits au charme insoupçonnable, pénétrerez dans des ruelles qui sont uniquement piétonnes et qui abritent par exemple de somptueuses demeures dont la façade est recouverte de sublimes azulejos peints à la main, et tant d’autres secrets.

Vous pourrez surtout flâner et découvrir à votre guise : vous ne serez pas déçus. Il y en a vraiment pour tous les goûts.

Toute la zone dédiée aux conquêtes maritimes du Portugal vaut parfaitement la chandelle aussi : la Torre de Belém, le Mosteiro des Jéronimos, le Padrao dos Descobrimentos, autant de joyaux et hommages aux navigateurs portugais qui ont colonisé le monde.

Classique mais incontournable : manger un pastel de Belèm, dans la plus ancienne fabrique de la ville. Sortis du four et saupoudrés de cannelle, vous vous en lécherez les doigts (on l’as tous fait !).

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Lesson 3 : les environs de Lisbonne méritent également d’être parcourus. Faites-le !

Notre coup de cœur va à Sintra, classée au Patrimoine Mondial de l’Unesco. Située à une vingtaine de minutes de Lisbonne, cette ville est une véritable perle architecturale, en plein cœur d’une végétation luxuriante.

Palais et demeures royales en font son charme principal. Le château des Maures  finira de vous convaincre.

Toute la marginale lisboète vous offrira des haltes que vous apprécierez : Cascais et son port si bucolique, les plages de Carcavelos ou la très huppée ville de Estoril.

Aller à Lisbonne vous permettra de satisfaire de multiples  envies  : culture, histoire, plage, soleil, farniente et détente. Tout cela dans une ville où les habitants sont très agréables et accueillants, on y mange bien  (mais trop je dois dire- compter une portion pour 2, voir 3 personnes) et l’on y boit encore mieux).

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Tout cela à moins de 2 heures de Paris, avec un aéroport situé à 20 minutes de la Capitale.

Qu’attendez-vous ?

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