Suivre les tendances…ou pas.

Bonsoir tout le monde,

J’avais prévu déjà la semaine dernière de venir partager avec vous ici plein de jolies choses, notamment mes retrouvailles avec une amie que je n’avais pas vue depuis cinq ans et notre déjeuner (qui a duré cinq heures, qu’on se le dise,une heure par année c’était le minimum syndical) dans le superbe, magnifique et incroyable restaurant situé sous la Coupole du Printemps Haussmann, coupole majestueuse et opulente  que nous ne nous lassions d’admirer avec béatitude.

Très bien, je me calme avec l’adjectif qualificatif, soit-il épithète ou attribut, je promets de l’utiliser avec modération aujourd’hui, du calme.

Puis le mardi 22 mars est arrivé.

C’était au tour de Bruxelles.

A nouveau ce climat de terreur, ce sentiment d’injustice, la peur, la colère, la solidarité, la déferlante d’informations et d’intoxications, les mots violents, les suppositions, les erreurs, les hommages.

Comme tous, je me suis sentie touchée par ces tragiques événements, et ne soyons pas hypocrites, encore plus parce que c’était chez nos frères et voisins belges, et, que ces événements s’inscrivent forcément dans la continuité de ce qui s’est tragiquement passé à Paris en 2015.

Mais je n’ai pas ressenti le besoin d’écrire sur le sujet, ni d’en parler, souhaitant plutôt évoquer des sujets moins sévères , bien que ce dernier en particulier, fasse manifestement partie de notre quotidien pour une durée malheureusement indéterminée, difficile d’y échapper, donc.

J’ai lu de jolis billets dès le lendemain, certains très justes, d’autres criants de douleur, quelques-uns à vocation de changer le monde, ah si seulement si.

Puis j’ai arrêté de lire tous les billets dont le titre évoquait à nouveau ces événements.

J’ai dit STOP.

Ce n’est pas pour autant que je me sois sentie légitime de venir vous parler de choses plus légères auxquelles j’ai pourtant plus que jamais envie de me raccrocher en ce moment.

J’ai d’ailleurs souvent cette impression dernièrement, quand je survole la blogosphère ou le web de façon plus élargie, ne pas être en phase avec les tendances.

Manger vegan et sans gluten, ou même bio, ce n’est pas fait pour moi.

J’aime trop manger de tout pour m’imposer des concessions et  faire attention, ne pas pouvoir manger partout et à ma guise me ferait court-circuiter mes deux neurones, et ce serait bien navrant, convenez-en, pour pas grand-chose.

Me lever deux heures plus tôt pour faire plein de choses stimulantes pour le corps et le cerveau ?

Je ne dors déjà pas beaucoup alors me priver de 2 heures de sommeil (sacrées pour ma petite personne), tu as craqué ton slip, ou bien ?

Ma journée est déjà fondamentalement méga remplie pour que je vole à la nuit ou aux premières heures du jour leur  fonction première : DORMIR. Si je ne dors pas, je ne suis pas de bonne humeur, c’est donc pour le bien être interplanétaire qu’il me faut mes heures de sommeil que je ne sacrifierai même pas pour une bonne partie de jambes en l’air (ouais, je suis plutôt du soir…tout tout tout,tout, tu sauras tout  sur le zizi).

Etre en révolte permanente contre tout et nimportequoi, le nouvel Instagram, Cyril Hanouna, les grosses, les maigres, les politiques, au point de perdre son temps (bien si précieux) à pondre des ignominies à vomir. Rien d’autre intéressant chez vous, les gens ? Too bad.

Faire du running de façon compulsive et dire que j’adore ça, non non non, je ne peux pas.

J’ai pourtant moi-même couru pendant longtemps, mais ce n’était pas par plaisir, c’était vraiment pour m’entretenir et  c’est vrai que c’est à portée de pieds !

C’était néanmoins une véritable corvée, je ne comprenais pas pourquoi j’avais l’impression de courir depuis ½ journée alors que RunKeeper affichait seulement 10 minutes !

Mon dos a dicté la fin de cette douleur par la douleur elle-même !

Je fais depuis du sport en salle en plus du sport en chambre  (à l’ancienne) et je préfère mille fois car je peux varier les activités et les positions  dès que j’en ai ras la bidasse !

M’habiller avec 3 sweats superposés, porter des sabots et un jean 3 fois trop grand et trouver ça beau, non, décidément, je ne suis pas tendance.

Je reste assez basique finalement sur mon style vestimentaire, bien que j’adore m’habiller et habite un peu aux Galeries Lafayette mais JAMAIS je ne porterai des choses qui me semblent ridicules juste parce que c’est swag ou me donner un genre qui n’est finalement pas le mien.

Refuser les partenariats, les articles sponsorisés, vous croyez que je suis une résistante qui finira par mourir seule sur mon vélo elliptique, avec une seule et unique dent, des poils jaillissant de mes grains de beauté ?

Je vois que nombreux sont ceux qui finissent par en faire et je ne les critique absolument pas à partir du moment où  c’est en accord avec leur éthique et leur ligne éditoriale.

Moi, je me suis dit depuis le départ que ce n’était pas pour cela que j’ouvrais un blog, point final, inutile de tergiverser et de me justifier sur une copie double.

Pour toutes ces raisons, je serai donc une fille old school ou pas tendance du tout, mon ado aurait-il raison ?

Bon en vrai, je m’en fous un peu, même beaucoup.

Pour tout vous dire parce que vous le valez bien, la cause que je ne rejoins pas aujourd’hui parce que je serai sacrément artificieuse est celle du « Je n’ai pas peur ».

C’est pour cette raison que je n’ai pas écrit sur les attentats de Bruxelles.

Vous qui me connaissez bien maintenant, savez que mes billets sont la plupart du temps liés au quotidien.

Comment ne pas être impacté par de tels événements ?

J’avais déjà écrit et exprimé mon ressenti après les attentats du 13 novembre à Paris ici.

Mon sentiment demeure désespérément le même : je ne me sens pas en sécurité à Paris, je crains pour les miens et appréhende sérieusement pour l’avenir de mes proches dans ce pays.

La situation est grave et vivre avec la peur au ventre ou me demander si je vais revenir entière de mon concert  n’est pas proprement la définition de vie que j’ai envie d’appliquer pour nous.

Bien sûr, nous continuons de vivre, nous prenons l’avion, allons à des spectacles, n’avons pas pris un chauffeur privé pour éviter le métro et le RER mais bordel, les choses ne sont pas si simples.

Quand j’entends mon plus jeune fils me dire qu’on ne doit pas prendre le métro parce que « les terroristes, ils sont partout », je lui rétorque sans aucune conviction que cela ne se reproduira plus.

Je vis dans le mensonge, combien sommes-nous à vivre ainsi ?

Enormément et je serai vraiment reconnaissante que l’on arrête de blâmer les gens comme moi.

Les gens qui comme moi continuent de croquer la vie à pleine dents mais qui ont toujours cette appréhension dans un petit coin de la tête qui donne de plus en plus envie d’ailleurs et qui ne s’en cachent pas.

Le paradis existe-t-il vraiment ?

En attendant, je préfère me remémorer des moments tous doux et profiter des moments simples en vous promettant un prochain billet plus joyeux !

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Je vous quitte sans vergogne car mon amoureux m’attend chez Starbucks avec mon chai tea.

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Vous voyez, nous continuons à profiter  et savoir savourer ces petits instants de bonheur, c’est aussi ça, la vie !

Bonne soirée à tous !

                                                                                                                                                                                                                               ,pas swag du tout.

Des tourbillons dans ma tête

Mon amoureux  vient de partir en déplacement 3 jours et contrairement à ce que pensent mes copines, je m’en réjouis.

Je ressentais le besoin de rester seule.

De rentrer le soir et balancer mes talons au milieu du salon, mettre mon vieux legging Dim et mon non moins jeune débardeur qui laisse entrevoir mon ventre imparfait.

Souffler.

Après ce week-end sous tensions à Rome.

Respirer.

Avant de changer de vie.

Réfléchir.

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Source Flickr

 

Nous venons en effet de prendre une grande décision, acheter un appartement ensemble.

La plupart des couples le font un jour ou l’autre me direz-vous.

Cela implique un grand changement pour moi, pour nous.

Géographique d’abord.

Et oui, nous avons sauté le pas, nous passons de l’autre côté du périphérique et partons en banlieue.

Rien que le mot banlieue me hérissait le poil avant.

RER, TER, 2 heures de transport quotidiennes, inconnus pour moi.

Dans 3 mois, fini de mettre ses baskets aux pieds et partir au boulot en marchant.

Je sais pourtant pertinemment que nous y gagnerons en qualité de vie : plus de surface, une grande terrasse (le truc impossible à Paris), des espaces verts, une ville paisible et calme.

Et puis, est-ce qu’on va s’y plaire là-bas ?

Et puis, est-ce que je lui fais suffisamment confiance pour franchir ce pas ?

Et puis, est-ce que je ne vais pas regretter Paris ?

Et puis, est-ce que c’est vraiment lui,l’homme de ma vie ?

Et puis, est-ce qu’on va devenir des ours asociaux ?

Ma tête…une vraie machine à laver, ça tourbillonne,ça tourbillonne!

Ce n’est pas un engagement anodin, je le sais.

Nous en avons longuement discuté.

Il m’a bien répété l’autre jour qu’il fallait que je me rappelle que certains de mes rêves de petite fille ne pourraient jamais être réalisés avec lui.

Etais-je prête à le suivre dans cette aventure malgré cela ?

Est-ce que je n’allais pas quitter le bateau en cours de traversée ?

Ma première réponse a été « MAIS NON ».

Alors pourquoi tous ces tourbillons dans ma tête ?

Je me réveille dans la nuit, je dors mal, je suis angoissée, j’ai même peur, peut-être que très peur.

Ces tourbillons me font partir loin, me donnent envie de voyager encore plus loin et ne plus revenir.

Fuir la réalité.

Source Flickr
Source Flickr

Ne plus avoir envie de voir qui que ce soit.

C’est fou ce qu’on peut être positif un jour et limite dépressif le lendemain.

Mais ce n’est pas moi ça,me dis-je.

Je me demande alors ce que je regretterai si je fuyais.

Je me demande aussi qui me regrettera si je m’en vais.

Mon fils aîné ne me parle presque plus (la faute à la crise d’adolescence on me dit).

Le plus jeune me dit qu’il préfère papa (parce qu’il peut faire tout ce qu’il veut avec lui et qu’avec moi c’est nul parce qu’il faut toujours se coucher tôt me dit-il,ce petit salaud).

Peut-être que mes parents seraient soulagés de ne plus avoir cette fille qui leur fait tant honte.

Mon frère ne s’en apercevrait pas.

Et mon amoureux ?

Oh, il s’en remettrait, il a déjà survécu à un grand cataclysme, bien plus traumatisant.

Alors je me réjouis d’avoir 3 jours pour moi, seule avec moi-même mais aussi avec mes amies et avec qui j’en ai envie, comme j’en ai envie.

Parler quand je veux.

Avec qui je veux.

Ou garder le silence.

Rire fort si je le souhaite.

Pleurer si l’envie m’en prends.

Manger un pot de glace sans me soucier des calories.

Frissonner, douter,chanter, danser,aimer,transpirer,détester,m’apitoyer.

Pendant 3 jours, j’ai décidé de me laisse emporter par ces tourbillons…

Est-ce que vous aussi vous avez des tourbillons dans la tête parfois?

Lectures ou humeurs ?

À la fin de ce billet, il va bien falloir que je le classe dans la catégorie « lectures ou humeurs ».
Pourtant j’en suis incapable.
C’est la lecture de ce livre qui a déclenché ce flot d’émotions en moi, de cela j’en suis sûre.
Vous aurais- je parler de ce livre s’il ne m’avait pas bouleversée ?
J’en suis moins certaine.
Vous aurais-je parler de ce mélange de sentiments déclenchés par ces mots s’il ne s’agissait pas de ce livre?
Permettez- moi d’en douter.
Le livre dont je vous parle s’intitule « Juste avant le bonheur », a été écrit par Agnès Ledig et a obtenu le Prix 2013 de la Maison de La Presse.
Le titre m’en disait au premier abord que le bonheur devait être au bout du chemin…
Je comprenais que des difficultés ou même des épreuves allaient certainement se présenter à nous.
Mais pas CETTE épreuve.
Nous entendons dès les premières pages du livre que Julie, une jeune femme de 20 ans, caissière dans un supermarché a une triste vie, monotone et linéaire.
Un emploi loin d’être épanouissant,elle est victime de harcèlement de la part de son supérieur,a du mal à boucler ses fins de mois.
Son seul bonheur,c’est Lulu, son petit garçon de 3 ans, qu’elle a eu avec une « erreur » de soirée un peu trop arrosée,peut être.
Ce petit garçon, elle l’élève seule.Elle l’a voulu.

Il est son soleil, sa nourriture spirituelle, son combat.
Puis un jour, derrière son tapis de caisse, entre deux kilos d’oranges et un pack de bière,elle fait connaissance avec un client qui a l’air de vouloir la prendre sous son aile et lui offrir des petits moments de bonheur, la tristesse de Julie se lisant certainement sur son visage.

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Source Pinterest

Elle se méfie car Paul a bien plus que l’âge d’être son père.
Et puis pourquoi pas?
Dans un élan de folie (ou de lucidité), Paul lui propose de l’emmener en Bretagne,voir la mer.
Son fils Jérôme sera également de la partie, lui, dont la femme a mis fin à ses jours.
Tous les deux ont des douleurs et des maux à apprivoiser.
Pour Lulu, elle accepte.
Car Lulu n’a jamais vu la mer et elle rêve depuis toujours de l’y emmener mais n’en a pas les moyens.
Je ne vais pas vous raconter toute l’histoire.
Rencontres délicates, relations émouvantes, des liens se tissent.
Malgré leurs différences, ils apprennent à s’aimer, à trouver en chacun un petit bout de réconfort, une petite noix de baume à passer sur leurs cicatrices respectives.
L’événement qui m’a bouleversée: la mort du petit Ludovic, suite à un accident de voiture, sur le chemin du retour des apaisantes vacances en Bretagne.
Il n’est pas mort sur le coup.
Plongé dans le coma pendant de nombreuses semaines, sa maman prend alors la décision de le débrancher des machines qui le maintiennent artificiellement en vie, qui ne le laissent pas traverser le couloir.
Quelle décision à prendre…
Lulu, la seule chose qui la maintenait en vie, elle.
Le voir partir.
Décider qu’il parte.
Voir son tout petit cercueil se recouvrir de terre.
Le rejoindre?
Ne plus avoir la force.
Devoir rester en vie ?
Pourquoi ?

Source Pinterest
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Nous vivons avec Julie, Paul, Jérôme et les autres personnages du livre, un véritable combat pour la vie.
Construire une vie avec les autres.
Construire une vie sans lui.
Pleurer, penser ne plus avoir de larmes et en avoir tant encore.
Esquisser un sourire et se sentir coupable pour cela.
Rechuter et se sentir incapable de continuer.
Puis,petit à petit, à l’aide de ses nouveaux amis et en particulier d’une rencontre faite à l’hôpital, Julie reprend goût à la vie.
D’abord tout doucement, comme un chuchotement.
Puis un peu plus vite.

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Cette histoire,qui on ne peut le nier,est tout de même très triste,est un véritable message d’espoir.
La lumière peut s’entrevoir derrière toute ces portes si lourdes et obscures.
Accepter que l’on vous tende une main, faire à nouveau confiance et se laisser guider.
J’ai beaucoup pleuré à la lecture de ce livre, ressenti énormément de bienveillance et ai reçu une leçon de courage et d’espoir.
Parce qu’à la fin, on sait que Lulu, il sera toujours là et qu’un jour, ils se retrouveront,lui et sa maman.
Si vous devez le lire? Oui.

Ce roman est touchant,rempli d’amour,vous vous attacherez rapidement à ces personnages cabossés et fragilisés par la vie.

Ensemble, tout est possible.
Vous allez apprendre comment.

Joyeux anniversaire maman

Chère Maman,

Demain,c’est le 10 mars,jour de ton anniversaire.

Demain,tu vas avoir 60 ans.

Une longue vie finalement pour quelqu’un qui a voulu très tôt la quitter, cette vie.

Je me suis souvent demandé  pourquoi tu avais décidé de rester.

Pas à cause de moi je pense.

Je te dis cela sans rancune ni amertume.

Je suis évidemment heureuse que tu ne sois jamais arrivée à tes fins, à la fin.

On a besoin d’une Maman.

Je n’ai jamais été ta fierté, ni la petite fille modèle dont tu rêvais, dont tous les parents rêvent d’ailleurs certainement.

Tu m’imaginais secrètement en grande avocate ou en médecin qui sauve le monde, je le sais.

Je t’entends parler des enfants de tes amis qui ont bien réussi, comme tu le dis et je lis dans ton regard la tristesse quand tu poses ensuite tes yeux sur moi.

Tu m’imaginais mariée à un homme proche de notre culture, riche et ambitieux je suppose.

Tu as décidément eu tout faux avec moi.

J’ai fait des études de lettres, jugées inutiles,qui n’ont pas fait de moi grand-chose,dis-tu.

Je me suis séparée, ai fait les mauvaises rencontres, me suis retrouvée avec deux enfants.

Mes enfants ne sont pas à la hauteur non plus.

Maman, j’en suis désolée.

Demain, tu vas avoir 60 ans.

Source Pinterest
Source Pinterest

Je sais au combien tu as souffert dans ta vie,Maman.

Je ne sais pas combien de temps tu vas vouloir rester avec nous encore.

J’aimerai beaucoup que tu puisses, à ce tournant de ta vie, toi aussi, t’affranchir de ton passé.

J’oserai caresser le souhait que tu puisses avoir envie d’être enfin heureuse.

Coucher de soleil

Pour cela il faudra peut-être prendre des décisions,évidemment.

Pour cela, il faudra peut-être encore que tu le souhaites vraiment, évidemment.

Je désire secrètement que tu arrêtes de ne voir que le côté négatif des choses, que tu te laisses enfin porter et que tu commences à apprécier les plaisirs que la vie peut t’offrir.

Si, je t’assure, elle le peut encore, laisse-moi t’en parler un peu,Maman.

Tu pourras certainement assister au mariage de mon frère, qui lui se mariera en bonne en due forme, comme tu l’as toujours ambitionné pour moi.

Mon frère, lui, a fait de belles études de droit et fera certainement une carrière dont tu seras fière.

Tu seras bientôt à la retraite et tu pourras peut-être enfin prendre goût à de simples choses du quotidien dont tu as toujours été privée.

Tu vas jouir de plus de temps, pourquoi ne le consacrerais-tu pas un peu plus à tes petits enfants ?

Ils ne sont pas proches de toi et tu dis en souffrir.

Cours alors ! Rattrape ce temps perdu et agis !

Et surtout Maman, surtout, arrête de te faire du souci pour moi.

On ne peut pas vivre la vie que l’on a idéalisée quand on était enfant, je le sais, j’ai moi-même mes propres désillusions, tu les connais bien puisque tu me les rappelles plus de fois que je ne le souhaiterai.

Je ne suis pas celle que tu idéalisais comme enfant.

Maman, j’en suis désolée.

Prends moi comme je suis car j’ai décidé de te prendre comme tu es, toi aussi,Maman.

Avec tes angoisses excessives, tes paroles souvent blessantes, ta vulnérabilité, ta trop grande susceptibilité, ta peine trop souvent lisible et lourde à porter pour tous.

Je sais d’où vient tout cela Maman.

Panse tes blessures, j’ai pansé les miennes.

Qui sait? Peut-être que moi aussi je pourrai t’apporter de nouvelles joies?

Maintenant, à ce carrefour crucial de ton existence, j’aimerai que tu commences une nouvelle vie.

Alors, Chère Maman, demain, je souhaite que ce soit le premier jour du reste de ta nouvelle vie.

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Joyeux anniversaire Maman.

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