Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie.

L’amoureux s’endort avec mon manuscrit entre les mains.

Je ne suis pas certaine que cela soit vraiment bon signe.

Il est une heure du matin, le silence gronde fort.

Je l’attendais depuis des mois, partout j’ai cherché le réconfort.

J’en ai essayé d’autres, mais mes nuits n’avaient jamais retrouvé un aussi bon amant.

J’ai cherché en vain à retrouver cette émotion qui vous prend aux tripes, qui dès les premiers mots prend votre corps d’assaut.

Mardi dernier, je t’ai enfin eu entre les mains.

Je t’ai touché, timidement, tu étais lourd, chargé de promesses.

Je ne t’ai pas ouvert, j’ai attendu que nous soyons seuls pour nous retrouver, je ne voulais pas te partager.

Je suis égoïste, parfois.

J’ai fait durer le plaisir pendant quatre crépuscules, l’absence avait été longue, je voulais te garder le plus longtemps possible près de moi.

Enivrés de plaisir, nous ne pouvions plus nous séparer, tu te donnais à moi, je te prenais en retour.

Hier soir, à une heure du matin, tu m’as consumée, pleinement.

Tel un orgasme qui nous dévore après une longue étreinte, tu m’as secouée de spasmes.

J’étais triste de te quitter, déjà.

Tu ne m’as pourtant pas épargnée, tu m’as laissée baigner dans une mer de larmes.

Mais tu m’as aussi fait rire, sourire, beaucoup.

Ce fut d’ailleurs de cette façon que nous avions débuté notre relation, quelques années auparavant.

Femme qui rit, à moitié dans son lit, n’est-ce pas ?

Aujourd’hui, je pense qu’il serait totalement injuste de te garder dans mes draps, uniquement pour moi.

Tu mérites de prendre ton envol, d’aller semer ici et là ton parfum et ta sensibilité qui te rendent si uniques.

Alors voilà (copyright Baptiste Beaulieu).

Tu t’appelles « Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie ».

Ta maman, je l’aime d’amour, comme mon amoureux, Vianney, le chocolat, la mer et l’Italie.

Elle est un peu tout ça à la fois, ta maman : de la poésie, du soleil, de la délicatesse, du bleu azur, une chanson douce, une gourmandise, un éclat de rire.

J’étais contente que l’amoureux se soit endormi hier, finalement.

Cette fois-ci, il n’aura pas pu voir mes yeux de panda, ma morve qui menaçait d’investir ma bouche.

Il aurait démissionné sur le champ de son poste de faiseur du bonheur.

Ta maman est particulièrement douée pour provoquer un éventail d’émotions, des nuances de couleurs, allant du blanc au noir, mais en passant toujours pas le vert, le rouge ou le rose.

Car oui, tout n’est pas très gai, toujours.

La force de ta maman c’est qu’elle transforme le moche en joli, je lui ai souvent dit.

L’arc en ciel finit pas se dessiner, là-bas, au loin.

Cela n’est pas donné à tout le monde.

Comment ne pas être touchée pas cette histoire qui, sur un fond de vécu personnel, on le devine grandement, trace le portrait d’une famille dont chaque membre porte des blessures souvent profondes.

J’ai d’abord détesté Ben, d’avoir abandonné Pauline, avec leur petit garçon, Jules.

Il ne l’aimait plus. Point.

Je ne savais pas qu’il y avait une virgule.

Touchée au plus profond de moi même, les premières lignes ont réveillé mon histoire personnelle.

J’ai accompagné Pauline dans sa souffrance, son incompréhension, sa douleur, sa tentative de reconquête, sa reconstruction.

Brillamment, ta maman nous fait osciller entre les souvenirs, rendant la lecture addictive.

Je comprends mieux ce que ta maman voulait nous dire, quand mardi dernier, elle nous confessait qu’il s’agissait ici de son roman le plus personnel.

La fin n’est pas celle que j’attendais.

Elle m’a surprise, m’a d’abord rendue infiniment triste.

Puis j’ai relu cette phrase, encore et encore.

«  Ce n’est pas parce que ça ne finit pas comme on le veut que ça finit mal ».

Je devrais le savoir, depuis le temps.

J’ai pardonné à Ben, quand à son tour, il nous a livré ses souvenirs.

Je l’ai compris.

C’était la virgule.

Qui peut sortir indemne d’une telle épreuve ?

Peut-on jamais vraiment cicatriser d’une blessure si profonde, d’un drame qui vous marque au fer rouge pour toute une vie ?

Virginie Grimaldi signe ici son troisième opus, petit bijou de sensibilité, humour, amour et surtout résilience.

Volontairement, je ne dévoilerai pas ici les interlignes profondes de l’histoire, qui ne se résument pas à la simple séparation de Pauline et Ben, évidemment.

Chacun d’entre vous doit la sortir de son écrin, à sa façon, avec ses propres émotions et son ressenti.

Vous y reconnaîtrez peut-être des membres de votre propre famille, avec leurs qualités, leurs défauts, leurs éraflures.

Vous aurez également des nouvelles de certains des personnages de « Tu comprendras quand tu seras plus grande », s’ils vous avaient manqué.

Je ne peux vous affirmer qu’une seule chose avec une profonde certitude : une fois que vous l’aurez entre les mains, vous souhaiterez rajouter des heures à vos jours et vos nuits car vous ne pourrez plus vous en séparer.

Le moment de refermer le livre est toujours douloureux, bien sûr.

Vous aurez peut-être aussi envie de grimper sur la dune du Pilat, de manger des huîtres, de profiter de la vie, tout simplement.

Non, Virginie, ton dernier bébé ne m’a pas déçue, ô que non, bien au contraire.

Tu fais quand même chier d’écrire aussi bien et de me transformer en femme fontaine (le robinet du haut, hein).

Je te dis bravo.

Bravo pour tout, pour ce roman, le chemin parcouru, pour ta victoire sur la vie.

Au fait, tu me dois 36 paquets de mouchoirs.

« Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie » sort en librairie le 3 mai prochain, aux Editions Fayard.

Ça ne sent pas enfin bon le printemps, tout ça ?

Je vous laisse, je vais changer mes draps.

Signature

Lecture coup de coeur « Tu comprendras quand tu seras plus grande », par Virginie GRIMALDI

Sur la quatrième de couverture du livre, une promesse :

« En le refermant, on n’a qu’une envie : se délecter des petits bonheurs qu’offre la vie ».

Ce livre, je l’ai terminé il y a quelques minutes.

L’amoureux a voulu nous prendre en photo, mes yeux de panda et moi, pour immortaliser ce que refermer la dernière page a provoqué en moi.

Je l’ai menacé de mort.

Il a dit « d’accord ».

Oui, je me retrouve encore à ressembler à une vieille prostituée.

(Note à moi même : ne plus me maquiller quand je lis un billet ou un livre de Virginie GRIMALDI parce qu’à chaque fois je pleure, de rire ou d’émotion).

Tout d’abord, je tiens à dissiper tout de suite la question de la promesse : elle est tenue, bien au delà de ce que vous pouvez espérer.

Effectivement, une fois lu le dernier mot de l’épilogue et le redoutable « FIN » qu’on repoussait aussi fort qu’on le pouvait, on ressent une sorte de bouleversement émotionnel.

Personnellement, j’ai été saisie d’une schizophrénie passagère, je suis passée du sourire aux larmes pendant quelques minutes, sans que l’on puisse m’arrêter.

Je pleurais, je riais, j’ai eu l’air con, je me suis posé des questions, je me suis dit « putain qu’est-ce que c’est beau ».

J’ai clamé que j’adorerai avoir le talent de Virginie, ce talent qui fait du bien aux gens, ce talent pour décrire et nous faire ressentir de telles émotions, de fabriquer de si jolis moments, ce talent de savoir appuyer sur les bonnes touches chez nous, afin de déclencher la symphonie de sentiments.

« Il faudra quand même que je vérifie sur Google si ça fait mal quand on explose de bonheur » (chapitre 107).

Quand j’ai commencé à lire « Tu comprendras quand tu seras plus grande », je me suis demandé tout de suite comment est-ce que Virginie avait tricoté cette histoire, qui commence plutôt très mal pour Julia, jeune trentenaire psychologue, originaire de Biarritz et installée à Paris.

C’est d’abord la perte de son papa, puis de sa grand-mère « Maminou » et comme ce n’était pas assez drôle comme ça, la séparation de son petit ami Marc, qui viennent chambouler l’existence de Julia.

Perdue et en grande détresse, elle quitte la capitale sur un coup de tête, pour accepter un poste de psychologue dans une maison de retraite dans sa ville natale, « Les Tamaris », elle qui n’affectionne pas particulièrement les papys et les mamies.

Dans ma tête, je me disais, mais dans quel merdier elle s’est foutue ? Dans une maison de retraite ? Ah bah on va se marrer !

Elle a craqué Virginie cette fois-ci ?

Mais confiante, je reprenais vite la lecture.

On découvre avec Julia chaque pensionnaire de cet établissement avec vue sur l’océan.

On s’attache aux petites manies, au grincheux, au raconteur de blagues potaches, à Miss Mamie, à ces personnes âgées qui ont décidé que la vie n’était pas terminée pour autant bien qu’ils aient tous traversé de nombreuses décennies, les déboires , les joies et les peines qui vont avec.

Vous savez quoi ?

On oublie que l’on a à faire à des personnages qui sont plus proches de la fin que du début tellement ils sont vivants.

Touchants, drôles, débordant d’énergie mais également de secrets inavoués, de nombreux chemins se croisent aux Tamaris, judicieusement tracés par la plume de Virginie.

Des cœurs brisés, des personnalités écorchées, de l’amour, de la tendresse, de la bienveillance, de la résilience, des rires, des renaissances, de l’espoir, du bonheur à l’état pur, tels sont les ingrédients principaux de ce roman, de cette ode à la vie.

Julia va donner énormément à ses pensionnaires mais elle va à sa grande surprise, énormément recevoir en retour.

Aux côtés de ses très vite inséparables collègues, le sexy Greg et l’authentique Marine, l’héroïne du roman va réapprendre le sens du verbe « vivre » et apaiser peu à peu ses peines et ses démons, tutoyer de nouveau l’amour de façon très inattendue.

J’ai enfin compris à la fin du livre le titre qui a pris tous son sens, comme une évidence (grosse quantité de liquide lacrymal versé à cet instant précis, si seulement ça pouvait peser en négatif sur la balance).

Le style de Virginie est celui que je connais depuis longtemps à travers les billets de son blog Femme Sweet Femme, et que j’ai retrouvé dans son premier roman « Le premier jour du reste de ma vie », mon Love Actually à moi.

Si vous ne le connaissez pas encore, je vous invite à y aller faire un tour en vous recommandant deux choses : essuyez-vous les pieds avant d’entrer et prévoyez du temps car vous risquez d’y passer un moment.

Je ne vais pas vous chanter à nouveau mon amour pour ses mots, son humour à toute épreuve, sa capacité à vous toucher, à traiter des sujets graves et délicats.

Ah merde, je viens de le faire.

Je ne vais pas vous dire que c’est le blog qui me procure le plus de plaisir à lire, toujours si drôle, inattendu et touchant, nourri de précieux moments de vie que Virginie nous offre avec tant de justesse.

Ah merde, je viens encore de le faire.

Ce que je n’ai pas encore fait c’est vous dire que vous devez absolument lire ce deuxième roman de Virginie GRIMALDI, que j’ai eu la chance et le privilège de recevoir avant sa sortie en librairie le 4 mai prochain.

Si j’avais adoré le premier, ce deuxième bébé consacre définitivement Virginie en tant qu’auteure, généreuse, sensible, à l’humour qui pétille, tout en restant simple et agréable à lire.

J’en redemande.

J’étais triste de voir que les billets de Virginie se faisaient de plus en rares sur son blog.

Maintenant que j’ai fait connaissance avec l’objet du crime, je lui pardonne.

Virginie a ce talent de faire du bien aux gens, elle aurait tort de s’en priver, elle aurait surtout grand tort de nous en priver.

(Oui, Virginie, tu peux dormir tranquille).

Vous voulez que je vous fasse à mon tour une promesse ?`

Vous allez l’adorer et vous allez en redemander aussi, bande de gourmands !

Bon dimanche à tous, n’oubliez pas de vous délecter de chaque petit bonheur de la vie!

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Le premier jour du reste de sa vie ! Oui oui oui !

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Non je ne me suis pas trompée.

Le titre du livre de Virginie GRIMALDI  est  « Le premier jour du reste de ma vie ».

Mais je pense sincèrement que c’est le premier jour du reste de sa vie…on va dire…normale!

Virginie (on se tutoie, tu permets?), je te lis sur ton blog depuis de nombreux mois déjà et je guette chacun de tes nouveaux billets avec une impatience d’enfant gâtée. Un peu comme quand je passe devant la vitrine de mon magasin préféré.

Parce que à chaque fois, je sais que tu vas déclencher en moi quelque chose : rire (tout le temps, même quand les sujets de tes articles sont plus graves),envie de faire pipi (ça va avec le rire…bien que 2 enfants soient passés par là…bon, on en parle plus tard?), pleurer, m’émouvoir, me remettre en cause…

C’est tellement génial de déclencher tout ça, tout ça (cette répétition est voulue, je le précise) avec des mots, de simples mots.

Alors évidemment, quand j’ai vu que ton roman était enfin publié, je me suis empressée de le commander chez mon épicier FNAC.

Commande récupérée jeudi 22/01/2015. Lecture terminée le 23/01/2015.

Entre les 2, j’ai été au bureau, fait un poulet au thym, lancer et étendu 2 machines, pris 3 nurofen flash (à cause de mes règles) récupérer petit mouflet et engueuler le grand parce qu’il n’avait pas fait ses devoirs.

J’ai fait vite alors?

Ah oui j’ai fait vite parce que c’était tellement nul; mais vraiment, vous n’avez pas idée.

Sans rire? !

Non. En fait, je suis restée bloquée au chapitre 70 parce que je respirais le parfum de la fin.

Le terminus, la fin du voyage. C’était imminent et je ne le voulais pas. J’étais tellement bien.

Je tournais les pages avec des sanglots dans la gorge, triste et impatiente en même temps.

Elle est étrange cette sensation, non?

Dans ce livre, je me suis fait des copines, des vraies.

J’ai retrouvé foie en l’amour. Même moi avec mon parcours chaotique, je me dis que je peux m’autoriser à y croire de nouveau.

Dans ce livre, comme dans les billets de Virginie sur son blog, j’ai ri, j’ai frissonné et j’ai encore pleuré, putain !

J’ai lu dans le métro, aux toilettes, en marchant dans la rue, dans mon lit et en buvant mon cappucino.

Je vous préviens, ce livre est addictif.

Si vous le lisez d’une traite, vous prenez de sérieux risques.

Je vous aurais avertis !

Vous prenez le risque de vous sentir léger, bah ouais, tout à coup, bim, vous avez perdu 5 kilos. Sacré exploit quand vous venez d’engloutir une boîte de ferreros.

Vous allez rire, sourire, respirer cette odeur de bonheur, vous sentir heureux.

Heureux pour vous, mais aussi pour les autres, et c’est important.

Vous aurez envie de passer du temps avec les amis que vous n’avez pas vu depuis longtemps, dire aux gens que vous aimez que vous les aimez bordel ! Et vous vous donnerez une chance.

Car ce livre est comme tous ces anti dépresseurs que l’on prend quand on a un coup de blues, un passage avide ou une grosse journée de merde.

Une chanson qui nous parle, un film que l’on a regardé mille fois, un livre que l’on ouvre à chaque fois à la même page. Parce qu’on sait que cela va nous faire du bien.

Il est frais, léger, simple et efficace.

Alors c’est drôle parce que j’ai déjà lu dans un commentaire (ou plusieurs même) qui avait été adressé à Virginie que son livre c’était Love Actually.

C’est exactement ça. C’est ce que j’ai ressenti à la fin.

Et tous ceux qui me connaissent bien savent que Love Actually est mon meilleur anxiolytique.

Je ris toujours autant, je chiale toujours aux mêmes passages, et éteint toujours la télé avec cette sensation que tout est de nouveau possible.

« Love is everywhere »

Le livre de Virginie, c’est ça. Tout est de nouveau possible.

Le livre de Virginie, c’est aussi fermer les yeux et entendre le bruit de l’océan. C’est apaisant.

Bon Virginie, prends pas la grosse tête.

Parce que maintenant, on veut la suite.

Bonne chance pour les premiers jours du reste de ta nouvelle vie ;-).

Love Actually Crédit Photo : http://filmsandcoke.com/
Love Actually
Crédit Photo : http://filmsandcoke.com/

P-S: est-ce que vous avez compris que vous deviez le lire?