Lecture coup de coeur – « Une maison dans le ciel », un récit bouleversant.

Il y a des lectures vers lesquelles nous sommes naturellement attirés.

Des couvertures chaleureuses, des titres poétiques, une promesse d’amour, un élan d’émotion, parfois même un soupçon de tristesse.

On est toujours à la recherche de quelque chose lorsque l’on caresse la couverture d’un livre.

Va t-il nous offrir de la joie ? De la tristesse ? Va-t-il m’enseigner des choses, m’éclairer sur un sujet, me faire réfléchir ? Vais-je pleurer ou rire ? Peut-être même les deux.

Pour ma part, beaucoup de mes choix de lecture se portent et se porteront toujours sur l’amour.

Depuis les sœurs Brontë, à Stendhal, en passant par Jane Austen et aujourd’hui des auteurs contemporains comme Albert Cohen, Jojo Moyes, Gabriel Garcia Marquez ou Alexandre Jardin, j’ai toujours été en quête de la flamme qui nous a tous brûlé un jour ou par laquelle on rêve de se faire ravager.

Je suis une amoureuse de l’amour, que voulez-vous.

Trêve de minauderies.

Quand j’ai eu le livre dont je vais vous parler entre les mains, ce n’est pas le mot amour qui m’a sauté au visage.

Pas vraiment, non.

Le titre est assez parnassien, « Une maison dans le ciel ».

La couverture est le portrait d’une jolie jeune femme, que l’on imagine douce et délicate.

Puis je comprends qu’il s’agit d’une histoire vraie.

Cette histoire, c’est celle d’Amanda Lindhout, qui a été détenue pendant 460 jours aux mains de miliciens islamistes, en Somalie.

Vous conviendrez que l’on fait mieux comme histoire de romance, je vous l’accorde.

J’ai tout de même eu envie de le retourner, ce livre, et de lire le quatrième de couverture.

C’est en général l’épreuve de feu, celle qui va me convaincre de le mettre dans mon panier ou de le laisser sur l’étagère.

Indéniablement, ma curiosité avait été piquée au vif.

Comment cette jeune canadienne avait survécu à une détention dans un pays considéré comme l’un des plus dangereux au monde, où la milice islamiste Al Shabaab, liée à Al Qaida, contrôle la plus grande partie de la Somalie, dans sa condition de femme occidentale, qui plus est, non musulmane ?

Best-seller international, titulaire de plusieurs prix, j’ai saisi que ce témoignage avait quelque chose de poignant et qu’il me fallait le lire.

Me voilà alors embarquée dans l’enfance d’Amanda, au Canada, dans la ville de Silver Lake.

On ne peut pas dire qu’elle ait eu une enfance très heureuse, dans une famille modeste, très tôt éclatée, qui ne lui offrira pas le réconfort ou la tendresse dont rêvent toutes les petites filles.

Amanda s’évadera de son quotidien hostile en se plongeant dans de vieux numéros du célèbre magazine National Geographic, qu’elle achète vint-cinq cents, dans une bouquinerie de sa rue.

Ce furent les premiers voyages de la petite fille canadienne.

Ces paysages fabuleux, couchés sur le papier glacé, offraient à Amanda une fenêtre sur le monde, un monde qui se voulait riche et coloré, un monde qui la faisait fantasmer.

Plutôt que dans les pages des magazines, Amanda caresse l’espoir de découvrir ces merveilles que le monde a à offrir, de ses propres yeux.

Alors, plutôt que de faire des études, elle décide de travailler comme serveuse, job avec lequel elle parvient à réunir des sommes assez importantes pour partir d’abord à la découverte de l’Amérique du Sud, puis de l’Asie.

Amanda est curieuse et aura vite envie de tutoyer le danger de plus près.

Les seuls noms de l’Afghanistan, Syrie ou Irak nous auraient probablement fait fuir.

La canadienne, elle, est tentée de découvrir si ce que l’on raconte dans les médias est véridique et d’approcher ainsi l’horreur.

Elle s’imagine reporter de guerre et réunira toute son énergie et sa force de caractère pour pénétrer le très dur milieu du journalisme, en terrain si hostile.

En Éthiopie, elle rencontrera Nigel, avec qui elle vit une histoire d’amour.

Elle ne savait alors pas dans quel enfer elle allait l’entraîner, malgré elle.

Amanda est téméraire, aime à braver les dangers et se sent presque irrésistiblement attirée par les situations périlleuses.

On ne peut pas le nier, la jeune et jolie Amanda a l’amour du risque.

Elle finit par connaître le véritable visage du danger, lorsqu’elle se fait kidnapper, en Somalie, avec son désormais ami Nigel, par un groupe d’hommes armés, appartenant à une milice islamiste, à Mogadiscio.

S’en suivent 460 jours de captivité, aux mains de ravisseurs dont Amanda ignore au départ la véritable motivation.

Ils apprendront assez vite que les membres de l’organisation islamiste réclament une rançon s’élevant à plusieurs millions de dollars.

Les conditions de détention ont été effroyables.

Il n’existe d’ailleurs aucun adjectif pour qualifier véritablement la souffrance et l’horreur dans laquelle Amanda est jetée, sans appel.

Il est certain que la toute nouvelle reporter ne s’attendait pas à regarder la mort en face de si tôt.

Nous vivons au fil des pages une éprouvante et abominable histoire de violence, humiliation, maltraitance.

Je ne pourrai en dire plus, la réalité est bien plus dure que ces simples noms communs.

Très rapidement, nous sommes transportés dans cet incroyable récit, ce combat pour la vie, contre la mort qui la menace chaque jour, à l’encontre de la violence de ces hommes, ensorcelés par une folle illusion.

Seule femme au milieu de ces soldats du djihad, qui prétendent se réfugier dans la religion pour mener à bien leur mission, Amanda fait preuve d’une force de caractère inimaginable, pour s’accrocher au mince fil qu’est désormais son existence.

Elle se convertira à l’Islam, pour mieux comprendre ses ravisseurs mais surtout pour tenter de les adoucir et de se voir peut être considérée comme une sœur.

Elle deviendra Amina, étudiera le Coran, priera cinq fois par jour, s’appliquera à exercer le culte musulman du mieux possible.

Je lui tire ma révérence, sa force et sont courage sont presque surréalistes.

A aucun moment du récit, nous tombons dans le pathos.

Avec Amanda, nous nous raccrochons aux souvenirs, au mince filet de lumière qui pénétrera dans sa cellule, à la moitié d’une papaye qu’un ravisseur lui offrira dans un inattendu élan de générosité.

Son instinct de survie est absolument ahurissant.

Avec elle, nous pleurons aussi, dans les plus grands moments de désespoir et de cruauté.

Nous perdrons presque espoir et attendrons le pire.

Puis, avec Amanda, nous nous réfugions dans cette maison dans le ciel, qu’elle imagine joyeuse et synonyme de liberté.

Elle essaiera de comprendre les véritables motivations de ses tortionnaires, qui n’en restent pas moins des êtres humains et la façon dont ils ont pu sombrer dans cette folle épopée.

Cette histoire est évidemment d’autant plus touchante et saisissante parce qu’elle est vraie.

Nous pouvons mettre un visage sur ces mots, une âme véritable derrière ces pages noircies par les ténèbres.

Il n’en ressort pas moins un message d’espoir après sa libération qu’elle n’attendait plus.

Amanda Lindhout est un véritable modèle de bravoure.

On peut se dire qu’elle l’a cherché, qu’elle savait qu’elle prenait des risques, bien évidemment.

Mais malgré l’horreur vécue, elle véhicule aujourd’hui une déclaration de paix, une ouverture d’esprit et une véritable missive d’espoir, qui a tout son sens dans le contexte actuel que nous connaissons tous.

Elle a choisi de pardonner à ceux qui lui ont volé sa liberté, peut-être pour toujours.

« Pour mon propre bien, je fais primer le pardon et la compassion sur tous les autres sentiments – colère, haine, confusion, apitoiement sur mon sort – qui bouillonnent en moi… ».

Je me demande aujourd’hui où elle a puisé la force pour se reconstruire et être à la tête de la fondation « Global Enrichment Foundation » qui vient en aide aux femmes somaliennes, dans ce pays qui a été pour elle synonyme d’enfer.

Il y a des destins comme celui d’Amanda Lindhout, incroyables, qui vous mettent une claque et vous remettent à votre place.

Je salue ici le talent de Sara Corbett, co-auteure du livre, qui grâce à ses descriptions fouillées, nous livre une peinture sur papier, dans laquelle nous avons la chance de découvrir le moindre détail de l’histoire.

Bravo à Amanda qui a eu le courage de partager avec nous ce supplice, sans aucun doute un exercice très difficile, qui l’a obligée à fouiller de nouveau ses douloureuses réminiscences.

C’est un livre que je vous conseille, avant tout pour la leçon de vie qui nous est livrée.

Une fois entre vos mains, vous ne pourrez plus vous arrêter.

En tournant la dernière page, je me suis sentie toute petite…comme une envie de grandir autrement.

Merci aux Editions Seramis de m’avoir fait découvrir ce témoignage, absolument bouleversant.

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Tout peut arriver

Pour quelques heures, je lâche aujourd’hui mon manuscrit riche de mes 42 500 mots et ses 112 pages.

D’abord parce que je me dois d’honorer mon devoir conjugal, ensuite parce que je ne souhaite pas que cela devienne une obsession (en vrai, ça l’est).

Ecrire un livre est sans aucun doute un exercice très difficile.

Ecrire un livre dans lequel on parle beaucoup de soit l’est bien plus.

Retourner chercher ses souvenirs, fouiller dans sa mémoire, bousculer ses peurs, repousser les angoisses qui meurent d’envie de se frayer un chemin par la petite porte entrouverte, prendre du recul.

Si je me sens capable de le faire, c’est que j’estime avoir tourné la page depuis longtemps sur un passé qui m’a façonnée pour être celle que je suis à l’instant où j’écris ces mots.

Belle, sensuelle et cougar assumée. Libre, épanouie et heureuse, j’ai de nouveau appris à tutoyer le bonheur.

Je le conjugue même au plus que parfait, vous ne me croyez pas ?

Rien que pour vous : je n’eus jamais cru que je tutoyasse de nouveau le bonheur de si près.

Ça claque, hein ?

J’assume les erreurs que j’ai faites, ainsi que leurs lourdes conséquences, dommages collatéraux inclus.

Cette introspection profonde que j’avais déjà pu faire avec un professionnel, me laisse tout de même à chaque fois stupéfaite.

Je croyais être une personne, je croyais me connaître.

Pourtant, au contact d’une autre, je me suis littéralement transformée en une femme que je n’ai jamais été, en réalité.

Je prends à chaque fois l’exemple des feuilletons qui sont diffusés sur M6 après le déjeuner, pour expliquer ce qui m’est arrivé.

Ne dites pas que vous n’en avez jamais vu un seul, ne serait-ce que quelques minutes.

Ces histoires tirées par les cheveux, où Jason manipule la blonde et innocente Nickie qui n’a rien vu venir, alors, que nous, derrière notre écran, on s’exclame :

« Non, mais, elle est blonde, ou bien ? Comment peut-elle le croire ? Elle ne va pas tomber dans le panneau quand même ? Mais c’était évident ! ».

C’est à cet instant que vous décidez de zapper sur Chasse et Pêche, émission intellectuellement plus évoluée.

J’ai été cette Nickie.

Le seul détail qui différait, c’est que j’étais brune (je vous laisse lire le message qui en découle).

J’en profite pour présenter mes excuses à toutes mes amies blondes.

Comment une fille comme moi, qui se revendiquait à forte personnalité, maîtresse de ses choix avait-t-elle pu subir un tel changement sans tirer la sonnette d’alarme ?

En retranscrivant certaines scènes absolument inconcevables aujourd’hui, je réalise à quel point je n’ai jamais rien voulu voir, alors que les faits étaient là, devant moi et que j’étais la seule à ne pas me rendre compte de la gravité de la situation.

Des proches ont bien tenté de m’alerter.

Je les jugeais hâtivement jaloux et les rayais de ma vie, sans appel.

L’état de fragilité dans lequel je me trouvais au moment où est survenue la rencontre fatale m’a rendue perméable aux griffes de ce manipulateur narcissique qui m’avait flairée comme la proie idéale.

En manque de confiance, à la recherche d’une reconnaissance que je n’avais jamais eue de la part de mes proches, je tombais candidement dans un piège que je refermais moi même.

Si j’écris tout cela, c’est pour rappeler à tout le monde que personne n’est à l’abri de vivre une histoire de soumission, manipulation et destruction.

Petit à petit, ce genre d’individu va ponctionner votre personnalité, tel un vampire, pour vous en écrire une nouvelle, celle qui lui convient à lui.

Vous ne jugerez que par lui, le laisserez volontiers vous éloigner de vos amis, votre famille, vos centres d’intérêt.

Il vous fera croire que tout ce qu’il fait est pour votre bien.

Détrompez-vous, la seule personne à qui il fait du bien, c’est à lui.

Non, non, je ne tomberai jamais dans le pathos ou dans le mélodramatique.

Le côté obscur de la force n’a pas vaincu, amis padawans.

Je préfère rire, même des choses tristes.

En passant ma tête dans mes mémoires, je jette un regard amusé sur certaines situations ridicules que je me suis laissée imposer.

A croire que j’avais 3 grammes d’alcool dans le sang en permanence ou que je carburais au crack, parfois les deux.

Je me demandais aussi, souvent, si je n’étais pas illuminée ou si cette fille étrange que j’avais croisée dans mon ancien job, ne m’avait pas jeté un sort (elle me parlait parfois de culottes maléfiques avec lesquelles elle piégeait ses amants).

Il fut même une période où je vérifiais tous les jours si je n’avais pas un trou de mon crâne, suspectant fortement qu’il ait aspiré mes neurones.

Que nenni les amis.

J’étais une grande fille, plutôt assez bien constituée, qui s’est laissée dire ce qu’elle avait envie d’entendre à cet instant précis.

J’ai donc été une victime consentante.

Une fois dans l’engrenage infernal, la sortie de route peut vous coûter la vie.

Elle a failli coûter la mienne.

Alors, quand je regarde le chemin parcouru, je suis plutôt fière de moi.

Renaître des cendres est possible et connaître le véritable bonheur, AUSSI.

Plus j’avance dans la vie, plus je me rends compte que j’ignorais la définition du bonheur.

Ce processus d’écriture est donc également pour moi une manière de sceller un épisode de ma vie qui me fait regarder loin devant, et non plus loin derrière.

Et ça, déjà, c’est une victoire.

Je vous laisse, je suis appelée au deuxième tour du devoir conjugal.

Merci d’être arrivés jusqu’ici.

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Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie.

L’amoureux s’endort avec mon manuscrit entre les mains.

Je ne suis pas certaine que cela soit vraiment bon signe.

Il est une heure du matin, le silence gronde fort.

Je l’attendais depuis des mois, partout j’ai cherché le réconfort.

J’en ai essayé d’autres, mais mes nuits n’avaient jamais retrouvé un aussi bon amant.

J’ai cherché en vain à retrouver cette émotion qui vous prend aux tripes, qui dès les premiers mots prend votre corps d’assaut.

Mardi dernier, je t’ai enfin eu entre les mains.

Je t’ai touché, timidement, tu étais lourd, chargé de promesses.

Je ne t’ai pas ouvert, j’ai attendu que nous soyons seuls pour nous retrouver, je ne voulais pas te partager.

Je suis égoïste, parfois.

J’ai fait durer le plaisir pendant quatre crépuscules, l’absence avait été longue, je voulais te garder le plus longtemps possible près de moi.

Enivrés de plaisir, nous ne pouvions plus nous séparer, tu te donnais à moi, je te prenais en retour.

Hier soir, à une heure du matin, tu m’as consumée, pleinement.

Tel un orgasme qui nous dévore après une longue étreinte, tu m’as secouée de spasmes.

J’étais triste de te quitter, déjà.

Tu ne m’as pourtant pas épargnée, tu m’as laissée baigner dans une mer de larmes.

Mais tu m’as aussi fait rire, sourire, beaucoup.

Ce fut d’ailleurs de cette façon que nous avions débuté notre relation, quelques années auparavant.

Femme qui rit, à moitié dans son lit, n’est-ce pas ?

Aujourd’hui, je pense qu’il serait totalement injuste de te garder dans mes draps, uniquement pour moi.

Tu mérites de prendre ton envol, d’aller semer ici et là ton parfum et ta sensibilité qui te rendent si uniques.

Alors voilà (copyright Baptiste Beaulieu).

Tu t’appelles « Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie ».

Ta maman, je l’aime d’amour, comme mon amoureux, Vianney, le chocolat, la mer et l’Italie.

Elle est un peu tout ça à la fois, ta maman : de la poésie, du soleil, de la délicatesse, du bleu azur, une chanson douce, une gourmandise, un éclat de rire.

J’étais contente que l’amoureux se soit endormi hier, finalement.

Cette fois-ci, il n’aura pas pu voir mes yeux de panda, ma morve qui menaçait d’investir ma bouche.

Il aurait démissionné sur le champ de son poste de faiseur du bonheur.

Ta maman est particulièrement douée pour provoquer un éventail d’émotions, des nuances de couleurs, allant du blanc au noir, mais en passant toujours pas le vert, le rouge ou le rose.

Car oui, tout n’est pas très gai, toujours.

La force de ta maman c’est qu’elle transforme le moche en joli, je lui ai souvent dit.

L’arc en ciel finit pas se dessiner, là-bas, au loin.

Cela n’est pas donné à tout le monde.

Comment ne pas être touchée pas cette histoire qui, sur un fond de vécu personnel, on le devine grandement, trace le portrait d’une famille dont chaque membre porte des blessures souvent profondes.

J’ai d’abord détesté Ben, d’avoir abandonné Pauline, avec leur petit garçon, Jules.

Il ne l’aimait plus. Point.

Je ne savais pas qu’il y avait une virgule.

Touchée au plus profond de moi même, les premières lignes ont réveillé mon histoire personnelle.

J’ai accompagné Pauline dans sa souffrance, son incompréhension, sa douleur, sa tentative de reconquête, sa reconstruction.

Brillamment, ta maman nous fait osciller entre les souvenirs, rendant la lecture addictive.

Je comprends mieux ce que ta maman voulait nous dire, quand mardi dernier, elle nous confessait qu’il s’agissait ici de son roman le plus personnel.

La fin n’est pas celle que j’attendais.

Elle m’a surprise, m’a d’abord rendue infiniment triste.

Puis j’ai relu cette phrase, encore et encore.

«  Ce n’est pas parce que ça ne finit pas comme on le veut que ça finit mal ».

Je devrais le savoir, depuis le temps.

J’ai pardonné à Ben, quand à son tour, il nous a livré ses souvenirs.

Je l’ai compris.

C’était la virgule.

Qui peut sortir indemne d’une telle épreuve ?

Peut-on jamais vraiment cicatriser d’une blessure si profonde, d’un drame qui vous marque au fer rouge pour toute une vie ?

Virginie Grimaldi signe ici son troisième opus, petit bijou de sensibilité, humour, amour et surtout résilience.

Volontairement, je ne dévoilerai pas ici les interlignes profondes de l’histoire, qui ne se résument pas à la simple séparation de Pauline et Ben, évidemment.

Chacun d’entre vous doit la sortir de son écrin, à sa façon, avec ses propres émotions et son ressenti.

Vous y reconnaîtrez peut-être des membres de votre propre famille, avec leurs qualités, leurs défauts, leurs éraflures.

Vous aurez également des nouvelles de certains des personnages de « Tu comprendras quand tu seras plus grande », s’ils vous avaient manqué.

Je ne peux vous affirmer qu’une seule chose avec une profonde certitude : une fois que vous l’aurez entre les mains, vous souhaiterez rajouter des heures à vos jours et vos nuits car vous ne pourrez plus vous en séparer.

Le moment de refermer le livre est toujours douloureux, bien sûr.

Vous aurez peut-être aussi envie de grimper sur la dune du Pilat, de manger des huîtres, de profiter de la vie, tout simplement.

Non, Virginie, ton dernier bébé ne m’a pas déçue, ô que non, bien au contraire.

Tu fais quand même chier d’écrire aussi bien et de me transformer en femme fontaine (le robinet du haut, hein).

Je te dis bravo.

Bravo pour tout, pour ce roman, le chemin parcouru, pour ta victoire sur la vie.

Au fait, tu me dois 36 paquets de mouchoirs.

« Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie » sort en librairie le 3 mai prochain, aux Editions Fayard.

Ça ne sent pas enfin bon le printemps, tout ça ?

Je vous laisse, je vais changer mes draps.

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Les grands voyageurs que nous sommes… (!)

Cadix - Septembre 2016
Cadix – Septembre 2016

« Mais vous êtes toujours en vadrouille ! »

« Vous bossez des fois ?»

« Mais comment vous vous débrouillez pour partir toujours en week-end ici et làbas » ?

Voilà le genre de réflexion épicée que nous nous prenons régulièrement en pleine face (parfois de dos), avec l’amoureux.

Amis, famille, collègues de travail ou co-locataires de bureau, tous y vont de leur commentaire quelque peu grinçant.

Au départ, cela me faisait sourire, et je répondais allègrement à chacun de ces commentaires, qui, à mon sens, ne présentaient aucune méchanceté (et je le pense toujours).

Puis en ce début d’année, je discutais avec quelqu’un de mon entourage qui énumérait tous les endroits où nous avions été dernièrement en me faisant remarquer avec une certaine poésie, que nous étions des enfoirés de chanceux.

Oui, je le sais…nous avons beaucoup de chance, évidemment, nous le reconnaissons et essayons de nous le remémorer autant que possible dans les périodes les plus compliquées (en fait, on se le rappelle du lundi au jeudi, à 06 :50, dès que le réveil sonne).

Mais, tout de même, j’aimerai éclaircir un peu la chose.

La chance se cherche, se titille (j’adore ce mot débile), il faut arrêter de croire que tout tombe du ciel, les enfants (l’amoureux ne m’est pas tombé du ciel non plus, je l’ai cherché !).

Tout d’abord, nous travaillons tous les deux, et on ne peut pas dire que ce soit l’amour à la plage (mes yeux dans tes yeux, baisers et coquillages, tchatchatcha) tous les jours !

Sauf que nous refusons catégoriquement de faire partie de ces gens qui se plaignent constamment que leur vie est métro-boulot-dodo depuis des années.

Ça l’est pour nous aussi parfois, je vous rassure, après tout, la frénésie de la vie parisienne nous affecte également, nous ne sommes pas intouchables, si seulement, si.

Mais nous ne laissons jamais ce passage sous le tunnel durer trop longtemps, au risque de mettre en péril tout ce qui fait notre bonheur aujourd’hui !

Alors, oui, nous estimons que nous avons le droit de nous octroyer ces phases spatio-temporelles, qui contribuent à notre équilibre et à la préservation de notre vie de couple et de famille.

Nous nous organisons toujours en conséquence, et prévoyons souvent quelques mois à l’avance…cela nous permet de réaliser de sacrées économies, croyez-moi (l’amoureux est champion du monde de l’organisation).

Et si nous y arrivons, nous mettons peut-être certaines choses en pointillés, voire parfois entre parenthèses.

Par exemple, depuis que nous avons acheté notre appartement en juin 2015, nous n’avons pas réalisé la moitié des travaux planifiés.

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Vous croyez vraiment que je suis faite pour les travaux?
Beaucoup de choses restent à faire pour que cela devienne le petit nid douillet de rêve, néanmoins, nous sommes désormais dans une période de notre vie où nous appliquons une logique non mathématique.

Nos précédentes relations et expériences nous auront appris cela.

Nous écoutons plus notre cœur et notre besoin d’être ensemble et préférons par conséquent, et encore une fois (combien de fois devrai-je le répéter ?), vivre des moments à deux, en famille, des moments qui resteront là pour TOUJOURS.

A quoi me servirait d’avoir la salle de bains de Maisons et Objets, ma cuisine où je pourrai me travestir en Bree Van Der Kamp si pendant tout ce temps, je ne peux m’offrir des moments d’escapade et de liberté pour justement fuir le métro-boulot-dodo ?

Chacun a sa manière de voir les choses, de concevoir sa vie et surtout, chacun ses priorités.

Les travaux se feront petit à petit, ce n’est pas cette demeure qui est en péril.

Notre vie de famille recomposée est de plus déjà assez compliquée pour que nous ne sachions lâcher prise.

Je ferai également remarquer que si nous faisons plusieurs escapades au cours de l’année, nous ne partons pas non plus à l’autre bout de la planète ou dans les endroits les plus exotiques qui existent.

Certains choisissent de faire un très beau voyage, loin, onéreux une fois par an, nous, nous privilégions de courtes escapades, mais plus régulières.

Nous ne passons pas non plus nos soirées au restaurant ou à boire des bières, et à Paris, cela peut rapidement être un sacré budget.

Ce budget que certains allouent à leurs sorties régulières, nous préférons le mettre dans notre cochon (tirelire, les gars) et nous envoyer en l’air !

Mettez l’argent de 2 restaurants en semaine et 2 pubs (qui en plus de vous faire pousser la brioche, vous videront le porte-monnaie) et vous pourrez partir en week-end !

Nous faisons également très attention à nos budgets voyage, en réservant les vols assez tôt (Skyscanner est devenu notre meilleur ami) et prenons la plupart du temps des appartements sur Airbnb.

Je me sens si coupable en écrivant cela, car je dois bien avouer quelque chose les gars, c’est que c’est la plupart du temps l’amoureux qui passe son temps à trouver les meilleures offres…mais il a évidemment tout mon soutien moral, pendant que je fais la vaisselle !

A l’heure qu’il est, par exemple, il a déjà réservé les vacances pour cet été…avec mon accord, of course !

Cyclades -Juillet 2015
Cyclades -Juillet 2015
Organisation, quelques sacrifices, une revue de nos priorités et surtout l’envie, sont nos atouts majeurs pour des fenêtre ouvertes sur le monde, sur la vie…et oui, notre business plan est pourtant simple, non ?

Alors, certes, nous n’avons pas besoin d’un gestionnaire de fortune pour gérer notre argent car nous n’en avons pas plus que ça, mais nous sommes intégralement responsables du portefeuille de notre bonheur et c’est pour nous le plus important !

A bon entendeur, je vous souhaite une belle soirée.

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Que reste-t-il de Noël?

Voilà, Noël est passé, des semaines de préparation pour certains, et tout s’est envolé en fumée en 2 petites journées pour d’autres.

Que reste-t-il de Noël ?

Plus grand-chose sur le compte en banque, première constatation.

Quelques jours avant les fêtes, j’ai été, comme tous les ans, à nouveau assaillie par ce sentiment de culpabilité, celui qui envahit toutes les consommatrices compulsives à la vue d’objets brillants.

Cela a commencé quand je revenais de ma consultation chez ma gynécologue pour la pose d’un stérilet (on en reparle une prochaine fois si vous voulez bien), et chez laquelle je venais de lâcher 135 €.

Parcourant toute la rue Saint-Lazare avec ce nouvel habitant au creux de mon corps, force était de constater que je n’avais jamais vu autant de sans-abris dans les rues de Paris.

Jeunes, vieux, enfants, français, étrangers, beaux et moins beaux, la précarité n’épargne désormais aucun visage.

Je me demandais alors si ces 135 € n’avaient pas été mal employés, si je ne devais pas aller me faire retirer l’intrus de suite et distribuer ces quelques billets à ceux qui avaient des besoins bien plus vitaux que les miens.

Plus je marchais, plus la douleur éprouvée dans le bas-ventre se répandait dans l’intégralité de mon grand corps tout endolori.

C’était néanmoins mon cœur qui me faisait le plus peiner, alors que je calculais (comptais sur mes doigts en fait), la somme que j’allouais à mes cadeaux de Noël, alors qu’eux, ceux que je m’obligeais presque à ne pas voir, assis sur un vieux carton de déménagement, n’avaient rien.

Je rejoignais mon quartier un peu plus maussade que la veille, lors de ma virée aux Galeries Lafayette où Noël n’est qu’explosion d’étoiles filantes.

La réalité est pourtant toute autre quand on passe la grande porte et on s’engouffre dans le métro.

J’ai honteusement eu envie de cacher mes sacs quand j’ai aperçu de nouveau cette jeune fille, dans les courants d’air de la station Chaussée d’Antin-La Fayette, cette même jeune fille que j’aperçois là depuis des semaines, cette jeune fille qui me ressemble presque.

Puis cet adolescent, guère plus âgé que mon fils, qui affiche un sourire qui me surprend (note à moi-même : faut-il que je mette l’ado à la porte pour qu’il montre ses dents ?).

Deux femmes s’approchent de lui, j’imagine alors qu’elles ont été également touchées par celui qui pourrait être leur fils.

J’apprendrai plus tard sur le quai par une de ces 2 femmes, que Nicolas vit dans la rue depuis 3 semaines, après une énième dispute familiale, cela lui était devenu insupportable.

Je rentre chez moi en me disant que le Père-Noël ne faisait pas bien son job, il distribue toujours aux mêmes, oubliant ceux qui n’ont pas d’adresse postale.

Tout cet étalage de cadeaux sous le sapin m’écœure quelque peu, j’y ai pourtant grandement contribué, cela est bien hypocrite de ma part.

J’essaie de déculpabiliser en me répétant de ma petite voix aiguë, que cela est pour faire plaisir à ceux que j’aime, il n’y a pas de mal à cela.

Pour fuir Paris et cette frénésie contagieuse avant Noël, nous partons 2 jours avec les enfants, sur un coup de tête, vivre quelques moments en famille loin de tout cela.

Nous nous ressourçons, mangeons beaucoup trop, rigolons, avons froid, les enfants se disputent, et surtout, nous sommes ensemble et c’est le plus important.

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A l’ouverture des cadeaux, dimanche matin, la principale préoccupation des petits, avant même de savoir ce qu’il y avait dedans, était celle de savoir qui avait récolté le plus de paquets.

Cela en devient déplaisant.

Mais à qui l(m)a faute ?

Aujourd’hui, les poubelles débordent d’emballages de papier doré déchiré sans aucune considération pour les petites mains qui l’ont plié avec amour, les chambres regorgent de nouveaux jouets, et les enfants ne sont pas là.

Bien sûr, le Père-Noël nous a encore une fois drôlement gâtés, trop, cela en devient gênant quand on regarde les infos, que l’on lit les journaux, que l’on lève un peu le nez de son téléphone dans la rue.

J’apprécie ENORMEMENT chacun des cadeaux qui m’a été fait, bien évidemment (je les kiffe grave).

Mais savez-vous ce que je retiendrais le plus ?

Les moments passés avec la smala, le fait d’avoir pu nous réunir avec les 2 familles.

Je les apprécie d’autant plus que je sais que mes parents ne seront plus en France l’année prochaine et c’est comme si Noël allait perdre tout son sens.

Car sans cette même famille, il y a 7 ans, alors que le monde s’écroulait autour de moi, c’est moi qui aurait pu me retrouver assise sur un bout de carton de déménagement, dans le métro, à regarder les autres courir avec leurs immenses sacs remplis de présents, ceux-là mêmes qui n’auraient pas eu un seul regard pour moi.

Alors, que reste-il de Noël ?

Des sourires, des rires, des pleurs, des moments de colère, des cris, des punitions, de l’énervement, parfois un peu de désespoir mais tous ENSEMBLE.

Et ça, cela ne s’emballe pas.

Distribution d’amour sur tous et bien évidemment, bonnes fêtes !

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Lectures d’automne

Quelques longues semaines d’absence de la toile, parsemées d’embûches mais aussi parfumées d’espoir.

D’autres penseront que je fais ma Diva et que je me fais désirer.

Que nenni.

La vie est ainsi parfois, a-t-on-besoin d’en dire plus ?

Je m’évade follement grâce à mes lectures, et étant une fidèle des livres papier (je n’éprouve absolument pas le même plaisir sur une liseuse, c’est comme l’amour avec une capote pour moi, vous voyez ?), mes yeux délaissent non sans une petite pointe de satisfaction, toute forme d’écran.

Mes infidélités au web m’ont donc conduite sur le chemin de nombreux livres, tous très différents, avec des messages et des histoires hétéroclites.

J’ai choisi de partager avec vous 3 de ces lectures, pour des raisons très différentes.

Vous savez que je ne suis pas la spécialiste du pitch que je n’affectionne d’ailleurs pas particulièrement de faire, mais, plutôt du partage d’émotions ressenties, cela me ressemble plus.

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Je commencerai par un livre qu’on destinerait au premier abord plus aux femmes, puisqu’il s’agit de la biographie de la créatrice de mode Diane Von Furstenberg, « The woman I wanted to be ».

Il s’agit en fait du deuxième volet de ses mémoires car elle avait déjà publié 16 années auparavant « Diane : a signature of life ».

J’avais envie d’en connaître en peu plus sur celle dont j’admirais d’abord les robes aux célèbres imprimés, la beauté et l’élégance.

Diane von Furstenberg est considérée comme une des femmes les plus influentes au monde, mais vous seriez surpris par son parcours quelque peu chaotique pour être la femme qu’elle est aujourd’hui, et surtout, la femme qu’elle voulait être : forte, indépendante, aimante et aimée.

Je vous confesse qu’au début du livre, j’ai rapidement pensé que le livre allait être « so cliché » : sa maman avait miraculeusement échappé à la mort dans un camp de concentration nazi, Diane a très tôt baigné dans l’aristocratie et la jet-set qui lui ont permis de côtoyer beaucoup de célébrités, ce qui a priori lui aurait gentiment facilité la vie, blablabalabla.

Puis j’ai rapidement changé mon fusil d’épaule (c’est quand j’utilise ce genre d’expression que je me dis qu’il faut que je songe au lifting).

Diane s’est révélée très tôt une femme d’affaires passionnée, créative, entrepreneuse, déterminée, n’ayant peur de rien.

Elle est en parallèle devenue princesse en épousant le beau Egon von und zu Furstenberg et très jeune maman de deux enfants.

Mais Diane ne voulait pas se contenter d’être femme de.

Elle rêvait d’indépendance, de créer et faire rêver.

La robe portefeuille qu’elle a elle-même dessinée et créée, lui a très vite valu reconnaissance et argent.

La suite ne fut pas toute rose.

Diane est avant tout une créative et pas une financière. Ses sociétés ont connu maintes fois des déboires économiques, qui l’ont contrainte à vendre, puis à tout recommencer de 0, à plusieurs reprises.

Jamais Diane n’a abdiqué ou a pensé que c’était fini pour elle, Diane, c’est un exemple de persévérance et combat.

Elle a affronté de cette même façon un cancer, un divorce, des désamours, son passé, toujours la tête haute, en assumant parfaitement ses actes et leurs conséquences, toujours avec beaucoup de lucidité.

Aujourd’hui adulée et très respectée, très engagée aux côtes des femmes, Diane, est en quelque sorte le symbole d’indépendance féminine et rien que pour cela, son parcours mérite d’être lu et connu.

Mon seul bémol va à la mauvaise traduction du livre en langue française, ce qui entraîne quelques fautes de syntaxe et même d’orthographe.

Source https://www.unidivers.fr
Source https://www.unidivers.fr

Dans un tout autre registre, le deuxième livre dont je souhaitais vous parler est le roman de Baptise BEAULIEU, « La ballade de l’enfant gris », un véritable tourbillon d’émotions intenses, qui vous prennent aux tripes, au cœur et tout autre partie de votre corps qui vibre à la lecture de mots à la fois délicats et percutants.

Vous connaissez peut-être le blog de Baptise Beaulieu Alors Voilà, si ce n’est pas le cas, allez-y jeter un œil avec un mouchoir ou deux (attention je n’ai pas dit que vos larmes ne seraient que de tristesse, au contraire, bande de crocodiles).

Dans ce roman, qui est son 3ème si je ne m’abuse, Baptiste, inspiré de son expérience de médecin généraliste dont il parle avec tant de sensibilité, humour et beauté sur son blog, nous raconte l’histoire d’un jeune interne en pédiatrie, d’un petit garçon à la personnalité si attachante, atteint d’une maladie incurable et de sa maman, si secrète, qui n’est pratiquement jamais au chevet de son fils, sans que l’on comprenne le pourquoi de cette attitude qu’on ne peut qualifier que de cruelle.

Je ne vous en dirai pas plus sur l’histoire, ô combien bouleversante.

On ressent toute l’émotion et la frustration de Baptiste qui planent au-dessus de ce merveilleux roman, clairement inspiré par le choc qu’il a ressenti lors de la disparition d’un de ses jeunes patients.

On ne comprend pas tout de suite, on s’interroge, on est souvent dans le noir, on souffre, on est en colère, on est triste, on a envie de percer les mystères.

Mais on sourit et on rit aussi, beaucoup.

On voyage, on s’illumine, on a peur, on ne veut presque plus savoir puis si, quand même, on veut tout savoir, vite.

Ce roman est un poème lyrique, une quête vers l’humain, une symphonie de couleurs sur un fond de fantaisie.

J’ai été prise à la gorge par des émotions si différentes, la tristesse, la tendresse, l’espoir, la bienveillance, la sensibilité, la douleur, la magie, l’inconnu.

Au travers de ces dualités de sentiments si forts auxquels on ne peut rester insensible à moins de s’appeler J.R Ewing (oui cette référence me dicte une nouvelle fois la nécessité du recours au lifting), les mots de Baptiste Beaulieu m’ont rappelé un peu Agnès Ledig dans sa façon de nous faire entrevoir le beau dans ce qui ne l’est pas forcément.

Alors, si comme moi, vous aimez avoir le rimel qui coule et le nez tout rouge, le cœur qui palpite, partez en ballade avec l’enfant gris.

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Le troisième livre a été acheté sur un coup de tête alors que je flânais à la librairie des Galeries Lafayette, à la recherche de mon amie perdue.

La couverture m’a plu, le titre avait un goût d’espoir et de légèreté, « La tentation d’être heureux ».

Les « happiness books » se multiplient ces dernières années, et je ne suis pas la dernière à m’en nourrir et à m’en délecter, ce type de lecture fait toujours du bien, n’en déplaise à Yann Moix.

L’auteur de ce roman est Lorenzo Marone, un ancien avocat qui a décidé d’embrasser sa première passion, l’écriture.

Vous l’aurez deviné, l’écrivain est italien, tout comme le héros principal de l’histoire, Cesare, vieil homme de 77 ans, vivant seule dans la grouillante ville de Naples.

Ronchon à tout heure, Cesare déteste avant tout être vieux et ne prend de pincettes avec personne, ni même avec ses enfants (coucou papa).

Pourtant, dès les premières lignes, j’ai été conquise et je suis devenue la meilleure amie de Cesare : je le comprenais.

Je ne pourrai pas dire qu’un roman sur la vieillesse puisse être considéré très sexy ; néanmoins, encore une fois, je me suis rapidement attachée à chaque morceau de cette fresque de vie italienne, à chaque personnage, tous touchants à leur manière.

Marié à une femme qu’il n’aimait pas, ayant exercé une profession qu’il a toujours détesté, plus près de sa demeure ultime que de sa jeunesse, c’est en décidant de tendre la main aux autres que Cesare sera à son tour, tenté par le bonheur.

Lorenzo Marone ne tombe pas dans la niaiserie pour nous décrire ces portraits de vie, ces drames familiaux, ces tragédies de l’existence.

Il le fait parfois même avec un certain cynisme, un réalisme décapant, tout en subtilité.

Nous sommes souvent aux portes du drame dans ce roman, nous le touchons même du bout des doigts, c’est parfois d’une grande violence.

C’est avec lucidité, humour et justesse que notre spirituel héros napolitain affronte son quotidien avec un nouvel objectif : essayer d’être heureux le peu de temps que la vie voudra bien lui accorder, et surtout, essayer de rendre ses proches heureux avec les moyens que possède un vieux monsieur.

Cela peut vous paraître complètement bateau dit ainsi, pourtant cela ne l’est pas, croyez-moi.

Ce livre m’aide grandement à me remettre en question en ce moment.

Priorisez ce qui nous rend vraiment heureux au détriment de la superficialité de nos existences, Cesare le comprend peut-être un peu tard mais il le comprend encore à temps.

Certains s’acharneront toute une vie à passer à côté de la leur car ils n’ont jamais fait la différence entre l’essentiel et le futile, l’important et le désuet, le vrai bonheur et le faire semblant.

Pour ces raisons, cette petite pépite feel-good doit se retrouver sous le sapin d’une personne qui vous est chère, elle comprendra forcément le message.

J’ai lu sur ce livre une phrase qui l’illustre parfaitement :

« Un livre à mettre entre toutes les mains de ceux qui souhaitent mourir plus heureux et moins idiots » (Isabelle Falconnier, L’hebdo sélection Payot).

Vous êtes arrivés jusqu’ici? Vous êtes trop forts. Merciiiii!

Et vous, avez-vous des lectures à me conseiller, à partager ?

Bonne semaine à tous !

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Il est où le bonheur?

A l’heure où se publiera ce mini –billet sponsorisé par la Compagnie Internationale de la Minauderie, nous serons dans l’avion pour une destination ensoleillée comme nous les affectionnons tant.

Tu ne prendras donc pas connaissance de ce billet avant lundi.

Peut-être que j’aurai réussi à te dire tout ça, après 3 pichets de sangria.

Peut-être que j’aurai encore aussi un peu mal au ventre, toujours mes poches sous les yeux, cette petite boule dans la poitrine qui fait presque exploser mon soutien-gorge déjà trop petit, ma peau toute rouge à force de me gratter à cause de ce stress auquel je n’arrive pas à faire face.

La rentrée n’a pas été facile pour moi, changement de boulot, de travail, d’univers.

Comme dirait mon poto Christophe Mae, on s’attache.

Et oui, je m’étais attachée à certaines personnes que je voyais au quotidien et me voilà redevenue une lycéenne boutonneuse, dans un établissement que je ne connais pas, avec des personnes qui me toisent et se demandent ce que je fais là, moi, la merdeuse.

C’est ça d’être trop belle.

Tu connais donc la cause de ce grand stress qui te désespère aussi car tu n’aimes pas me voir ainsi, je ne le sais que trop, surtout parce que ça affecte durement ma libido (on se calme, c’était pour la rime).

A l’heure où se publiera ce billet, ce sera également ton anniversaire, beau gosse !

En route pour l’Andalousie pour jouir de mon propre cadeau (d’anniversaire), nous allons fêter également le tien au son du flamenco, plutôt chouette, c’est sûr, pepito mi corazon.

Tant de choses que je ne te dis pas dernièrement alors que tu fais tant pour moi, sans jamais rien me demander en échange, à part peut-être quelques fois, de manger mon carré de chocolat ou que je défile dans la maison en culotte petit bateau.

Je suis venue te dire que je m’en vais j’apprécie tellement toutes tes petites attentions au quotidien pour me rendre la vie plus agréable, me rendre ma peine plus supportable.

Je sais que je ne te le dis pas assez.

Etre en couple, c’est être à deux, bien que j’aie toujours détesté les mathématiques, jusque là tout va bien.

Sauf que, souvent, lorsque les difficultés surgissent, chacun regarde son nombril ou sa quéquette, au choix, et chacun sa merde.

Avec toi, être à deux n’a jamais été si authentique, je comprends ce que vivre à deux veut dire.

Très tôt d’ailleurs tu m’avais révélé ton adage « Seul, on va plus vite, à deux, on va plus loin ».

Je sais exactement ce que ces mots signifient aujourd’hui.

Ta compréhension, ta bienveillance, ton temps, ces déjeuners où je ne fais que me plaindre, ton sourire, ton regard, ton optimisme, toutes ces choses que je ne saurai toutes nommées, toutes ces choses que tu m’offres si généreusement.

Les morceaux de comté et de marmelade que tu me glisses amoureusement dans la bouche, le petit coca zero toujours prêt dans le frigo, mes olives préférées, ta bonne humeur que l’on peut tous t’envier, tout ça, je prends.

Je peux le prendre parce que tu donnes, sans compter.

Merci de rire à mes blagues pourries, à mes imitations foireuses, de regarder l’Amour est dans le Pré avec moi, de m’aimer, tout simplement.

Merci de rendre tous les tracas du quotidien moins lourds et jetables.

Merci de me trouver belle, même au petit matin, alors que je ressemble à un Yorkshire délavé.

Merci de me faire sentir unique, de me regarder amoureusement TOUJOURS (comment tu fais?).

Merci de m’avoir fabriqué un dressing pendant que j’étais partie en vadrouille à Amsterdam.

Merci d’être en train de préparer le dîner pendant que j’écris ces quelques lignes, sans me poser une seule question.

Merci de m'offrir des moments comme celui-ci
Merci de m’offrir des moments comme celui-ci
Je pourrai remplir mille pages de MERCI que cela ne saurait nullement représenter tout ce que tu m’as apporté depuis que tu es entré dans ma vie avec ta chemise rose à fleurs par cette journée glaciale d’hiver.

Comme dirait mon autre poto Joe Cocker « You are so beautiful ».

Et pour répondre à Christophe qui demande à tout le monde « Il est où le bonheur ? », j’ai envie de lui dire « Call me baby ».

Happy Birthday (my) young baby.

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Traité de paix à Amsterdam

Quelques jours avant la fin de mon préavis qui ne passait décidément pas assez vite (3 mois cela semble une vie entière quand tu arrives au bureau à reculons tous les jours) et surtout avant la rentrée, je pris une bien inconsciente décision, certains la qualifieraient même de masochiste.

Les relations avec l’ado ne faisaient en effet qu’empirer, malgré les vacances, la Sardaigne et tout le bien être qu’un humain normalement constitué devrait ressentir après cette parenthèse bleutée.

Nous courions droit au mur et je ne souhaitais absolument pas que l’ado rentre au lycée avec cette colère inexplicable, de même que je ne voulais vraiment pas commencer mon nouveau job avec le sentiment d’avoir échoué, une nouvelle fois.

C’était ça ou la noyade accidentelle dans la Marne. Si, si.

Il avait été très dur pour lui de se faire une place entre les deux petits pendant les vacances, qui monopolisaient sans cesse l’attention de tous, et, l’amoureux qui, remplissant parfaitement sa mission, restait très proche de moi.

J’ai donc été, il faut le dire, très peu disponible pour lui, encore moins quand je le voyais tous les matins (vers midi en fait) avec son attitude blasée et qu’il se montrait heureux et enthousiaste comme si nous nous trouvions en Syrie.

Je recentrais donc tous mes chakras (mais vraiment tous), cassais ma tirelire et oubliais au passage les nouvelles chaussures que je voulais m’acheter pour la rentrée pour lui proposer quelques jours en amoureux, dans une destination qui pouvait lui plaire assez pour qu’il sourisse naturellement 5 fois pendant le séjour (les fois où il s’aperçoit qu’il y a du Wi-Fi ne comptent pas).

Vous aussi vous trouvez que je suis suicidaire, n’est-ce pas ?

Nous voilà partis pour Amsterdam, avec pour objectif principal la signature d’un traité de paix.

Je comptais sur la déconnexion de la réalité quotidienne et de la routine pour pouvoir réussir à communiquer de nouveau avec lui.

Pendant 4 jours je n’aurai pas à lui rappeler de mettre la table, de prendre sa douche, de descendre les poubelles, d’arrêter de faire la tête.

Pendant 4 jours, j’allais devoir le supporter 24/24H, mais que m’était-il donc passer par la tête????

OMG

C’était juste lui et moi, hors de notre périmètre, sans avoir à courir après le temps, sans avoir à faire semblant.

Comme pour dans un couple, je suis convaincue qu’un break peut être salutaire pour redonner un nouveau souffle à la relation parents-enfants.

Il s’est montré très content et surpris à la fois, quand je lui ai annoncé que nous ne partions que tous les deux.

Puis il s’est inquiété de savoir si tout allait bien entre l’amoureux et moi, trouvant totalement anormal que nous ne voyagions pas ensemble (bah oui alors !).

Rassuré sur ce point, son inquiétude se déporta vite sur la présence du Wi-Fi dans notre hôtel.

Pendant 4 jours, j’ai donc partagé mon intimité et la même chambre d’hôtel que mon fils, il a pu admirer ma scoliose et mes fesses parfaites de très près, j’ai fait pipi la porte ouverte, communion totale je vous dis.

Il m’a demandé pourquoi je ne faisais jamais la grosse commission, l’heure était venue de lui expliquer mes problèmes de transit ( il ne croit plus à l’histoire des paillettes, l’amoureux si).

Si je dois faire un bilan aujourd’hui, je peux dire qu’il est positif.

Nous ne nous sommes presque pas disputés, il s’est montré plutôt de bonne composition malgré les heures de marche indispensables pour explorer la ville, il n’a presque pas râlé.

Je dis presque car un ado qui ne râle pas et avec lequel vous ne vous disputez pas, n’est pas un ado, vous le savez bien.

Je pense avoir lâché du lest et toléré certaines ado-attitudes qui m’horripilent au quotidien.

J’ai laissé couler.

Parfois, cela est nécéssaire.

J’ai essayé de lui faire plaisir au maximum et il ne s’en est pas privé.

Un ado ne perd jamais le nord, sachez le, quand cela concerne son intérêt personnel.

Je lui ai donc accordé quelques bons restaurants et quelques séances shopping.

Peut-être devrai-je, dire « NOUS nous sommes accordés ».

Ce serait définitivement plus juste.

J’ai pris conscience qu’il fallait que j’arrête de penser que je fais quelque chose pour lui, je dois me convaincre que je le fais pour « NOUS ».

J’ai essayé de lui parler, de lui expliquer à nouveau certaines choses, plus calmement, la douceur de nos journées permettait de rendre certains sujets moins lourds et pénibles.

Nous les avons rendus plus légers et comestibles, assis sur un ponton au bord de l’Amstel, contemplant la façon de vivre de ces jeunes amstellodamois, insouciants.

Il ne manquait plus que vivre ensemble notre première expérience dans un des nombreux coffee shops de la ville (nous ne l’avons pas fait, hein).

La ville, l’a t-il aimée ?

Il a ADORE !

Il a été séduit par son charme incroyable, par ses maisons aux façades colorées et dingues, son ambiance folle, son originalité, la vie de ses habitants qui se compose allègrement autour de l’eau.

Amsterdam, c’est une ville qui vit en orgie permanente : le nombre de restaurants et de bars est juste surréaliste, tout semble se tourner vers la fête et la joie de vivre, vous tournez la tête et vous avez toujours quelque chose à faire, à admirer, à boire ou à manger, cela grouille de gens partout, it’s AMAZING !!!

A Amsterdam, toutes les folies sont autorisées !

L’ado a évidemment émis le souhait de faire une virée dans le Quartier Rouge, sans savoir vraiment ce qu’il allait y trouver et surtout ce qu’il allait ressentir, poussé par la curiosité et le sentiment d’interdit.

Passée l’excitation et après avoir vu quelques jolies (et d’autres moins jolies, beaucoup moins jolies) créatures de très près, derrière leurs vitrines, il a affirmé se sentir dégoûté de ce commerce de la femme et de ses attributs, qu’il ressentait même de la peine…

« Pourquoi les hommes viennent si nombreux ici pour ça, maman? ».

Une bière s’imposait…

Mon fils avait donc un cœur…

Je ne suis pas convaincue que l’ado ai changé pour autant et que demain matin, quand il se réveillera, il me fera le baise main et m’appellera « Mère », que je ne sois pas obligée de lui rappeler de mettre son linge sale dans le panier ou de déposer son portable dans le salon à 21:30.

Je sais néanmoins qu’il a été ravi de partager un moment en tête à tête avec sa daronne, entre parenthèses, avant la frénésie et l’angoisse de la rentrée.

Nous avons virtuellement signé un traité de paix, à Amsterdam.

Je vous laisse ici avec quelques clichés pris à Amsterdam et Haarlem (magnifique ville située à 15 minutes en train d’Amsterdam que je crois même avoir préférée, c’est so charmant).

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Devant chaque petite maison…un banc, invitant à la paresse
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Nous ne nous lassions pas de ses jolies façades

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Des bières, un paquet de chips, des amis, un bateau…c’est parti!
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Vélos, trams, bus, métros, tout est fait pour bien se déplacer dans Amsterdam
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Dans une petite rue de Haarlem
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Gold Bike…la classe !
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Tombée de la nuit sur Amsterdam

 

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A l’entrée du Quartier Rouge

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UN SOURIRE !!!!! (ça n’a pas de prix)

Si vous aviez encore un doute, Amsterdam est une destination idéale pour tous, tous y trouvent leur compte, fêtards, célibataires, romantiques, ados, enfants, amoureux, férus de culture, homos, hétéros…c’est une des villes les plus démentes que j’ai pu voir.

Bon courage à tous ceux qui sont en train de préparer leur cartable !
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Une bouffée d’air à 1 heure de Paris : cap sur les Yvelines.

J-3 avant le grand départ en vacances.

Je n’y crois pas un instant lorsque je glisse encore mon parapluie ridicule dans mon sac et je mesure la charge de travail qui m’attend impatiemment sur mon bureau.

Pourtant si, c’est bien vrai, dans 3 jours, à nous la Sardaigne et ses plages paradisiaques, ses eaux transparentes, son soleil réservé depuis plus de 6 mois, ses paysages pittoresques.

A nous aussi, les enfants qui se prennent pour des chiens parisiens en faisant la grosse commission au milieu de la plage, les pansements et les piqûres de moustique, les nuits aussi courtes que celles du reste de l’année.

Alors, de façon à affronter le mieux possible cette délicieuse et terrible épreuve de 3 semaines, le week-end dernier, nous nous sommes débarrassés de toute chose nécessitant notre assistance affective ou financière.

Nous avons retrouvé notre liberté le temps d’un week-end, à nous l’irrévérence des amoureux, sans horaires, ni contraintes.

L’homme a donc organisé une petite escapade non loin de Paris, à une heure en voiture.

Il avait réservé une charmante chambre d’hôtes, et, à partir de là, nous n’avions qu’à nous promener et nous arrêter comme bon il nous semblait.

Nous voilà partis direction les Yvelines, plus précisément vers Montfort-l’Amaury, charmant petit village médiéval situé entre Versailles et Rambouillet, à 45 kilomètres de Paris, village duquel nous sommes tombés de suite amoureux .

Ses rues pavées, ses magnifiques demeures en pierre, son histoire racontée par ses murs, ce calme et ce sentiment de paix, nous ont très vite transporté loin de notre bruyant et stressant quotidien.

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Son clocher baigné de lumière
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Son original cimetière, oui,oui

Nous avons pu déjeuner en terrasse sans une minute d’attente, entendre nos voix qui pour une fois ne se mélangeaient pas aux autres, écouter le temps passer sans courir après.

Ce temps qui semble s’être arrêté dans cette jolie région.

Il nous paraissait incroyable de n’être qu’à une heure de la capitale et pourtant en pleine campagne, revisitant presque nos souvenirs d’enfance dans les villages de nos grands-parents.

Sommes-nous devenus si vieux pour apprécier autant la sérénité et vouloir fuir ainsi la foule ?

Montfort-l’Amaury abrite également un château très original , le château de Groussay, classé monument historique, construit en 1815 pour la gouvernante des enfants du roi Louis XVI et Marie-Antoinette.

Je ne saurai vous dire ce que nous avons trouvé de plus beau, si son magnifique parc ou le château lui même.

Nous avons eu la chance de pouvoir le visiter avec un guide bénévole et passionné (habitant de Montfort-l’Amaury), qui fait partie d’une association qui a décidé de refaire vivre ce trésor historique.

Comme des enfants, nous l’avons écouté nous narrer l’histoire de Charles de Beistegui qui a racheté le château en 1938, et l’a transformé en haut lieu de rencontres culturelles et mondaines.

Pendant 2heures, nous avons découvert le moindre recoin de ce joyau mais également la vie de ce singulier personnage.

Le travail de cette association (uniquement constituée de bénévoles), pour restaurer le château est juste incroyable et mérite véritablement d’être connu.

Je vous assure que cela en vaut le détour, je vous laisse entrevoir ici une ébauche de ses merveilles:

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Sa bibliothèque de dingue

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Son pont palladien

 

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La tente tartare…non pas en tissu..mais en taule !
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Le salon de réception
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L’intérieur de la Tente Tartare
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J’en ferai bien ma salle de bains !
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Sa Pagode chinoise
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Théâtre privé dans le château, dans lequel la Comédie Française a pu jouer
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Magnifique « enfilade »

Nous avons passé la nuit aux Charmilles, maison d’hôtes située à Garancières-La Queue, cachée au milieu de la campagne yvelinoise, pour notre plus grand bonheur.

Une décoration de charme, une invitation à la zen-attitude, une chambre aussi grande que notre appartement, un délicieux petit-déjeuner, une adresse que nous recommandons vivement.


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Nous avons poussé notre titine jusqu’à Rambouillet, ville qui nous a un peu moins plue (bien que très mignonne) car évidemment bien plus grande (et plus peuplée…oh non, des gens) et ce n’était pas vraiment ce que nous recherchions pendant ce week-end.

Sur notre chemin, nous avons traversé une nouvelle fois une sphère spatio-temporelle quand nous nous sommes arrêtés à Rochefort en Yvelines où nous n’avons croisé absolument personne, sauf le silence.

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Si vous êtes parisiens et cherchez à faire une petite escapade à proximité, si vous êtes en quête de tranquillité mêlée au charme de la campagne et des petits villages, cette destination est pour vous!

Par contre, si comme nous, vous tombez sous le charme et vous vous demandez combien vaut une petite bicoque par ici, je vous conseille d’avoir d’excellentes relations avec votre banquier (ou d’être un riche héritier).

Ce billet est certainement mon dernier billet avant quelques semaines, le blog prend également des vacances, ce prolétaire :-).

Si je ressors vivante de cette nouvelle aventure A5, je me ferai une joie de vous montrer des photos de moi en maillot de bain, de vous parler de notre aventure sarde.

Je posterai certainement quelques photos sur IG, tout en m’étant fait la promesse intérieure de ne pas en abuser.

Je vous enverrai peut-être aussi une carte postale :-).

En attendant, je vous souhaite un bel été, quoi que vous fassiez.

N’oubliez pas de tout faire pour être heureux (mon ami Baloo dit qu’il suffit de peu).

Bises,