4ans, Lisbonne et nous

Il y a 1464 jours, je rencontrais ce jeune homme aux cheveux grisonnants et au sourire ravageur que vous avez pu apercevoir sur toutes quelques-unes de mes photos.

Je vous rassure de suite, je ne vais pas réécrire ici « L’éducation sentimentale », Flaubert l’a déjà fait.

Je ne vais pas non plus vous parler de ce sentiment fiévreux qu’est la passion, ni vous peindre la beauté de l’amour, notre amour, Albert Cohen l’a déjà fait pour moi également, en écrivant ce majestueux roman qu’est « La Belle du Seigneur », j’aurai peur de faire mieux que lui (pffffff).

Ne comptez pas non plus sur moi pour vous laisser entrevoir nos 50 Nuances de Grey, vous seriez déçus de voir que nous mettons Anastasia et Christian KO, oui, oui, oui.

Je vous donnerai en revanche un petit tuyau : l’amour s’entretient et se nourrit de petits moments de bonheur, d’évasions, de fenêtres sur la mer, qui permettent la fuite de ce quotidien qui peut se révéler parfois fatal au couple le plus normal et amoureux qui soit.

Et ça, nous savons faire !

Pour célébrer les 4 années de notre rencontre (déjà ?), nous avons mis les voiles sur une ville que j’adore, une de mes préférées, chauvinisme et ultra-nationalisme mis de côtés, bien évidemment : Lisbonne.

Nous nous y étions déjà rendus en Août 2014…mais avec les enfants…donc pas tout à fait le trip souhaité.

J’adore Lisbonne pour une multitude de raisons que je ne pourrai toutes énumérer ici, au risque de faire un article de 10 000 mots.

Je suis amoureuse de ses couleurs pastel, de son architecture, j’affectionne la diversité d’univers que l’on y croise, sa gastronomie, ses rues pavées, ses monuments, ses collines, ses innombrables points de vue panoramiques, ses multiples places et cafés, mais surtout, surtout la mer et son ciel bleu qui se rejoignent pour le plus grand bonheur de nos yeux.

Je n’ai jamais vu un nuage dans le ciel de Lisbonne à chaque fois que j’y suis allée, le soleil restituant dignement à la ville toute sa splendeur.

Donc à chaque fois que quelqu’un me dit qu’il a été à Lisbonne et qu’il a eu mauvais temps, je me demande « comment il a fait » ? !!

Nous voilà donc levés vendredi à 5H00 du matin pour prendre un vol à 7H20 au départ d’Orly avec la compagnie Transavia (vols très bon marché), afin de profiter au maximum de notre première journée sur place.

Sachez qu’il y a une heure de moins au Portugal !

Nous avions loué une voiture sur place au prix de, tenez-vous bien, 16 € pour les 3 jours sur Drive On Holidays si ça vous intéresse), alors pourquoi nous en priver (la location n’est pas à l’aéroport même mais à 5 minutes en voiture, une navette vous y emmène).

L’aéroport est très proche de la ville (20 minutes) et facilement accessible.

Si vous pouvez aisément visiter Lisbonne à pied, en tram (vous êtes obligés de prendre le tram jaune !) ou en métro, il est recommandé d’avoir une voiture si vous avez un peu de temps et souhaitez visiter les environs de Lisbonne qui jouissent également de merveilleux trésors (Cascais, Sintra, Estoril, etc…).

Dès notre arrivée, nous avons pris la route qui longe la côte avec une magnifique vue sur l’océan, pour nous rendre à Cascais, charmant petit village de pêche, situé à l’ouest de Lisbonne, à une vingtaine de minutes si vous ne décidez pas de vous arrêter avant, tellement cette route vous donne envie de vous poser partout et de contempler la vue, tout simplement.

Pour me punir, quelques nuages avaient investi le ciel…

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La première chose que nous avons faite a été bien évidemment d’aller marquer de nos empreintes le sable blanc, nous délecter de cette harmonie de bleu entre le ciel et la mer.

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Et là, juste fermer les yeux, écouter le silence et le bruit des vagues.

L’avantage de voyager hors saison, c’est qu’on se retrouve souvent presque seuls dans des endroits bondés en été.

Nous y avons déjeuné dans un restaurant qui ne payait pas de mine et qui affichait tout de même à son entrée, en toute modestie « Ici, nous faisons le meilleur poulet grillé du Portugal ».

Nous n’avons pas été déçus, avons mangé et bu comme des papes, tout cela pour 21 €…

Je vous donne les prix car c’est vraiment à noter, à Lisbonne, comme dans beaucoup d’endroits au Portugal, vous mangez très très très bien (plus que de raison) pour un très bon prix.

Tout cela, bien sûr, si vous fuyez les restaurants à touristes, qui sont en général ceux qui ont un rabatteur pour vous y faire entrer à tout prix (!)…

Cascais vous enchantera par ses petites rues pavées, son centre historique au charme fou, la proximité de très belles plages, des monuments chargés d’histoire et de culture.

Cette petite ville vaut vraiment le détour et vous aimerez vous y perdre sans destination précise.

Vous pouvez également louer un vélo pour parcourir la piste cyclable de la côte, qui peut par exemple vous conduire, à « Boca do Inferno », qui signifie « la bouche de l’enfer ».

Boca do Inferno
Boca do Inferno
Son nom vient de la grotte effondrée contre laquelle les vagues de l’Océan Atlantique s’écrasent violemment.

Ce spot est très apprécié des pêcheurs et vous offrira certainement un très beau moment de méditation.

Vous pourriez ensuite vous arrêter sur d’autres magnifiques plages et contempler les prouesses des beaux surfeurs ou manger une glace dans un des nombreux bars/restaurants les pieds dans le sable.

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Ça vous tente ?

Mais la voiture, nous l’avions louée surtout pour nous rendre au sud de Lisbonne, à environ 40 minutes, dans ce qu’on appelle le « Petit Paradis du Portugal », Portinho da Arrabida, situé dans le luxurieux Parc Naturel du même nom.

Après un petit passage par la jolie petite ville de Sesimbra et quelques pas laissés sur la « Praia da California », nous voilà enfouis dans la végétation sur une route improbable (attention aux amortisseurs de la voiture !).

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Quiétude, paisaibilité, vue à couper le souffle, eaux transparentes, sable fin, nous avons débarqué sur ce petit bout de paradis à l’heure du déjeuner, sans savoir que nous n’allions plus vouloir en partir, nous qui avions tant à faire !

Nous avons pu pique-niquer sur le sable, seuls au monde, et cerise sur la gâteau, en t-shirt (je vous rappelle que nous étions le 14 janvier).

Je vous laisse en juger par vous-même.

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(Désolée pour la vidéo de mauvaise qualité (le bruit, la qualité de l’image, vous noterez qu’à un moment j’ai failli tomber…)

Notre retour vers Lisbonne s’est fait sur un fond de mélancolie, à travers les spectaculaires paysages que nous offrait la Serra, avec en musique de fond, du fado, chant traditionnel portugais, chant mélancolique, évoquant généralement ce sentiment de « saudade », mot très difficile à traduire, qui évoque un manque, mais non nécessairement empreint de nostalgie, c’est un mélange de joie et de tristesse, c’est très difficile à exprimer en français.

Le fado, soit vous adorez, soit vous détestez.

En bonne pleurnicheuse que je suis, j’y suis très sensible et m’émeut facilement en écoutant cette musique.

L’amoureux n’étant pas le meilleur pour rien, a trouvé un très bon restaurant pour le soir même où l’on peut y goûter les meilleurs plats traditionnels portugais (une véritable tuerie) tout en écoutant des chanteurs de fado chanter en live.

Pour votre plus grand dégoût (le chéri est outré à chaque fois que j’en mange), j’ai eu un orgasme culinaire en mangeant leur poulpe « à lagareiro » (grillé au feu de bois, huile d’olive et ail- j’ai dû me brosser les dents 17 fois avant de pouvoir rouler de nouveau des pelles).

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Polvo à lagareiro
J’ai également pris un très bon « caldo verde », soupe traditionnelle de chou, pommes de terre et chorizo (quoi j’ai pris 4 kilos ?).

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Caldo Verde
Si vous souhaitez tenter l’expérience, il s’agit du Retiro dos Sentidos, dans le très animé quartier Bairro Alto (attention, il vaut mieux réserver), toujours à un prix très raisonnable.

Découvrir le fado, c’est comprendre un peu mieux l’histoire et la culture du Portugal.

Nous restait la dernière journée pour déambuler dans les rues de Lisbonne la vagabonde, la colorée, la parfumée, Lisbonne la fière, la vieille, la nouvelle, la généreuse, la lumineuse, la bruyante, la silencieuse.

Visiter Lisbonne c’est un voyage de saveurs, de senteurs, pour lesquels il vous faudra…une bonne paire de baskets !

Lisbonne s’est formée sur 7 collines, alors autant vous dire qu’on monte et on descend en permanence, on se muscle le fessier, et après avoir goûté tous les mets qui s’offrent à vous, vous serez ravis de faire appel à vos cuissots !

La générosité des personnes et leur chaleur humaine vous interpelleront certainement, et c’est une caractéristique que l’on retrouve dans tout le pays, les portugais sont très humbles, toujours prêts à rendre service.

Les quartiers de Lisbonne à visiter sont très nombreux, je ne saurai vous en conseiller un en particulier, absolument tous ont leur charme.

Alors autant vous dire que le temps aura été notre pire ennemi…tant de merveilles restaient encore à voir ou à redécouvrir.

Je vais vous faire une petite confession « guimauvesque ».

La personne avec qui vous découvrez ce genre d’endroit est déterminante ; elle peut sublimer votre séjour ou au contraire, le rendre absolument abominable.

Dans une autre vie, j’étais déjà aller à Lisbonne, dans des conditions assez similaires…j’en garde pourtant un très mauvais souvenir…c’était sans doute la mauvaise, de personne.

J’étais cette fois-ci si heureuse de faire découvrir à l’amoureux et de partager avec lui ce petit bout de moi.

Et c’est un pari réussi ! L’amoureux est tombé sous le charme de Lisboa !

Ces 3 jours furent pour nous idylliques. Aucune ombre au tableau, tout était PARFAIT.

Pour l’hébergement, de nombreux Airbnb très sympas sont disponibles en plein centre historique, nous avions séjourné dans l’un d’entre eux en 2014 (mais n’avions pas dormi car il était situé dans le quartier qui ne dort pas la nuit, justement, le Bairro Alto).

Nous avons cette fois-ci opté pour un hôtel très bien placé, le MUNDIAL, à deux pas du quartier du Rossio, qui possède un restaurant gastronomique au 8ème étage, avec une vue panoramique sur la ville, dans lequel nous avons eu la chance de dîner le premier soir.

Je vous laisse avec quelques clichés qui parleront mieux que moi, et qui vous donneront peut-être envie de vous y échapper pour quelques jours (#NOFILTER).

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Enfin, je souligne  juste le fait que s’y rendre hors saison est une expérience absolument différente que par exemple en juillet ou en août où vous vous retrouverez noyés parmi les milliers de touristes 😉 (c’est du vécu)

Nous, nous, pourrions y passer toute une vie je crois…alors, nous y retournerons !

Rendez-vous dans 365 jours pour notre escapade des 5 ans <3.

Belle semaine à tous !

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Un rêve andalou

06:55, Ben Harper entonne les premières notes de la musique qui me sert de réveil.
Je l’assomme de mes doigts lourds et engourdis.
Encore 5 minutes.
J’étais en train de rêver.
Je rêvais d’Andalousie, je rêvais de Cadix et je faisais la belle.
La luminosité qui ne se dégage pas au travers des stores laisse deviner une autre journée grise.
Dans mon rêve, il y avait du soleil, pas le même que chez nous, un soleil  enivrant.
Je me rappelle également ce bleu, ce bleu du ciel qui invite à aimer la vie, plus fort qu’ailleurs.
Je revois cette lumière capable d’illuminer la plus grande ombre, cette lumière qui fait briller différemment les âmes, les rues, les journées mais aussi les nuits.
Je peux à nouveau humer cette douceur de vivre à l’espagnole, respirer le parfum de l’huile d’olive, je suis ivre, faute à la sangria.
Je revois ces enfants courir partout, heureux, sur les plages, sur les places immaculées des villages, dans les patios de leurs maisons aux tons chauds.
Je ne veux pas me réveiller.
Je plongeais mes doigts dans le sable chaud et je me souviens de ne plus vouloir bouger.
J’avais des bouclettes dessinées par l’eau salée de l’océan, dans lequel j’avais plongé sans aucune déconvenue.
Je me rappelle l’amour et les jolis mots, les promesses et les caresses.
Je me promenais sur de belles plages, là où les reflets magiques de l’eau se laissaient admirer sans rien demander en retour.

Je n’avais pas le souvenir d’avoir vu un si joli coucher de soleil, le voir se baigner à son tour dans le bleu de l’océan, et parsemer l’horizon de ses magnifiques couleurs orangées, là-bas, à Conil.

Que c’est bon de rêver.

Encore 5 minutes.

Je prenais le temps, comme s’il n’existait pas vraiment, à la manière des habitants de cette si jolie région.

Je visitais de bucoliques villages blancs, écoutais leur apaisant silence, marchais dans leurs rues sous une chaleur écrasante, et j’aimais ça, oh oui que j’aimais ça.

Je tire la couette un peu plus sur moi.

Je voyais l’Afrique, tout là bas, au large, et m’imprégnais des parfums aux saveurs d’Orient, depuis Medina Sidonia.

Je ne savais pas où commençait le ciel, où s’arrêtait la mer.

Je croisais des familles entières aux terrasses de Jerez de la Frontera, une bière dans la main, un pincho dans la bouche.

J’écoutais la mélodie joyeuse de la vie, du flamenco, des rires et des cris, tout est permis.

Je respectais la foi que je touchais de prêt, j’essayais de me réfugier dans ses bras.

Et je me voyais bien vivre là-bas aussi.

Et si ce n’était pas un rêve ?

Venez, je vous emmène dans mes souvenirs, vous me direz si vous avez envie d’y retourner avec moi ?

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Une bouffée d’air à 1 heure de Paris : cap sur les Yvelines.

J-3 avant le grand départ en vacances.

Je n’y crois pas un instant lorsque je glisse encore mon parapluie ridicule dans mon sac et je mesure la charge de travail qui m’attend impatiemment sur mon bureau.

Pourtant si, c’est bien vrai, dans 3 jours, à nous la Sardaigne et ses plages paradisiaques, ses eaux transparentes, son soleil réservé depuis plus de 6 mois, ses paysages pittoresques.

A nous aussi, les enfants qui se prennent pour des chiens parisiens en faisant la grosse commission au milieu de la plage, les pansements et les piqûres de moustique, les nuits aussi courtes que celles du reste de l’année.

Alors, de façon à affronter le mieux possible cette délicieuse et terrible épreuve de 3 semaines, le week-end dernier, nous nous sommes débarrassés de toute chose nécessitant notre assistance affective ou financière.

Nous avons retrouvé notre liberté le temps d’un week-end, à nous l’irrévérence des amoureux, sans horaires, ni contraintes.

L’homme a donc organisé une petite escapade non loin de Paris, à une heure en voiture.

Il avait réservé une charmante chambre d’hôtes, et, à partir de là, nous n’avions qu’à nous promener et nous arrêter comme bon il nous semblait.

Nous voilà partis direction les Yvelines, plus précisément vers Montfort-l’Amaury, charmant petit village médiéval situé entre Versailles et Rambouillet, à 45 kilomètres de Paris, village duquel nous sommes tombés de suite amoureux .

Ses rues pavées, ses magnifiques demeures en pierre, son histoire racontée par ses murs, ce calme et ce sentiment de paix, nous ont très vite transporté loin de notre bruyant et stressant quotidien.

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Son clocher baigné de lumière
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Son original cimetière, oui,oui

Nous avons pu déjeuner en terrasse sans une minute d’attente, entendre nos voix qui pour une fois ne se mélangeaient pas aux autres, écouter le temps passer sans courir après.

Ce temps qui semble s’être arrêté dans cette jolie région.

Il nous paraissait incroyable de n’être qu’à une heure de la capitale et pourtant en pleine campagne, revisitant presque nos souvenirs d’enfance dans les villages de nos grands-parents.

Sommes-nous devenus si vieux pour apprécier autant la sérénité et vouloir fuir ainsi la foule ?

Montfort-l’Amaury abrite également un château très original , le château de Groussay, classé monument historique, construit en 1815 pour la gouvernante des enfants du roi Louis XVI et Marie-Antoinette.

Je ne saurai vous dire ce que nous avons trouvé de plus beau, si son magnifique parc ou le château lui même.

Nous avons eu la chance de pouvoir le visiter avec un guide bénévole et passionné (habitant de Montfort-l’Amaury), qui fait partie d’une association qui a décidé de refaire vivre ce trésor historique.

Comme des enfants, nous l’avons écouté nous narrer l’histoire de Charles de Beistegui qui a racheté le château en 1938, et l’a transformé en haut lieu de rencontres culturelles et mondaines.

Pendant 2heures, nous avons découvert le moindre recoin de ce joyau mais également la vie de ce singulier personnage.

Le travail de cette association (uniquement constituée de bénévoles), pour restaurer le château est juste incroyable et mérite véritablement d’être connu.

Je vous assure que cela en vaut le détour, je vous laisse entrevoir ici une ébauche de ses merveilles:

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Sa bibliothèque de dingue

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Son pont palladien

 

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La tente tartare…non pas en tissu..mais en taule !
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Le salon de réception
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L’intérieur de la Tente Tartare
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J’en ferai bien ma salle de bains !
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Sa Pagode chinoise
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Théâtre privé dans le château, dans lequel la Comédie Française a pu jouer
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Magnifique « enfilade »

Nous avons passé la nuit aux Charmilles, maison d’hôtes située à Garancières-La Queue, cachée au milieu de la campagne yvelinoise, pour notre plus grand bonheur.

Une décoration de charme, une invitation à la zen-attitude, une chambre aussi grande que notre appartement, un délicieux petit-déjeuner, une adresse que nous recommandons vivement.


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Nous avons poussé notre titine jusqu’à Rambouillet, ville qui nous a un peu moins plue (bien que très mignonne) car évidemment bien plus grande (et plus peuplée…oh non, des gens) et ce n’était pas vraiment ce que nous recherchions pendant ce week-end.

Sur notre chemin, nous avons traversé une nouvelle fois une sphère spatio-temporelle quand nous nous sommes arrêtés à Rochefort en Yvelines où nous n’avons croisé absolument personne, sauf le silence.

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Si vous êtes parisiens et cherchez à faire une petite escapade à proximité, si vous êtes en quête de tranquillité mêlée au charme de la campagne et des petits villages, cette destination est pour vous!

Par contre, si comme nous, vous tombez sous le charme et vous vous demandez combien vaut une petite bicoque par ici, je vous conseille d’avoir d’excellentes relations avec votre banquier (ou d’être un riche héritier).

Ce billet est certainement mon dernier billet avant quelques semaines, le blog prend également des vacances, ce prolétaire :-).

Si je ressors vivante de cette nouvelle aventure A5, je me ferai une joie de vous montrer des photos de moi en maillot de bain, de vous parler de notre aventure sarde.

Je posterai certainement quelques photos sur IG, tout en m’étant fait la promesse intérieure de ne pas en abuser.

Je vous enverrai peut-être aussi une carte postale :-).

En attendant, je vous souhaite un bel été, quoi que vous fassiez.

N’oubliez pas de tout faire pour être heureux (mon ami Baloo dit qu’il suffit de peu).

Bises,

A 541 kilomètres

5 heures 30 de route ce n’est pas tant que ça.
541 Kilomètres ce n’est pas la mer à boire non plus.

Nous n’avions pas vraiment d’excuse présentable au tribunal, en réalité.
Pour ce long week-end de l’ascension, nous avons enfin réussi à aller rendre visite au papa de l’amoureux qui vit seul au Pays de Gex, un peu chez Heidi quoi.

Mon amour des chaussures et mon glamour intergalactique étaient pourtant ravis d’aller respirer les bouses de vache et surtout le grand air.
Beau-papa a subi deux lourdes opérations il y a de cela deux mois et nous n’avions même pas encore trouvé le temps de nous rendre à son chevet, ingrats que nous sommes.

Les journées passent, les semaines défilent, nos petites vies de fourmis nous dévorent, au point d’en oublier le plus important, c’est bien navrant.
Bien qu’il ne s’agisse pas de mon papa, cette situation m’attristait beaucoup et je n’arrivais pas à comprendre que rendre visite à un parent souffrant ne fasse pas l’objet d’un post-it rose fluo que l’on colle sur son ordinateur et sur son frigo, que cela ne passe pas au-dessus de la pile de tous les dossiers, que cela ne devienne pas la priorité.
Cette situation serait inenvisageable dans ma propre famille.

Nous ne sommes pourtant pas le modèle idéal à calquer ou à offrir en patron téléchargeable, c’est sûr.

Nous avons eu nos accrocs, nos sorties de route mais un petit tour au garage et la mécanique est presque neuve.
Ni temps ni argent ne nous empêcherons jamais , en tout cas, je le pense, de prendre soin les uns des autres dans les moments difficiles.

Ou d’être là, présents, tout simplement.
J’ai un peu de mal, je l’avoue, avec cette vision de famille un peu éclatée qui finit par ne jamais se voir (les parents de l’amoureux sont divorcés).

Etant moi-même divorcée, cela fait évidemment turbiner ma petite tête de maman angoissée qui se demande déjà si mes enfants me placeront en maison de retraite, s’ils viendront me rendre visite, s’ils viendront déjeuner avec moi le dimanche ou si je les passerais seule dans un coin d’un réfectoire qui sent le vieux, l’urine et la naphtaline.

Ne me resteront que des souvenirs.

C’est pour cela que nous accordons autant d’importance à les construire, ces souvenirs, avec nos propres enfants.

Sans pour autant me considérer égoïste, j’estime pouvoir attendre de mes enfants un peu d’attention et d’affection, même quand les rides auront creusé chaque partie de mon corps et de ma peau et que j’en serai une vieille, de peau.

Avoir eu tant de mal à les élever, me donner tant de peine, passer une multitude de nuits sans dormir pour ne plus les voir une fois qu’ils auront pris leur envol ?

Toutes ces vergetures, tous ces kilos, ces larmes et ces pots de nutella, pour RIEN ?

Ce n’est pas la définition de famille qui est inscrite dans mon dictionnaire.

Evidemment tout cela est très personnel, et je ne peux balayer d’un revers de la main toute une histoire de vie écrite pendant de longues années ,je ne peux donc grandement m’en mêler.

Nous avions pourtant prévu depuis quelques mois déjà un week-end de débauche, de bières et de barbecues dans un domaine de Puy-L’Evêque, chez des amis de l’amoureux.

Oui vous l’avez deviné, nous avions prévu de nous rouler tous nus dans les champs, ivres morts d’amour et de rosé frais.

Je suis heureuse de l’avoir troqué contre un week-end de souvenirs, et l’amoureux aussi, bien évidemment (alors que nous mourions d’envie de quelques jours en adultes irresponsables).

J’ai été très touchée par l’importance que mes propres enfants accordaient à cette visite et au combien ils ont été touchés par la situation de celui qu’ils ont très vite appelé « Papy de Gex ».

Ils se demandaient comment il allait faire quand il allait rentrer à la maison et se retrouver seul, qui allait lui faire ses courses, comment il allait pouvoir monter les escaliers.

Ils n’étaient donc pas indifférents, et c’est cette indifférence que je veux combattre, ne pas la laisser entrer dans nos vies, encore moins la laisser tisser ses lianes envahissantes.

Je veux tisser des liens, éternels.

Mes dernières lectures m’ont d’ailleurs énormément conforté sur cette question (Agnès Ledig, Virginie Grimaldi).

La vie est trop courte, nous passons trop de temps à nous disputer et pas assez à nous aimer, nous méritons d’être chéris jusqu’à la fin de nos jours, avec nos dentiers et nos déambulateurs.

Demain, nous ne serons peut-être plus là.

Et quand nous ne serons plus là, il est important que l’on laisse de jolis souvenirs de moments passés, tous ensemble.

Un sourire, un appel, une accolade, une promenade.

Je ne veux pas que mes enfants viennent pleurer sur ma tombe, je veux qu’ils fassent partie de ma vie jusqu’au dernier jour, je veux faire partie de la leur autant que possible.

Comme le dit le grand philosophe François Valéry « Aimons-nous vivants » (les plus jeunes ne comprendront pas, tant pis, suis vieille et alors).

Nous avons de plus pu profiter de la parfaite combinaison : eau-ciel bleu-nature pour nous ressourcer et redécouvrir la magnifique région de Haute-Savoie qui n’a cessé de nous offrir de superbes clichés, gravés pour toujours dans notre tiroir des souvenirs.

Ce tiroir est loin d’être plein et nous souhaitons en fabriquer encore et encore, pour que nous puissions les ouvrir à chaque coup de blues, quand ils ne seront plus là, quand nous ne serons plus là.

En attendant, je vous ouvre une partie de mon tiroir et partage avec vous ces instants gravés dans nos mémoires.

La seule pièce qui manquait au puzzle était notre petite blondinette, à des centaines de kilomètres chez sa maman, que nous n’avions pas pour ce week-end, mais à qui nous avons pensé très fort.

Vous verrez, 541 kilomètres, ce n’est pas si loin.

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Sur le lac d’Annecy
Village médiéval d’Yvoire
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Thonon-Les-Bains
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Thonon-Les-Bains
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Petite promenade en bateau sur le lac d’Annecy
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Montée du col de la Faucille qui m’a permis de brûler 2 tartines de nutella
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Grand soleil et toujours un peu de neige, combinaison idéale pour les enfants
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Remake de « l’Amour est dans le pré » ou « Alerte à Malibu » au milieu d’un des nombreux champs de colza
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Thonon-les-Bains
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Le lac Léman à Yvoire
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Vue imprenable sur le Mont-Blanc, Genève et le Lac léman au sommet du col de La Faucille
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Petite place du village d’Yvoire
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Toujours Yvoire
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My kids and I
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Oui je suis tombée amoureuse d’Yvoire !
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Sur la route qui nous menait à la maison de convalescence de Papy de Gex, vue imprenable sur le Lac du Bourget
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3 coups de soleil gagnés grâce à notre escapade sur cette plage de sable fin du Lac Léman, à Excenevex, avec vue sur les montagnes enneigées
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Lors de notre visite avant de reprendre la route hier, avec Papy ❤

Bonne semaine à tous !

 

Le mauvais œil à Milan

Est-ce que vous croyez au mauvais œil, vous ?

Mes proches m’ont toujours dit qu’il fallait cacher son bonheur, surtout des personnes envieuses et de Nelly Olson, des personnes aigries et de JR et même de Cendrillon figures-toi.

« Vivons heureux, vivons cachés ».

Que nenni, ce ne pourra jamais être ma maxime.

Manque de chatoune, je suis en peu exhibitionniste, moi, alors quand j’aime et quand tout va bien, je le dessine, je le chante (mal), je l’écris (comme je parle), je le photographie, je mets la main au panier dans la rue, et je marque !

Bref, je peux être un tantinet énervante, en tous cas pour une certaine catégorie de la population, infime, je préfère à le croire.

Dernièrement, je suis un peu Pierrette Richard, toute sorte de problèmes viennent à moi, un peu comme si j’étais Rome.

Au point de me demander si je ne suis pas victime du fameux mauvais œil dont nous parlaient nos grand-mères.

Si tu me suis Instagram, tu as pu voir que pour notre rendez-vous mensuel avec l’amoureux, nous étions partis à Milan le week-end dernier.

Tu as dû voir des photos qui te laissaient croire que nous, les enfoirés de service, nous étions encore en train de nous la péter et cracher des paillettes sur tout le monde, enfin, sur vous, le peuple.

Oui, un peu mais, tu n’as pas tout vu !

C’est le principe d’Instagram…que du jôôôôôli !

Laisse-moi te dire que le séjour avait très mal commencé quand samedi matin, en sortant de la douche, après m’être lavé les cheveux avec le shampoing de l’hôtel qui te transforme en égérie de Courte Paille, je me rends compte que j’avais oublié ma fucking brosse.

Des images effrayantes sont passées par ma tête, de Pollux aux Jackson Five, avec un petit crochet par Afida Turner.

5 minutes ont suffi pour conclure qu’il y avait plus grave dans la vie et je m’étais accommodée plus vite que je ne pensais en être capable, à ma tête de caniche (et pour rappeler à l’amoureux ô combien j’étais une fille facile à vivre, d’autres princesses auraient casser tout le mobilier dans la chambre après avoir vidé le mini-bar).

Nous avons passé une merveilleuse journée de samedi, marché des kilomètres, entrevu les principales merveilles de Milan, la mal-aimée, avons même pu faire une petite sieste au soleil dans le Parc Sempione.

J’avoue que j’appréhendais un peu car après avoir visité pas mal l’Italie, rien ne m’a jamais paru aussi beau que Florence et la Toscane, rien que de l’écrire, je me vois courir toute nue sur la route du Chianti et je me fouette pour ne pas aller sur le site d’Alitalia.

Bon, toi qui me connais bien et sais que je suis ultra pudique, tu esquisses un léger doute, je le sais.

De plus, Milan n’a pas la meilleure des réputations, jugée sale, bruyante, sans trop d’intérêt.

Pourtant, nous avons apprécié son côté cosmopolite et fashion, la douceur de vivre que l’on retrouve presque partout en Italie, les rues regorgeant de ses habitants une bouteille à la main, ses restaurants, ses monuments et ses boutiques de dingue!

Leurs vitrines sont incroyables, elles émettent toutes des signaux lumineux (plus aux femmes, je ne comprends pas pourquoi) qui t’ obligent à ramper à l’intérieur, tel un pèlerinage.

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Les enseignes de luxe dans la Galleria Vittorio Emanuele II
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Les sublimes sols de la Galleria Vittorio Emanuele II
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Galleria Vittorio Emanuele II

Nous avons finalisé notre journée de samedi avec un Spritz dans le quartier des Navigli et surtout par un dîner au restaurant la Trattoria Toscana (Corso di Porta Ticinese 58), que la moitié de l’humanité nous avait recommandé, et sur lequel nous sommes tombés par hasard.

Le lieu ne paie pas de mine de l’extérieur mais une fois passée la première salle, on se retrouve dans un charmant petit jardin avec fontaine, ambiance romantique tutti quanti, mozzarella, stratacciella, limoncello,la vita é bella !

Nous nous sommes régalés, et je recommanderai comme la moitié de l’humanité ce petit cocon gastronomique italien.

Malgré ce qui m’est arrivé après. Oui.

Rentrés à l’hôtel après avoir encore déambulé dans la ville et admiré la place du Duomo (la cathédrale de Milan) sous les douces lumières de la nuit, je te passerai les ébats bizarres de nos voisins de chambre (je soulignerai néanmoins l’endurance de Monsieur, ou peut-être la frigidité de Madame d’ailleurs).

Vers 4 heures du matin, je me réveille, brûlante de fièvre et avec une folle envie de me pencher sur la cuvette des toilettes, peut-être était-ce ma conscience qui me sommait de vomir les milliards de calories ingurgitées dans la journée.

Là aussi, je te passerai les détails, sauf un : dans ma précipitation pour ne pas changer la couleur de la jolie moquette de notre chambre d’hôtel, je me coince le dos (je revenais d’un épisode de sciatique aiguë qui m’avait clouée au matelas et mis 50 ans dans la tronche, même avec la crème anti-rides).

Mon calvaire commençait alors : fièvre non identifiée, vomissements, étourdissements à la limite de l’évanouissement, le tout sans presque pouvoir marcher.

Autant vous dire que la journée de dimanche s’annonçait chouette.

Mourante (si, mourante) jusqu’à midi dans la chambre, j’ai finalement puisé dans tout mon gras pour me donner la force de marcher et je priais pour qu’on me loue un déambulateur, mais non, on voulait à tout prix me vendre une perche à selfie, et surtout je  m’accrochais au bras de l’amoureux pour ne pas me planter dans le décor.

J’en profitais également pour me muscler le périnée en me retenant de faire pipi, redoutant toute position qui me fasse plier le dos.

Nous avons tout de même réussi à monter sur la terrasse du Duomo de Milan, terrasse sur laquelle mon agonie et moi nous sommes allongées, sans aucune peur du ridicule.

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Mourante j’étais…mais sur la terrasse du Duomo de Milan tout de même
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Vous souffrez avec moi, n’est-ce pas?
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La fabuleuse architecture sur la terrasse du Duomo de Milan. Vous m’avez vue?

Pour te dire ô combien j’étais mal, je ne relevais même pas quand je voyais l’amoureux se faire une fracture de l’œil à chaque passage d’une jolie minette italienne (mal mais pas au point de devenir aveugle, hein).

Alors, je me demande, pourquoi ? Pourquoi moi, qui d’accord, n’aime ni les chiens ni les chats, mais ne ferai pas de mal à une mouche, suis accablée par tant de haine ?

A peine sortie d’une galère, me voilà pataugeant dans la mouise encore et encore !

Laissez-moi tranquille, mauvais esprits, qui que vous soyez !

La semaine qui s’en suivie fut très compliquée, puisque cet ovni de virus que j’avais cueilli je ne sais où avait décidé de faire son touriste et venir à Paris avec moi.

Laissez-moi vous dire mauvais œil, que vous ne m’aurez pas.

Je suis une guerrière et vous n’avez pas réussi à me gâcher le joli souvenir que je garde malgré tout de Milan, aujourd’hui que je suis guérie et que je reviens de l’au-delà.

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Le quartiers des Navigli, peuplé de bars et de restaurants où vous pourrez prendre l’apperitivo

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La fameuse Scala de Milan

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Et oui, je sais qu’une question vous brûle les lèvres.

Est-ce que j’ai fini par acheter une brosse?

NON.

Je suis forte je vous dis.

Je suis ton père.

Bonne fin de week-end à tous!

                                                                                                                                                                                                                                                                                        JONES

4 jours en Sicile versus 30 secondes sur le tarmac de l’aéroport CDG

Fraîchement sortie de l’avion, de retour dans la cohue parisienne, je n’avais pas prévu de reprendre la plume aussi rapidement.

Mais après de longues minutes à attendre un taxi, à voir les gens courir et s’enfuir dans tous les sens, se bousculer, s’ignorer et à sentir à nouveau cette boule de stress s’emparer de moi, je me demande.

Je me demande après quoi nous courons en permanence.

Je me vois déjà demain matin à la Gare Saint-Lazare, noyée au milieu de la foule qui m’engloutit et par laquelle je vais une fois de plus, me laisser emporter.

Je me demande avec quel véritable but nous levons-nous chaque matin.

Accomplissons-nous vraiment nos rêves d’enfant ?

Avons-nous le job rêvé et espéré ?

Sommes-nous épanouis ou en quête continue et permanente de ce que nous osons songer être un jour ?

Je viens de passer 4 jours de rêve dans un endroit merveilleux, une petite bulle hors du temps et quelque peu réfractaire au changement.

Il m’aura fallu quelque secondes à terre, sur le tarmac de l’aéroport CDG, pour me sentir à nouveau en mode névrosé, élaborant et revoyant dans ma tête la liste de choses urgentes à faire, réfléchissant déjà à comment je vais devoir les gérer.

Est-ce normal de régir ainsi ?

Je ne le crois pas.

Est-ce que cela signifierait donc que je ne sais savourer les moments passés et la chance que j’ai de les vivre, finalement, ces moments ?

Pour mon anniversaire, mon amoureux m’avait offert un long week-end en Sicile.

Mon anniversaire était en mai, mais, contraintes de calendrier de famille recomposée obligent, je me suis vue fêter mes 38 ans une deuxième fois, en 6 mois.

Sans prendre une ride, sauf celles du bonheur.

Nous avons vite compris tous les deux en nous rencontrant que nous étions plus friands de ces moments vécus ensemble, plutôt que d’un gros paquet avec un noeud scintillant.

Notre richesse, nous considérons que c’est celle-là, la découverte de nouveaux endroits, de nouvelles personnes, de nouvelles cultures.

Je nous vous en ai déjà beaucoup parlé ici.

Nous voilà donc perchés sur la ville mystique ville de Taormina, surplombant majestueusement la mer de toute sa grandeur.

Mon amoureux avait choisi une charmante maison d’hôtes, avec vue imprenable sur le Grand Bleu.

Nos hôtes étaient charmants, d’une gentillesse et simplicité si évidente, tellement contagieuse.

Nous avons eu de la pluie, des orages, du soleil, avons été à la plage, avons marché pieds nus sur le sable, avons goûté la mer.

Nous avons escaladé un des cratères du volcan Etna (au secours), respirer l’air des montagnes, avons bu, ri, mangé, aimé.

Nous avons assisté à des couchers de soleil que je ne l’ai l’habitude d’admirer qu’en photos.

Nous avons aimé la Sicile sans nous poser de questions.

Et la Sicile nous l’a bien rendu.

Malgré des conditions qui peuvent pour nous, simples touristes, paraître extrêmement favorables, la vie ne doit pas être si simple.

La Sicile est une région très escarpée et accidentée, dans laquelle tu peux difficilement vivre confortablement sans voiture.

Les cours d’eau sont assez nombreux, source de grande richesse me diras-tu, mais ils sont presque tous de caractère torrentiel, coulant à pleins bords et divaguant largement pendant la saison des pluies, restant à sec le reste de l’année.

Mais je ne suis pas venu ici pour faire un cours de géographie.

Je n’évoquerai même pas la Mafia, la pauvreté, les disparités sociales.

Alors oui, il y a ce soleil et ces paysages à couper le souffle.

Nous ressentons cependant une certaine mélancolie qui plane, une sorte de souffrance enveloppée de dolce vita.

Ces portraits de famille en noir et blanc, exposés avec fierté dans les maisons et les restaurants en racontent long sur cette vie sicilienne, et ne laissent personne indifférent.

Les valeurs familiales y sont si présentes, cela fait chaud au coeur.

Les générations se retrouvent chaque dimanche pour un repas familial, nous avons observé avec plaisir et presque envie des tables de 30 personnes !

Le soir, la ballade digestive est de rigueur, et peu importe si la veille, les intempéries ont eu raison de quelques routes à Messine, ils choisissent de vivre l’instant présent et non de se soucier du lendemain.

Les habitants de la Sicile ne courent pas (sauf quand ils conduisent), ils avancent piano piano, ils profitent de ce que le Ciel leur offre de meilleur.

La croyance en Dieu y est évidemment pour quelque chose.

C’est LUI qui les aidera à surmonter les épreuves de la vie.

Alors, avec l’amoureux dans l’avion, nous nous disions que c’est nous qui avions tort.

Que finalement, ils sont plus heureux que nous.

Que nous, qui nous levons pour être au bureau à l’heure convenue, pour ouvrir notre boîte mail avec 150 points d’exclamation en rouge, tous revêtus du caractère « URGENT ».

Que nous, qui à 10:03, avons déjà souvent envie de repartir en courant, parce que « l’autre » ne sait nous transmettre que négativité, partager avec nous que problèmes.

Alors, avec l’amoureux dans l’avion, nous nous sommes aussi dit que nous ne voulions pas de ça, que nous allions travailler pour pouvoir être maîtres de notre destin et non son esclave et pas simplement pour rembourser notre crédit.

Nous allons essayer de nous déformater sans pour autant nous défragmenter.

Alors, avec toi, je partage ici un peu de ce voyage dans le temps, une façon aussi pour moi, je le crois, de prolonger ce moment et de fermer la porte à l’angoisse qui me grignote ces petits instants de bonheur.

Avec la promesse de ne pas me laisser faire.

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Comme une petite fille je m’émerveille des paysages
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Vue pittoresque de notre terrasse sur la mer
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Sur le chemin de Castelmola, alors que le ciel se montre menaçant, nous touchons presque les nuages
Cabines de plage à Giardini Naxos
Cabines de plage à Giardini Naxos
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Coucher de soleil sur le volcan Etna
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Une jolie statue, un vélo, la mer, what else?
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Les jolis balcons de Taormina
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Mes petits pas sur le sable mouillé
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Vestiges de la civilisation grecque à chaque coin de rue
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Vue de la salle des célébrations des mariages civils, à Taormina
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Passer de 26 degrés à 6 degrés, c’est possible ! Sur un des cratères de l’Etna
26 degrés je vous disais !
26 degrés je vous disais !
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Ciel, terre et mer, époustouflant de beauté
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Village de Castelmola, un des plus beaux villages d’Italie, désert et mystique
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Une affiche de 1939 qui nous a bien fait sourire
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Paysages dignes du Seigneur des Anneaux, sur l’Etna
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Les saveurs des marchés authentiques italiens

Bonne semaine à tous !

Les vendredis des papas

Chaque vendredi, j’observe un phénomène qui m’est malheureusement trop familier: l’échange des enfants pour le week-end ou la semaine, selon le mode de garde.

Je les observe à la sortie de l’école, dans le métro, à la gare ou dans les rues.

On se reconnaît entre parents séparés, il y a des signes qui ne trompent pas…ce sourire malgré la fatigue de la semaine, ce regard bienveillant envers sa progéniture, cette accolade chaleureuse, ce sentiment de bonheur qui parfume l’air autour d’eux.

Ce sont souvent les papas que je vois, car c’est généralement en faveur de la maman que le juge aux affaires familiales tranche.

Parce que depuis toujours, on considère que cela doit être ainsi.

Que la maman a l’instinct maternel, que les enfants ont plus besoin de leur maman que de leur papa pour se construire, que maman fait tout mieux que papa, gnaganagana.

Toutes ces idées que l’on nous martèle depuis que nous sommes petits, de la même façon que l’on nous fait croire aux contes de fées comme Cendrillon.

Source Pinterest
Source Pinterest

Mais où est-il écrit et prouvé que les choses doivent être ainsi?

Vous avez le manuel, vous?

Je suis pourtant une maman et ne devrais peut-être pas me prononcer de la sorte.

Je les observe, ces papas.

Parfois maladroits, prenant leur petit bout d’un bras et le sac débordant d’affaires de l’autre, pour le court moment qui leur est accordé, juste le temps d’un week-end.

Souvent touchants par leurs gestes si attentionnés, vite débordés par un quotidien auquel ils ne sont pas habitués.

Mais pourquoi?

Parce qu’à mon sens, on les conditionne à ne pas être à la hauteur à partir du moment où la grossesse est annoncée.

C’est la femme qui porte le bébé, qui en souffre les conséquences physiques et émotionnelles, qui le ressent, donc, naturellement, le lien avec le bébé se forme de façon plus étroite.

Ensuite, après la naissance, la maman prend le dessus et devient la louve protectrice que vous avez peut-être été ou que vous avez connue (souvent au détriment de sa vie de couple, malheureusement).

Et si on laissait le papa participer plus au quotidien de la vie de famille?

Il en a pourtant souvent envie mais on ne lui accorde pas cette chance.

Ce que j’essaie de dire aujourd’hui c’est que l’on parle souvent de la souffrance des mamans après une séparation, je suis la première à pouvoir m’exprimer sur le sujet, je me suis faite congédiée par téléphone, deux mois après la naissance de mon deuxième enfant, ça aurait pu être avec une note sur un post-it, c’était pareil (si tu as suivi tous les épisodes de Sex &The City, tu peux comprendre).

Mais nous ne sommes pas les seules à ressentir une douleur, cette amertume, le son de la peine.

De nombreux papas se retrouvent séparés de leurs enfants sans avoir eu le temps d’apprendre à tisser un véritable lien avec eux, sans avoir pu crier gare ou avoir pu donner leur avis.

Ils ont probablement eu autant envie de ce bébé que la femme avec qui ils avaient décidé de le concevoir.

Beaucoup d’entre eux ne méritent pas cet éloignement amer et éprouvant.

Nombreux souhaiteraient prendre véritablement leur rôle au sérieux.

Quand j’observe certaines mamans agir, je me fais parfois la réflexion que leur enfant serait aussi bien avec le papa.

Certains papas peuvent être meilleurs que nous, les mamans, il faut savoir l’accepter.

Source : http://mylittlebiglove.com/
Source : http://mylittlebiglove.com/

J’ai de nombreux exemples autour de moi.

Evidemment celui qui me saute aux yeux est celui de l’amoureux.

Sa fille habite à plus de 500 kilomètres de chez nous, maintenant.

Non pas que sa maman fasse mal son job.

Mais la distance est bien là , et il est difficile de construire une relation stable et de contribuer véritablement à son éducation puisqu’il n’est pas présent au quotidien bien qu’il fasse tout pour ( je l’admire également beaucoup pour cela, beaucoup auraient déjà abandonné).

Il ne le mérite pas.

C’est un super papa, meilleur dans son rôle que je ne le suis dans mon rôle de maman, je pense.

Il est plus patient, plus pédagogue, pense toujours au bien de sa fille en premier lieu.

Source : gledow.tumblr.com
Source : gledow.tumblr.com

Comme lui, des milliers de papas sont dans cette situation.

Ils n’ont pas eu d’alternative.

La douleur de la séparation n’est pas un sentiment exclusivement réservé à la femme.

Alors, quand chaque vendredi, je les aperçois avec des petits doigts potelés suspendus à leur cou, un doudou dans la poche du manteau, et la tétine qui dépasse de la poche du jean, j’ai un petit pincement au coeur.

Parce que je sais…enfin, je crois savoir.

Une merveilleuse expérience dans les Cévennes

J’ai presque voulu garder égoïstement ce moment magique pour nous, ne le rendre accessible à personne d’autre.

Ce serait notre secret.

Continuer à croire qu’il s’agissait d’un rêve et que nous n’allions pas nous réveiller.

Le week- end dernier, nous sommes partis dans les Cévennes, avides que nous étions de calme et de nature,de fuir la jungle parisienne et de partir à la rencontre de la France « authentique ».

Presque associables, nous avons savouré chaque minute de silence et apprécié le bruit de chaque abeille qui butinait les fleurs sauvages,quand nous nous trouvions au sommet du cirque de Navacelles.

Que c’est tout plein de guimauve tout ça, n’est-ce pas?

Quelle région majestueuse et naturellement apaisante!

Ses ruisseaux, ses cascades,ses petits ponts,ses vastes prairies.

Pas un humain à l’horizon pour nous mordre, que ça a du bon de pouvoir voyager hors saison!

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En route pour le cirque de Navacelles
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Cirque de Navacelles
Le petit point rose, au loi, c'est moi !
Le petit point rose, au loin, c’est moi !
Au bord du précipice,je ne faisais pas ma maligne..
Au bord du précipice,je ne faisais pas ma maligne..
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Cascade de la Vis

Mais ce que j’ai voulu garder pour nous,c’est sans une once de doute, le moment le plus incroyable de notre séjour : le Fanabregue.

Le Fanabregue c’est le nom de la cabane qui nous a offert un spectacle ahurissant de beauté et de magie.

Après avoir monté pendant de longues minutes une route étroite et sinueuse,vous redescendez un long chemin en terre et votre hôte vous attend,tel un vieux copain,assis sur sa balançoire.

Il vous conduit à la cabane dont vous rêvez depuis des semaines.

Mais vous n’étiez pas préparés à ça.

Henri- Philippe (notre hôte) ouvre la porte et nous restons sans voix.

Nous voilà tout à coup suspendus au dessus des Cévennes, plongés au cœur de la végétation luxuriante et de cette multitude de couleurs.

Nous touchions presque du doigt ce ciel, ce ciel si azur.

La vue que nous offrait cette terrasse élevée dans les airs et surplombant cette débauche de nuances de végétation était juste à couper le souffle.

Nous sommes restés de longues minutes à contempler ce paysage digne d’un décor de film.

Je ne vous mentirai pas, cette cabane bénéficie également de prestations et services haut de gamme,qui contribuent à rendre votre séjour inoubliable,évidemment.

La cabane en soi est très spacieuse,composée d’une grande chambre avec son énorme lit king-size et sa baie vitrée donnant sur le parc des Cévennes, un coin séjour avec Télévision 3D (films et lunettes vous attendent),une salle de bain avec douche à l’italienne.

Tout est décoré avec énormément de goût,aucun détail n’est laissé au hasard,tout a été pensé pour votre confort.

Son point fort est évidemment sa terrasse avec sa vue plongeante,terrasse qui vous convie à la paresse, avec son jacuzzi à 39 degrés et ses transats tournés vers cet océan de chênes,pins et hêtres arborescents.

Un petit pont vous emmène vers une autre cabane qui enferme un sauna dernier cri,qui finira de vous projeter dans les nuages, avec une fenêtre ouverte également sur la vue panoramique.

Comme des enfants,nous avons couru de long en large sur la terrasse, sommes rentrés et sortis du jacuzzi un nombre incalculable de fois, avons ouvert et fermé la porte du sauna autant que nous en avions envie…

Mais surtout, nous sommes restés à contempler ce paysage surréaliste pendant des heures,loin de la ville et son brouhaha.

Vous êtes seuls, sans vis-à vis,pouvez hurler ou chanter à tue tête, comme bon il vous semblera.

Etre au milieu de nulle part, c’est ça.

Je sais, c’est so cliché…en parlant de clichés, en voici quelques-uns (qui ne sont qu’un maigre reflet de la réalité):

Vue de la cabane à partir de la route
Vue de la cabane à partir de la route,on l’aperçoit à peine,enfouie dans la végétation
Entrée de la cabane
Entrée de la cabane
En ouvrant la porte,on aperçoit...
En ouvrant la porte,derrière la baie vitrée,on aperçoit…
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Je découvre chaque détail comme une petite fille!
Le coin nuit avec le lit king-size
Le coin nuit avec le lit king-size
Vue sur le coin salon
Vue sur le coin salon
Jacuzzi avec vue directe sur le panorama
Jacuzzi avec vue directe sur le panorama
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Oui,nous sommes biens au milieu de nulle part
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Pont menant vers l’autre cabane où se trouve le sauna
Sauna avec vue directe sur le paysage
Sauna avec vue directe sur l’extérieur
Un des détails fins de la cabane : ce tronc d'arbre transformé en vasque
Un des détails fins de la cabane : ce tronc d’arbre transformé en vasque
Le parfait petit-déjeuner
Le parfait petit-déjeuner

Nous avons passé la plus merveilleuse des nuits dans ce cocon de sérénité.

Le petit-déjeuner servi pas notre hôte avec des produits locaux valait également le détour.

Evidemment tout ceci a un coût,on ne peut pas se le permettre sur un coup de tête.

Pour ma part, il s’agissait du cadeau d’anniversaire à mon amoureux et je peux vous dire qu’il a « méga adoré » cette escapade qui nous a paru surréaliste,vraiment.

Pour les détails pratiques : pour les parisiens,comme nous,nous avons pris le TGV Paris-Nîmes (vous pouvez arriver également à Montpellier),la durée du trajet est de  3H30,puis avons loué une voiture pour nous rendre jusqu’à Cros,lieu-dit où se trouve Le Fanebregue (environ 1 heure de route).

Il faut réserver avec quelques semaines d’avance (voir mois) tant il y a de demandes.

Vous aurez envie de vous arrêter en permanence sur le chemin, trouvant toujours un village plus charmant que l’autre ou souhaitant faire trempette dans les nombreuses sources d’eau que vous rencontrerez.

Je rajouterai juste que j’ai voulu partager cette expérience avec vous parce que je pense qu’elle vaut vraiment vraiment vraiment vraiment vraiment  le coup d’être vécue une fois.

Pour un cadeau, une surprise, ou juste pour faire plaisir,vous ne le regretterez pas.

Et aussi parce que le responsable de ce projet fou, qui n’est autre que Henri-Philippe,l’hôte des lieux,a tout mis en oeuvre pour vous faire vivre un moment exceptionnel et est d’une rare gentillesse.

Nous y retournerons, sans aucune inéluctable hésitation !

Pour plus de renseignements et si la curiosité vous pique, voici l’adresse du site:

http://cabane-spa-dans-les-arbres.com/a_propos

J’espère que cela vous aura donné envie !

A très vite,

 

Un week-end royal en Touraine

Je pourrai vous raconter ma nuit aux urgences et mes déboires, mon intolérance à la codéine et ses fâcheuses conséquences.

Je pourrai vous raconter en détails notre week-end de Pâques en Touraine, qui s’envisageait épique puisque j’étais pliée en deux par cette satanée douleur.

Mais l’envie me prend de tout mélanger et de concocter un petit mezzé.

Parce que j’ai de la fièvre et je pense à mille choses, je pourrai donner mille titres à ce tissu de pensées.

Notre visite des châteaux de la Loire, notamment Chenonceau et Chambord, nous a fait redécouvrir l’histoire des rois et des reines de France, nous a fait pénétrer à nouveau dans les couloirs de la Cour, quelque peu oubliés dans un coin, imbibés de vodka.

Audio-guide dans l’oreille, ces 3 mots revenaient sans cesse : « Favorite du Roi ».

Qui n’a jamais entendu parler de Madame de Pompadour, Gabrielle d’Estrées, Diane de Poitiers ou encore de Madame de Montespan, toutes maîtresses connues et reconnues des différents souverains qui ont gouverné la France ?

Très brièvement, on nous parlait de la Reine parce qu’il fallait qu’il y en ai une, de reine.

Il fallait bien une descendance, non ?

Clairement, ce n’était pas elle qui jouait le premier rôle dans le cœur du roi.

Etre favorite du Roi, était devenu, à partir de Louis XIV, un statut officiel et très envié.

Elle se voulait bien évidement belle mais aussi et surtout cultivée, intrigante, spirituelle.

C’était à elle que revenait « l’honneur » de  satisfaire les plaisirs sensuels de sa Majesté.

Certaines ont su maintenir le feu éveillé de longues années, d’autres se sont vues congédier du jour ou lendemain, trouvant dans la mort, l’unique issue à leur souffrance.

Est-ce que j’aurai aimé être Reine ?

Est-ce que j’aurai aimé être la favorite du Roi ?

Sans aucune équivoque, non.

La Reine n’avait que son statut pour elle, alors oui, si tu aimes le pouvoir, ce job est fait pour toi.

Pas pour moi.

Si tu aimes être dans l’ombre, un jouet sexuel usé et abusé à la guise de son altesse royale, ce job est fait pour toi, pas pour moi.

Ils étaient quand même sacrément imbus de leur personne, non ?

Se croire et se vouloir sacrer Roi par décision divine et s’octroyer tous  les pouvoirs, dénigrer ainsi les femmes, les enfanter et les délaisser aussitôt.

Quel comportement macho !

Je me demande si les choses ont tant changé que ça aujourd’hui ?

Quand j’observe certains hommes se plaindre aisément et à pleine bouche de leurs épouses ou concubines, roucoulant et batifolant sans vergogne avec les jeunes filles jugées plus fraîches, je suis obligée de constater, que non, elle n’ont pas changé tant que cela.

Les entendre dire qu’elles ne remplissent plus leur devoir conjugal, que ce n’était pas ce qu’on leur avait vendu, cela signifie quoi, concrètement ?

J’apprends chaque semaine avec une sincère et grande tristesse qu’un couple autour de moi se sépare, sans avoir tenté de s’accorder une chance, un souffle nouveau ou un temps de pause.

La facilité est de s’asseoir sur des années de complicité, sans aller au combat.

A la moindre difficulté, on baisse les bras, on décide de ne pas affronter la réalité et de fuir.

Avec actuellement 2000 sites de rencontres en France, on est censé retrouver vite l’amour, bien sûr, c’est si facile.

Tout ceci me désole profondément.

Les plaisirs de la chaire et la frivolité perdurent à travers les temps et ne m’ont jamais semblé aussi bien ancrés dans la société.

Beaucoup d’entre nous sont devenus égoïstes, perfides, oisifs et nombrilistes, seul leur plaisir instantané étant le guide de leur instinct.

En parlant de plaisirs…nous avons séjourné à L’Art Hôtel à Tours, que nous avons découvert à travers Very Chic.

Ancienne maison de retraite, cette imposante bâtisse a été restructurée en hôtel 4*.

Œuvres d’art, décoration tendance en noir et blanc, c’est un lieu idéal pour une petite escapade en amoureux.

La chambre était fabuleuse, avec une literie extra, le petit-déjeuner excellent et copieux, le personnel très sympathique.

Je vous laisse entrevoir ici quelques  clichés.

Art Hôtel 19 quai de la loire 37210 - rochecorbon france
Art Hôtel
19 quai de la loire 37210 – rochecorbon france

photo 1

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verrière

 

chambre
Notre chambre avec un lit très tendance, où nous attendaient 2 petites poules en chocolat (we de Pâques oblige)

Toujours en parlant de plaisir…j’ai pu savourer une divine andouillette de Troyes, cela faisait dix ans que j’en rêvais, je m’en étais toujours privée et le restaurant Lounge B à Amboise a daigné exaucer ce vœu (restaurant que nous recommandons d’ailleurs si vous passez par là,situé au 12 Quai Charles Guinot à Amboise, ambiance sympa,chouette carte,personnel au top).

Comme dirait Dora l’exploratrice, je crois bien que ça a été mon moment préféré !

Ce n’est pourtant pas juste face à tant de beauté entrevue dans les majestueux châteaux de Chambord et Chenonceau.

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Allée qui nous mène au Château de Chenonceau
fleurs chenonceau
Jardins du parc de Chenonceau
château de chenonceau
Prisonnière du château de Chenonceau
Château de Chenoceau, vue de la Loire
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Château de Chambord

Que voulez-vous ? C’est parfois la simplicité qui l’emporte sur la grandeur!

A bientôt,comme neuve, je vous le promets !