Un anniversaire pour toute la vie

Il y a ceux qui laissent des dizaines de cadavres dans tout l’appartement.

Il y a ceux où vous finissez la tête dans la cuvette des toilettes.

Il y a ceux que vous passez en amoureux, d’autres avec votre bande de potes.

Sans que vous sachiez comment, vous terminerez certains en petite culotte.

Et puis, il y a ceux qui fabriquent vos plus beaux souvenirs.

Il y a encore quelques jours, j’appréhendais ce week-end.

Comme nous essayons de le faire depuis que nous nous connaissons, soit 1609 jours, 11 heures et 16 minutes, nous avions programmé une escapade pour mon anniversaire.

En septembre, ce sera au tour de l’amoureux.

Tous deux in love de l’Italie, nous avions choisi cette fois-ci de poser nos petites valises remplies de guimauve, sur le Lac de Côme.

Un cadre idyllique, une région magnifique, une gastronomie comme nous les aimons, le tout baigné par le soleil et arrosé par du vin pétillant.

Le décor était planté pour faire des bébés, pour passer un super week-end et par conséquent un très bon anniversaire.

C’était sans compter sur le départ de mes parents.

Je vous avais déjà parlé ici de ma fuite du canal lacrymal.

L’amoureux a beaucoup de qualités et de vertus, vous le savez déjà.

Plusieurs soirs, il avait revêtu sa salopette de Super Mario et avait tenté de réparer la fuite.

Il est à moitié italien, après tout, ça aurait presque pu marcher.

Pourtant, il n’y avait rien à faire, il me voyait inconsolable, encore plus quand mes yeux baignés de larmes se posaient sur sa casquette rouge et sa nouvelle moustache.

C’est néanmoins le cœur gonflé de tendresse et des papillons plein le ventre que je partais mercredi soir.

Plusieurs gaffes auraient pu me mettre la puce à l’oreille.

J’ai d’abord cru que l’amoureux s’était laissé convaincre par Frédéric (Beigbeder, pas mon frère).

Plus de 3 ans passés à s’aimer passionnément et à s’astiquer le dos (bande de coquins, vous pensiez que j’allais dire autre chose…m’enfin) et voilà, tout était fini, il avait trouvé une maîtresse.

Son portable ne cessait de sonner et il se précipitait pour cacher son écran et répondre hâtivement.

Il me mentait effrontément en se plaignant qu’il s’agissait de boulot, de clients chiants.

A 22H00 ?

Je l’imaginais alors écrire « j’ai envie de toi », « retrouvons-nous demain », « dire que l’autre se ballade dans l’appartement aves son nez en patate, son rouleau de PQ parce qu’il n’y a plus de mouchoirs et son pot de glace, alors que je pourrai être avec toi ».

Ma fuite s’aggravait.

Il ne manquait plus que mon périnée lâche et je fasse dans la culotte.

La boucle serait bouclée.

Je n’ai rien vu venir.

Même quand son papa a dit avoir réservé le restaurant pour 7 personnes.

Aveugle, j’étais.

Même quand l’amoureux me parlait d’un jean qu’il ne pourrait porter devant mes parents.

Bouchée, je dormais.

A aucun moment je n’ai ressenti une pointe de stress et d’énervement de sa part, notre programme semblait se dérouler comme il l’avait prévu.

Pourtant, rien ne se passait comme prévu, mais je ne le savais pas encore.

Sa maîtresse nous accompagnait, s’inquiétant de notre périple toutes les 30 minutes.

En fin de journée, nous avons découvert, des étoiles plein les yeux, la villa que l’amoureux avait réservé.

Le cadre était somptueux, la vue sur le Lac de Côme époustouflante.

Il y avait beaucoup de lits dans la maison.

Peut-être allait-elle nous rejoindre ?

Je n’étais pas encore prête pour un plan à 3.

Blondie par le soleil, je ne réfléchissais plus.

C’est après une journée de jeudi éreintante, que nous posions nos fesses sur des chaises en plastique d’une pizzeria de la petite ville de Bellano à 22 heures.

Alors que j’élaborais intérieurement un plan pour reconquérir celui que je ne voulais pas voir partir (et assassiner celle qui osait voler mon bonheur, la SALOPE), je les voyais.

Mon frère, d’abord, avec ses jambes toutes fines et ses dents blanches.

Puis, maman, un chapeau à fleurs blanches posé sur ses cheveux, la fatigue sur le visage.

Enfin, papa, égal à lui même, l’estomac criant famine.

Je restais quelques secondes sans voix.

Ils étaient là. Bien là.

J’apprenais alors qu’ils devaient arriver dans la matinée et que nous devions nous retrouver à Côme pour le déjeuner.

Seulement, mes parents avaient raté leur vol.

Ce n’est pas comme s’ils n’avaient pas dormi à l’aéroport la veille.

Un pipi de dernière minute et tout part en vrille.

Mes parents décollaient de Porto, mon frère de Paris, ils n’arrivaient pas au même aéroport.

Pour corser un peu les choses, mon frère avait oublié son permis.

Il ne pouvait donc pas prendre la voiture qu’il avait réservée.

A moins de changer le conducteur.

C’est alors que je recevais sur mon portable la photo du permis de conduire de mon père, dans un message envoyé par maman.

Elle n’avait pas vu qu’elle répondait à une conversation de groupe que nous avions eu avec mon frère.

Je demandais à maman pourquoi elle m’envoyait ça.

En menteuse professionnelle, elle me répondait que mon père était parti en courses et qu’il avait oublié son permis.

Et puis elle ajoutait « Sinon, il fait beau chez vous? ».

Vous suivez ?

Il n’y a que moi qui ne comprenais rien ?

Pendant que je me plaignais des embouteillages à Milan, mon frère qui était depuis 8 heures du matin dans la capitale de la mode italienne, se démenait pour trouver une solution afin que nos parents puissent nous retrouver.

Et il trouvait !

Nos parents furent obligés de prendre un vol Porto-Paris puis un deuxième Paris-Milan.

Evidemment, le vol n’atterrissait pas à l’aéroport où leur voiture de location était prévue.

Mon frère avait donc poireauté toute la journée à Milan, seul, affamé, avec sa petite valise métallique sous le bras, en attendant de pouvoir récupérer mes parents qui arrivaient en fin de journée.

D’autres auraient abandonné, je le sais.

Trop compliqué, trop d’imprévus, trop de frais, trop fatigant.

J’en connais plus d’un qui n’aurait pas tenté de trouver une solution.

Seulement, ils s’étaient tous promis de me faire une surprise pour mes 40 ans.

Je salue ici bien bas mon plombier adoré, qui en grand chef d’orchestre, a planifié tout cela, depuis des semaines.

Il confirme une nouvelle fois le titre de meilleur amoureux de l’univers.

Je remercie mon frère, Mac Gyver, et mes incroyables parents qui n’ont à aucun moment renoncé.

Ils m’ont offert le plus beau des cadeaux et ont fabriqué tous ensemble mon plus beau souvenir.

Les 40 ans, ça fait mal ? C’est passé comme une lettre à la poste, les amis.

Je me sens plus jeune qu’hier et prête à affronter demain.

Ne me reste plus qu’à ajouter que nous avons passé un trop court mais merveilleux week-end sous le soleil et la beauté de l’Italie, détail non négligeable.

L’ado n’a presque pas fait la tête.

Je repars la tête emplie de paillettes, les veines de spritz, les fesses de mozzarella.

C’était bien. Même très bien.

Je vous laisse, je dois aller perdre 4 kilos et devenir la maîtresse de mon mec.

Bonne semaine à tous.

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Un je t’aime pour ma maman

Quarante ans, je vais bientôt avoir quarante ans.

Ce n’est pas le nombre qui me fait peur.

Je n’ai jamais été aussi épanouie que maintenant.

Absolument.

Je pénètre dans mon cycle d’accomplissements, je m’essaye à de nouvelles choses qui m’effrayaient jusqu’à présent, je me jette, je me guette.

Ce qui me terrifie vraiment, c’est l’idée de perdre mes parents.

Si les derniers jours ont été un véritable medley d’émotions, ce n’est pas uniquement parce que je suis en train de signer un contrat d’édition pour publier mon premier livre, rêve pourtant très cher à mon cœur.

C’est aussi parce que j’ai perdu un petit bout de mes parents.

Cela faisait des mois que j’y pensais, des sanglots dans la voix à chaque fois que j’en parlais.

Dimanche dernier, mes parents sont partis.

Ils sont partis rejoindre leur pays, qu’ils avaient quitté il y a plus de quarante ans, pour fuir la misère et la dictature.

Ils avaient quitté leurs proches, leur culture, leurs racines.

Ils n’étaient encore que des enfants.

Pendant toutes ces années, durant, nous y retournions pour les grandes vacances.

Chaque année qui passait, de nouvelles rides avaient creusé les visages teintés de soleil de mes grands-parents.

Nous les trouvions amoindris, fustigés par la maladie, nous n’étions pas là quand ils sont partis.

Ils n’ont pas pu leur dire au revoir, quand ils sont arrivés il était déjà trop tard.

Toute ma vie, je me rappellerai la douleur de mon papa, à la vue de ma grand-mère, dans le cercueil.

Papa était redevenu un enfant, il n’avait pas pu dire au revoir à sa maman.

Toutes ces années loin, à gagner sa croute de pain, pour ne pas pouvoir dans leur dernier souffle, leur donner la main.

Le temps passe si vite que nous n’en apercevons même pas.

Hier encore, nous étions des enfants, aujourd’hui, nous voilà à notre tour parents.

J’appréhende cette phase de ma vie où, à mon tour, je vais les voir se faner et perdre leurs pétales.

Je me sentais plus rassurée quand ils étaient à mes côtés.

Ils ne sont pas loin, bien sûr, 2 heures de vol et je peux les retrouver.

Mais ils ne font plus partie de mon quotidien et je ne fais plus partie du leur.

Je ne peux pas les retrouver le dimanche, je ne peux plus prévoir de retrouvailles spontanées avec mes enfants.

C’est dire si ce sujet m’émeut encore beaucoup trop, les larmes coulent sur mon clavier pendant que j’écris ces mots.

Je ne sais pas si mon frère ressent la même chose, nous n’en avons jamais parlé.

Chez nous, ces émotions sont difficiles à exprimer.

Nous préférons rester habillés de notre fierté.

Pourtant, là, je me sens, nue, complètement prise au dépourvu.

Depuis une semaine, je me sens comme orpheline.

Je pense à la fête des mères, dans huit jours et je la sens qui se resserre, ma poitrine.

Vous voyez, il ne faut pas croire tout ce que l’on vous dit sur Instagram.

On ne vous montre que le beau et le rigolo, et c’est tant mieux ainsi.

Auriez-vous aimé que je capture mes yeux rougis, remplis de larmes, mon nez de Madame Patate et mes cernes creusées ?

Je ne pense pas.

Si vous jugez que la fête des mères est une fête commerciale, vous avez probablement raison.

Il n’y a pas de jour spécial pour célébrer ses parents.

Mais c’est peut-être une occasion qui nous est donnée de leur dire « je t’aime », si nous n’arrivons pas à le faire autrement.

Personnellement, je regrette déjà de ne pas voir vécu plus de choses avec eux, ne pas leur avoir tout dit, d’avoir gâché de jolis moments que j’ai transformés en règlements de comptes.

Nous sommes tous soumis à la fuite du temps, inexorablement.

Les moments de bonheur avec les nôtres sont trop fugaces, il est important de savoir jouir de l’instant présent.

Profitez de ceux qui vous sont chers, n’attendez pas qu’il soit trop tard.

J’essaie d’enseigner la même chose à mes enfants et c’est peut-être la seule leçon que je leur demande de retenir.

Alors, malgré la distance qui s’est désormais mise entre nous, dimanche prochain, mon cœur sera avec ma maman, l’unique et la seule.

Pourtant, je vais avoir 40 ans.

Il n’y a pas d’âge pour dire je t’aime à sa maman.

Si vous avez la chance d’avoir la votre à vos côtés, profitez <3.

Bonne fin de week-end à tous,

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Tout peut arriver

Pour quelques heures, je lâche aujourd’hui mon manuscrit riche de mes 42 500 mots et ses 112 pages.

D’abord parce que je me dois d’honorer mon devoir conjugal, ensuite parce que je ne souhaite pas que cela devienne une obsession (en vrai, ça l’est).

Ecrire un livre est sans aucun doute un exercice très difficile.

Ecrire un livre dans lequel on parle beaucoup de soit l’est bien plus.

Retourner chercher ses souvenirs, fouiller dans sa mémoire, bousculer ses peurs, repousser les angoisses qui meurent d’envie de se frayer un chemin par la petite porte entrouverte, prendre du recul.

Si je me sens capable de le faire, c’est que j’estime avoir tourné la page depuis longtemps sur un passé qui m’a façonnée pour être celle que je suis à l’instant où j’écris ces mots.

Belle, sensuelle et cougar assumée. Libre, épanouie et heureuse, j’ai de nouveau appris à tutoyer le bonheur.

Je le conjugue même au plus que parfait, vous ne me croyez pas ?

Rien que pour vous : je n’eus jamais cru que je tutoyasse de nouveau le bonheur de si près.

Ça claque, hein ?

J’assume les erreurs que j’ai faites, ainsi que leurs lourdes conséquences, dommages collatéraux inclus.

Cette introspection profonde que j’avais déjà pu faire avec un professionnel, me laisse tout de même à chaque fois stupéfaite.

Je croyais être une personne, je croyais me connaître.

Pourtant, au contact d’une autre, je me suis littéralement transformée en une femme que je n’ai jamais été, en réalité.

Je prends à chaque fois l’exemple des feuilletons qui sont diffusés sur M6 après le déjeuner, pour expliquer ce qui m’est arrivé.

Ne dites pas que vous n’en avez jamais vu un seul, ne serait-ce que quelques minutes.

Ces histoires tirées par les cheveux, où Jason manipule la blonde et innocente Nickie qui n’a rien vu venir, alors, que nous, derrière notre écran, on s’exclame :

« Non, mais, elle est blonde, ou bien ? Comment peut-elle le croire ? Elle ne va pas tomber dans le panneau quand même ? Mais c’était évident ! ».

C’est à cet instant que vous décidez de zapper sur Chasse et Pêche, émission intellectuellement plus évoluée.

J’ai été cette Nickie.

Le seul détail qui différait, c’est que j’étais brune (je vous laisse lire le message qui en découle).

J’en profite pour présenter mes excuses à toutes mes amies blondes.

Comment une fille comme moi, qui se revendiquait à forte personnalité, maîtresse de ses choix avait-t-elle pu subir un tel changement sans tirer la sonnette d’alarme ?

En retranscrivant certaines scènes absolument inconcevables aujourd’hui, je réalise à quel point je n’ai jamais rien voulu voir, alors que les faits étaient là, devant moi et que j’étais la seule à ne pas me rendre compte de la gravité de la situation.

Des proches ont bien tenté de m’alerter.

Je les jugeais hâtivement jaloux et les rayais de ma vie, sans appel.

L’état de fragilité dans lequel je me trouvais au moment où est survenue la rencontre fatale m’a rendue perméable aux griffes de ce manipulateur narcissique qui m’avait flairée comme la proie idéale.

En manque de confiance, à la recherche d’une reconnaissance que je n’avais jamais eue de la part de mes proches, je tombais candidement dans un piège que je refermais moi même.

Si j’écris tout cela, c’est pour rappeler à tout le monde que personne n’est à l’abri de vivre une histoire de soumission, manipulation et destruction.

Petit à petit, ce genre d’individu va ponctionner votre personnalité, tel un vampire, pour vous en écrire une nouvelle, celle qui lui convient à lui.

Vous ne jugerez que par lui, le laisserez volontiers vous éloigner de vos amis, votre famille, vos centres d’intérêt.

Il vous fera croire que tout ce qu’il fait est pour votre bien.

Détrompez-vous, la seule personne à qui il fait du bien, c’est à lui.

Non, non, je ne tomberai jamais dans le pathos ou dans le mélodramatique.

Le côté obscur de la force n’a pas vaincu, amis padawans.

Je préfère rire, même des choses tristes.

En passant ma tête dans mes mémoires, je jette un regard amusé sur certaines situations ridicules que je me suis laissée imposer.

A croire que j’avais 3 grammes d’alcool dans le sang en permanence ou que je carburais au crack, parfois les deux.

Je me demandais aussi, souvent, si je n’étais pas illuminée ou si cette fille étrange que j’avais croisée dans mon ancien job, ne m’avait pas jeté un sort (elle me parlait parfois de culottes maléfiques avec lesquelles elle piégeait ses amants).

Il fut même une période où je vérifiais tous les jours si je n’avais pas un trou de mon crâne, suspectant fortement qu’il ait aspiré mes neurones.

Que nenni les amis.

J’étais une grande fille, plutôt assez bien constituée, qui s’est laissée dire ce qu’elle avait envie d’entendre à cet instant précis.

J’ai donc été une victime consentante.

Une fois dans l’engrenage infernal, la sortie de route peut vous coûter la vie.

Elle a failli coûter la mienne.

Alors, quand je regarde le chemin parcouru, je suis plutôt fière de moi.

Renaître des cendres est possible et connaître le véritable bonheur, AUSSI.

Plus j’avance dans la vie, plus je me rends compte que j’ignorais la définition du bonheur.

Ce processus d’écriture est donc également pour moi une manière de sceller un épisode de ma vie qui me fait regarder loin devant, et non plus loin derrière.

Et ça, déjà, c’est une victoire.

Je vous laisse, je suis appelée au deuxième tour du devoir conjugal.

Merci d’être arrivés jusqu’ici.

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Et je me suis lancée…

Cela fait plus d’un mois que je n’ai pas remis les pieds par ici.

J’ai eu du mal à ouvrir la porte, j’ai donné un petit coup d’épaule et ai réussi à rentrer de nouveau chez moi, comme si de rien n’était.

J’avais laissé la lumière allumée et un pot de nutella dans le placard, je comprends maintenant pourquoi je recevais encore des visites.

Seulement, cela sent un peu la poussière, j’ai dû me débarrasser de deux ou trois toiles d’araignée et ouvrir grand les fenêtres.

Depuis, les poils ont poussé sous les aisselles, et je n’en dirai pas plus.

Oh oui, vous m’aviez manqué !

Depuis l’ouverture de ce blog, je ne suis jamais partie à la chasse aux lecteurs ni à la course à la notoriété.

Avec la grande gueule que l’on peut me connaître, je suis paradoxalement, bien trop pudique pour cela.

De la même façon, je ne me suis jamais fixé de rythme de publication, d’obligation.

Je l’ai dit assez souvent, je blogue par plaisir (le verbe bloguer existe vraiment dans le Larousse les gars) et chaque petit billet, plutôt grand d’ailleurs (on ne se refait pas, pipelette depuis toujours), a été écrit parce que je souhaitais partager quelque chose avec vous, de façon spontanée.

Quand j’en avais envie et de la manière dont je le souhaitais.

Ma dernière destination coup de cœur, mes péripéties avec les progénitures, avec l’amoureux, la dernière position essayée, mes coups de gueule, mes lectures adorées, les gens et les choses que j’aime.

Le 12 mars dernier, j’annonçais ici par le biais d’une simple image que j’avais enfin décidé de maigrir de concrétiser mon projet fou.

Cougar assumée, 0 ride (celles des fesses, cela ne compte pas) et 37 cheveux blancs plus tard, je mets à exécution le rêve que je nourris depuis le collège, où pendant les cours de français, mes professeurs lisaient toujours à haute voix mes rédactions aux autres élèves.

Je rougissais, étais traitée de faillote par les copains mais, je m’en foutais.

Secrètement, j’étais fière d’entendre mes mots revivre dans la voix d’une autre personne.

Ecrire, j’ai toujours rêvé d’écrire.

Essayer de concrétiser ses rêves, n’est-ce pas là une jolie façon de colorier la vie ?

Je rêvais d’apparaître dans les pages du magazine ELLE que je piquais à ma mère.

Pas pour les crèmes minceur, photoshop n’existait pas encore à l’époque.

Pas pour les pubs de shampoings capables de faire apparaitre des paillettes dans les cheveux, ma crinière étant indomptable, naturellement.

Il n’y avait plus de place non plus dans la rubrique mode, Cindy, Linda et Naomi avaient pris la mienne.

Non, moi, je rêvais d’être dans le petit encart « Lectures coup de cœur ».

Celui-là même que je prenais tant de plaisir à découvrir pour ensuite courir à la Fnac des Ternes.

Parfois c’était bien, d’autres un peu moins.

Mais je trouvais ça tellement classe d’être dans les pages du magazine féminin par excellence, ELLE…même 5 petites lignes.

C’est également pour cette raison que je suis si heureuse et fière de voir certaines personnes dont j’ai toujours apprécié les écrits, réussir aujourd’hui et concrétiser également leur rêve.

Evidemment, ces personnes possèdent à mes yeux trois pré-requis qui les ont aidées à mener leur projet :

  • Du talent à en revendre, c’est indéniable. Le talent de bien écrire mais aussi et surtout à mon sens, de raconter jôôôôôli come on dit. Transmettre des émotions, faire rire et pleurer, toucher les autres avec les mots soigneusement choisis pour appuyer là où il le faut, c’est pour moi la plus grande réussite d’un écrivain et je ne les remercie jamais assez quand cela arrive, c’est une sensation unique (coucou Agnès Ledig, Virginie Grimaldi, Olivier Bourdeaut, Nina Bouraoui, Gabriel Garcia Marquez)
  • Le courage d’avoir osé se lancer, car il en faut, je le sais, cela fait des années qu’il joue à cache-cache avec moi, ce con.
  • La force ; travailler, recommencer, écrire, relire, tout barrer, recommencer, continuer. Ne pas renoncer.

Aujourd’hui, je peux affirmer sans prétention que je possède énormément de talent que j’ai validé deux de ces pré-requis.

Tout d’abord, je me suis lancée, ce qui n’a pas été chose évidente.

Se réveiller un jour et se dire avec le premier pipi de la journée (il faut rentabiliser chaque moment inutile) que ça y est, aujourd’hui, on y va, on pose le premier mot sur word et peut-être même le deuxième, n’est pas chose facile.

Se convaincre qu’on a peut-être quelque chose à raconter, qui vous touchera vous là, et peut être vous aussi, là-bas.

La confiance en moi n’a jamais été ma qualité première, des incidents de parcours l’ont encore plus amoindrie.

Mais la vie est tout de même bien faite car quand chaque chose a retrouvé sa juste place et que vous êtes prêts, les bonnes personnes viennent vous insuffler ce brin de folie qui vous manquait.

Depuis quelques années j’ai donc croisé le chemin de petits fous qui m’encouragent à me lancer (l’un d’entre eux dort même dans mon lit, impossible de m’en débarrasser).

Je les ai écoutés, et leur ai diagnostiqué un degré avancé de démence.

Le problème c’est qu’ils étaient plusieurs à être prodigieusement siphonnés du neurone.

J’ai eu le courage de lancer mon blog fin 2014, pour me sortir de cette torpeur qui me hantait et me paralysait.

Petit à petit, l’idée d’écrire quelque chose de plus grand (pardon, je ne sais pas si je suis légitime pour écrire livre) venait me titiller le téton gauche et l’oreille droite, je l’ai calmée avec de la crème anti-mycose.

Cela n’a marché qu’un temps.

Plus le temps passait et plus je m’entourais de gens azimutés qui me poussaient vers le bord du précipice.

Aucune crème ni aucun antihistaminique n’ont réussi à calmer cette envie depuis.

Je me suis penchée au bord du précipice, Ludo Dieu seul sait combien cela a été difficile avec mon vertige vieillissant.

Oui, je suis cette fille qui a le vertige en haut des escaliers du métro et qui bloque tout le monde.

J’ai alors pu voir une longue échelle avec des milliers de marches qui n’en finissent pas, peut-être faute à ma vue vieillissante, elle aussi.

Mais cela signifie donc qu’il y a des petites marches que je peux descendre, une par une, tout doucement, « envie de changer d’atmosphère, d’altitude » (si tu as connu la chanteuse Bibi, la chanson dans la tête, c’est cadeau).

Alors, je me suis lancée.

Mais le talent, il est où ?

Vianney m’a répondu « Pas là », « Mais t’es pas là ».

Ok, je sors.

Surtout que j’aime Vianney d’amour. Après l’amoureux, bien sûr.

Je ne sais pas s’il est là, le talent, mais si je ne me jette pas à l’eau, comment le saurai-je ?

Et puis j’étais bien la reine des plats à la piscine, je suis déjà allée chez le médecin avec du scotch sur les tétons (qu’il a vu, bien sûr, sinon ça n’aurait pas été drôle) et ai descendu l’avenue des Champs-Elysées avec une fesse à l’air après avoir laissé ma jupe coincée dans mon collant.

Alors, pourrai-je subir une plus grande honte ?

Au jour d’aujourd’hui, j’ai écrit 60 pages.

J’ai rayé, raturé, pris des notes sur le carnet rose donné par l’amoureux (toujours aux toilettes), effacé des pages, donné des noms aux chapitres puis tout modifié.

J’ai laissé quelques lignes en suspens car trop douloureuses.

Sur 7 chapitres écrits, je pense avoir parlé de joie, de tristesse, de sexe, de douleur, de peine, d’amitié, d’amour, de remise en question, de famille et beaucoup d’autres choses.

Mais l’ai-je bien fait ?

Arriverai-je à parler du sentiment de résilience ?

J’essaie de ne pas laisser ce sentiment de doute et d’incertitudes me terrasser, j’écris sans trop réfléchir, je laisse mes souvenirs et mes pensées prendre la plume.

Je consacre chaque minute libre à l’écriture depuis le 12 mars.

Je ne déjeune plus avec mes copines le midi, je ne lis plus de blogs, je ne m’autorise plus à écrire sur le mien, je ne passe pratiquement plus de temps sur le web.

J’essaie de rattraper le temps volé par ces démons qui m’ont tant habitée.

Le reste du temps, je lis ou relis des auteurs que j’aime passionnément et ai envie de tout arrêter car il ne faut pas déconner, je n’ai pas leur talent.

Mais je persiste et me nourris de leurs sentences.

Comme disait Henri Matisse, « La créativité demande du courage« .

Alors, je n’arriverai peut-être jamais à faire quoi que ce soit de mes mots, je n’apparaîtrai jamais dans les rubriques coups de cœur de ELLE, mais je l’aurai fait.

Et puis je crois que j’ai une chance pour les crèmes antirides spéciale cougars, à défaut d’autre chose.

Mes maux auront enfin valu la peine d’être vécus, je leur aurai donné un sens, j’aurai peut-être refermé une page de mon histoire.

Je vous laisse car je dois aller chez le médecin, je pense m’être démis l’épaule en poussant la porte.

Mais je laisse la lumière, hein ? Et quelques gourmandises aussi.

J’essaierai de repasser de temps en temps.

Bonne soirée à vous et merci pour tous les petits messages d’encouragement reçus ici et là-bas (Là-bas, tout est neuf et tout est sauvage Libre continent sans grillage, Ici, nos rêves sont étroits ….la troisième chanson dans la tête c’est encore cadeau).

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L’adolechience (suite)

Après notre traité de paix à Amsterdam, dont je vous parlais ici , une furtive prise de conscience s’était effectuée, puis, le retour au lycée a vite fait retrouver à l’adolechient ses caractéristiques d’origine : souriant, aimable, toujours content, obéissant, travailleur.

Bien sûr.

Cela fait maintenant 4 ans que cela dure (oui futurs parents, sachez que l’adolechience commence de plus en plus tôt, si vous souhaitez en tenir compte dans votre business plan) et j’estime être en droit de savoir quand est-ce que ça se termine ???!!!

La maison s’est transformée en hôtel all inclusive pour l’adolechient, des invités peuvent même faire leur apparition parfois, sans réservation préalable ou sans que je ne puisse leur facturer 1 centime.

En général, les invités sont de la même espèce, c’est pour cela qu’ils s’entendent bien entre eux et se soutiennent avec le même regard hagard et la même expression niaise (oui, celle qui donne envie de les emplafonner avec une super droite).

Ils réagissent de la même façon quand on leur demande de débarrasser la table, ranger les chaussures qui trainent dans l’entrée ou comble de la mère coincos et has been à souhait, poser le portable dans le salon à 21H30 (tenez-vous prêts à faire un massage cardiaque la première fois que vous lui demanderez…et les 100 suivantes d’ailleurs).

Sachez que l’adolechient ne profite pas des parties communes de l’hôtel, il reste cloîtré dans sa chambre 24/24 et y prendrait même ses repas si on l’y autorisait.

Les repas, on en parle ?

Si vous voulez voir l’adolechient esquisser une grimace qui pourrait s’approcher d’un sourire, servez-lui des frites, des hamburgers et des pizzas.

Toute tentative d’introduire une palette d’aliments s’approchant du vert, vous vaudra des grognements préhistoriques et un lancer de « merde, putain, fais chier ».

Aucune parole ne sera dirigée à votre attention, pendant le repas, le seul son que vous entendrez sortir de sa bouche sera l’éternel soupir, le soupir de celui qui est forcé à manger des carottes, de celui qui se demande bien ce qu’il fait avec 2 vieux qui s’embrassent et minaudent comme des ados (le comble), de celui qui est au bout de sa vie parce que « putain, c’est trop nul ».

Avec l’adolechient, tous les gens sont cons, sans exception, cela me rassure quelque peu car si c’était limité à nous, je commencerai vraiment à me remettre en question.

La seule façon de faire sortir l’ado de sa chambre et l’inviter à profiter des autres installations est ce que j’appelle la méthode radicale : suppression des choses les plus importantes de sa vie, vous l’aurez deviné, l’ordinateur et le portable.

Sans ces deux fondamentaux de son existence, l’ado errera comme un zombie ou une abeille qui n’arrive pas à retrouver sa ruche, au choix.

Il revêtira son plus beau costume de Calimero et vous menacera de se jeter par la fenêtre.

Il se forcera alors à essayer d’être presque gentil pour récupérer son précieux.

Il y a une autre façon de voir l’ado devenir sociable quelques instants éphémères: quand il a envie que vous lui achetiez un vêtement ou une paire de chaussures qui coûtent la moitié de votre salaire et vos 2 jambes, mais ça, il s’en fout.

Pour l’adolechient, l’apparence compte plus que tout, il faut pouvoir s’affirmer et se démarquer des autres par son supposé pouvoir d’achat.

Pour l’adolechient, faire tout le temps la gueule et se montrer toujours insatisfait est un genre qui se cultive.

Pour l’adolechient, la vie est toujours plus belle chez les autres.

Les parents de ses amis sont super cools, ne leur demandent jamais de mettre la table, vont tout le temps au resto et partent tout le temps en vacances dans des hôtels 5*.

Nous, on ne part qu’en Italie, en Grèce, en Sardaigne ou au Portugal, et en plus, parfois, on fait du airbnb, la honte suprême.

A l’heure où je suis en train d’écrire ce billet, je suis rentrée depuis une heure du bureau et je l’ai vu 5 minutes.

Je sais qu’il a contrôle demain et je me suis naïvement imposé de le laisser tranquille afin qu’il puisse réviser. Je passe devant sa chambre et je l’entends rire aux éclats.

Je me demande s’il s’agit bien de ma progéniture car celle là même que j’ai douloureusement mise au monde ne montre jamais ses dents, s’esclaffe encore moins comme une baleine.

Je rentre en furie dans sa chambre et le voit en plein face time, « j’ai besoin de me ressourcer tu comprends ».

« Je comprends surtout que tu vas aller mettre la table ».

Sachez, les amis, qu’hier même, je lui ai acheté le précieux auquel il aspirait depuis des mois (un manteau pour lequel j’ai du hypothéquer l’appartement). J’ai adopté la méthode GIGN : tu me donnes ça (bonne humeur, travail à l’école, participation à la vie de la maison) et je fais des efforts pour contribuer à ce que toi tu considères ton bonheur.

Je ne suis pas certaine que cela marche, voyez-vous, mais j’essaye, par tous les moyens.

Tout cela me rend vraiment triste.

Devoir quémander à son enfant un peu d’empathie, qu’il vous témoigne un peu d’affection et une once de reconnaissance, cela me fatigue, vraiment.

Je me sens désabusée, comme Claude François, « mal-aimée », et je me demande parfois si tout ce que nous faisons en vaut bien la peine.

Bien sûr que l’adolescence est une période difficile, que ce sont nos enfants, que nous les aimons plus que tout et nous devons être là pour eux, mais à quel prix, parfois ?

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Je rêve de retrouver ce petit garçon enjoué et souriant qu’il était quand il ne m’arrivait pas encore à la taille, qui me sautait dans les bras et m’appelait tendrement maman, tout simplement.

Tu me manques.

Quand allons-nous retrouver des rapports affectifs dignes de ce nom, quand va cesser ce conflit?

Vous savez, vous, quand est-ce que ça se termine, l’adolechience ?

Signature

Trouver l’équilibre entre sa vie perso et sa vie pro

 

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Ce week-end était un week-end sans hommes.

Sans le petit, sans le moyen, sans le grand.

Je ne vais pas cacher que j’apprécie ces moments où je me retrouve seule avec moi même.

Mes poils aux pattes, mon duvet, mon haleine douteuse et mon pyjama, nous nous retrouvons en toute intimité, sans contrainte de temps ou de savoir-vivre.

Naturellement, quand tu as du temps avec toi même, ton cerveau, aussi petit soit-il, ne peut s’empêcher de retourner ta vie à l’envers, la refaire dans tous les sens, il se permet parfois même de te donner des leçons.

Telle une protagoniste de l’amour est dans le pré, j’ai passé mes dernières nuits et bribes de journées à ruminer les dernières décisions que j’ai pu prendre ainsi que leurs conséquences directes dans ma/notre vie.

La dernière en date est celle du changement de boulot, qui s’avérait certes nécessaire.

Seulement, ai-je fait le bon choix ?

Mon cerveau a plutôt tendance à inscrire un grand NON sur mon front en caractère 72, au marqueur indélébile noir, et le dicter clairement à mon corps qui m’envoie des signaux de détresse.

Le pire que c’est mon cœur a l’air de dire la même chose, ce qui est finalement bien plus grave.

Ma raison me dit de patienter, mon cœur me dit de fuir.

Evidemment, ce n’est pas sans conséquence sur notre quotidien, sur l’humeur ou sur la manière de regarder la vie et de la ressentir.

Sommes-nous des éternels insatisfaits ?

Avons-nous besoin de cocher absolument toutes les cases pour être pleinement épanouis ?

Confucius disait déjà il y a bien longtemps que nous avons tous deux vies et que la deuxième commence quand on comprend qu’on en a qu’une.

On a tous envie de suivre à la lettre cette célèbre et si intemporelle citation du philosophe et envoyer péter nos angoisses et nos doutes parce que le plus important est de vivre pleinement chaque instant sans se laisse polluer par les imperfections de nos existences.

Ah si seulement c’était aussi facile que de manger une plaquette de chocolat comme je peux le faire dernièrement sans une once de culpabilité, si, seulement si.

Dans ces moments là, je me dis qu’il faut que je remette sur la table la liste de mes priorités.

L’équilibre entre la vie personnelle et la vie professionnelle est souvent très compliqué à atteindre.

Plus que jamais aujourd’hui, je dois me raccrocher à ce qui à mes yeux est le plus important : c’est complètement bateau, bien sûr, mais c’est d’avoir trouvé celui qui me complète, celui avec qui je peux tout partager et qui me rend heureuse comme jamais je ne l’ai été.

A choisir, sans réfléchir une seconde, je préfère vivre ce que je vis avec l’amoureux plutôt que d’être épanouie dans mon boulot.

Je ne suis pas à plaindre sur de nombreuses autres facettes de cette boule colorée qu’est la vie.

Nous avons par exemple la chance de nous offrir assez souvent (beaucoup de proches nous le font remarquer), des escapades ici et là-bas, qui nous permettent de nous retrouver loin de cette routine qui peut vite grignoter votre couple et prendre un abonnement longue durée chez vous.

De quoi je me plains alors ?

Avoir un job génial ne me servirait de rien, si, le soir, quand je rentrerai à la maison j’étais malheureuse avec un Super Connard.

Je le sais bien, puisque je l’ai déjà vécu.

Le malaise est pourtant inévitable en ce moment car le fait de me lever tous les matins à reculons, nous pourrit sérieusement les journées, soyons honnêtes.

Ceux qui me connaissent savent que je suis une bosseuse, fonceuse, de nature plutôt enjouée que pleurnicheuse.

J’essaie de relativiser, écrire ce billet est d’ailleurs une sorte de méthode Coué, mini-thérapie éclair, je vous remercie par avance de votre écoute, sincères salutations.

Comment prendre assez de recul pour accepter qu’une mauvaise décision professionnelle ne doive pas devenir une véritable plaie qui entame les autres sphères de mon existence ?

J’ai donc pris mon stylo et mon bloc-notes chipé dans un hôtel parisien après une nuit torride (il faisait très chaud hein), et y ai inscrit de mon écriture enfantine, tous les côtés positifs et négatifs de ma vie, de notre vie, qui me passaient par la tête.

Force est de constater que le + l’emporte sur le – (je suis pourtant nulle en maths).

Seulement, certains facteurs ont une valeur exponentielle, n’est-ce pas ?

A moi donc de rééquilibrer les choses et de donner à chaque vecteur, la puissance que je décide vraiment de lui donner…rolala on dirait que j’ai fait un BAC S.

Mon travail des prochains jours est donc d’arrêter de placer la barre trop haut et assumer que je ne peux pas être à 200% sur tous les terrains en ce moment, bien que je ne vous cache pas que cela reste pour moi un objectif.

M’extraire de cette angoisse de l’échec est fondamental pour retrouver l’équilibre.

Je serai alors prête pour rebondir à nouveau et retrouver cette harmonie entre la vie perso et la vie pro, essentielle pour moi, pour le couple, il ne faut pas le nier.

D’ailleurs, j’ai déjà un plan d’attaque, je ne suis pas du genre à me laisser abattre.

En attendant, je R-E-L-A-T-I-V-I-S-E et me nourris de bonheurs instantanés en poudre (et de chocolat, en tablette).

Je vous quitte pour faire mon gâteau invisible aux pommes, vernir mes ongles avec l’incontournable rouge Chanel Pirate et m’épiler la moustache.

Le plaisir de manger et l’art de se faire belle sont aussi une excellente thérapie !

Si j’ai le temps, je regarderai même pour la 259 ème fois, Love Actually, meilleur anti-déprime de la planète, (qui est maintenant sur Netflix les gars !!), enfin, si l’amoureux est d’accord.

Et vous, qu’est-ce qui est le plus important? Etre épanoui en amour ou au travail?

Bonne fin de week-end à tous et bon courage pour la semaine !

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Je serai une petite sirène

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Youpi, nous sommes enfin au mois de juin, ça commence à sentir les vacances, le monoï, les chouchous, les glaces, les boissons fraîches!

Comment ça, tu ne le respires pas, ce doux parfum de l’été ?

La pluie non-stop, la Marne qui veut s’inviter sur notre balcon, l’écharpe du matin, les collants, le ciel chaque jour un peu plus gris qu’hier, le chauffage allumé, le gilet de mamie, non, ça ne rime définitivement pas avec la définition de l’été, je te l’accorde.

Alors, pour ne pas prendre des actions chez Lindt ou ne pas sombrer dans l’alcoolisme temporaire, j’ai ma petite méthode à moi : je bave tel un chat avec la rage féline, absolument chaque jour, sur les photos de l’endroit où nous partons en vacances.

Je vérifie les températures matin, midi, soir et parfois deux fois la nuit, et je hennis comme un cheval en voyant un petit 28 affiché au thermostat, crinière gonflée par cette chienne de pluie.

Et, évidemment, tu l’auras deviné, je compte les dodos, comme les tous petits.

Dans ces instants là, on aime à se sentir à nouveau un enfant, les soucis nous paraissent tout à coup moindres, au diable la déclaration des impôts et le coup de fil de la banquière hystérique.

Bientôt, nous allons retrouver le soleil !

Il reste donc 31 longs et interminables dodos, 31 réveils en mode hyène, 31 trajets de métro à haïr ceux qui boycottent le déodorant, au moins 15 « tu me donnes ton 06 Mademoiselle » (à l’approche de l’été, l’homme désespère au point d’appeler une Madame Mademoiselle).

Il y a un an de cela, à quelques jours près, j’avais écrit ce billet A un mois du bikini.

Parce que naturellement, été est pour beaucoup d’entre nous synonyme de plage.

Plage va de pair avec maillot de bain.

Maillot de bain est égal à corps exposé au regard des autres.

On la résout cette équation ?

Dans le mille : c’est le début du cauchemar pour grand nombre de petites âmes sensibles.

Vous en conviendrez, c’est le même scénario chaque année: les magazines nous bombardent de régimes miraculeux, de nouveaux produits minceur promettent de réduire à néant notre porte-monnaie, bikinis, trikinis et autres bouts de tissu rikikis envahissent tous les espaces publicitaires.

Nous voilà hésitants devant la part de carrot cake, réticents face au carré de chocolat censé sauver notre journée, fuyant toute invitation aux apéros qui se composeraient d’autres aliments que des bâtonnets de céleri, de citron et d’eau plate.

Quelle dictature, ne pensez-vous pas?

Mais qui a envie de ressembler à Adriana Lima dans la pub Calzedonia?

Pas moi?!!!!

Bah si moi! Mais il faudrait tout refaire et je n’ai pas envie de passer mes 10 prochaines années sur le billard, je n’aime même pas ça d’abord le billard, je préfère le baby- foot.

Dans 31 dodos, moi, qui me sens la grasse grâce d’un cachalot et d’un zèbre réunis, je vais faire semblant de me prendre au moins pour Ariel, la petite sirène (pas Dombasle, hein).

Le cachalot c’est pour les petites rondeurs ici et là mais surtout pour la façon de me déplacer sur le sable, tout doucement, en observant avec une vision 360 degrés, qui pourrait être en train de m’observer, moi.

Le regard des autres m’a longtemps traumatisée, rendu chaque virée on the beach très douloureuse.

Il faut que tu saches que j’attendais toujours que toutes les personnes soient endormies autour de moi pour oser me lever et aller me baigner.

Et là encore, je marchais dos à l’eau ( les enfants m’ont maudite et m’ont jeté leur râteau à la figure de nombreuses fois car j’ai détruit beaucoup de forteresses en marche arrière…ah, les femmes au volant).

Longtemps j’ai envisagé n’aller à la plage que la nuit.

Je n’enlevais jamais mon t-shirt, un paréo géant entourait mon popotin et les hanches de femme dessinées au pinceau gros-œuvre.

Mon bronzage était donc très inégal, d’où les zébrures.

Aujourd’hui, c’est plutôt mes vergetures de grossesses qui me donnent ce petit côté animal… Grrrr…. Mouais.

Mais laissez-moi vous dire que, peut-être pour la première fois de ma longue vie, je n’ai pas cédé à la dictature, je suis en monde anarchie totale et Bon Diou que ça fait du bien!

Je mange ce qu’il me plait (pas que en mai), brunchs et dîners sont les bienvenus, j’ai redécouvert le goût du martini et des blinis .

Attention les amis, je ne me laisse pas aller pour autant.

J’essaie d’aller au sport tous les jours et fais au moins 3 séances de cardio par semaine, j’entretiens la mécanique !

Je ne maigris pas mais je me sens bien, ehehe, c’est foufou que je puisse dire ça.

Mon corps est plus ferme (c’est pas moi qui le dit, c’est l’homme dans mon lit).

Je continue donc à avoir une vie sociale sans passer pour la régimeuse pénible de service, je peux manger à table avec tout le monde, céder à l’appel du fraisier sans m’infliger une séance de fouet.

C’est un long chemin pour moi, ceux qui me connaissent bien, savent ô combien mon image a été ma meilleure ennemie, des décennies durant.

Je ne suis pas la seule responsable de ce changement.

Le regard bienveillant et gourmand de l’amoureux y sont bien sûr pour beaucoup.

Se sentir désirée et aimée, entendre tous les jours qu’il me trouve belle (même le matin au réveil mais avec la bouche fermée), se nourrir de ses compliments quotidiens a été la meilleure des thérapies et ne m’a pas coûté une livre (on trouve un arrangement en nature).

Le regard de sa moitié est donc fondamental pour notre auto-estime, je ne vous apprendrai rien et je peux d’autant plus vous le dire pour avoir connu le juste contraire auparavant.

Alors, petite poignée d’amour ou pas au centre, vue dégagée sur ma poitrine plus au nord, fesses très apparentes vers le sud, je m’en fous, je suis fière de ne pas avoir cédé aux diktats de la société et de pouvoir vivre comme je le veux, comme je le suis vraiment.

Cet été, la petite sirène ce sera moi, et peut-être toi et vous, si vous le voulez bien, non?

Vous savez pourquoi ?

Parce que moi, les diktats, maintenant…

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Bonne soirée à tous !

                                                                                                                 , Petite Sirène

 

Une question de temps

Nous avons tous l’air de dire que nous en manquons cruellement.

Nous vivons dans l’ère de l’overbooking, du débordement, de la course contre la montre, de la recherche des minutes volées par un escroc dont nous ignorons tout ou presque.

Nous aimons presque à dire que nous n’avons pas le temps d’aller faire pipi ou de déjeuner, cela nous donne un genre, on se rêve une personnalité très importante qui passe sa vie dans les avions, alors qu’en fait c’est derrière un clavier que nous nous cachons et nous perdons trop souvent.

Le rêve.

Oubliez les gars, nous ne sommes pas tous des Barack.

Temps, où voles-tu ?

Nous sommes pourtant nombreux à débuter notre journée  en  jetant un œil furtif mais aguerri à nos comptes Instagram, Facebook, ou autre réseau de désocialisation.

Nous envions parfois, jalousons, likons, admirons, détestons souvent.

Et ceci plusieurs fois dans la journée.

Entre-temps, avez-vous dit « Je t’aime » à votre amoureux, à ceux qui vous sont chers ?

Avez-vous pris de leurs nouvelles ?

Moi non plus.

L’actualité d’inconnus ou de vagues connaissances vient grignoter un peu de ce bien si précieux, qu’est le temps.

« T’as vu que Cyril Lignac était avec Sophie Marceau ? ».

Le ping de nos mails sur le téléphone qui nous rappelle sans cesse à lui, comme si nous attendions un message de la Française des Jeux ou de Bill Gates.

Vous n’avez toujours pas eu le temps de dire « Je t’aime » à votre amoureux, encore moins de lui passer un coup de fil, n’est-ce pas ?

Les appels de clients qui viennent envahir le moment du dîner et interrompre parfois le seul instant de partage dont nous devrions  enfin pouvoir profiter.

« Je n’ai pas le choix, c’est un client très important ».

A côté de cela, nous délaissons souvent nos proches, nos amis, notre famille.

De l’importance de ce qui est important, on en parle?

Je suis la première à dire que je ne les vois pas autant que je le souhaiterai, j’en conviens parfaitement.

Nous sommes devenus des esclaves des temps modernes.

Notre job, par exemple, occupe une place si importante que j’ai parfois l’impression que nous sommes tous des chercheurs à l’Institut des maladies incurables et que nous allons sauver le monde.

Nos clients nous tiennent par les roubignolles, nos supérieurs nous tyrannisent, nous asservissent et nous transforment en petits chihuahuas détestables.

Mais est-ce que cela va vraiment changer le cours de la bourse le fait de boucler ce dossier ce soir ou répondre à ce mail envoyé à 21 :24 ?

Source Pinterest
Source Pinterest

C’est une spirale infernale car nous vivons sans cesse dans la peur.

La peur de perdre notre emploi, ne plus rembourser son crédit, de se retrouver à la rue, de ne plus pouvoir subvenir à nos besoins et à ceux de nos enfants.

La peur de ne plus avoir de reconnaissance sociale, statut si important dans la société actuelle.

Alors, nous croquons dans la part du gâteau que nous avions nommée « PERSONNELLE », au départ si grosse, devenue ridiculement infime, au fil des jours, des années.

Avez-vous déjà essayé de faire un cercle et d’y dessiner les parts, équivalentes au temps que vous consacrez à vos amis, à votre famille, à vos enfants, à votre travail, à vous, à vos loisirs ?

Vous serez surpris et pourtant vous n’apprendrez rien que vous ne sachiez déjà et surtout, ô surtout, vous n’en ferez rien.

Vous passerez une nouvelle fois votre chemin, oeillères bien en place, petite queue remuante, prêts à jouer incessamment votre rôle de mouton.

Je suis moi-même un mouton, je le fais très bien d’ailleurs, surtout quand je ne fais pas de brushing.

Quand ce foutu temps qui manque et ces priorités qui n’en sont pas mais que nous avons jugées l’être, viennent nous éloigner des êtres chers, je me remets vraiment en question.

C’est actuellement le cas dans notre vie et ça me grignote de l’intérieur l’ami (je n’ai pas maigri pour autant).

Avoir un être cher malade, un être qui n’est peut-être plus si longtemps que cela avec nous et ne pas pouvoir prendre le temps de lui rendre visite, le réconforter, le soulager de ses maux avec les vôtres, de mots, ça me donne envie de me bouffer les tripes.

Offrir notre temps à notre famille au détriment de choses plus futiles de la vie, ce n’est peut-être pas si con que ça, si ?

Je murmure que nous devons changer nos priorités, alors que j’ai envie de le crier.

Je chuchote que je ne trouve pas ça normal, alors que je me meurs de le taguer sur les murs.

Des fleurs sur la pierre ou sur le marbre, les larmes, les remords, ne remplaceront jamais le temps que vous n’avez pas eu pour les vôtres.

Avant qu’il ne soit trop tard, je souhaiterai revoir mes priorités, cela n’engage que moi, bien sûr.

Ce n’est pas une résolution tardive de 2016, c’est un besoin vital.

Bonne fin de semaine les z’amis.

De l’importance d’avoir une idole (même si on n’a plus 14 ans)

Bonjour, Bonjour !

Quelques jours après ma rencontre avec Garance dont je ne me suis pas encore tout à fait remise, tout en essayant de continuer ma vie, rentrer mon ventre, essayer de me coiffer une fois par semaine (penser à me mettre un rappel dans Outlook) et avoir autant de classe qu’elle, perchée sur mes nouvelles superstar roses des escarpins noirs, je reviens vous parler de l’importance d’avoir une idole.

J’envisage presque de me couper les cheveux courts, comme elle, voyez-vous.

Je vous asticote, bien entendu, les cheveux courts avec ma tête de fouine, ce serait le début des emmerdes.

Rêver ce n’est pas fait que pour les princesses, mais je ne vous apprends rien, n’est-ce pas ?

Rêver ce n’est pas qu’aspirer à avoir une propriété à Miami, le petit sac matelassé Chanel, un(e)partenaire  beau (belle), riche et Dieu (Déesse) du sexe (pas forcément dans cet ordre-là, hein).

J’ai été un peu surprise, voire stupéfaite par la réaction de certaines personnes quand je  leur ai  raconté que j’avais pu approcher la Papesse internationale du style.

Oui parce que de l’épicier du G20 à ma gardienne, j’en ai parlé à tout le monde, bien que j’ai senti de façon plus ou moins prononcée que le salon de l’agriculture était pour eux un sujet plus intéressant et que j’étais perçue comme une groupie écervelée et superficielle.

On s’en fout n’est-ce pas ? Oui, à 38 ans, on s’en fout  encore plus, âge et poids étant mes plus grands alliés du jemenfoutisme intergalactique!

La réaction la plus entendue :

« Qu’est-ce que ça t’apporte de voir 5 minutes dans ta vie une star qui se fout de toi et qui n’a rien à t’offrir ? »

La deuxième qui a été, je pense, celle qui m’a le plus secoué le popotin (note qu’il est de plus en plus ferme après mes séances de squats quotidiennes, donc il remue mais ne l’imagine pas non plus faire des vagues, c’est important de le préciser) :

« Tu lui as parlé de ton blog alors, qu’est-ce qu’elle a dit ? »

Non mais les terriens, habitants de cette planète, people around the world, Justin, Freros de La Vega,Kim et compagnie, what do you mean ?

Il est vrai que pendant que j’attendais sagement dans la file de filles bien rangée (la file, pas les filles), j’entendais ces rêveuses parler de leurs projets à Garance, lui demander des conseils, lui parler d’une possible collaboration.

Et j’ai trouvé cela très bien, il faut avoir de l’audace pour aller au bout de ses rêves, transformer ses envies vaporeuses en projets en béton, se bouger le popotin quoi (on revient toujours au popotin).

Garance se montrait d’ailleurs très à l’écoute.

Et puis détrompez-vous, elle m’offre tellement!

Quand mon tour est arrivé, je me suis assise, rouge écarlate, trop serrée dans ma jupe en cuir, le string dans les fesses (penser à arrêter d’acheter la taille S, ça ne fait pas maigrir)- ne pas le mettre dans outlook-calendrier partagé.

Et je lui ai simplement dit que j’étais venue pour lui dire merci.

J’ai pu lire dans son regard la recherche d’éventuelles traces de cannabis ou de vodka-pomme dans mon comportement.

Absolument pas.

J’étais venue lui dire merci pour son livre qui est un hymne absolu à la femme, à la vie, gai, drôle, réaliste, plein d’amour et de conseils.

Je l’ai remerciée pour tous ses billets, ses histoires de vie, sa sincérité, sa joie de vivre.

Je lui ai dit que j’étais amoureuse de son histoire d’amour avec Chris.

Je lui ai dit que j’étais reconnaissante qu’elle  partage avec nous ses tranches de vie, ses défaites mais surtout ses plus grandes victoires et cet incroyable destin.

Parce que cela fait du bien.

Parce que cela donne de l’espoir.

Parce que cela fait rêver.

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Je ne rêve en aucun cas de devenir Garance Doré.

Parce que je ne suis pas elle.

Il ne faut pas se couvrir le minois, ce parcours n’est pas donné à tout le monde.

Elle a un talent gigantesque, DES  talents qui font d’elle l’immense personne qu’elle est.

Elle raconte et chronique comme personne, elle est une journaliste incroyable, ses notes sont inspirantes, et de surcroît elle est tombée dans la marmite de la mode quand elle était petite car elle est la définition de STYLE.

Bon ok, j’ai voulu lui crier MAIS comment tu fais pour être en plus trop belle, c’est pô juste d’avoir TOUT.

Est-ce mal d’avoir de l’admiration pour quelqu’un qui est un bel exemple de réussite ?

Evidemment que je ne lui ai pas parlé de mon blog . Pour quoi faire ?

Mon petit bébé de blog, ma petite pharmacie de quartier, mon journal intime, mon bricolage personnel, ma bouillabaisse, mon potager mal arrosé, mon DIY.

Qu’est-ce que vous voulez qu’elle en ait à cirer ?

Ce n’est pas pour cela que j’ai été la voir.

Je voulais juste rencontrer une sorte d’idole, voilà, tout simplement.

On a le droit d’avoir des idoles un peu après 14 ans, il me semble.

Evidemment, moi aussi j’ai des rêves, et j’ai envie d’y croire.

Et elle fait partie des personnes qui me donnent envie, d’y croire, qui me permet d’affirmer que tout peut arriver.

Son exemple pourra m’aider à persévérer dans ce que j’ai envie de faire, à ne pas baisser les bras, à me jeter à l’eau tôt ou tard, c’est certain.

Mais elle ne le fera pas à ma place, c’est bien moi qui doit croire en moi avant tout, et personne d’autre.

Voilà les amis, 964 mots pour vous dire juste que je suis une groupie, que j’ai un rêve et que certaines personnes sont capables de  nous insuffler cette folie délirante qui vous propulse dans les étoiles et que je trouve cela bien, et même, important.

Et se remuer le popotin aussi c’est important (je vous avais dit, on y revient toujours).

Vous n’avez pas d’idole, vous?

Je vous bise, quand même.

A très vite,

                                                                                                                                                             , GROUPIE