Une merveilleuse histoire du temps, c’est aussi l’histoire d’une femme merveilleuse.

Le film « Une merveilleuse histoire du temps » est sorti en France en  janvier 2015.

J’avais lu ici et ailleurs diverses critiques, très positives dans leur majorité, la plupart soulignant la prestation magistrale de l’acteur Eddie Redmayne dont on disait qu’il incarnait le grand Stephen Hawking plus qu’à la perfection, c’est dire….

Oui, parce que c’est bien de Stephen Hawking dont on parle dans ce film.

Il s’agirait en fait de l’adaptation des mémoires « Travelling to Infinity: My Life with Stephen » écrites en 2008 par la première femme de Hawking, Jane Wilde.

Ce célèbre physicien et cosmologiste donc, un des plus brillants de tout les temps dit-on.

La physique et moi, faisant deux (mais où sont le glamour, les chaussures et les paillettes là-dedans, dites-le moi), je ne me suis donc jamais passionnée plus que ça ni par le personnage, ni par son histoire.

Je savais qui il était, qu’il était notamment l’auteur de l’oeuvre culte « Une brève histoire du temps », point barre à la ligne, affaire classée sans suite (tous les férus de science s’insurgent en ce moment même contre moi, je sais, je sais).

Impressionante ressemblance entre le véritable Stephen Hawking et l'acteur Eddie Redmayne
Impressionnante ressemblance entre le véritable Stephen Hawking et l’acteur Eddie Redmayne

Quand l’autre jour,alors que nous préparions une soirée charentaises et anti-sexe dans notre nouveau sweet home (enfin pas encore so sweet car encore en travaux) et essayions de choisir un film en VOD avec mon amoureux, je vois qu’il bat un peu des cils comme Betty Boop quand  la télécommande s’arrête sur l’affiche « Une merveilleuse histoire du temps ».

Étant consciente que je suis très souvent privilégiée par mon choix de films à l’eau de rose, je reconnais avec une bonne foi exemplaire (vous noterez) que l’amoureux dispose d’un crédit de 10 ans au moins sur le droit à choisir des films.

C’est parti ! Je suis en plus très surprise d’entendre de la bouche de mon amoureux, pleine de chocolat (toujours, quand on prend un film en VOD), que Stephen Hawking était son idole quand il était jeune.

Bon, elle le commence quand son billet ?

J’arrive, on y vient ( je prends juste un carré de chocolat,le dernier de la plaquette, celui que tu laisses pour te donner bonne conscience, tu vois?).

Bon ok, j’arrête (vous n’êtes pas patients, franchement).

Je m’attendais à de la rhétorique méta-physique sur l’univers, rien de super enivrant, donc.

Je suis pourtant captivée dès les premières minutes par ce charismatique et non moins étrange personnage que, très tôt, Stephen semble être.

Je ne vais pas vous raconter l’histoire du film, le message que je souhaite vous faire passer est tout autre.

Intelligence rare et supérieure, on peut le dire, Stephen initie une relation amoureuse avec la candide mais déterminée Jane qui s’intéresse à cette sorte d’extra-terrestre, bien que tout les éloigne en théorie.

Lui, athée et scientifique, elle, anglicane très croyante et pratiquante (un peu sainte nitouche au premier abord), étudiante en littérature médiévale.

Mais la magie opère et fait même quelques étincelles, si je puis me permettre.

Alors qu’il est donc à l’aube de sa jeunesse et que ses  découvertes scientifiques ne sont encore que des gouttes de rosée, on lui diagnostique une dystrophie neuromusculaire, attribuée à une sclérose latérale amyotrophique, plus connue chez nous sous le nom de la Maladie de Charcot.

Le verdict tombe : il lui reste,dans le meilleur des cas, 2 ans à vivre.

Les larmes me montent immédiatement aux yeux, creusant même un petit sillage sur mon fond de teint (et oui, un mois à Paris, zéro trace de bronzage).

L’amoureux sort le mouchoir : « tiens, je crois que tu vas en avoir besoin ».

Oui, impossible de ne pas se rappeler du livre « Deux petits pas sur le sable mouillé », d’Anne-Dauphine Julliand et de la petite Thaïs, à qui l’on diagnostique une maladie  génétique orpheline à l’âge de 2 ans.

Le monde s’écroule pour ce génie en puissance, lui, qui pense avoir tant à offrir à son monde, à notre monde.

Instinctivement, il rejette Jane quand elle vient le trouver.

Elle prendra connaissance de ce terrible sort que la vie a décidé de leur jouer, par le biais d’un camarade de promo de Stephen.

Plus déterminée que jamais, elle lui tient tête et prend avec lui un pari fou, au risque de passer pour une poulette sans cerveau (c’est bien connu ) : vivre ces deux années à fond, comme si la fin du monde était  annoncée pour demain, profiter de chaque instant tant que la vie le permet, tel sera leur combat.

Elle l’aime ! Et dans cet amour elle puisera pour faire face à toutes les épreuves qu’elle s’engage à affronter à ses côtés, devant Dieu.

Epoustouflante ressemblance, encore une fois

Un premier enfant naît de cette union.

La maladie montre trop rapidement ses signes ravageurs : les mouvements deviennent de plus en plus lourds pour Stephen, la parole se fait la belle… le quotidien devient très difficile, mais malgré tout cela, Stephen devient brillamment docteur en cosmologie.

Jane, elle, met sa carrière entre parenthèses .

Rien n’est plus important pour elle que de vivre cet amour unique, avec cet homme hors du commun.

Je rappelle qu’il s’agit d’une histoire réelle et non d’une romance adoubée de romantisme et scènes larmoyantes.

La maladie est bien là, s’aggravant de jour en jour et Jane est là, elle aussi, forte et fragile à la fois, mais faisant face à maintes contraintes qu’elle renverse du mieux qu’elle le peut.

Jane, et bien, en attendant, elle s’oublie.

Les 2 ans de vie se transforment en plusieurs années , 2 autres enfants vont voir le jour, fruits de leur amour improbable, laissant plus d’une personne estomaquée.

Ils ne pensaient pas qu’il allait vivre si longtemps…

Nous observons au fil des jours et des années, cette femme courageuse et parfois à bout de force qui n’a qu’un objectif : tenir la promesse faite à Stephen, être toujours à ses côtés.

La maladie dégénérative est pourtant douloureusement supportable, plus dure à chaque réveil, à chaque coucher.

Nous imaginons ce que Stephen a du endurer, voyant toutes ses fonctions motrices foutre le camp alors que son cerveau, lui, était en ébullition permanente.

Il est petit à petit devenu dépendant comme un  bébé que l’on habille, à qui l’on fait sa toilette, à qui l’on donne à manger, comme cela doit être dégradant.

Ironique, non, pour quelqu’un qui fait sa thèse de doctorat sur le temps?

Il régresse dans ce temps…

Jane Wilde et l'actrice Felicity Jones qui incarne son rôle dans le biopic
Jane Wilde et l’actrice Felicity Jones qui incarne son rôle dans le biopic

Mais le rôle de son épouse, on en parle ?

Cette femme qui malgré les avis défaitistes de tous, ces mêmes tous  qui l’avaient prise pour une folle lorsqu’elle avait crié corps et âme qu’elle resterait à ses côtés quoi qu’il arrive.

Pour lui, elle s’est battue, elle a couru, elle a donné la vie, a beaucoup pleuré, travaillé, transpiré.

Elle l’a aimé, choyé, nourri, admiré, supporté, porté et tant d’autres verbes encore…

Elle l’a aimé même s’il s’était transformé en légume dans son fauteuil roulant et n’avait même plus l’usage de la parole.

Elle n’a pas baissé les bras.

Que de force faut-il avoir pour affronter tous les jours ce quotidien parsemé d’embûches.

Que de courage faut-il faire preuve pour s’engager dans un combat sans fin au nom de l’amour et de la foi.

Trouverions-nous tous normal de sacrifier son propre moi pour l’autre ?

Serions-nous capables de le faire ?

Où s’arrêtent nos devoirs et nos obligations dans une situation pareille ?

Doit-on renoncer à sa propre vie pour l’autre?

Je me suis posée toutes ces questions après le film ( c’est sûr, on ne se pose pas le même genre de questions après avoir visionné 50 Nuances de Grey).

Pour ma part, je pense que le cœur parlerait plus fort que le reste, mais je ne peux l’affirmer avec véhémence car je n’ai jamais vécu une telle tragédie.

Je souhaitais rendre hommage à cette honorable et grande femme, qui était celle du grand et renommé Stephen Hawking.

Sans elle, il ne serait jamais devenu l’homme qu’il est aujourd’hui.

Oui, car il est toujours vivant…on ne lui donnait pourtant que deux ans de vie.

Peut-être n’aurait il pas eu la force de continuer à vivre s’il n’avait pas puisé l’espoir et l’énergie dans les magnifiques yeux azurs de Jane.

Jane et Stephen sont restés mariés 26 ans.

Pour le reste, je vous invite à regarder ce formidable film et la stupéfiante interprétation de l’acteur Eddie Redmayne.

Ce film est à mon sens, un magnifique hymne à la vie, une ode à l’amour.

Oui, vous allez pleurer, sourire et même rire, être boulversés, révoltés, mais vous allez surtout surtout ressentir cette admiration, avec un grand A, ce respect, je vous le souhaite en tous cas.

Je vous souhaite à tous un bon week-end!

Pour ma part, je pars me perdre dans les vignes alsaciennes!

6 réflexions sur “Une merveilleuse histoire du temps, c’est aussi l’histoire d’une femme merveilleuse.

  1. Ce film est l’un de mes films de cette année. Je l’ai regardé en version originale car comme pour « The King’s speech » et le bégaiement incroyable de Colin Firth, je voulais ressentir à fond ce que Stephen Hawkings (un des hommes que j’admire depuis longtemps) vit au jour le jour. Eddie Redmayne est incroyable de justesse et m’a arraché quelques larmes. Jane aussi m’a touchée et profondément. Leur amour a duré très longtemps et petit à petit, ils se sont séparés mais en restant liés comme amis, des amis sincères. Jonathan aussi m’a touchée à sa façon car le film ne montre pas juste le premier amour de Stephen Hawkings, il montre aussi le fait que l’on peut aimer deux hommes mais que cela est difficile. (Je pense au roman « Maybe Someday » de Colleen Hoover qui traite aussi joliment de ce sujet) Car Jane ne peut faire de choix sans blesser l’un ou l’autre. Ca aussi ça me touche. Mais oui, ce film est une petite pépite à mes yeux qu’il ne faut en aucun cas rater.

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  2. Un véritable bijou ce film, tout est parfait ! Au moment d’écrire mon article à ce sujet, j’en étais encore tellement bouleversée que ça a été très difficile de trouver mes mots pour le décrire. Et la bande-son est sublime ♥

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  3. J’ai également beaucoup aimé ce film ! J’avais peur de voir un énième biopic chiant et larmoyant. Mais finalement le film est mieux que prévu, je trouve que les thèmes autour de l’amour, la vie, la vie de couple et plus généralement sur le temps sont bien traités et le réalisateur n’est pas toujours tendre avec les personnages et tant mieux. Le film est certes classique pourtant la mise en scène est vraiment bonne, et même inspirée, plus qu’elle en a l’air. Et puis Eddie Redmayne est si incroyable, il est Stephen Hawking ! J’avais peur qu’on tombe dans l’imitation mais au-delà de la ressemblance physique, sa performance est réellement émouvante, il est si expressif ! Son Oscar est pour moi totalement justifié. Et j’ai également beaucoup aimé l’interprétation de Felicity Jones qui, finalement, a un rôle pas facile même si cela ne se voit pas forcément au premier abord.

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  4. Magnifique film ,magnifiqueS interpretationS évidemment ..J’étais en admiration avant le jeu de l’acteur .
    Je suis plus modérée que vous quant à l’abnégation de Jane pour son mari .Je m’explique : il ne faut pas occulter qu’elle a un amant ( formidable ) ce qui l’aide à tenir le coup .Et avec lequel elle est souriante ,enjouée ,vivante quoi .Aors qu’elle porte sa croix en permanence quand elle est en présence de son ( brilllant ,mais handicapé ) mari .Visage de l’actrice fermé ( le rôle ) .
    C’est ma fille de16 ans qui me l’a fait remarqué !
    Il est vrai que lui aussi trompe son épouse ..
    Tout ceci n’enlève rien au film ,au personnage .La vie d’ Hawking m’ont fascinée ,vie qui lui annoncée comme très courte .
    Nadine .

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