Sea, Sex & Sun ? (ou les grandes vacances avec des enfants)

Tu crois que c'est ça?

L’été approche (je n’y crois pas une seconde si je regarde par la fenêtre, emmitouflée dans mes charentaises), bientôt le Sea Sex & Sun time!
Ah, cet adage que l’on criait sans vergogne à l’approche de l’été quand on avait 17 ans!

Est-il toujours d’actualité, 2 décennies plus tard, 3 enfants en prime?
Comme tu le sais, je compte les dodos pour renouer d’intimes et sexys liens avec le soleil.
Dans 20 dodos, je serai normalement en communion absolue avec l’astre suprême et la mer méditerranée…pour le reste, ce n’est pas si simple.

Partir en vacances avec des enfants, c’est évidemment du bonheur (pendant 1 jour et demi).

Tu as enfin du temps à leur consacrer, tu ne les presses pas au petit-déjeuner, tu tolères même un certain laisser-aller.

Partir en vacances avec des enfants, c’est aussi s’oublier un peu en tant que couple, ne nous mentons pas.
Pourtant, vacances à la plage riment avec farniente, lâcher prise et décontraction, n’est-ce pas ?
Ta peau est dorée, tes gambettes douces et épilées après des mois d’hiver en jachère, tu sens le monoï, tes épaules sont dénudées et tu es finement prête à te faire secouer la cafetière !

Sauf que les enfants, en vacances ou pas, ils ont toujours besoin que l’on s’occupe d’eux, ces assistés, dingue, vraiment dingue.

Ils n’ont toujours pas compris que toi aussi tu es en vacances, et que tu aimerais bien ne rien faire de tes journées, par exemple.

Seuls au monde

Trou 2

Incapables de mettre leur maillot à tremper, d’aller à la douche avant 25 rappels et menaces de mort, de se tenir correctement au restaurant, de ne pas jeter un sceau de sable sur ta serviette alors que tu viens de t’allonger, cheveux mouillés, bouche en cul de poule, telle une sirène botoxée.

Tu te ballades, où que tu ailles, avec un garde manger mobile car un enfant, ça a toujours faim ou soif et surtout, un enfant, ça ne sait pas attendre.

Pelles, râteaux, ballons, bouées et autres jouets de plage deviennent les outils indispensables à ta survie…ou pas, quand tu es sacré champion de monde de constructeur de châteaux de sable, à l’insu de ton plein gré.

Alors que tu te délectes de ton livre et que tu arrives au moment où Christian enlève la culotte d’Anastasia la farouche, tu entends un de tes enfants (bien que tu fasses semblant de ne pas le connaître) hurler parce qu’un autre enfant que tu feins ignorer également, vient de lui faire manger une délicieuse pizza…en sable.

Désormais ensemble 24 heures par jour, les enfants tissent d’incroyables liens de complicité mais ont aussi beaucoup plus l’occasion de se chamailler allègrement.

Et au bout de 3 minutes de cris, tous les regards posés sur tes bourrelets, tu es obligé d’intervenir et de planter ton cornetto dans le sable, pour ne plus jamais le retrouver.

Tu deviens aussi agent de sécurité pendant les vacances, sache-le.

Derrière tes lunettes noires, tu rêves de piquer du nez, de Louboutins et de paillettes mais tu n’as jamais le temps d’écrire la première ligne de ton fantasme car tu surveilles en permanence ton enfant, ta plus grande peur étant la noyade de la progéniture.

Tout ceci est un peu hypocrite car secrètement, tu lui plongerais bien la tête sous l’eau pendant une heure ou deux, histoire d’avoir la paix ou d’envisager une sieste crapuleuse.

Promenade 2

La grasse matinée est une équation qui n’est toujours pas résolue chez tes marmots.

Tu les couches pourtant plus tard, les croyant épuisés et prêts à dormir 3 jours durant.

Que nenni, d’épuisé il n’y a que toi et tu finis par t’endormir en leur racontant une histoire.

Voilà, tu as passé ta journée à t’occuper d’eux et maintenant, 00 :17 affichés sur ton téléphone, 3 photos postées sur Instagram, tu regardes ta moitié et en même temps vous prononcez honteusement ces 3 mots :

« Je suis mort(e) ».

Les vacances censées être une parenthèse à la routine du reste de l’année peuvent donc mettre un couple à dure épreuve si les enfants prennent les commandes, ce qu’ils ont tendance à faire avec beaucoup d’aplomb.

Il est important de leur faire comprendre que ces vacances sont aussi et surtout les vôtres et que vous avez besoin de repos et d’intimité (mais ne les noyez pas).

N’hésitez pas à leur donner la chance d’être plus autonomes, en les responsabilisant, cela vous permettra de souffler un peu.

L’année dernière, il nous est par exemple arrivé, au restaurant, de faire table séparée.

Nous avions envie de nous retrouver en tête à tête et de ne pas passer le dîner à crier, pour une fois.

Aussi, nous avions demandé au grand de s’occuper des deux petits.

Je vous rassure, leur table était à côté de la nôtre, ils ont trouvé ça très drôle et nous avons payé leur addition !

Mais à aucun moment nous sommes intervenus et nous avons pu avoir une conversation longue de plus de trois mots sans interruption, admirer nos bronzages respectifs et nous dire que nous étions bien, là <3.

Dans notre situation de famille recomposée, les moments où nous pouvons être tous les 5 aussi longtemps sont finalement trop rares.

Nous nous efforçons par conséquent de partager le plus de moments ensemble, alors oui, parfois nous nous oublions un peu tous les deux, mais nous en avons conscience et savons pourquoi nous le faisons.

Enfants heureux

C’est pourquoi, dès que nous le pouvons, et, que notre austère banquière nous l’autorise, nous nous accordons de courts moments rien que tous les deux et revisitons pleinement l’adage de nos 17 ans, histoire de rattraper ces instants dérobés !

« Sea, Sex & Sun »

Bonne fin de week-end à tous!

Maman au BDR

Au BDR est une expression que nous utilisons avec une copine du bureau quand nous avons les roubignoles qui nous remontent au niveau du cou.

« T’es au bout du rouleau?
« Ouais, je vais faire un meurtre »
« Moi aussi, viens, on se serre les coudes »

Et nous voilà réparties pour supporter gaiement Mr misogyne, Madame je sais tout, Miss je pète plus haut que mon cul, Monsieur qui s’adresse uniquement à mes seins quand il me parle.
Ça c’est au bureau.
A la maison, je suis la plupart du temps au BDR en ce moment.
L’ado sévit encore, plus que jamais.
Cela faisait longtemps que je ne vous parlais pas de lui alors vous vous disiez, ça y est, ils se font des snapchats en sous-vêtements ensemble, ils mangent McDo devant Pretty Little Liars et cultivent le no douche en famille.
Que nenni mes amis.
On m’avait prévenue que ce n’était que le début.
D’accord, d’accord (prendre l’accent de Francis Cabrel).
Mais on ne m’a pas vraiment dit sciemment quand intervenait la date de fin de l’adolescence.

Alors je me méfie, je me dis qu’il n’y en a peut-être pas.

Si c’est vraiment un contrat à durée indéterminée, je ne suis pas sûre de pouvoir l’honorer jusqu’à la fin.

Voyez-vous, j’envisage même une rupture conventionnelle, parce que vraiment, là, à l’instant présent où je vous me confie à vous, je suis au BDR.

Il n’y a pas un seul jour où un incident, non des moindres se produise.

D’abord, sachez, que tout dialogue est impossible avec l’ado.

Ne vous attendez pas à ce qu’il aille plus loin que le hochement de tête, le oui, enfin non, c’est plutôt le NON son mot de prédilection…ou plutôt un grognement préhistorique.

Dans la catégorie préhistoire, nous pouvons classer également son hygiène et son savoir-vivre.

Toute tentative de creuser un peu un sujet se solde en échec, en crise de larmes, en provocation.

L’ado finit par me clamer en vibrato qu’il me déteste.

Je serai donc la pire maman du monde.

Croyez-moi, j’ai le sens de l’humour, suis souvent taxée de rigolote, mais là, à moins que ce soit du 27èmedegré, ça ne me fait pas rire.

DU TOUT.

Je peux même vous confesser que ça fait mal, surtout après tout ce que j’essaie de faire pour que cela se passe bien.

Rien n’est jamais suffisant.

Tous les sujets sont une excellente thèse de conflit, voire de doctorat.

Les repas sont infectes, il n’a pas assez de baskets de marque, son iPhone, son manque de travail au collège, son trop grand intérêt pour des séries décérébrées, son manque d’intérêt en général pour quoi que ce soit, son arrogance et son insolence légendaires.

Ce sont des traits de comportement que l’on retrouve chez la plupart des adolescents de nos jours paraît-il.

Ce n’est pas pour cela que le quotidien est plus facile à vivre, en discutant avec les autres parents, on se dit  » ça me rassure » mais en fait ça ne rassure fichtrement personne.

DSCF7183

Parfois j’aimerai avoir de nouveau un bébé pour retrouver cette innocence et cet amour à toute épreuve, ce parfum de douceurs.

Recevoir des câlins et des  » Maman je t’aime » gratuits, sans que ce soit en échange d’une compensation consumériste.

J’aimerai surtout lui faire comprendre que je voudrai qu’il devienne quelqu’un de bien.

Plus que tout je souhaiterais qu’il se trouve, qu’il enfile enfin les bonnes chaussures à ses pieds et qu’il se sente bien dedans.

C’est terrible pour les parents de voir son enfant qui n’a envie de rien, ne semble aimer personne de son entourage alors qu’il vénère la moitié de la planète Instagram.

C’est comme si nous vivions dans deux mondes différents, dans lesquels l’ordre des priorités était totalement inversé.

Je voudrais qu’il devienne quelqu’un de bien, qu’il s’aime tout court.

Selon un psy vu à la télé l’autre jour, c’est normal, le cerveau d’un ado n’est pas tout à fait câblé.

A nous de les aider.

Mais comment faire quand vous essayez de vous connecter et il ne vous capte pas, vous avez beau relancer le routeur, l’adresse IP est incompatible, vous n’obtenez que des messages d’erreur.

Evidemment, il n’est pas bien dans sa peau, c’est une période bouleversante pour eux.

Il évoque dans ses cris de désespoir des mots que je ne peux que taire, trop douloureux de les prononcer pour une mère.

Parce que si l’enfant-adolescent a besoin d’amour qu’il rejette pourtant, une maman n’est pas préparée pour se faire rejetée par son enfant.

Cet enfant qui lui glisse entre les doigts.

Il me confesse que des idées noires le guette parfois, qu’il ne comprend pas le sens de la vie, que de toute façon l’amour n’existe pas.

Le regard vague, triste, assis en tailleurs sur son lit, je le trouve parfois.

Et je me sens démunie, entre cris, larmes et silences, moi essayant de parler, lui faisant tout pour ne pas m’écouter.

Parce que selon lui, je ne peux pas le comprendre.

Alors que moi, je n’ai envie que de l’entendre,

Me murmurer tout bas,

Que oui maman, ne t’inquiète pas, ça va.

Une maman au BDR

De la bienfaisance envers sa famille

A l’approche des fêtes de Noël, nous avons tous pour habitude de nous demander ce que nous faisons, chez qui nous passons le réveillon, ce que nous avons de prévu, si nous avons fait tous nos cadeaux…

Une sorte d’excitation collective qui vient se mélanger aux paillettes, aux lumières scintillantes et à la rassurante odeur de sapin qui parfume nos maisons.

Une chose est sûre de mon côté, c’est que quoi qu’il arrive, je n’envisagerai jamais de passer un seul Noël sans mes proches, c’est à dire mes parents et mon frère (en dehors de l’amoureux et de mes enfants, cela va de soi).

Au delà des différends qui nous ont opposés, des conflits qui nous ont parfois séparés, de ces épreuves nous sommes ressortis renforcés.

C’est pourquoi j’ai du mal à comprendre que l’on puisse passer cette fête (indépendamment de la religion embrassée), loin de ses parents, loin de ses enfants.

29ad94156362f807cb9e8f0d91ca21ca

Pour moi, Noël c’est avant tout les retrouvailles familiales.

Oui, sans aucune équivoque, Noël représente à mes yeux les fous rires entre frères, faire tourner ses parents en bourrique, revoir ces Polaroïds usés par nos regards sur le canapé, un plaid recouvrant les genoux de parfois 4 générations.

Manger à n’en plus pouvoir, jouer à ce jeu de société juste pour faire plaisir, regarder ce vieux film déjà visionné tant de fois.

Oui, regarder pour la 1001 ème fois Love Actually, Sissi, Maman j’ai raté l’avion, les bêtisiers de fin d’année et partager nos éclats de rire et nos émotions.

J’ai cette petite boule au ventre qui me chuchote de ne pas m’en mêler, parce que voilà, cela ne me regarde pas ou peu finalement.

Mais cette petite voix dans ma tête me chantonne également d’essayer de faire quelque chose et je ne peux m’empêcher d’y penser.

C’est mon point de vue très personnel et chaque famille a ses blessures, son histoire, un parcours plus ou moins difficile.

Je trouve que comme pour beaucoup de choses de nos jours, nous avons tendance à faire de moins en moins d’efforts.

La distance, certaines difficultés et autres excuses parfois bancales remplacent trop facilement à mon goût les valeurs familiales.

On ne se déplace plus, on est fatigué, on est débordé, c’est trop compliqué.

J’ai du mal avec tout cela.

Peut être mon raisonnement est-il stupide, ringard ou déplacé.

Mais souvent je pense à moi dans 20 ans et je me dis que je serai profondément blessée de ne pas être assise à table avec mes enfants le soir de Noël.

Pourquoi les aurai-je eus, ces divines créatures, si je ne peux partager avec eux ces moments de magie ?

Voir les yeux qui pétillent, lever ma coupe de champagne, entendre le crépitement du feu dans la cheminée, voir les cadeaux se dénuder de leurs robes dorées.

Nonobstant les difficultés, les divergences ou querelles qui pourront nous habiter,  j’espère bien que nous réussirons toujours à nous réunir pour ces occasions spéciales, bien qu’il ne faille pas, bien entendu, attendre ces moments pour se retrouver.

J’espère bien que les enfants feront l’effort de venir à moi, malgré toutes les barrières que la vie aura peut-être dressées entre nous.

Et si ce n’est pas eux qui le font car parfois les choses ne sont pas si simples d’explications, c’est moi qui irai à eux.

Car je trouve qu’il y a des rendez-vous qu’on se doit de ne pas manquer.

Parce que la vie est bien trop courte pour ne pas bien l’honorer.

Certainement aussi parce qu’un jour nous pourrons le regretter.

Il faut parfois essayer d’oublier, quelques instants.

Pardonner aussi il est important.

Personne n’est parfait, le sommes-nous vraiment ?

Laissons-nous entraîner par cette féerie de Noël et imprégnons-nous de cette légèreté et gaieté qui s’en dégagent.

Ouvrons nos cœurs et ayons un peu de bienfaisance envers notre famille.

A Noël, tout est possible…

A toi, toute nouvelle maman.

Suite à mon billet sur les difficultés rencontrées par l’homme, après l’accouchement de sa tendre moitié, je reviens aujourd’hui pour parler aux femmes, suite aux nombreux messages reçus.

Parce qu’il faut le dire, il n’y a pas que les femmes qui souffrent de la grossesse et des multiples conséquences déjà évoquées ici bien assez souvent.

Après avoir supporté les innombrables variations d’humeur,de poids, les doutes, les peurs aussi, dormir sur la béquille ou se la mettre derrière l’oreille pendant 9 mois, pour reprendre leurs expressions chargées de phéromones, le mâle se retrouve souvent au placard après la naissance d’un minipouce.

Comme si après avoir trouvé le géniteur considéré idéal au moment où la femme avait envie de goûter à la maternité, elle n’avait plus besoin de lui par la suite.

Allez, range tes boules et ta quille, va jouer ailleurs maintenant.

Le rôle de femme, séductrice et maîtresse qu’elle avait endossé avec brio jusqu’au moment où elle ressort la tige plongée dans le flacon rempli de son pipi, posé sur la table de la salle à manger à côté des tartines (et même pas ça te dégoûte alors que quand l’homme laisse une petite goutte sur la lunette des toilettes, tu le fais dormir sur le canapé pendant une semaine), s’envole bien trop souvent dans les WC, en vidant ce même flacon.

Et oui, il faut le dire, Mesdames, bien souvent l’apparition de la croix sur le Clearblue dicte la sentence finale de votre homme.

Vous êtes nombreuses à vous investir dans une campagne de maternité à toute épreuve, en oubliant parfois le jardinier qui a déposé la précieuse petite graine!

Et si c’est bien avec lui que tu as voulu avoir cet enfant, si tu jures, oui tu jures, sur un livre sacré, que c’est lui plus que quiconque ou Orlando Bloom  (coucou Elsa)  qui t’a donné envie de t’envoyer en l’air tous les jours de la semaine sans exception, dans la buanderie, dans le garage, dans l’ascenseur ou dans l’avion (ne mens pas coquine), pourquoi le reléguer en 3ème division à présent ?

Tu l’as pris pour une de tes culottes jetables?

Oui, je sais, tu as énormément souffert pendant la grossesse, l’après ne se compare pas à la descente d’une piste verte et tu ne t’aimes plus.

(Je suis femme et maman, rappelle toi et ce billet n’est pas sponsorisé par la ligue du mâle en chaleur, je t’ai déjà dit, je n’écris pas d’article sponsorisé).

Il te faut du temps pour apprivoiser ton nouveau corps, cette nouvelle vie que tu as offert et qui dépend de toi (mais pas que), les changements du quotidien, et toussa toussa…

Mais il y a temps et TEMPS.

Tu sursautes au moindre cri, te lèves à l’ébauche d’un pleur et tu n’entends plus l’homme qui te dit qu’il t’aime comme un fou, comme un soldat, comme une star de cinéma, qu’il est fier de toi, qu’il essaye de faire son maximum (bien que tu ne t’en rendes pas compte) et surtout qui tente de se défaire de la cape d’invisibilité que tu lui as cousu de tes propres petites mains, toi qui n’aimes même pas la couture.

Tu ne remarques pas le bouquet de fleurs qu’il a voulu te donner car tu n’as pas voulu poser le bébé un instant pour lui permettre de te prendre dans ses bras, alors, désabusé, il l’a couché sur le plan de travail (le bouquet, pas le bébé hein) au milieu des biberons et boîtes de lait qui fleurissent désormais dans la cuisine.

Tu ne frémis plus quand tu entends les clefs tourner dans la serrure, en fait tu ne l’attends même plus en trépignant d’impatience, car ton unique obsession est devenue ton mini-toi, la prolongation de ta chaire, en somme TA chose et pas la VOTRE.

Sur Instagram tu postes des photos de ton bébé avec les hastags #mavie #monamour #maraisondevivre.

Te rappelles-tu pour qui tu les utilisais avant ces # il n’y a pas si longtemps que cela?

Pourquoi est ce que le petit être a remplacé le grand? Les deux ne seraient-ils pas compatibles?

Et bien vois-tu, je crois que bien que si, non j’en suis sûre et certaine et je crois même qu’elle est indispensable à la pérennité du couple, cette compatibilité.

Comment réagirais-tu par exemple, si, pendant des mois, ton homme refusait tout contact physique, et se dégageait de toi comme si tu avais la peste?

Tu es une femme, alors, tu commencerais à t’imaginer des intrigues dignes des feux de l’amour, tu te prendrais pour Nikki, tu penserais certainement qu’il te trompe avec sa secrétaire Samantha, celle-là même qui t’a empêché d’avaler quoi que ce soit au repas de Noël de son entreprise JBL Confections, tellement tu étais subjuguée par son 95D et ses jambes interminables (Adriana quoi).

Il est normal que nous ayons besoin de temps après un accouchement (note que je parle maintenant à la 1ère personne du pluriel).

Mais les transformations, je me répète, ne sont pas délicates que pour nous, gente féminine.

L’homme ne tombe pas enceinte et ne peux donc ressentir toutes les bizarreries de notre corps et encore moins l’accouchement.

D’où son expression de merlan frit quand tu tentes de lui expliquer les brûlures d’estomac et les contractions, ou si tu es courageuse, les hémorroïdes.

Il était le seul et l’unique jusqu’à l’apparition de cette crevette qui semble avoir la jaunisse.

Il cherche sa place en tant que mari,  il répète du mieux qu’il peut son nouveau rôle de parent pour lequel, ceci dit en courant au passage, il n’a pas fait de Master non plus.

Mais il cherche surtout sa place dans ton (votre) lit, désormais occupée par 49 cm et 3200 grammes, dans ton coeur qui ne s’exprime plus que pour l’enfant, dans ta vie qui était la votre.

Il est important que vous puissiez vous retrouver et vous accorder des moments à deux, précieux moments au cours desquels vous ôterez vos casquettes de parents, tous les deux.

Bébé ne t’en voudra pas, tu verras.

N’hésites pas à demander de l’aide si tu n’arrives pas à dégager du temps.

Du temps pour toi, du temps pour vous.

Aimerais-tu rentrer à la maison tous les soirs pendant 9 mois durant et retrouver l’élu de ton coeur et de ta petite culotte, dans son vieux jogging PSG, nuit et jour?

NON.

Comme pour tout, nous devons nous prendre en main et nous donner les moyens de le faire.

Nous complaire dans notre malheur ne changera rien.

Et d’ailleurs, pourquoi parler de malheur? Ne l’as-tu pas voulu cet enfant?

La fatigue, les kilos, les vergetures, le manque de temps ne peuvent pas avoir raison de votre couple, vous devez être plus forts que cela.

C’est un moment difficile à passer, certes, il faut en avoir conscience.

Crois-moi, certains papas sont prêts à t’aider et veulent tellement retrouver la femme qu’ils aiment, qu’ils sont prêts à beaucoup de choses.

Et soyons honnêtes les filles, nous pouvons être sacrément insupportables dans ces moments là, Nelly Olson de la Petite Maison dans la Prairie était une sainte à côté de ce que nous pouvons leur faire endurer(si si, tu vois très bien de quoi je parle).

Ce que je veux vous dire et je parle en connaissance de cause car  j’ai vécu cette situation à l’inverse, c’est que la naissance d’un enfant ne doit pas vous transformer au point d’oublier celle que vous étiez avant.

Beaucoup de mamans ne se sentent plus que mères et délaissent totalement les maris papas.

D’autres donneraient presque l’impression qu’elles ne cherchaient qu’un géniteur ou qu’elles ont un problème de vue, tellement l’homme est devenu transparent.

Alors, retrouve-toi dès que tu le pourras.

Car si c’est vraiment lui, il sera là, il t’attendra.

Et vous pourrez être de nouveau VOUS.

Prenez soin de vous !

SANYO DIGITAL CAMERA
Note que je voulais me suicider au toblerone tellement je n’en pouvais plus ! Et aujourd’hui je suis toute pimpante et rafraîchie ! (oui ça fait six ans, d’accord)

« Les yeux de la mama »

C’était jeudi dernier.

Mon 4ème jour d’assignation à résidence.

Je réussissais enfin à déplacer mes fesses qui criaient au secours.

Je ne sais pas si c’est parce qu’elles ne supportaient plus d’être prisonnières de Mickey dans mon boxer de chez Undiz ou parce qu’elles avaient créé une relation trop intime avec le lit.

Arrivée sur mon canapé, donc, trop fière que j’étais, mais ne pouvant pas non plus encore participer au Top Body Challenge, j’appuyais machinalement sur la télécommande de la télévision et tombais sur l’émission TPMP de Cyril Hanouna.

Sans honte.

Il me fait rire, désolée de vous décevoir.

Et je sens que je vais encore le faire, vous décevoir.

Il annonçait la venue de la dernière star de The Voice, Kendji Girac.

Cela fait plusieurs jours que j’entends et je lis partout la sortie de son nouvel album.

Je ne comprends pas cet engouement et décide de rester avec mon pote Cyril pour décrypter ce phénomène.

Il est plutôt mignon, souriant… Bon.

Je ne comprends toujours pas.

Puis passe l’extrait d’une chanson de son dernier album « Les yeux de la Mamma ».

Attention, je ne suis absolument pas fan.

Je lui en ai d’ailleurs voulu très longtemps d’avoir volé la victoire à Maximilien (mais t’es où? ).

Mais je ne sais pourquoi (enfin si, en vrai, je sais), les paroles de cette chanson m’ont touchée en plein cœur.

Heureusement que j’étais en mode no make-up et que le rouleau de sopalin était à proximité.

Les larmes ont coulé chaleureusement.

Il parle de sa maman, vous l’aurez compris, même si vous n’avez pas fait espagnol LV1,  ce qu’elle est, ce qu’elle représente à ses yeux, tout le bien qu’elle lui a fait, blablabla.

Bateau me direz-vous.

Un petit extrait :

Oh mon Dieu, laissez-les-moi
Les beaux yeux de la Mama
Enlevez-moi même tout le reste
Mais pas la douceur de ses gestes
Elle m’a porté avant le monde
Elle me porte encore chaque seconde
Elle m’emportera avec elle
Je lui serai toujours fidèle

Et pourtant, purée, comme c’est beau de dire ca, de pouvoir le chanter au monde entier.

Je me dis que sa petite maman doit être bien fière de son fils et bien plus que de son succès, d’ailleurs.

Que son fils doit vraiment aimer sa maman, c’est fou mais ça se ressent tellement dans son interprétation et pardonnez-moi (ou pas) mais je trouve ça si touchant.

Combien d’entre nous osent se mettre ainsi à nu ?

Je repense à ce que disait ma maman quand elle parlait du changement qui s’opère dans votre vie quand vous devenez parents.

Source Pinterest
Source Pinterest

Cette souffrance latente, cette préoccupation constante, cette volonté à toute épreuve, cette force que l’on puise on ne sait où.

Puis je me dis que j’aimerai qu’un jour mes enfants puissent parler de moi ainsi.

Cela me paraît très improbable pour le moment.

Mais je me dis surtout que j’aimerai pouvoir dire des choses aussi simples que belles, à la mienne, de Maman.

Ce n’est pas que je ne les pense pas.

C’est que je ne sais pas si j’y arriverai un jour.

J’ignore s’il nous reste assez de temps ici pour arriver à faire tomber  toutes ces barrières, ces non-dits et ces blessures qui n’en ont pas fini de cicatriser.

Nous ne sommes pourtant que de passage, pourquoi tant d’orgueil mal placé ?

Parfois je me réveille la nuit et j’ai peur que tu ne sois plus là et de ne pas avoir eu le temps de te chanter.

Source Pinterest

Alors, Kendji, d’abord , je retire tout ce que j’ai dit sur toi, et je te pardonne d’avoir empêché mon Maximilien de gagner.

Puis, Kendji, je te remercie pour cette chanson et cette magnifique interprétation.

Tu nous fais une jolie piqure de rappel, une maman on en a qu’une et on ne lui dit pas assez souvent je t’aime.

Tu le fais avec grande humilité et pour cela tu as toute mon admiration.

C’est tellement plus facile de ne retenir que le négatif, ce qui ne va pas, ce qu’elle n’a pas fait.

Mais si on regarde bien, à côté, elle en a joué son rôle du mieux qu’elle a pu.

Peut-être pas comme nous le souhaitions, peut-être pas de la meilleure forme.

Mais depuis que je suis maman , je sais, oui, je sais.

Je vais essayer de m’inspirer de tes jolis mots et de cette force qui s’en dégagent.

Je vais tenter d’écrire ma propre chanson avant qu’il ne soit trop tard.

Je vais oser réécrire l’histoire.

Merci à toi Kendji, pour ce moment d’émotion.

Bonne semaine à tous.

Pourquoi avoir des enfants?

Je prends dès le titre de mon billet le risque de me faire huer et jeter des tomates pourries, je le sais et je l’assume.

Ceux qui me suivent ici savent pourtant que je me bats pour mes progénitures et fais au possible pour accomplir au mieux ma mission.

Oui, j’aime parfois à me prendre pour James Bond.

On ne naît pas tous avec la fibre maternelle ou l’envie d’être parents.

J’ai pas mal d’amis ou de connaissances qui disent qu’ils n’en auront jamais car ils n’ont pas envie de se compliquer la vie.

Parce que vu de l’extérieur, l’image que donneraient beaucoup de parents c’est que d’avoir des marmots, c’est que des emmerdes!

Alors non merci, ils ont choisi de vivre la vie qu’ils ont voulue et pas une vie rythmée par maladies infantiles, nuits sans dormir, difficultés d’apprentissage, conséquences sur ta vie de couple et qui peut vite partir en couille (tu ne sais même plus ce que c’est, avoue, je ne te parle même pas du reste alors), et l’adolescence qui s’éternise et tout le tralala.

Dernièrement, avec toutes les difficultés qui se présentent à moi et au regard des commentaires et des réactions ambivalentes parfois suscitées, je me suis demandé ce qui faisait qu’à un moment donné, tu avais envie d’avoir des enfants?

Parce que soyons réalistes, quand tu penses à devenir maman (ou papa d’ailleurs), tu penses plutôt aux petits cuissots potelés et aux bodys trop choux « I love mummy  ❤« .

Source http://www.aliexpress.com/
Source
http://www.aliexpress.com/
Tu respires plutôt câlins et odeur de mustela, éclats de rire et la joie de les voir grandir, ses premiers pas, son premier maman, son premier pipi dans le pot, tu penses au rot devant lequel tu t’extasies bêtement, au prout qui sent

« comme son papa, dis donc ! ».

Tu ne parles plus qu’en onomatopées.

On s’extasie, on devient Gaga ( mais plus le temps d’être Lady ) on en oublie que ce petit mistouflon tout baveux et souvent morveux est responsable de tes poches sous les yeux, de tes seins sous le nombril, de tes fesses sous les genoux.

Comme par magie, l’amnésie s’empare de toi (ou la péridurale, au choix).

Mais cette phase est un CDD, qui te dit le contraire, te ment.

À partir du moment où la rébellion les possède, qu’ils ont décidé qu’ils voulaient vivre sans toi et que tu n’étais là que pour leur « pourrir » leur existence (phrase entendue quasi quotidiennement) , crois -moi, tu oublies très vite la phase idyllique que te paraissait être le pipi-vomi-caca.

Ça, au final, c’était le pays de Candy.

Les reproches reviennent vite, « à cause de toi mon ventre et mes hanches sont zébrées », « je n’ai pas pu évoluer dans mon boulot comme je le voulais » ( on ne s’appelle pas tous Rachida Dati), « tu m’as rendu la vie plus difficile ».

Source http://soocurious.com/
Source
http://soocurious.com/
Et là, bim, tu l’as bien méritée la volée de Nadal, en pleine tronche:

 » mais pourquoi tu m’as fait alors, maman? »

Ne l’avons nous mêmes pas sortie à nos parents, cette phrase qui frappe en plein coeur ?

Et bien oui, je la pose cette question.

Est-ce un instinct animal, un couronnement naturel d’une union, un désir égoïste ?

Source http://www.girlystan.com/
Source
http://www.girlystan.com/%5B/caption%5D

Je me pose d’autant plus la question en observant la société dans laquelle nous essayons d’évoluer tant bien que mal.

Parce que des parents ont beau transpiré, se battre, se sacrifier et même parfois s’asseoir pendant de longues années sur leurs propres rêves, quelle garantie ont-ils que leurs enfants leur rendront bien?

Par rendre bien j’entends, nous rendre visite, prendre de nos nouvelles, nous donner autant d’amour que nous leur avons donné, ne pas  nous coller dans une maison médicalisée à la première opportunité en venant s’inquiéter de notre sort uniquement pour s’assurer qu’ils sont toujours les seuls bénéficiaires de notre testament.

Les valeurs familiales ont beaucoup changé, se sont même dégradées, je trouve.

Dans les quelques immeubles parisiens dans lesquels j’ai habité, j’ai toujours été confrontée à des personnes âgées, seules, qui ne pouvaient se déplacer et qui se retrouvaient parfois dans des situations d’une extrême précarité.

Elles avaient pourtant donner la vie un jour.

Mais un jour, la vie les a oubliées.

Égoïsme, intérêts personnels et nombrilisme ont trop souvent, j’en ai le sentiment, remplacé la véritable relation parents -enfants.

Et cette dernière ne doit pas être à sens unique.

Quand j’observe les réactions de mon ado, je me dis que je me bats  peut être pour rien, il partira peut être un jour et ne se retournera plus.

Et non, ce n’est pas pour ça que j’ai voulu avoir des enfants.

Je souhaitais avoir ce que je n’ai pas eu moi-même : complicité et tendresse à toute épreuve, je rêvais d’une relation fusionnelle, de la Petite Maison dans la Prairie.

Ne pas avoir l’impression que je mène un combat contre des démons invisibles, en vain.

Je n’ai pas envie d’imaginer, qu’un jour plus tard, mon dentier et moi, mes seins tombés encore plus bas et mon ventre tout fripé passeront Noël en tête à tête, alors que dans un coin de la terre mes enfants seront sous le sapin , sans se soucier de leur maman, qui elle, s’en ai fait toute la vie pour eux, du mouron.

[caption width="300" id="attachment_2065" align="aligncenter"]Source Pinterest Source
Pinterest

Non, ce n’est pas pour ça que j’ai voulu avoir des enfants.

J’y pense souvent en ce moment.

Est-ce que cela fait de moi une mauvaise mère ?

Maman,le sexe c’est comme dans les pornos?

Samedi dernier,lors de nos courses du samedi chez Monoprix, alors que nous nous trouvions à la caisse entre fraises et liquide vaisselle à la pomme verte,mon fils aîné et moi, nous sommes tout à coup nez à nez avec des dizaines de DVD de 50 nuances de Grey, fraîchement sortis et mis dans la boîte.

Je prends le DVD entres les mains,piquée par la curiosité quand je lis sur la cover qu’il s’agit d’une édition spéciale.

Mon fils (13 ans, pour rappel) me dit « ah oui, ça c’est dans la scène où il l’embrasse dans l’ascenseur,c’est hot ».

Mais…mais comment sais-tu ça ?

Rien maman, j’avais juste vu le bande-annonce sur Allo-Ciné,tout le monde en parlait.

J’ai tout de suite vu à son regard fuyant et son air espiègle qu’il mentait.

En fait,il l’avait vu,le film.

Avec sa copine, Lucile, ils l’ont regardé en streaming sur internet, un jour où ils n’avaient pas eu cours.

PHOb89f8770-b68b-11e4-96d1-71cec28749e4-805x453

Il s’est senti soulagé de me le dire, maintenant il pouvait en discuter librement avec moi!

Trop chouette de discuter avec sa vieille maman de cette saga érotique !

Il me confesse alors également que le fait d’avoir vu les livres dans ma chambre, un peu dissimulés sous la couette,entre ma pilule et la crème anti-rides,n’a fait qu’accroître sa curiosité.

Qu’est ce qu’il y avait de si secret et d’interdit qui ne pouvait être pleinement assumé devant les enfants?

Des dizaines de questions à la fois commencent alors à sortir de sa bouche.

Alors,c’est comme dans le film le sexe,maman?

Maman,toi aussi tu aimes qu’on te fasse mal?

Maman,t’as déjà essayé le fouet?

Et maman, ça fait mal la pénétration par derrière ? (Outch)

C’est normal,maman,de faire des contrats dans l’amour?

Est-ce que c’est toujours aussi violent le sexe maman?

Est- ce que ça sert toujours à faire plaisir à l’homme,m’man?

La femme doit toujours être soumise m’man?

Un peu sonnée par tout ce que je venais d’entendre, j’essayais de composer dans ma tête des phrases crédibles (dans un français correct) qui pourraient lui expliquer que ce qu’il a vu ce n’est pas l’amour.

50-nuances-de-grey-videos-5465c68984a25

Le pire restait à venir…

« Tu sais maman, il ne faut pas que tu sois choquée,dans la cour du collège, ils sont tous sur youporn »

Double Outch.

« Mais qui,ils? »

« Tout le monde maman,même les filles ».

« Mais maman,le sexe,c’est comme dans les pornos? »

Whaaaaaaaaaaaaaat?

La mère naïve (et aveugle) que je semble être commence alors à avoir des sueurs froides et une vision d’horreur me vient à l’esprit.

Je ne suis pourtant pas inculte ni écartée du monde digital,j’ai connaissance de l’ampleur de ces phénomènes…mais quand ça vient frapper à votre porte,c’est une toute autre histoire.

J’essaie d’imaginer ce qu’il a pu voir sur ce site pornographique,à la portée de tous, sur lequel on peut accéder en 2 clics à ce que les personnes les plus distinguées (ou DSK) appelleraient de partie fine.

Mais qu’a-t-il pu voir sur ces sites?

Il me dit alors qu’il n’a rien cherché par lui même car il avait peur que je puisse voir l’historique de ses consultations sur la facture (rires).

Mais aussi et surtout parce que ça le dégoûte.

Ce que ses copains et copines lui ont montré l’a profondément perturbé rajoute-t-il.

Toutes les images ou vidéos qui lui ont été montrées par ses petits camarades de récré avec lesquels il ne joue manifestement plus aux Pokemons, ont été pour lui un choc.

Il ne comprend pas pourquoi les choses se passent ainsi.

Il ne comprend pas pourquoi je lui avais expliqué que le sexe était une prolongation de l’amour et que cela consistait essentiellement en un acte affectueux pour se prouver qu’on s’aime, alors que tout ce qu’il a vu était sale, si sale.

Il est à la fois content de pouvoir me poser ces questions mais aussi gêné,car dans son fort intérieur, je me doute bien qu’il se demande si je fais la même chose.

Il se pose des questions quant à la taille de son sexe,ses futures performances,les pratiques à adopter.

Un viol, voilà ce qu’on a fait subir à mon fils.

Des milliers d’esprits d’enfants sont violés chaque jour.

On ne lui a pas laissé le temps de la découverte naturelle, de la curiosité légitime.

On ne leur laisse plus le choix.

L’éducation sexuelle se fait désormais par des vidéos et images chocs,des propos obscènes ou encore des comportements déplacés,sans édulcorant.

On leur vend une sexualité bon marché,à emporter, sans notice ni service après-vente.

Alors, oui, la technologie et la révolution numérique,c’est génial,la facilité avec laquelle nous avons accès à l’information est un progrès inimaginable, bien sûr.

Mais comment filtrer tout cela?

Alors que nous installons un contrôle parental à la maison, ils ont le grand frère d’un copain qui leur montre comment se connecter en mode privé.

Alors que nous interdisons les portables,ils peuvent aisément les sortir à l’école.

Alors que nous essayons de leur raconter l’amour et tous ses composants avec des étoiles dans les yeux,tous nos châteaux de sable se voient détruits par des sites destinés aux adultes ou des vidéos classées x qui tournent bien trop facilement sur tous les réseaux sociaux.

Où s’arrête la responsabilité des parents? Où commence celle de la société ? Et celle de l’état ?

Vers qui me tourner alors que mon fils me dit que ces images viennent parfois le hanter dans ses nuits?

Qui peut me répondre?

Quand les familles sont coupées en deux

Cette semaine nous avons Boucle d’Or avec nous car elle est en vacances. Boucle d’Or,c’est la petite fille de mon amoureux qui vit avec sa maman en Alsace. Je redoute toujours la semaine où elle est chez nous car elle soumet mes nerfs à dure épreuve. Elle se réveille toujours très tôt le matin alors que mes petits mecs dorment sans problèmes et sont familiers avec la grasse matinée,eux.Et moi,je suis une dormeuse invétérée. Elle est également très capricieuse et est dans la phase où elle affirme de plus en plus son caractère, nous repoussant toujours dans nos limites. Et qu’est-ce que c’est dur quand il ne s’agit pas de ton enfant! Il ne faut pas se voiler la face.

A l’instant où je vous parle,je viens d’ailleurs  d’avoir droit à un « De toute façon,Cristina,c’est pas ma mère »!

Mais c’est également une petite fille très intelligente et c’est surtout et d’abord une enfant,il ne faut pas l’oublier. Nous avons été au restaurant japonais hier soir pour célébrer son arrivée et les hostilités ont débuté à table alors qu’elle ne tenait pas en place, ronchonnait parce ce que ça n’allait pas assez vite ou se mettait à pleurer parce qu’elle n’obtenait pas ce qu’elle voulait. Classique, une enfant,donc,rien d’alarmant.

Source: ufunk.net
Source: ufunk.net

Ce qui m’a véritablement attristée c’est sa réponse alors que son papa évoquait avec elle la notion de famille. Elle lui rétorqua alors avec une non dissimulée effronterie que nous n’étions pas sa famille,qui était véritablement constituée uniquement par sa maman, son beau- père et son petit frère tout neuf. Elle savait ce qu’elle disait et qu’elle blessait son père en le disant. Cette réponse a été une vengeance à la fessée qu’elle venait de recevoir quelques minutes auparavant. Elle va avoir 5 ans et utilise déjà cette forme de chantage affectif. Je le sais car mon petit mouflet qui a juste un an de plus que Boucle d’Or fait de même dès que nous ne faisons pas à sa guise. C’est terriblement cruel, croyez- moi. Du haut de leur mètre et des poussières,ils savent pertinemment ce qui nous fait mal et que c’est sur ce bouton qu’il faut appuyer pour faire échec et mat. Est- ce que c’est nous qui avons fait d’eux de petits manipulateurs dignes de Dallas? Ils sont déjà très familiers avec le mensonge, la manipulation, le semblant et le paraître. Il est pour moi très important, dès le plus jeune âge d’essayer au maximum de mettre cela au clair avec nos progénitures. Leur expliquer très tôt ce qu’est vraiment la famille, bien que le schéma dit classique ai forcément été bousculé. Nous ne sommes évidemment pas obligés de leur expliquer les véritables raisons de la rupture familiale. Mais il semblerait que nous ne leur répétions pas encore assez que malgré la séparation, nous les aimons de façon égale. Que ce n’est pas parce que nous n’habitons pas toujours ensemble qu’ils ne sont pas au plus profond de nous et qu’ils n’occupent pas nos pensées. Le rôle de l’autre parent est indéniablement fondamental dans cette construction de notion de famille. Il semblerait naturel que l’autre parent parle en bien de celui ou celle qui fut un jour son grand amour et avec qui il avait à priori décidé de vivre une aventure pour la vie. Mais ce n’est pas toujours le cas. Ce n’est pas toujours si simple. On garde souvent le souvenir de la souffrance à laquelle il nous a exposé et la rancoeur qui se marie souvent avec. Pourtant il faut tirer un trait dessus. D’abord pour nous, évidemment. Surtout pour eux, logiquement. Il me semble bon de rappeler qu’ils ne sont en rien responsables de leurs nos actes, qu’ils doivent rester neutres dans cette mésaventure. Et qu’avec nous aussi,ils peuvent vivre de jolis moments car, si si, nous sommes bien leur famille. Nous sommes, papa, maman, beau- papa, belle- maman.

Source Pinterest
Source Pinterest

Cette fois- ci, nous aimerions arriver au bout de l’aventure,tous ensemble. Et je ne voudrai plus jamais revoir le visage triste de mon amoureux,après que la petite femme la plus importante de sa vie ai voulu le toucher en plein cœur.

Après l’éclipse

Vendredi dernier beaucoup d’entre vous ont peut-être pu assister à ce phénomène appelé éclipse.

A Paris,nous n’avons pas vu grand chose,le ciel était gris et lourd sous le poids des particules de pollution.

Lourd et gris, l’était mon cœur aussi.

Tant d’efforts inutiles.

Un simple texto et c’est fini.

tempête
Source Pinterest

37 ans d’absence d’amour gommés d’une traite.

37 hivers à la recherche de moi même,en vain.

37 printemps d’espoir,inutiles.

37 automnes de doutes,si pénibles.

37 étés de questions,sans réponses.

Tant de rêves brisés.

On n’a pas le droit de faire ça à un enfant.

Je ne méritais pas si peu de considération.

J’espérais encore l’impossible.

Ce n’était donc qu’un mirage, dans un désert.

Alors c’est ça,le calme avant la tempête de sable?

Vous me tournez le dos,vous avez fait votre choix.

tourner le dos
Source Pinterest

Vous faites donc une croix sur mon petit moi.

Vous oubliez également vos petits-enfants.

Je ne me retournerai pas,même si la boule au ventre est bien là.

Je ne me courberai plus,même si c’est ce que auriez souhaité.

Je ne dépenserai plus une once d’énergie dans cette guerre inutile.

Si je ne suis pas digne de vous, vous n’êtes pas dignes de moi.

Je serai triste encore quelques temps, je le sais.

Mais cela passera.

Parce que j’en ai décidé ainsi.
Vous ne me boufferez plus.
Vous ne me direz plus que je suis une bonne à rien.

Vous ne vous cacherez plus derrière moi pour occulter vos propres malheurs.

Parce que derrière le nuage et après cette éclipse, oui, le soleil reviendra.

Et j’oeuvrerai désormais dans ce sens: construire, reconstruire, aller plus haut, ne plus regarder derrière moi, quoi qu’il arrive.

Parce que j’en ai décidé ainsi.

C’était pourtant la journée internationale du bonheur, vendredi.

Elle restera pour moi gravée dans mon calendrier personnel en tant que journée de l’éclipse familiale.

Mais aujourd’hui, on est lundi et le soleil est là.

Et j’espère qu’il le sera pour vous tous aussi.

Bonne semaine!