1095 jours

Grèce-Cris et Ludo

1095 jours.

A l’heure exacte à laquelle se publiera ce billet, cela fera exactement 1095 jours que tu es entré dans ma vie avec ta chemise rose à fleurs (que tu as eu la bonté de faire disparaître depuis), tes savons de Marseille, ta petite fille aux airs de princesse (juste aux airs), ton eczéma et tes habitudes méthodiques de rangement.

12 janvier, 18 :15, 15 minutes de retard, des mojitos, un froid de canard, une jupe en cuir, des copines inquisitrices, des bottes de grand couturier, pas de rouge à lèvres.

Quelques minutes auront suffi pour que tu succombes à mon charme, et moi, par solidarité, au tien.

Ma situation compliquée et les grandes blessures que j’arborais ne t’ont pas fait déguerpir sur le champ, tu étais un battant.

Nous avions un point en commun, nous étions tous deux des grands blessés de guerre qui essayaient malgré tout de reprendre le chemin de l’accomplissement.

Nous étions là, vivants, presque renaissants.

1095 jours que nous ne nous sommes vraiment quittés.

J’ai déjà évoqué tes qualités un peu plus haut, parlons un peu de tes défauts.

Ton entêtement, ta persévérance à vouloir quelque chose, ta détermination sans faille : c’est grâce à eux que nous sommes où nous sommes aujourd’hui.

Ta bonne humeur constante, elle aussi m’insupporte, je me demande ce qui n’est pas bien branché chez toi pour que tu sois toujours doux et souriant.

Tu me fais culpabiliser de préférer embrasser mon oreiller à l’heure où le réveil sonne, plutôt que de t’offrir mon haleine matinale.

1095 jours et nous avons déjà accompli tant de choses : nous avons beaucoup voyagé, édifié des tas de briques dans lesquelles j’ai voulu donné un coup de pied parfois, acheté notre appartement mais surtout, surtout, nous avons été heureux.

Heureux comme jamais, parmi toutes nos relations précédentes nous sommes unanimes sur ce point aussi, nous n’avons jamais été aussi heureux, aussi longtemps.

Encore un point en commun, serions-nous faits l’un pour l’autre, vraiment ?

Tu ne condamnes pas mon romantisme gluant, tu t’en réjouis et t’en émeut, souvent.

Tu aimes mon corps de maman que j’ai si longtemps malmené et que j’assume maintenant.

Tu ne pars pas en courant quand je me transforme en petite fille hystérique qui tape des pieds parce qu’elle ne veut pas aller chez le médecin.

Tu ne comprends pas toujours mes silences, mais tu les acceptes.

Tu rigoles de mes conneries, mon humour un peu tranchant, parce que tu sais ce qui se cache derrière.

Mon casier judiciaire amoureux est lourd, j’ai écopé de plusieurs condamnations graves et pourtant, à aucun moment, jamais, tu ne m’as jugée, toi.

Tu m’as sortie de la perpétuité.

Les nuages ont bien tenté de se profiler et de stationner au dessus de notre cocon.

Il a même plu, un peu.

Tu as su faire ce qu’il fallait, bien que tu aies fait quelques rechutes.

Laisse, après tout, tu n’es qu’un homme et il fallait bien que tu aies de vrais défauts.

Mais tu es le mien, d’homme.

Pour rien au monde je ne t’échangerai, même si on m’offrait ton poids (enfin plutôt le mien) en Ruinart rosé, sacs à mains et escarpins Blahnik (décision mûrement réfléchie).

Et je me réjouis d’être celle qui profite de toi, tout entier,je me réjouis  que d’autres n’aient pas su voir ce que je vois tous les jours, bien que tu aies l’impression que j’ai trop souvent les yeux fermés.

J’aurai aimé que tu sois le père de mes enfants, que nous puissions avec eux faire des plans.

Le destin en a décidé autrement.

Nous nous réjouirons d’autres plaisirs, nous bâtirons différemment notre avenir.

Puissent les deux tableaux installés dans notre entrée continuer à être notre leitmotiv.

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Plus jamais je ne veux te chanter la chanson de Vianney « Pas là » (oui, c’est maintenant que tu dois pleurer).

Continuons plutôt avec celle de nos débuts, sur laquelle tu m’inviteras encore à danser dans 54 750 jours, après m’avoir aidée à me lever de mon déambulateur V8,  seins sur les genoux, dentier hyper connecté, rides du bonheur creusées, Stan Smith dorées aux pieds : « Flightless Bird » de Iron and Wine.

Je te laisse car je m’en vais de ce pas écrire un email à Fréderic Beigbeder pour lui balancer dire qu’il s’est trompé, non, l’amour ne dure pas que 3 ans.

LOVE U (je suis timide)

17 réflexions sur “1095 jours

  1. Une déclaration superbe !! je te promets j’ai eu les larmes aux yeux, mais aussi un grand rire pour la phrase  » Tu me fais culpabiliser de préférer embrasser mon oreiller à l’heure où le réveil sonne, plutôt que de t’offrir mon haleine matinale. » Excellente cette phrase !!

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  2. Mon amour …. je voulais te mettre 1095 coeurs mais WP ne m’autorise pas à faire un aussi long copié collé… alors je mets le max ! ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤

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  3. C’est beau, et ce qui me réjouit c’est que tout ça c’est vrai. Ce n’est pas du romantisme niais, c’est de l’amour dans la vraie vie, avec toutes ses failles, avec vos défauts dont vous vous accommodez, avec vos qualités que vous partagez, avec tout ce que vous vous donnez jour après jour, et tout ce bonheur que vous pouvez construire à deux.

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